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L'actualité de la photographie en France et à l'étranger. Lire aussi notre petite histoire de la photographie et le who's who des photographes sur l'encylcopédie Arts de Flu.
Le diaporama de l'expo Marc Riboud à la Vie romantiqueGénie du noir et blanc, Marc Riboud est, aux côtés de Cartier-Bresson ou de Capa, l'un des noms incontournables du monde de la photographie.
A l'occasion des 50 ans de sa carrière, le musée de la Vie romantique présente 110 de ses clichés, dont une majorité de vintages noir et blanc inédits. Pour (re)découvrir le travail de ce photographe-voyageur "rétif à la violence", qui aime prendre son temps, voici un diaporama de l'expo Marc Riboud, 50 ans de photographie.
![]() Marc Riboud, L'instinct de l'instant - 50 ans de photographie Musée de la vie Romantique, du 3 mars au 26 juillet 2009 Hôtel Scheffer-Renan Ouvert tous les jours, de 10h à 18h Le diaporama des photos new yorkaises de Frédéric BourretPosté par Céline le 28.05.09 à 15:12 | tags : photographie
Frédéric Bourret est un jeune photographe d'origine grecque qui puise son inspiration dans les rues de New York. Sobres et élégants, ses clichés, réunis dans "Ame Urbaine, From Uptown to Brooklyn" (Edilivre, paru en mars 2009), nous invitent à (re)visiter la grosse pomme, sujette à tant de fantasmes et de projections. Voici un diaporama de ses plus belles photos, pour se perdre dans les rues de la ville qui ne dort jamais. ![]() Frédéric Bourret, Ame Urbaine, From Uptown to Brooklyn, Edilivre, 2009.
Art made in USAPosté par Nedjma le 28.05.09 à 12:39 | tags : expos à paris, art contemporain, photographie, peinture
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Dorothy's gallery, un espace d'art, un espace militant. Après avoir organisé une exposition à la gloire du candidat Barack Obama, à l'automne dernier, le lieu remet ça, avec cette fois une exposition entièrement dédiée... aux Etats-Unis. Après un accrochage au Jardin d'acclimatation, Dorothy poursuit l'événement dans ses murs. Une cinquantaine d'artistes contemporains américains y sont à l'honneur. Peintures, sculptures, dessins, photos, vidéos, collages... Parmi les artistes à l'honneur: Stephen Tamisie, Matthew Rose, Robert Gallagher. Concerts et ateliers d'arts plastiques complètent le menu des réjouissances. Les lauréats du World press s'exposent
Une soixantaine de prix ont été remis à Amsterdam le 3 mai dernier par le jury international. Aujourd'hui, les primés des différentes catégories (vie quotidienne, sport, actualité...) s'exposent à Paris avant d'autres villes. Il vous reste quelques jours encore pour les découvrir, à la galerie Azzedine Alaïa. Passionnant, comme toujours, ce tour du monde en images, comme il va, c'est à dire souvent mal... « World Press Photo 2009 », galerie Azzedine Alaïa, Paris 4e. (photo Anthony Suau, USA for times, droits réservés) Le musée de la photo est en lignePosté par Nedjma le 20.05.09 à 11:32 | tags : photographie
A l'affiche en ce moment, Sabine Weiss et son expo "Portraits d'artistes", le photographe et journaliste danois Marinus, et l'exposition "Conserver pour partager"... Dense programme, en attendant de fouler, pour de vrai, le sol et de découvrir les murs véritables de cette vénérable institutionnée voilà près d'un demi-siècle...On garde l'oeil ouvert. Table ronde autour de l'expo Controverses à la BnF
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Plus que quelques jours pour aller voir l'expo "Controverses. Photographies à histoires" à la BnF, qui se prolonge jusqu'au 30 mai (inclus).
