Claude Closky suit son enseignement artistique à l’Ecole nationale supérieure des Arts décoratifs, et débute sa carrière dans les années 1980 au sein du collectif de peintres « Les Frères Ripoulin », acteurs de la Figuration Libre, en peignant sur des affiches collées dans la rue. A partir de 1988, Closky change totalement de démarche et d’esthétique, et se tourne vers des actions simples, dans le sillage de
Robert Filliou et de l’art conceptuel. Il dessine au crayon ou au stylo des formes « pauvres » (pointillés, larme, tache…), accompagnées d’une légende tout aussi dérisoire (« Un poil de lapin »). Parallèlement, l’artiste réalise des livres, uniques ou photocopiés.
A partir de 1993, Closky utilise le langage de la communication (répétition, agrandissement, détourage…) pour réaliser des vidéos ou des livres dans lesquels il recycle les images et les phrases de la pub et des médias. Dénonçant une société obsédée par la consommation, il classe des objets par ordre de prix, met des slogans bout à bout, peint des courbes de valeurs boursières ou joue sur les qualité graphiques des logos de grandes marques. Selon Catherine Francblin, « il combat le matraquage par le matraquage, le nombre par le nombre ».
Depuis 2004, Claude Closky est professeur à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts. En 2005, il a été lauréat du prix Marcel Duchamp, décerné par l’ADIAF (association de collectionneurs), ce qui lui a valu une exposition monographique à l’Espace 315 du Centre Pompidou l’année suivante.
Claude Closky vit et travaille à Paris. Il est représenté en France par la galerie Laurent Godin, Paris.
Quelques œuvres ou expositions majeures :- Ateliers 1992 (1992, Paris, musée d’Art moderne de la Ville de Paris)
- Point de mire (1993, Paris, Centre Pompidou)
- Participation à la Biennale de Lyon (1995)
- Tatouages (1999, Chatou, CNEAI)
- Participation à la Biennale de Venise (2001)
- Manège (Paris, Centre Pompidou, espace 315)