Robert Mallet Stevens



Robert Mallet Stevens Nationalité : française
Naissance : 24 mars 1886 à Paris, France
Mort le : 08 février 1945

Métier : Architecte
Surfaces unies, arrêtes vives, courbes nettes, matières polies, angles droits ; clarté, ordre. C’est ma maison logique et géométrique de demain.
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Après de brillantes études à l’École spéciale d’architecture, prônant une orientation plus rationaliste que les Beaux-arts, Robert Mallet Stevens rédige et illustre de nombreux articles sur l’architecture et la décoration. Son goût le porte vers le style viennois, et plus particulièrement vers l’art de Joseph Hoffmann (découvert par le biais de son oncle, le Baron Stoclet, qui lui avait passé commande de son célèbre palais bruxellois). En raison de la première guerre mondiale, ses premiers projets d'habitations restent à l’état de dessins…

Durant les années 1920, Mallet-Stevens construit essentiellement des villas pour de riches mécènes. En 1921, Paul Poiret lui passe commande d’une vaste bâtisse, organisée autour d’un patio et dominée par un belvédère. Le gros oeuvre est achevé en deux ans (et laissé en l’état, suite à la faillite de Poiret). En 1923, Charles et Marie-Laure de Noailles le sollicitent pour la réalisation d’une résidence d’hiver à Hyères. L’architecte se lance dans la construction d’un gigantesque complexe culturel et sportif privé de mille huit cents mètres carrés de surface habitable et comptant quarante-deux chambres. En 1929, l’industriel du textile roubaisien Paul Cavrois lui passe sa dernière commande privée : un édifice paré de briquettes jaunes, mesurant soixante mètres de long, doté d’une série de nombreuses terrasses accessibles… A l'intérieur, un grand soin est accordé à la conception des détails d'éclairage, à la polychromie ainsi qu’au mobilier.

Lors de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925, Mallet-Stevens défraie la chronique en présentant, dans son Pavillon du tourisme, des arbres d'allure cubiste, sculptés en ciment. A la même époque, l’architecte produit des décors de films pour Marcel l’Herbier ; principalement ceux de L’Inhumaine (1923-24) et Le Vertige (1926).

En 1929, Mallet-Stevens co-fonde – avec Le Corbusier, Eileen Gray, Francis Jourdain, Charlotte Perriand et Jean Prouvé – l'Union des Artistes Modernes (UAM). L’organisation prône l'industrialisation, le modernisme et la démocratisation de l’art. Au moment de la crise, l'achitecte est obligé de rechercher de nouveaux commanditaires. Il répond à la consultation pour l’aménagement de la porte Maillot (1930), produit les plans d’une église pour l’archevêché de Paris (1933), participe aux concours des deux musées d’art moderne (1934) et de l’aéroport du Bourget, projette un stade olympique, une Maison de la radio (1936). Mais aucune de ses propositions n’est concrétisée… Sa carrière n’est relancée qu’en 1937 avec l’Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne de 1937. L’architecte se voit attribuer la construction de cinq pavillons: ceux de la Solidarité nationale, de l’Hygiène, le palais de l’Électricité et de la Lumière (spectaculaire la nuit), le Pavillon de la Régie des tabacs et celui des Cafés du Brésil.

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Collaborations Le Corbusier, Jean Prouvé

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