"L’architecture doit désormais signifier. Elle doit parler, raconter, interroger."
Jean Nouvel souhaite très tôt devenir peintre. Néanmoins, pour satisfaire les attentes familiales, il s’inscrit en architecture à l’Ecole des beaux-arts de Bordeaux (1966-1972). Brillant et hors normes, le jeune homme surprend. D’une part, il refuse de ne considérer que le seul savoir architectural et traque inlassablement les signes qui l’entourent. D’autre part, il privilégie le concept au traditionnel dessin ; ce médium lui paraissant peu adéquat à la représentation des effets de lumière.
Le jeune architecte se forme dans l’agence de
Claude Parent (1967-1970), puis co-fonde une agence avec François Seigneur. Dès ses premiers concours, il comprend, à ses dépends, que le secteur est noyauté par quelques technocrates. En réaction, il s’engage dans la création du Syndicat de l'Architecture – qui se fait notamment remarquer en organisant un contre concours pour la restructuration des Halles – puis, quelques années plus tard, est à l'initiative du mouvement architectural « Mars 1976 ».
La reconnaissance du grand public arrive en 1987 avec la façade sud de l’Institut du Monde arabe, l’un des grands travaux souhaités par le président de la république,
François Mitterrand. Refusant de tomber dans une banale copie de motifs orientalistes, Jean Nouvel réinterprète des ornements géométriques en tenant compte des possibilités technologiques. Composée de diaphragmes mobiles, tout aussi raffinés que des moucharabiehs traditionnels, la façade se meut en fonction de l’intensité lumineuse extérieure.
Ses commandes les plus prestigieuses concernent des lieux culturels. Il s’agit notamment de salles de spectacles (la Salle de rock de Bagnolet aux allures de laboratoire spatial, l’Opéra de Lyon doté d’une salle à l’italienne très noire…) et de centres d’art (la Fondation Cartier reconnaissable à sa façade en verre…).
Considéré comme le joyau culturel de la présidence de
Jacques Chirac, le Musée des Arts premiers du Quai Branly est placé dans un vaste parc, se compose de quatre bâtiments distincts, reliés par des passerelles et possédant chacun leur propre architecture. A l’intérieur, Jean Nouvel décide de s’émanciper des présentations typiques de l’architecture occidentale.
Parmi ses projets non réalisés, figurent notamment la restructuration du quartier des Halles sous la forme d’un jardin suspendu, ainsi la très ambitieuse « Tour sans fin » (un immeuble de bureaux destiné à dominer la Grande Arche de la Défense du double de sa hauteur et à répondre à ses proportions cubiques par celles d'un mince cylindre).
En 2000, Jean Nouvel reçoit le Lion d’or de la Biennale d’architecture de Venise, et un an après, la médaille d’or du Royal Institut of British Architects.
+ J'ai vu ce soir l'émission à la TV
J'aimerais avoir un contact "direct" avec Mr Jean Nouvel
A..
+ Jean Nouvel est très doué, résolument. Ses réalisations sont superbes. Le problème, parce que oui..