A propos des populations pauvres de Londres : « C’est pour eux que je travaille »
Gustave Doré publie son premier album de lithographies,
Les Travaux d’Hercule, dès l’âge de 15 ans. Impressionné par cet artiste autodidacte, Charles Philippon l’engage un an plus tard, en 1848, dans son
Journal pour rire.
Le succès arrive véritablement en 1853 avec la publication d’illustrations de
Rabelais. Puis viendront de nombreux ouvrages illustrés :
Les Contes drolatiques de
Balzac, en 1856,
La Divine Comédie de
Danteen 1861-1868,
La Sainte Bible en 1866, et l’album
London — A Pilgrimage, en 1874, où il dépeint avec noirceur les quartiers sordides et la misère de la capitale anglaise. Gustave Doré est reconnu internationalement : une « Doré Gallery » est inaugurée à Londres en 1868.
Alliant le grotesque au sublime, Doré est un artiste romantique noir, au trait acéré fortement influencé par la ligne gothique. Il est l’un des plus brillants praticiens de la gravure sur bois, redécouverte vers 1850, et de celle de la « gravure de teinte », plus picturale. Talent exubérant, protéiforme et prolifique, Doré illustre de 1852 à 1883 plus de 120 volumes, parus en France, en Grande-Bretagne, en Russie et en Allemagne, et pratique également la sculpture.
Malgré de nombreux envois au Salon, de 1848 à 1882, son talent de peintre n’a jamais été reconnu en France, mais plutôt en Grande-Bretagne. Il s’éteint en 1883, à l’âge de 51 ans.
Quelques oeuvres majeures :
- Illustrations pour les œuvres de Rabelais (1853)
- Illustrations pour Les Contes drolatiques d'Honoré de Balzac (1856)
- Illustrations pour La Sainte Bible (1866)
- Le Triomphe du christianisme sur le paganisme (1868, coll. part.)
- Illustrations pour La Divine Comédie de Dante (1861-1868)
- L’Enigme (1871, Paris, musée d’Orsay)
- Album London — A Pilgrimage (1874)
+ Oeuvre très dense, magnifique.
J'aurais aimé trouver de Gustave Doré : Portrait du charretier..