Controverses, photographies à histoires. Table ronde autour de l'exposition Vendredi 15 mai de 14h30 à 18h. Bibliothèque nationale de France
Photo : Marc Garanger, Portrait de Cherid Barkaoun, Algérie 1960-1961 Montpellier a (aussi) ses rencontres de la photoPosté par Nedjma le 06.05.09 à 16:51 | tags : photographie
A côté des Rencontres de la photographie d’Arles, sacro-sainte institution, il existe, ici et là en France, d’autres manifestations dédiées à l’art de la photographie. Plus modestes, moins connues, mais dont le regard, les regards, forcent la curiosité. C’est le cas des Boutographies de Montpellier. Initiée par l’association « Grain d’image », en collaboration avec plusieurs lieux de la ville, la manifestation, huitième du nom se tiendra du 24 mai au 8 juin prochain. Au Pavillon Populaire, au musée Fabre, à la Maison des Relations internationales, mais aussi à la Galerie La Barak ou à l’Espace Transit, vingt expositions. Il y aura là des invitations au voyage, multiples : l’Arménie avec Nanda Gonzague, l’ex-Yougoslavie avec Alexa Brunet, les air(e)s d’autoroutes avec David Richard ! Mais aussi des images de manèges, d’intérieurs, de têtes de gondoles avec Renaud Marion, Alexandra Pouzet ou Emile Loreaux. Des instantanés comme autant de visions singulières... Boutographies, Montpellier. Du 24 mai au 8 juin. L’Unhappy Birthday de Vee Speers…
Illus Vee Speers Exposition « Happy Birthday » par Vee Speers, galerie Acte 2 Paris 8e. Ecran noir pour Helen LevittPosté par Nedjma le 01.04.09 à 17:24 | tags : photographie
Illus © Helen Lewitt , New York, circa 1940
Scènes de la vie ordinaire par Jean-Claude Delalande
Arles: quarante ans de photographie(s)
« Quarante ans de rencontre, quarante ans de ruptures », c’est le thème choisi pour les Rencontres 2009, avec des invités de choix. Willy Ronis, 98 ans, « doyen des photographes », qui s’achemine joliment vers son centenaire et hisse haut, depuis des décennies, les couleurs –ou plutôt le noir et blanc- de la photo humaniste. Robert Delpire se retournera sur son parcours d’éditeur –on lui doit notamment la collection « Photo-Poche »-, mais aussi de commissaire d’exposition et producteur de films. L'Américaine Nan Goldin, sublime shooteuse des paumés magnifiques, sera également de la partie. Une rétrospective du photographe américain Duane Michals, une présentation des dernières œuvres de Martin Parr et des photos d’archives des Rencontres complèteront l’affiche. Enfin, quinze anciens commissaires des rencontres parrainneront un jeune créateur. Parmi eux, Christian Lacroix, Arlésien, commissaire de rencontres 2008 au franc succès. Et toujours, le Festival Voie Off, qui, dans la Cour de l’Archevêché, fait place aux jeunes auteurs contemporains. Programme détaillé disponible en avril. 40e Rencontres de la photographie, Arles, du 7 juillet au 13 septembre. L'art sourit à Art Paris
Illus Philippe Favier, Sans titre, 2007. Galerie Sollertis. Art Paris, du 19 au 23 mars, de 11h à 20h30, Grand Palais. Robert Combas, frimeur flamboyant Un peintre à la Maison Européenne de la photo ? Après Jacques Monory, place à Robert Combas. Il peint sur des reproductions photographiques d’œuvres anciennes et donne naissance à d’autres œuvres, tout en s’interrogeant sur la pratique de la reproduction à l’infini. Ici, on découvre des œuvres spécialement créées par Combas pour l’occasion. L’artiste a repris les ektachromes d’œuvres anciennes, réalisées à partir de pages de magazines arrachées : papier glacé où s’étalent des icônes de la mode, immobiles, qu’il anime. Ces archives passées sont réutilisées comme bases de nouvelles œuvres peintes, elles aussi photographiées et peintes en grand format. Reproduction de la reproduction, par un processus d’autoinspiration. En 200 centimètres sur 150, les créations finales signées par l'artiste mêlent photo argentique, peinture aux couleurs pétaradantes et phrases déclinées en lettres majuscules. « J’y comprends plus rien », « Drague-moi comme une chanson d’amour ». Avec ces nouveaux ajouts successifs, il introduit du mouvement et casse le côté figé de la photo. Voilà une dizaine d’années qu’il se penche sur