L'œuvre de l'artiste américain Edward Kienholz vise à une critique crue et cruelle de la vie moderne. Né dans l'Etat de Washington, il grandit dans une ferme, où il apprend le métier de charpentier et la mécanique, avant d'étudier au Eastern Washington College of Education, sans jamais recevoir d'enseignement artistique.
Après divers emplois aussi variés qu'infirmier dans un hôpital psychiatrique, manager d'un groupe de danseurs, vendeur de voitures d'occasion et d'aspirateurs, traiteur, décorateur, etc., Edward Kienholz s'installle à Los Angeles, où il débute sa pratique artistique. Dans les années 1950, il ouvre plusieurs galeries avec des artistes d'avant-garde : la Now Gallery, la Ferus Gallery...
En 1961, Edward Kienholz réalise sa première installation, Roxys, qui causera un scandale à la Documenta IV en 1968. Bien que n'ayant pas reçu de formation artistique, Kienholz met en pratique sa connaissance de la mécanique et du travail du bois en composant des collages et des reliefs, assemblages de matériaux trouvés dans la rue, représentatifs d'une modernité laide. Dans les années 1960, il fabrique des tableaux-environnements de grand format à partir de ces matériaux du rebut, confrontant le spectateur à l'inhumanité de son temps, comme The Birthday (1964) ou The Portable War Memorial (1968).
Au début des années 1970, Edward Kienholz reçoit une bourse qui lui permet de s'établir à Berlin pour y travailler avec son épouse — et collaboratrice — Nancy Reddin, qu'il rencontre à Los Angeles en 1972. Ensemble, ils réalisent notamment les Volksempfängers (appareils radios de l'Allemagne nazie) ou Sollie 17 (1981-1982). En 1973, ils s'installent à Hope (Idaho), et partagent leur temps entre l'Idaho et Berlin, jusqu'à la mort d'Edward Kienholz, en 1994.
Quelques œuvres majeures
John Doe (1959)
The Birthday (1964)
The State Hospital (1966)
The Portable War Memorial (1968)
Sollie 17 (1981-1982, avec Nancy Reddin)
Photos d'Edward Kienholz
Edward Kienholz : vos commentaires
Ajouter un commentaire sur Edward Kienholz