Yasumasa Morimura



Yasumasa Morimura Nationalité : japonaise
Naissance : 1951 à Ōsaka, Japon
Age : 58 ans
Métier : Photographe
Après des études de Beaux-arts de la Kyoto City University, Yasumasa Morimura se spécialise dans le détournement de peintures ou de photographies. Reprenant l’un des grands principes de la culture nippone, il emprunte des éléments de la civilisation occidentale et les transforme pour les sublimer. Ses photos se distinguent assez facilement grâce à leurs couleurs criardes. Dès ses débuts, Yasumasa Morimura considère que la quête de l’identité passe par le travestissement et l'androgynie. Il se déguise en Madonna, Marlène Dietrich, Michael Jackson, Sylvia Kristel

Dans sa série de portraits d’actrices (1996), il se vêt et se maquille de telle manière à ressembler à des vedettes féminines (actrices, mannequins…). Il prend les traits de Brigitte Bardot (il s’assoit par terre, une peluche à la main et un chapeau de paille sur la tête), Greta Garbo (il prend une pose très hiératique et revêt un somptueux manteau de fourrure noir et blanc), Elizabeth Taylor (il adopte une tenue d’élégante à l’époque du far west), Faye Dunaway (il pose avec un faux air négligé, un révolver à la main), Vivian Leigh (il se fait photographier de haut, en tenue de star hollywoodienne, les yeux grands ouverts et la coiffure fort élaborée)…

A sa manière, l’artiste japonais témoigne de la cacophonie post-modernisme, dans laquelle on peine à discerner la vérité formelles et qui remet en question l’ensemble des a priori sexuels. Fou pour certains, fort sexy pour d’autres, il renoue avec l'esthétisme des estampes japonaises revisitées dans les mangas de Yashimita (le héros nommé Te-Tsuo exécute des travestis en stars d'Hollywood…).

A d’autres occasions, Yasumasa Morimura mène une quête d’identité à travers les chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art. Tout comme Cindy Sherman qui se tourne vers le passé (les films de série B des années cinquante, la peinture et la sculpture académiques, la production des poupées…), il éprouve les modes de représentation d’images devenues des icônes. En 1988, il reprend de manière très kitch L’Odalisque d’Edouard Manet, deux ans plus tard, le portrait de Maria Teresa peint par Diego Vélasquez

En 2004, il propose une relecture parodique des gravures Les Caprichos de Goya. Il réalise de grandes photographies couleur, en réinterprétant tous les rôles (des courtisanes, mais également des chouettes…). D’apparence surréaliste, elles perturbent nos repères. Face à elles, on ne peut s’empêcher de s’interroger : à quelle époque est-on ? Peut-être que l’histoire ne fait que de se rejouer sans cesse ?

Quelques œuvres majeures :
  • Criticism and the Lover A, 1990. Photographie. 180 x 225 cm
  • Mother (Judith II), 1991. Phographie. 240 x 160 cm
  • To My Little Sister: for Cindy Sherman, 1998. Photographie. 66 x 120 cm
  • Singing Sunflowers, 1999. Photographie. 93 x 73 cm
  • Look, This Is In Fashion!, 2004.C-print (Diasec).70 x 60 cm
  • Exchange Of Devouring, 2004. Photographie sur toile. 60 x 80 cm
  • A Nightmare Is Coming, Crawling Up. Get Up!, 2004. C-print (Diasec). 160 x 120 cm
  • Why Does The False Become True After Hearing It Several Times?, 2004. C-print (Diasec). 160 x 120 cm
  • Portrait of a Satirist wearin a Bucket, 2004. Photographie. 70 x 60 cm
  • Masquerade at any Time, at any Place, 2004. C-print sur Diasec. 160 x 120 cm

Personnalités associées à Yasumasa Morimura

Personnalités Similaires Cindy Sherman, Pierre et Gilles, Mariko Mori

Yasumasa Morimura : vos commentaires

Ajouter un commentaire sur Yasumasa Morimura




arts.fluctuat.net
Sortir
Grafitti à la Fondation Cartier Consacrée au graffiti et au street art, l’exposition Né dans la rue met en lumière la vitalité d’un mouvement artistique qui a pris son essor dans les rues de New York...
Palestine à l'Institut du monde arabe L'Institut du monde arabe présente 19 artistes témoignant de la vivacité de la jeune scène contemporaine palestinienne.