ce support, en transformant des images existantes. C’est l’une des « pratiques satellites » à sa peinture. Mais quel que soit le support, on retrouve la désinvolture, l’humour, les envolées sensuelles, étranges et parfois un peu violentes, trop « gueulardes » pour certains, qui font sa patte. Sur une cité aux bâtiments verts, cliché urbain, un grand soleil jaune réchauffe une pépette allongée, lascive. Ici encore, son bestiaire étrange, puis une galerie de personnages qui mêle mante religieuse, sainte verte et noire, déesse indienne et statuette pygmée… S’il rit des autres, il sait aussi rire de lui-même et jouer avec son image. En se qualifiant de « frimeur flamboyant » d’abord. Ou en se représentant dans des postures pour le moins improbables. Voyez cet autoportrait en Roy Loney, en avaleur de sabre et de « cool-œuvre », encore en « teenage-head » ou en saint sacristain dans une culotte de zinc ! Et puis il y ce film captivant qui lui est consacré. On y voit Combas à l’œuvre, on y entend ses confidences, verbe haut, faconde vive. Il commente notamment son travail, les accidents et les fautes qui donnent des oeuvres : « Plutôt que la ligne droite, je peins dans les chemins de traverse et parfois je tombe dans les trous ! C’est assez fatigant ». Mais tellement plus dense. Illus "J'y comprends plus rien" dr Exposition Robert Combas, jusqu’au 5 avril, Maison Européenne de la photographie. 80 images controversées à la BNF Une nonne embrasse un curé. Un portrait de Bismarck sur son lit de mort. Le président de la Démocratie italienne, Aldo Moro, photographié par les Brigades rouges qui le retenaient en otage, avant d’être abattu. Encore le - faux - charnier de Timisoara ou les prisonniers irakiens victimes de sévices par les soldats américains à Abou Ghraib. Celles-là ont marqué les esprits, il y en a eu tant d’autres… Polémiques, débats, scandales, provocation, propagande. 80 clichés au total sont réunis au cœur de la passionnante exposition « Controverses » qu’abrite en ce moment même la Bibliothèque nationale de France, parce qu’elles ont fait jaser, ou provoqué des remous, encore parce qu’on s’est aperçus qu’elles n’étaient pas des modèles de vérité et d’exactitude historique. C’est notamment le cas du « Baiser de l’hôtel de ville » de Robert Doisneau, dont toute la spontanéité mythique s’est révélée être fausse, s’agissant d’une photo posée. Voilà un an, l’exposition avait été dévoilée au Musée de l’Elysée à Lausanne, la voici donc aujourd’hui à Paris, avec force anecdotes croustillantes ou bouleversantes… Illus « Kissing-nun». Photo Oliviero Toscani, 1992. Exposition "Controverses", à la BNF, site Richelieu, Paris, galerie de photographie jusqu'au 24 mai. Saul Leiter, « Dancing in the street »Posté par Nedjma le 23.02.09 à 11:27 | tags : photographie
![]() Exposition Saul Leiter au Musée Nicéphore-Niépce de Chalon-sur-Saône, jusqu’au 31 mai. Illus Saul Leiter, Harlem, circa 1960. © Saul Leiter, courtesy Howard Greenberg Gallery / collection Aforge Finance Les petits papiers de Diane Arbus
Portraits donc, mais aussi images de mode enfantine, essais photographiques, autant de commandes de la presse anglo-saxonne (Harper's Bazaar, Esquire, Sunday Times Magazine) à la photographe new-yorkaise, dans les années 60. Au total, quelque 150 clichés s'affichent sur les murs de la Kadist Art Foundation, révélant son talent, l'acuité de son regard. C'est, sous la houlette de Pierre Leguillon, la plus importante rétrospective dédiée à cette artiste majeure depuis celle que lui avait consacrée le Centre Pompidou. C'était en 1980, neuf ans après sa mort... Illus Norman Mailer, dans Esquire, 1963. "Diane Arbus: rétrospective imprimée 1960-1971", Kadist Art Foundation, Paris, jusqu'au 8 février. LaChapelle: avis de vent frais sur la MonnaieAprès Jeff Koons au Château de Versailles, nouvel avis de vent frais sur un haut lieu du patrimoine français... Cette fois, c'est le photographe américain David LaChapelle qui investira la Monnaie de Paris, avec ses clichés totalement déjantés, kitsch et clinquants à souhait. Avec un nouveau président aux mannettes depuis 2007, Christophe Beaux, la vénérable institution fait peau neuve. Si le musée de la monnaie reste conforme à ses habitudes, l'art contemporain y fait aussi son entrée. Virage amorcé avec "Le Freak show" l'an dernier. Exposition David La Chapelle à la Monnaie de Paris, du 6 février au 31 mai. Illus dr
