Othon Friesz



Othon Friesz Vrai nom : Emile Othon Friesz
Nationalité : française
Naissance : 06 février 1879 à Le Havre
Mort le : 10 janvier 1949

Métier : Peintre
Othon Friesz (1879-1949), s’il n’a pas séjourné à Céret, a cependant grandement contribué à la révolution fauve, avant d’amorcer, comme de nombreux artistes de l’entre-deux-guerres, un sage retour à l’ordre. Ses premières toiles, principalement des vues de Paris et des paysages normands, relèvent d’un impressionnisme assez classique. Le peintre expose en 1905 au Salon d’Automne, dans une salle voisine de la fameuse « cage aux Fauves » qui révèle la jeune génération réunie autour de Matisse. Pourtant, le déclic ne se fait pas immédiatement dans l’œuvre de Friesz. Ce n’est qu’à l’été 1906, peignant à Anvers en compagnie de Braque, que l’artiste laisse les couleurs arbitraires envahir ses toiles et libère peu à peu les lignes colorées. L’année suivante, les toiles peintes à la Ciotat, toujours aux côtés de Braque, témoignent d’une totale libération formelle, parfois proche de l’abstraction. Ici, Friesz va tout aussi loin que ses camarades fauves dans la spontanéité et le lyrisme de la ligne «baroque». A son sujet, Guillaume Apollinaire parle de «tendre violence», jolie oxymore pour désigner une œuvre tendue entre l’expressif et le décoratif.

La période fauve de Friesz est brève. L’artiste, qui dit ne pas être intéressé par le cubisme, retourne rapidement à une peinture plus structurée, en référence notamment à Cézanne et au thème en vogue de l’âge d’or. Friesz est un des premiers artistes à accomplir le fameux «retour à l’ordre», avant même la Première Guerre mondiale. Les nombreuses études qu’il effectue à partir de 1908 assument un caractère décoratif, qui s’épanouit dans les céramiques réalisées sous l’impulsion d’Ambroise Vollard, ou les gravures sur bois de 1910, proches des bois de Gauguin. Par la suite vont se succéder, sans grande invention formelle, mais dans une qualité d’exécution remarquable, des natures mortes et des nus convenant à un certain goût bourgeois. L’oubli dans lequel l’artiste a été plongé après sa mort en 1949 provient en partie du fait qu’il ait participé en 1941 au tristement célèbre «voyage en Allemagne» organisé par Arno Breker, sur une idée du chef de la propagande nazie, Goebbels, auquel se joignirent également Vlaminck, Derain, Van Dongen ou Despiau. Friesz se justifia de cet acte par la promesse qui lui avait été faite de libérer des artistes prisonniers… Qu’elles qu’en soient les raisons, l’œuvre, seule, ne méritait pas un tel oubli.

Personnalités associées à Othon Friesz

Personnalités Similaires Paul Gauguin, Henri Matisse, Kees Van Dongen, Maurice de Vlaminck
Collaborations Guillaume Apollinaire, Georges Braque, Ambroise Vollard

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