Dans le travail, je m'efforce de dealer avec ce qu'on peut appeler les formes culturelles dominantes . Ces formes m'intéressent justement parce qu'elles sont dominantes, et donc qu'elles nous façonnent et nous fascinent. Elles sont tellement puissantes et omniprésentes qu'elles se présentent le plus souvent comme la seule alternative possible. ”
Né à Marseille, Boris Achour étudie l’art à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, dont il sort diplômé en 1991. Son activité artistique consiste alors à agir dans la ville, et à provoquer la réaction des citadins. A partir de 1993 il réalise des
Actions-peu.
Plus récemment, Achour réalise des « œuvres-expositions » scénographiant des éléments provenant d’horizons culturels divers. Il utilise pour cela tous les moyens de l’art contemporain : vidéo, sculpture, peinture, dessin, performance, son… L’artiste englobe ainsi le spectateur dans un environnement qui rejoint le concept d’ « œuvre d’art totale » : il peut y mêler son et lumière (
Non Stop Paysage, 2003), adopter les conventions du théâtre (
Jouer avec des choses mortes, 2004), ou confondre sciemment l’œuvre et sa dénomination (
Conatus, 2006). Ces œuvres exponentielles sont des systèmes en perpétuelle évolution, des constellations de références parallèles ou croisées, où le verbe peut venir ordonner le chaos (
Operation Restore Poetry, 2005).
En 1999, Achour fonde avec plusieurs artistes et commissaires d’exposition un lieu d’art contemporain à Paris, Public>, et en 2002 participe à la création de la revue critique
Trouble.
Boris Achour a obtenu en 2002 le prix de la fondation Ricard S.A. et a participé aux expositions récentes présentant le meilleur de la scène artistique française actuelle comme « Notre Histoire » au Palais de Tokyo et « La Force de l’Art » au Grand Palais en 2006. Il vit et travaille à Paris, et est représenté en France par la galerie Nathalie et Georges-Philippe Vallois, Paris.
Quelques « œuvres-expositions » majeures :
- L’Aligneur de pigeons (1996)
- Générique (2000, galerie Velentin, Paris)
- Cosmos (2002, Palais de Tokyo)
- Non Stop Paysage (2003, Fribourg)
- Jouer avec des choses mortes (2004, Laboratoires d’Aubervilliers)
- Operation Restore Poetry (2005, Biennale de Moscou, ill.)
- Conatus (2006, galerie Vallois, Paris)