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L'Afrique, terre d'images de Guy Tillim
Illus Yonela Kwaza, Crafton Road, Yeoville, c Guy Tillim. Exposition Guy-Tillim, Fondation Cartier-Bresson, jusqu'au 19 avril Noor, des regards indépendants s’exposentPosté par Nedjma le 07.01.09 à 16:30 | tags : photographie
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« Certaines choses ont simplement besoin d’être vues pour nous aider à mieux comprendre les remous du monde ». Une idée forte au sein du manifeste de l’agence Noor, fondée et dirigée par Claudia Hintseer. Cette agence voit le jour en septembre 2007 et entend prendre le temps de réaliser ses reportages, s’emparer de sujets complexes, témoigner avec rigueur et précision dans le respect de la dignité humaine. Pour cela, ils collaborent notamment avec des ONG et des fondations. Immigrants aux Etats-Unis, des nomades dans l’Artique sibérien, le conflit du Darfour ou le tremblement de terre en Chine, autant de sujets saisis par des regards indépendants, et qu’on peut découvrir jusqu’en mars. Les membres de Noor, les neuf photographes documentaristes Samantha Appleton, Philip Blenkinsop, Pep Bonet, Jan Grarup, Stanley Greene, Yuri Kozyrev, Kadir van Lohuizen, Jon Lowenstein, et Francesco Zizola présentent leurs photographies sur les cimaises de la maison Robert Doisneau. Illus Des immigirants illégaux, au cours de leur voyage vers les Etats-Unis se reposent près de la frontière du Guatemala. Tapachula, Mexique, janvier 2002.© Samantha Appleton Noor, une agence de photographes, à la maison Robert Doisneau, Gentilly. www Des photos de stars pour la liberté de la presse
Comme elle souffle ses dix bougies, l’agence photographique H&K s’associe à Reporters sans frontières en lui offrant cent de ses plus belles images, consignées dans le nouvel album « 100 portraits de stars pour la liberté de la presse par H&K ». Monique Kouznetzoff, également co-fondatrice de l’agence Sygma a créé l’agence H&K et qualifie ainsi son travail : « du people haut de gamme, avec de vraies stars, et de vrais, et grands photographes ». Effectivement, les signatures prestigieuses y cohabitent, de Dominique Issermann à Kate Barry en passant par Sylvie Lancrenon et Carole Bellaïche. Au fil des pages, les stars se dévoilent sous leurs objectifs, en noir et blanc et en couleurs. Isabelle Adjani joue les mutines dans un palace, Charlotte Gainsbourg affiche une mine chiffonnée, clope au bec sous des draps blancs, tandis que Maggie Cheung apparaît so chic dans son smoking et que Vincent Cassel laisse apparaître un torse velu sous un polo ultra-blanc… On achète ça fissa ! « 100 portraits de stars pour la liberté de la presse », 144 pages, 9,90 euros. Les reines de beauté de Chen Man
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28 ans, et déjà une star. Chen Man est la photographe de mode, en Chine. Couleurs éclatantes, peaux ultra lisses et maquillages sophistiqués, ajoutés à une maîtrise toute particulière de la technique 3D donnent à ses clichés une touche pour le moins reconnaissable. Vogue, Elle, Bazaar, Marie-Claire et Cosmo entre autres magazines, ont fait appel à ses services, tout comme les grandes marques de cosmétiques ou prêt à porter l’ont choisie pour des campagnes pub d’envergure. Le public chinois se presse en masse dès que la damoiselle pointe le bout de son nez quelque part. Sans doute car cette artiste nouvelle vague symbolise d’une certaine façon le vent de liberté et les élans consuméristes qui soufflent sur la Chine. Mais celle qui fit ses classes à la Central Academy of Fine arts de Pékin expose aussi ses œuvres dans les musées et galeries des quatre coins du monde, comme au printemps dernier, au Victoria and Albert Museum de Londres, dans le cadre de l’expo « China Design ». A Paris, la Galerie Maeght la met à l’honneur, en ce moment même, dans le cadre d’une exposition qui mêle grands et petits formats. Poupées coiffées d’oreilles façon Mickey Mouse en tenues affriolantes, Pin up qui pose dans un décor qui rappelle les peintures traditionnelles chinoises… Un véritable festival de reines de beauté, qui quitte le papier glacé pour les murs de la galerie. Réjouissant. Illus Chen Man Preference, 2004, © Chen Man.Exposition Chen Man, jusqu'au 18 janvier, Galerie Maeght, Paris 7e. www
