Dominique Gonzalez-Foerster (ou DGF) ne crée pas d’objets artistiques. Dès ses premières expositions à la fin des années 1980, elle préfère les « interventions » et les « moments ». L’artiste élabore son œuvre en rapport étroit avec les processus narratifs du cinéma et revendique un lien entre le spectateur et ses propositions : ses
Chambres sont des petits théâtres de l’univers domestique. Elle réalise ainsi des décors impressionnant, aménagements de pièces ou de parcs réalisés avec très peu de moyens sophistiqués.
DGF réalise en 1996 un premier film avec l’artiste
Ange Leccia, intitulé
Ile de beauté, et affirme dès lors son peu d’intérêt pour le milieu et les pratiques de l’art contemporain. Dans le cinéma l’artiste peut matérialiser les deux éléments importants de son œuvre, à savoir la biographie et le paysage. Dans ses films, DGF distord le temps pour raconter la présence de l’homme dans les villes. Elle se tourne aujourd’hui vers la mise en scène, en particulier de concerts (Bashung, Christophe), et alimente son travail plus « artistique », notamment dans une œuvre comme
Cosmodrome (2001), spectacle électronique réalisé avec Jay-Jay Johanson.
Dominique Gonzalez-Foerster a été lauréate en 2002 du prix Marcel Duchamp, et à ce titre, imaginé l’exposition "Exotourisme" dans l’Espace 315 du Centre Pompidou. Sa première grande exposition personnelle a eu lieu à l’ARC au printemps 2007. L’artiste vit et travaille à Paris et Rio de Janeiro.
Quelques œuvres et expositions majeures :- Numéro bleu (1993, Paris, ARC)
- Ile de beauté (film, 1996, avec Ange Leccia)
- Repulse Baby (1999, ill.)
- Cosmodrome (2001)
- Exotourisme (2002, Paris, Centre Pompidou, Espace 315)
- Expodrome (2007, Paris, ARC)