Expos : blog actu arts et expos. De Visu.
Fil d'actu : photographieFil Rss photographie
L'actualité de la photographie en France et à l'étranger. Lire aussi notre petite histoire de la photographie et le who's who des photographes sur l'encylcopédie Arts de Flu.

Linda McCartney photographs in London

Posté par Lucie le 24.04.08 à 15:42 | tags : photographie

 

Demain à Londres, à la galerie James Hyman, débute une exposition consacrée aux photographies de Linda McCartney, la femme, décédée prématurément il y 10 ans, de Paul. C’est la première exposition majeure dédiée à l’artiste. Parmi les vingt huit clichés exposés, des photos de John Lennon, Mick Jagger, Janis Joplin, Gilbert & George, Jim Morrison ou Simon And Garfunkel, mais aussi des photos de famille, de Paul et les enfants, dans leur ferme écossaise ou dans leur maison. Pour James Hyman, l’exposition va au-delà d’une simple rétrospective des icones rock des années 1960, Linda témoigne d’une réelle sensibilité de photographe, profession qu’elle exerçait avant de rencontrer Paul.
A voir quelques clichés, il semblerait que ce soit vrai…
Voilà de quoi prendre l’eurostar, ou bien peut-être profiter du prêt à taux zéro de Christine Albanel (se rappeler)- 25 des 28 photos de l’expo sont en vente, autour de 9 500 $...-

 

Une vidéo de Paul McCartney dans laquelle il répond aux questions de James Hyman est visible sur le site internet de l'ex Beatles.

 

Illustr1 Paul and Heather, Cliveden 1969©courtesy James Hyman galery; illustr2 John Lennon, London, 1969©courtesy James Hyman galery.

 

Linda McCartney photographs à la Galery James Hyman (www) jusqu'au 19 juillet. Les photos sont visibles sur le site de la galerie (ici)


Xu Yong + Yu Na: Drôle de Chine

Posté par Lucie le 23.04.08 à 10:23 | tags : galerie à paris, photographie

Très curieuses ces photographies de Xu Yong...
Le photographe s’est associé à Yu Na une ex call-girl qui entend par cet acte artistique retrouver son intégrité morale et physique en prenant le dessus dans des situations qui font échos pour elle à des humiliations. Outre cette démarche humaine les clichés ont une réelle valeur esthétique.
Dans des mises en scène d’une froideur mathématique qui ne sont pas sans rappeler certaines séries du photographe Edouard Levé, l’artiste met en scène sa société moderne dans des espaces blafards et transpose en espace rituel les nouveaux lieux du quotidien de l’entreprise. Les bureaux se transforment en autel, les smokings sont les uniformes d’une armée impersonnelle et figée, violente dans sa passivité et sa transparence.
En opposition à ces hommes une jeune femme, nue ou peu habillée prend la pose, mannequin imperturbable dans des postures on ne peut plus clichées. Ses attitudes frôleraient le ridicule si sa beauté n’était pas tant magnétique. Les hommes ne sont pourtant pas sensibles à la jeune femme, pas comme on l’attendrait en tous cas. Les deux univers sont partie intégrante l’un de l’autre.
Que désire montrer Xu Yong: les nouvelles aspirations de la Chine, une mythologie contemporaine de dévotion au commerce, au glamour de façade et au confort à l’américaine. Tout ça dans une froideur et une épure qui intègre de l'ironie ou de l'absurde teintés de morbide.
La photo au drapeau est très symptomatique d’une mutation, là où le passé maoïste cède la place à une Marilyne chinoise, blonde et dévêtue, une icône autrement plus attrayante dans la Chine d’aujourd’hui… égérie qui ne diffuse pour autant de réelle sensualité, d'émotion ni même de vent de liberté.

 


Illustr Solution Scheme B2 et D3 Xu Yong©courtesy galerie Albert Benamou.

Solution Scheme, de Xu Yong + Yu Na à la galerie Albert Benamou (www) jusqu'au 24 mai 2008.


Dans l'objectif de John Rankin

Posté par Nedjma le 28.03.08 à 17:59 | tags : expos, expos à paris, photographie

 

Il a tiré le portrait – et parfois déshabillé - les grand(e)s d’un monde qui embrasse show-biz, arts et politique : Tony Blair et les Stones, la Reine Elisabeth II et Juliette Binoche, Georges Clooney ou Kate Moss. Mais le photographe John Rankin a le génie pluriel : il est aussi réalisateur de clips et créateur de magazines, notamment le cultissime "Dazed and Confused". L’Acte2Galerie lui ouvre ses murs, pour des clichés surtout axés sur les nus et le regard (avec sa série d’eyescapes). Photo dr.

« Rankin Chop off their heads », Acte 2 Galerie, Paris 8e jusqu’au 12 avril.


Frédéric Delangle : Promenons-nous dans les bois...

Posté par Lucie le 19.03.08 à 15:09 | tags : galerie à paris, photographie, art contemporain

A vrai dire, à première vue, on n’aimerait pas vraiment se promener dans la dernière série de photos Nyctalope de Frédéric Delangle...
Ses images diffusent une « drôle » (façon de parler) d’atmosphère. Elles réunissent tous les clichés du parfait film d’horreur : la nuit, une étrange lumière, de grands espaces sombres d’où pourraient surgir n’importe quoi, une luminosité de phares de voiture (prière d’imaginer que celui qui la conduit n’est pas un bisounours), une campagne isolée, voire un étrange bâtiment abandonné. Bref, ça refroidit.
Mais à y regarder de plus près, le travail de lumière révèle quelque chose d’argenté et d’incandescent qui pourrait s’approcher du fabuleux. On s'habitue à l'éclairage et les paysages ne semblent plus si hostiles. Ces jets de lumière inattendus et sans source claire révèlent un paysage mystique tout à coup animé. On peut alors s’imaginer être dans la peau d’une chouette et s’approprier ce qui habituellement effraie…

 

Exposition Nyctalope de Frédéric Delangle à la galerie Philippe Chaume, jusqu'au 29 mars.
Voir le site de la galerie Philippe Chaume.
Voir le site de Frédéric Delangle.

