« Salvatore est venu à Hollywood pour réaliser ses ambitions les plus glorieuses. Et il a réussi, allant jusqu'à incarner le plus pur glamour hollywoodien ! »
Un nom qui sonne comme l’une des griffes du luxe les plus importantes, l’un des symboles de l’élégance
made in Italy. Salvatore Ferragamo crée sa première paire de chaussures à l’âge de 9 ans, pour la confirmation de sa sœur. En apprentissage deux ans plus tard chez un cordonnier, il aurait ouvert sa propre boutique à 13 ans seulement ! Un an plus tard, il rejoint son frère aux Etats-Unis et c’est là qu’il gagnera ses lettres de noblesse.
A partir des années 20, celui qui était considéré comme un simple cordonnier accroît sa réputation en mêlant savoir-faire traditionnel et création innovante à l’avant-garde et en mariant, au fil des ans, décontraction et style business. Il est surtout à la recherche de la chaussure parfaite. Il étudie maths et anatomie à l'université de Los Angeles pour adapter ses créations à la morphologie de ses clients.
A la fin des années 20, il revient en Italie et continue à inventer. Pendant la guerre, sa créativité s’adapte aux moyens du bord : liège, bois, rafia lui servent de matière première.
L’heure de gloire est arrivée. Il crée the wedge, célèbre modèle pour
Judy Garland en 1938. En 1947, sa sandale invisible gagne l’Oscar de la mode, le Neiman Marcus award.
En 1949, il crée son premier sac. En 1950, un dessin dans Belezza célèbre le chausseur des stars. En 1959, il crée la chaussure en croco pour
Marilyn Monroe, aujourd’hui exposée dans le Salvatore Ferragamo Museum. Toutes les actrices à la mode s’arrachent ses modèles sur-mesure, d'
Audrey Hepburn à Greta [people]Garbo en passant par Sofia Loren.
En 1974, c’est l’ouverture d’une boutique estampillée Ferragamo sur la Fifth avenue de New York puis, e989, l’ouverture d’une boutique à Hong Kong marque le début de l’extension de l’empire à l’Est. En 1996, l’équipe crée les chaussures de
Madonna dans le film d'
Alan Parker,
Evita. Aujourd’hui, la production de la marque s’est diversifiée et comprend sacs, prêt-à-porter, accessoires (foulards, cravates en soie, ceinture, porte-clés), lunettes, parfums. Mais les chaussures représentent 38% de la création de la maison. L’entreprise familiale a prospéré, mais la veuve de Salvatore reste présidente, son adjoint Ferrucio est leur fils aîné. La fille a eu un rôle important, notamment en créant le modèle Vara, en 1975, un incontournable.
On compte à ce jour 450 magasins présents dans 55 pays.