Pour garder le contact avec William Klein...![]() A l'heure du tout numérique, l'argentique reste hype. Surtout quand il est marqué du sceau de Monsieur Klein, dont des "contacts peints" s'exposent pour la première fois à Paris. William Klein, photographe culte s'il en est, mais aussi cinéaste, peintre et graphiste, 80 ans aujourd'hui, a notamment laissé sa trace via ses fameux "contacts peints". Sur les planches contacts en noir et blanc, les numéros se suivent 29 A- 30- 30A... Les contours sont soulignés en couleurs : ici du rouge, là du jaune ou du bleu. Sa façon de reproduire ainsi, en l’amplifiant et en le restructurant, le geste que tous les photographes font, en choisissant un cliché sur la planche contact après observation minutieuse à la loupe. Le contact peint devient alors un cadre. Cette signature reconnaissable entre mille s'affiche sur des photos en tout genre : coulisses de défilés de mode, portraits et open flash, ambiances urbaines. Au-delà du jeu, un lien établi entre les deux formes de création de prédilection de Klein : photo, et peinture. Quelques années après une expo fleuve au Centre Pompidou, une quarantaine de planches grand format s'exposent, pour la première fois à Paris, à la galerie Laurent Strouk. Un bonheur n'arrivant jamais seul, on s'offrira aussi, pour Noël, le livre assorti. "Contacts peints", galerie Laurent Strouk, Paris. (Illus Autoportrait 1996. c William Klein.) Willy Ronis porté aux nues![]() Le livres "Nues" vient de paraître. "Les nus de Willy Ronis, dans leur extraordinaire naturel, sont sacrés". La phrase est de Philippe Sollers, auteur des textes d'un ouvrage qui parcourt 40 ans de carrière en 59 images de l'artiste, tous des nus. On y trouve bien sûr "Le Nu provençal" (illus Willy Ronis) portrait de son épouse saisie dans un halo de lumière, à Gordes, mais aussi "Mouche", où une femme chauffe son corps au coin du feu. Et tant d'autres... Des statues, des corps filiformes et d'autres aux contours plus généreux. Un trente-huitième ouvrage pour le membre de l'agence Rapho. Parallèlement, la galerie Guigon propose l'exposition "Ce jour-là", trois jours seulement. Une double plongée en eaux ronisiennes, c'est l'enchantement assuré. "Nues", éditions Terre Bleue, 136 pages 39 euros. "Ce jour-là", exposition à la galerie Guigon, Paris, du 16 au 18 décembre. Galerie Guigon Salomon, pionnier des paparazzis![]() Le photographe allemand Erich Salomon a officié dans les années 30. Planqué derrière un paravent ou en attaché-case l’homme, distingué, costumé et chapeauté shoote les hommes politiques et autres personnalités éminentes dans les ministères ou les conférences. Ici l’un ronfle, là l’autre baille aux corneilles, ces dames conversent allègrement en marge des discussions sérieuses. Salomon aligne les clichés amusants et les scoops, en se mettant dans la poche quelques précieux alliés (portiers, vigiles) et sort du cadre d’une photographie consensuelle, institutionnelle et imposée. Déporté avec sa famille, il meurt dans un camp, après avoir mis ses images à l’abri. Plus que l’ancêtre des paparazzis, c’est d’une certaine façon celui des photojournalistes… Un hommage bienvenu lui est rendu à travers cette centaine de clichés. Erich Salomon, le Roi des Indiscrets, à l'Hôtel de Sully, jusqu’au 25 janvier. Illus "Lors d'une réception à l'ambassade des Pays-Bas de Londres",1937. Archives Erich Salomon / Berlinische Galerie, Landesmuseum für Moderne Kunst, Fotografie und Architektur, © Bildarchiv Preußisher Kulturbesitz
Sipa, monsieur Sipa
C'est un bel et dense hommage que lui rend la MEP, où la petite et la grande histoire se rejoignent, en beauté. Illus c. Göksin Sipahioglu |
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