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Nationalité : japonaise Naissance : 1967 à Tokyo, Japon Age : 42 ans Métier : Photographe |
Avant de devenir artiste, Mariko Mori (née en 1965) entreprend de brillantes études de styliste à Tokyo, puis soutient une maîtrise d’histoire de l’art et devient mannequin. Très vite, elle se fait remarquer sur la scène internationale grâce à ses talents dans le domaine du multimédia. Que ce soit dans ses photographies ou ses vidéos, la jeune Japonaise se met en scène. Elle dessine elle-même ses costumes qui – tout comme les bijoux… - concourent à dégager une personnalité hors normes, la sienne.
Dans les années 1990, Mariko Mori se représente souvent dans un contexte urbain et joue le rôle d’une « Girly » (une femelle cyborg, à moitié humaine, à moitié machine. Dans la vidéo installation Link of the Moon, on la voit en blonde, vêtue d’une tenue futuriste (un vêtement très relevé au niveau des épaules en forme de cœur) et tenant entre ses deux mains, une boule de cristal. Très souvent, les œuvres donnent une vision optimiste du futur. Sur le cibachrome Empty Dream (1995), elle reprend le thème des bains antiques et imagine une plage paradisiaque sous serre (un « water wonderland »). Dans l’installation photo 3D, Birth of a Star (1995), par exemple, l’artiste incarne une cyber pop-star. Confronté à une véritable « œuvre totale », le visiteur observe une image d’une étonnante subtilité graphique et se laisse entraîner par la voix de la l’artiste qui semble émerger de nul part.
A la fin des années 1990, Mariko Mori rompt avec la civilisation urbaine et se plonge dans la nature (cf. la série de quatre panoramiques intitulée Esoteric Cosmos, 1996-1998, la vidéo 3D Nirvana, 1997 et Kumano, 1998…). Pour réaliser ses œuvres, l’artiste n’hésite pas à se rendre dans des paysages exceptionnels : la Mer morte, le désert de Gobi, une grotte aux remarquables stalactites dans le Sud de la France, les montagnes du Japon… Ensuite, elle retravaille les fonds par le biais de l’informatique ; le but est d’intensifier les émotions ressenties, créer un univers mystique et hyperréaliste ne semblant pas appartenir à notre monde. Dans Entropy of Love, par exemple, elle combine des éléments d’une centrale d’éolienne située en Californie et une biosphère en Arizona.
Mariko Mori est très sensible à la spiritualité. Les quatre volets de sa série « Esoteric Cosmos » (1996-1998) – Entropy of Love, Burning Desire, Mirros of Water et Pure Land – symbolisent les quatre éléments traditionnels : l’air, le feu, l’eau et la terre. L’artiste se représente sous la forme de divinités bouddhiques ou autres.
En 1997, elle obtient un premier prix à la Biennale de Vienne pour sa vidéo 3D Nirvana. Celle-ci reprend une scène de « Esoteric Cosmos » : Mariko Mori se montre, habillée d'un kimono de soie, en train de flotter dans une bulle de cristal au dessus d'une fleur de lotus en floraison…
Quelques œuvres majeures :
| Personnalités Similaires | Cindy Sherman, Pierre et Gilles, Yasumasa Morimura, Bettina Rheims |
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