Teotihuacan, cité des Dieux, au musée du Quai Branly, jusqu'au 24 janvier 2010.
www.quaibranly.fr
Non, le photoreportage n'est pas mort! Après Visa pour l'image, c'est Photoquai qui célèbre l'image dans tous ses états. La deuxième Biennale des images du monde invite à un tour de la planète à travers l'oeil et l'objectif de photographes qui ne sont pas des superstars. Qui connaît la photo iranienne, hormis Abbas ou Reza?
La manifestation ambitionne de la faire plus amplement découvrir à travers l'exposition "165 ans de photographie iranienne", sur les cimaises même du Quai Branly. Photos d'hier et d'aujourd'hui jalonnent le parcours.
Autre temps fort de l'événement, "Portraits croisés", sélection de photos de la collection du musée. Mais l'image s'expose aussi hors cadre, hors murs du musée, à ciel ouvert avec une exposition sur les quais de Seine, scénographiée par Patrick Jouin.
Elles sont signées de 50 photographes brésiliens, coréens, libanais... Aux rênes de cette magistrale installation, l'Iranienne Anahita Ghabaian Etehadieh, également directrice de la Silk Road Gallery, seule galerie de photo en Iran...
A voir encore, une dizaine d'expositions dans toute la ville, de la BNF au Centre culturel canadien, en passant par la Galerie Baudoin Lebon.
Illus Type d'homme Johnston et Hoffman.
Photoquai, jusqu'au 22 novembre, Musée du Quai Branly, Paris 7e. Site de la Biennale.
Photoquai, la biennale lancée par le musée du Quai Branly, propose outre des grands et moyens formats sur le quai de Seine, une série d’expositions dans diverses institutions parisiennes. Plusieurs d’entre elles méritent l’attention, mais s’il est impossible de tout voir, on peut au moins envisager les propositions selon l’angle affiché par la manifestation : le monde vu par ceux qui y habitent (de préférence à ceux qui s’y déplacent). En contraste avec cette idée et pour la mettre en perspective historique, sans doute, l’exposition consacrée aux Trésors photographiques de la Société de géographie présente, à la BNF, l’un des versants patrimoniaux de la manifestation.
Au XIXè siècle, après les premiers daguerréotypes (présentés au Quai Branly sous le titre Camera Obscura), les scientifiques confient à la photographie le soin de garder trace du monde, dans son étendue et son évolution. L’exposition de la Bibliothèque Nationale souligne, de manière très claire, la curiosité non seulement pour les paysages (vus d’un point de vue géologique), les peuples (très vite de façon ethnologique) et les industries (premiers chemins de fer, métro aérien, usines d’extraction, etc). Dépassés les récits et les croquis, l’image tend à s’imposer comme le reflet du monde, dont certains aspects s’avèrent condamnés à disparaître inexorablement. Le sens artistique gagne rarement ces regards scientifiques, à la différence des autres créateurs choisis par Photoquai.
Et pourtant, en quoi le témoignage des chercheurs français, allemands, anglais, lancés sur les pistes alors, ou celui des artistes d’aujourd’hui partis à la découverte d’autres horizons, aurait-il moins de valeur, d’authenticité que celui des autochtones ? La question n’est pas simple. Pour preuve, le regard croisé proposé par l’Institut polonais : comment un Chinois et un Polonais rendent-ils compte d’un même pays (la Chine) ? Peut-être l’Européen semble-t-il plus anecdotique, l’Oriental plus sensible au souffle qui parcourt ce qu’il voit ? Mais à quelques encâblures, les photos de trois autochtones, présentées au Centre culturel chinois, viennent démentir cette remarque fragile.
Chaque artiste a sa signature, même si la culture qui l’a nourri ne peut rester anodine. Chaque spectateur a son regard, et sa culture à lui le guide. Le grand mérite de Photoquai est de soulever toutes ces questions, et de faire avancer, en ces temps de protectionnisme à outrance, le rapport à l’autre. Illus © Édouard Joseph Bidault de Glatigné
Photoquai :
Du 30 octobre au 25 novembre à Paris
Catalogue « Le monde regarde le monde » : 35 €, en vente au musée du Quai Branly
Trésors photographiques de la société géographique:
Exposition virtuelle, sur le site de la BNF (www)
Les métros matinaux regorgent de personnes de toutes les couleurs, harassées d’une nuit de travail ou les yeux encore bouffis de sommeil, sur le chemin des tâches manuelles qui sont généralement leur lot. Je ne peux m’empêcher de penser que, peut-être, parmi elles, se cache des descendants de hautes lignées et que toutes, en tout cas, sont dépositaires de la culture ancestrale de leurs peuples.
En visitant l’exposition retraçant, au quai Branly, cinq siècles d’art au Royaume du Bénin (Sud de l’actuel Nigeria), impossible d’oublier ces travailleurs de l’aube. Alors que l’art africain connu en Occident se distingue surtout par ses masques et ses objets en bois, ne remontant généralement pas à plus d’un siècle et demi, les œuvres exposées, en laiton, font figure d’exception remarquable. Au point que les premiers chroniqueurs les ont taxées, lors de leur découverte, d’art en quelque sorte dégénéré, car « influencé par les Européens ». Les colons portugais ont, certes, importé le métal et fourni un motif iconographique récurrent, mais l’habileté des artisans royaux se déployait fort bien sans leur aide.
Créée à Vienne, cette exposition fait halte à Paris jusqu’au 6 janvier prochain, avant de partir à Berlin et à Chicago. C’est dire si une telle occasion de contempler ces trésors rares et de découvrir la culture de ce royaume ne doit pas se rater !
Benin : Cinq siècles d'art royal au Musée du Quai Branly (www), jusqu'au 6 janvier 2008

Le Musée du Quai Branly vous invite à célébrer un noël aux couleurs de l’Afrique.
Noël africain au Musée du Quai Branly au 37, quai Branly - portail Debilly 75007 Paris (Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h30 / Nocturne le jeudi jusqu’à 21h30).
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