Kengo Kuma



Kengo Kuma Nationalité : japonaise
Naissance : 1954 à la préfecture de Kanagawa, Japon
Age : 55 ans
Métier : Architecte
Je veux effacer l'architecture, c'est ce que j'ai toujours voulu faire et il est improbable que je change jamais d'avis.
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Après des études d'architecture et d'ingénierie à l'université de Tokyo (diplôme obtenu en 1979) et un an de recherches à l'université de Columbia (1985-1986), Kengo Kuma ouvre, en 1987, un cabinet de design, puis, en 1990, le cabinet d'architecture Kengo Kuma & Associates. Son objectif : opérer une synthèse entre l’architecture orientale et occidentale. L’architecte japonais commence, entre 1986 et 1991, par se pencher sur la notion de chaos pour intégrer au mieux ses bâtiments dans l’urbanisme japonais en pleine mutation. Construit en béton, son immeuble tokyoïte M2 (1989-91) rassemble tous les éléments excessifs du post-modernisme et les réunit en un même lieu.

A partir des années 1990, Kengo Kuma bâtit ses édifices dans des sites ruraux. Sans aucun passéisme, il décide d’abandonner le béton et de réactualiser les techniques traditionnelles sans pour autant céder aux effets de mode. Ses volumes sont de préférence simples et minimaux. Ses toits sont parfois plats (Maison Water/glass), parfois pentus (Musée Hiroshige). Ses murs sont souvent réalisés en lamelles afin de procurer une impression de transparence, de légèreté et d’ouverture.

Selon Kengo Kuma, les architectes ont transformé Tokyo sans avoir pris la peine d’envisager la moindre vision urbanistique. Les bâtiments ont simplement émergé de manière verticale, sur un espace disponible. Allant contre ce mouvement, il estime que le lien avec le site est primordial ; cet aspect lui parait plus important que les seules formes sculpturales qui détruisent les sensations pour le matériau. L’architecture doit se fondre dans l’environnement ; l'observatoire de Kiro-San (1994) et le Kikatami Canal Museum (1994) sont de bons exemples de tentatives d’ « effacement ».

Kengo Kuma accorde généralement la primauté aux matériaux vernaculaires. Il conçoit deux maisons en bambou (l’un des rares bois ne nécessitant aucun façonnage et donc directement exploitable comme matériau de construction), le Musée d’Ando Hiroshige (Bato, 1998-2000 – dans lequel il fait la part au washi, un papier japonais), le Stone Museum (Nasu, 1996-2000), l’immeuble One Ometesando (Tokyo, 2001-03 - constitué d’une succession de lamelles en bois, perpendiculaires à la façade)… A certaines occasions, l’architecte privilégie les matériaux artificiels. En 2002, il implante, dans un quartier très dense de Tokyo, la Plastic House. A travers cette petite maison en plastique translucide, il entend suggérer de nouveaux modes de vie, davantage en phase avec la société japonaise actuelle.

Kengo Kuma a enseigné dans plusieurs universités (il est nommé professeur émérite de l'Université Keiō en 1998) et a remporté une pléthore de prix au Japon ainsi qu’en Europe (Finlande, Italie). Il a aujourd’hui à son actif plusieurs dizaines de réalisations au Japon (maisons, logements, musées, magasins, etc.).

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