Issu d’une famille aisée et excellent élève, Pierre Bonnard commence très tôt à peindre. En 1887 il s’inscrit à l’Académie Julian, où il fait la connaissance de
Maurice Denis, un de ceux avec lesquels il formera le groupe des Nabis.
Bonnard est marqué au départ par le climat hostile à l’impressionnisme des années 1890, et restera toujours méfiant vis-à-vis des milieux symbolistes. En effet, le peintre est trop ironique et modeste pour partager la sentimentalité et le mysticisme de
Maurice Denis. Mais comme son ami, il simplifie la ligne et exalte la couleur, utilisée de façon arbitraire, préfère l’arabesque au modelé, néglige la perspective, serre la composition et amène les plans à la surface du tableau.
Pratiquant la déformation caricaturale et expressive et négligeant la représentation de la réalité, interprétée de façon décorative et humoristique, Bonnard est avant tout décorateur, ce qui lui permet la liberté, la fantaisie et l’irréalisme. Il réalise de nombreux panneaux décoratifs, des lithographies en couleurs, des paravents, illustre des livres, exécute des affiches… Bonnard est surnommé le « Nabi très japonard » en raison de son goût pour certains motifs décoratifs, tels que les ramages d’étoffe ou les carreaux, pour ses perspectives plongeantes et ses découpages imprévus.
Il sait exprimer le pittoresque de la vie parisienne « 1900 », dans un mélange de cocasserie et de mélancolie. Le décor se fait intime et familier, tout comme dans les scènes d’intérieur, qui évoquent avec une subtile poésie les plaisirs et rêveries de la vie domestique. A partir de 1900, Bonnard multiplie les nus, où il donne une vision infinie de la variété des reflets de la lumière : c’est dans le nu que le peintre découvre progressivement le modelé, les reflets et la perspective, éclaircit sa palette et fait circuler l’air dans le tableau.
En 1912, il s’installe près de Giverny, où vit
Claude Monet, et découvre la peinture de paysages, d’abord prudemment par sa fenêtre, puis plus largement. Cependant il préfère toujours l’univers clos du jardin, qu’il dépeint dans de grandes compositions. A partir de 1914, Bonnard connaît une crise, au moment où l’impressionnisme est dénoncé par les avant-gardes. Son art va alors évoluer vers plus de monumentalité, de liberté et de complexité.
+ c' est dessil son trés jolie je lais aime beaucoup et j'aime dessiner moi aussi sa me roposse j'..