"Là où un peintre cherchera une expression, un style de convention, il sera tendu, il perdra son cachet ; là où il s'abandonnera franchement à son originalité, il sera toujours sûr de sa grandeur et de sa puissance."
Elève à l’Ecole des Beaux-arts, Delacroix se montre très tôt hostile à l’académisme et s’enthousiasme pour la nouvelle impulsion donnée par
Géricault : en 1822,
La Barque de Dante le révèle au public. Deux ans plus tard, il expose au Salon
Les Massacres de Scio, qui le propulse chef de file (malgré lui) de la nouvelle école romantique, ce que confirme en 1827
La Mort de Sardanapale, véritable apogée brillante et sanglante du romantisme pictural.
L’art de Delacroix est romantique à la fois par la manière (liberté du dessin et de la couleur, fougue, mouvement) et par les sujets traités, toujours animés d’un souffle épique, qu’ils soient issus de la littérature (
Shakespeare, Byron, Walter Scott, Dante...) et abordent les tourments de l’homme face à la mort et à la nature (
Hamlet et Horatio au cimetière, 1839), ou directement politiques (
La Liberté guidant le peuple, 1831).
Le voyage au Maroc en 1832 marque un tournant décisif dans l’œuvre de Delacroix : l’Orient rêvé se concrétise dans ses carnets de croquis, plus tard utilisés pour des compositions sensuelles (
Femmes d’Alger, 1834) ou étincelantes de fougue (
Chasse au tigre, 1854).
De retour en France, l’artiste reçoit d’importantes commandes décoratives, qui l’occupent en grande partie jusqu’à la fin de ses jours, et où il peut déployer son sens du mouvement et des couleurs, comme pour
Apollon vainqueur du serpent Python, plafond de la galerie d’Apollon au Louvre (1849-1851).
Delacroix est également un grand peintre religieux, et sait rendre beaucoup de pathos à ses représentations du Christ sur la croix, nombreuses à la fin de sa vie, au moment où le tourmentent les questionnements philosophiques et religieux.
+ j\'aime beaucoup delacroix cet un peintre qui a marqué son temps grace a la peinture , qui celle..