Seydou Keïta (2)



Seydou Keïta (2) Nationalité : Malienne
Naissance : 1921 à Bamako, Soudan français
Mort le : 22 November 2001

Métier : Photographe
Comme je n’avais pas assez d’argent pour acheter un appareil photo, j’ai passé beaucoup de temps à imaginer et à mimer des scènes auxquelles je pensais.
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Ebéniste de formation, le jeune Malien Seydou Keita (né en 1921) se lance en autodidacte dans la réalisation de portraits de son entourage avec un appareil photo Brownie de Kodak (format 6x9), offert par l’un de ses oncles qui revenait du Sénégal (1945). Très vite séduit par le médium, il décide de se former auprès de l’un des trois photographes présents à Bamako, Mountaga Kouyaté. En 1949, il achète un appareil photo 5x7 et ouvre un studio dans sa cour. Ses premières photos sont toutes prises en noir et blanc ; d’une part, les films couleur doivent être développés en France et, d’autre part, le résultat ne lui plait guère.

Comme les autres rares photographes maliens, Seydou Keita prend des clichés d’habitants de Bamako, friands de portraits à l’européenne. Sur l’un des murs de son studio, sont punaisés différents exemples-types de son travail : des portraits en buste, en pied, de groupe, de couple… Le client pointe du doigt ce qu’il désire, et le photographe exécute la commande. Pour les plus pauvres, il dispose dans son atelier de différents vêtements européens (pour les hommes : trois costumes, cravates, chemises, paires de chaussures et chapeaux) ainsi que des accessoires (stylo, téléphone, bijoux…). Une fois habillés et parés, les clients posent devant une toile de fond imprimée.

A cette époque, Seydou Keita n’a aucun contact avec des photographes étrangers et ne consulte pas la presse occidentale, encore introuvable Lors d’un entretien, il déclare « La seule publication disponible était le catalogue de Manufrance ». Il utilise autant la lumière artificielle que celle naturelle ; et parfois, photographie de nuit certains clients qui voulaient paraître plus pâle. Malgré tous les handicaps, ses portraits de la société bamakoise parviennent, avec une richesse de détails inégalée, à mettre en valeur la société bamakoise.

Jusqu'en 1962, Seydou Keita photographie dans son studio. Au moment de l'indépendance du Mali en 1960, il est contraint à travailler pour l'administration et devient photographe à la Sûreté Nationale (poste qu’il conserve jusqu'à sa retraite, en 1977). Il enterre alors environ sept mille négatifs dans son jardin.

En 1990, Seydou Keita rencontre une photographe française, Françoise Huguier, qui est enchantée par son travail et qui le fait découvrir en France. En 1994, son oeuvre est présenté lors des Rencontres internationales de la photographie d'Arles et à la Fondation Cartier puis, en 1996, il est exposé au Guggenheim Museum (New York)…

Seydou Keita décède en 2001. Ses photographies sont actuellement présentes dans les plus grandes collections du monde entier.

Quelques œuvres majeures :

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Seydou Keïta (2) : vos commentaires

mamisira   28 Mars 2009 à 04:15   

IL N'EST PAS DU TOUT POPULAIRE AU MALI. SES HERITIERS DOIVENT FAIRE LA PROMOTION DE SES PHOTOGRAPHIES VU QUE C'EST DE TRES BELLES PHOTOS. AINSI ILS PEUVENT ENCOURAGER D'AUTRES JEUNES A EMBOITER LES PAS DE SEYDOU.

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