Yves Klein naît à Nice de parents artistes : son père est un peintre figuratif, sa mère travaille l’abstraction. Klein se démarquera de cette contradiction familiale en créant une œuvre dont le but est l’ « immatériel », au-delà même de l’abstrait. Très tôt, Klein s’intéresse à la spiritualité, parallèlement à une initiation au judo. Rapidement, il devient un judoka confirmé, et étudie l’art martial à Londres, Madrid, puis, en 1952-1953, au Japon où il passe plus d’un an. Il y réalise des films documentaires sur le judo, et acquiert sa ceinture noire.
A son retour en France, Yves Klein ouvre une école de judo. Il débute aussi, tardivement, sa carrière d’artiste en peignant de grands monochromes. La rencontre de Pierre Restany, critique et théoricien du Nouveau Réalisme, est déterminante. Explorant plus avant les capacités symboliques de la couleur, Klein met au point en 1956 le fameux
IKB (International Klein Blue), et fait du bleu sa couleur de prédilection, symbole du monde immatériel. Plus tard s’y joindront l’or, couleur-matière de l’alchimie et des icônes, puis le rose, couleur de l’incarnation.
En 1958, Yves Klein organise à la galerie Iris Clert « l’exposition du Vide » : l’espace de la galerie est débarrassé de tout objet, comme incarnation du vide, du néant, nécessaires à la méditation et chers à la philosophie bouddhique (un an plus tard
Arman lui répondra par « le Plein »). Cette même année, Klein présente ses premières
Anthropométries, œuvres exécutées grâce à un « pinceau vivant » : des modèles enduites de peinture laissent leur empreinte sur ses toiles.
Dans sa quête perpétuelle de l’immatériel, Klein s’entraîne au « saut dans le vide », imagine une architecture d’air et de feu, exécute des
Peintures de feu, signe le ciel à son verso pour se l’approprier, compose une
Symphonie monoton-silence sur une seule note… Influencé par l’art japonais, il réalise des
Cosmogonies, laissant la nature et les caprices du temps agir sur la toile.
Yves Klein meurt d’une crise cardiaque le 6 juin 1962, à l’âge de 34 ans, après une carrière fulgurante de 7 ans qui marqua le passage de l’art du matériel à l’immatériel. Le Centre Pompidou lui consacre une importante rétrospective intitulée "
Yves Klein corps, couleur, immatériel" en 2006. [illus. Yves Klein : « Globe terrestre bleu » (détail), 1962 © Collection particulière, © Adagp, Paris 2006]
Œuvres :
- Monochrome bleu sans titre, 1960, Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne
- Vent Paris-Nice, 1960, Zürich, Galerie Gmurzynska
- Ci-gît l’Espace, 1960, Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne
- Peinture de feu, 1961, Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne
- Ex-voto dédié à sainte Rita de Cascia, 1961, Cascia, collection Monastère de Sainte Rita
- Monogold, 1961, collection particulière
- Sculpture éponge bleue sans titre, 1961, San Francisco Museum of Modern Art
- Portrait-relief d’Arman, 1962, Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne
+ je viens a linstant de voir un documentaire sur la vie d'Yves Klein (ses oeuvres ,sa vie, etc) et..