Né au Havre, Raoul Dufy y suit les cours de peinture de l’Ecole des Beaux-Arts, où il rencontre
Othon Friesz, avec lequel il partagera ensuite un atelier à Montmartre. En 1900, il entre à l'École des Beaux-Arts de Paris, et expose pour la première fois l’année suivante au Salon des Artistes français.
Influencé par le fauvisme qui naît en 1905, Dufy réalise des tableaux de rues pavoisées, de fêtes de village et de plages. Mais rapidement il abandonne ce style et se tourne vers le modèle de
Cézanne. Il se rend à l'Estaque avec
Georges Braque, et peint les mêmes motifs que ceux du peintre d’Aix-en-Provence. En 1910, Raoul Dufy fait la connaissance d’André Lhote et sa peinture devient alors largement influencée par le cubisme de
Braque et de
Picasso. Interrompant sa carrière artistique, il s’engage en 1915 dans le service automobile de l’armée.
Après la guerre et un séjour à Vence, les toiles de Dufy se font plus exubérantes. Dans les années 1920, le peintre s’initie à la lithographie et à la céramique, et réalise les décors et les costumes du Bœuf sur le Toit de
Jean Cocteau (qui lui consacrera une monographie). Pendant les années 1920, il voyage beaucoup et découvre les courses de chevaux, qui lui inspirent de nombreuses toiles. Ce n’est qu’en 1926 que l’artiste met au point un style qui lui est propre, où sont dissociés les couleurs et le dessin.
En 1936 lui est confiée une commande importante pour le Pavillon de l'Électricité de l’Exposition Internationale :
La Fée Électricité (aujourd’hui au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris) est la plus grande peinture du monde.
Dufy meurt en 1953, un an après l’exposition rétrospective qui lui est consacrée au Musée d’Art et d’Histoire de Genève.
Quelques œuvres majeures :- La Rue pavoisée (1906, Paris, musée national d’Art moderne)
- Arbres à l’Estaque (1908, Paris, musée national d’Art moderne)
- Revue navale au Havre (1925, Paris, musée d’Art moderne de la Ville de Paris)
- Pêcheurs de crevettes aux haveneaux (1930-1935, Paris, musée national d’Art moderne)
- La Fée Électricité (1936-1937, Paris, musée d’Art moderne de la Ville de Paris)
- Cargo blanc et drapeau (1945, Paris, musée national d’Art moderne)
- Nature morte au violon : hommage à Bach (1952, Paris, musée national d’Art moderne)