"C’est aussi beau que du Zola, en plus sain et plus gai, mais aussi proche de la vie"
(Vincent van Gogh)
Membre de la guilde de Saint-Luc, Frans Hals se spécialise dans les portraits de groupes d’officiers ou de riches marchands de Haarlem. Il y démontre son sens de la composition équilibrée et dynamique, et une grande liberté dans le naturel des poses des protagonistes, chacun étant individualisé.
L’artiste réalise également de nombreux portraits individuels (environ 200 sont aujourd’hui connus), où se manifeste une approche de la peinture très réaliste. Le portrait du
Chevalier souriant (1624), richement vêtu, n’en est pas moins une analyse psychologique fine du modèle, tandis que ceux du
Joueur de luth (1623) ou de la
Bohémienne (1628-1630), peints dans une pâte généreuse et avec une grande vitalité, montrent le goût du peintre pour la truculence et de la joie de vivre.
Virtuose de la couleur, Hals limite peu à peu sa palette à des teintes monochromes, pour aboutir à une grande variation austère sur le noir et le gris dans son dernier portrait de groupe, brossé à larges traits,
Les Régentes de l’hospice des vieillards (1666), considéré comme son chef-d’œuvre.
Les tableaux de Frans Hals firent l’admiration des impressionnistes et de
Van Gogh par la liberté de sa technique et le choix de la représentation de personnages populaires.