Crédits photographiques, Frédéric Delangle, Nytalope, 2007 ©courtesy galerie Philippe Chaume.


Peter Knapp, sois belle mais te tais pas

Posté par Lucie le 14.03.08 à 17:39 | tags : mode, photographie, mep

Graphiste, directeur artistique, photographe, et plasticien, Peter Knapp n’a cessé de renouveler son approche de la photographie.

Si l’on voit aujourd’hui des mannequins truquées sous Photoshop aux cernes de trois-nuits-sans-sommeil-et-prise-excessive-d’héroïne, on voit sur les photos de Knapp des modèles au regard vivant et malicieux, et quelque chose de très inventif dans la mise en scène.


Knapp a révolutionné la photographie de mode au milieu des années 60 en libérant les mannequins du carcan qu’on leur imposait. Celles-ci peuvent alors oser des pauses décomplexées et se mettre en mouvement. Il utilisera même une caméra 16 mm pour les filmer dans des séquences courtes et récupérer ensuite des images fixes.
Classes ou joueuses, les jeunes femmes s’affirment alors dans une gamme d’émotion plus large et variée.


Directeur artistique du magazine Elle pendant 7 ans, Knapp confèrera au magazine une véritable personnalité. Il collabore alors avec Sarah Moon, Olivier Toscani ou Jean-Loup Sieff, et photographie aussi beaucoup lui-même.
Il quitte Elle en ne supportant plus l’aspect toujours plus esthétisant de sa pratique.
On se demande alors quel regard peut porter ce monsieur de 77 ans sur ce qu’est la mode aujourd’hui…

Ci-dessus: Françoise Fabian©Peter Knapp/Gamma; en haut: Elle©Peter Knapp.

Peter Knapp, La passion des images, jusqu'au 30 mars à la Maison Européenne de la Photographie (www).

 


Fabuleuse Karen Knorr

Posté par Lucie le 13.03.08 à 17:04 | tags : art contemporain, musées, photographie

Le musée de la chasse c’est tout d’abord des animaux empaillés qui vous agressent lorsque vous (osez) pénétrer dans une salle, planqués qu’ils sont dans les coins et les recoins. La bien nommée « salle des trophées » atteint le summum de l’horreur. On n’ y entre même pas, juste un regard fugace et hop on se sent de trop...


Voir alors les photos de Karen Knorr a quelque chose d’apaisant et dédramatise la situation. La photographe s’intéresse à la question des rapports entre nature et culture, homme et animaux, et des sociétés au patrimoine. Elle réalise des clichés qui exposent ces interrogations sans intermédiaire.
Ce qui fait un effet bœuf…si l’on peut se permettre…
C’est en effet des animaux qui investissent les tapisseries écœurantes, les descentes de rideaux dégoulinantes et les dorures des mobiliers du musée de la chasse. Des échassiers, classieux et désinvoltes, un renard, hagard et fuyant, un gros sanglier un peu pataud, ou des oiseaux bleus des îles (on les entendrait presque chanter) sèment le trouble et déstabilisent la fixité et l’ancienneté du dispositif pour former un tout baroque et décalé. Des femmes nues sont également présentes sur certaines photos, sortes de statues classiques de chair. Les Hommes et les animaux se ressemblent ici étrangement, autant dans la qualité de leurs présences que dans leurs expressivités.

Le tout est très beau, gracieux et surnaturel comme la quintessence du fabuleux. Car qu’est-ce que le fabuleux, si ce n’est la délicate fusion de l’imaginaire et de la réalité, de l’invraisemblable malicieusement devenu réel.


La photographe a réalisé ce travail sur commande du musée. Certaines images ont été réalisées dans les lieus (avec des animaux empaillés donc), on peut voir aussi sur un petit film les séances de pauses des modèles humains. D’autres ont été incrustées après, ce qui crée un alliage de présences et d’absences en plusieurs dimensions et des contrastes de couleurs incohérents qui véhiculent eux aussi le bizarre. La netteté des photos intrigue, en désaccord avec le mouvement physique des animaux. Ceci a quelque chose de magique, parce qu’on ne captera que rarement un animal sauvage immobile. On verra encore moins souvent un héron sur un fauteuil Louis XV certes...

 

Illustr©Karen Knorr

Fables de Karen Knorr au musée de la chasse (www), jusqu'au 11 mai 2008.

Rencontre-débat avec Karen Knorr et Adrien Goetz, écrivain et critique d'art, le dimanche 16 mars à 16h. 

A voir également le site internet de Karen Knorr (www)

 


Barry Frydlender: et si le monde était rassemblé sur une seule photo...

Posté par Lucie le 11.03.08 à 17:04 | tags : photographie, art contemporain, art numérique

 

Il semble que les photos de Barry Frydlender grandissent de façon exponentielle dans notre esprit. La largeur de ses prises de vue confère au cliché une impression d’immensité et ses panoramiques pourraient bien ne jamais s’arrêter de s’étirer.
Comme si chaque image avait l’ambition de tout saisir. Le photographe israelien semble ne rien laisser en dehors de l’objectif. Condenser toute la réalité, les couleurs, les mouvements, dans une même et unique photo qui grandirait jusqu’à l’infini.
Parfois cette profusion de signes et d’éléments leur donne une épaisseur violemment vivante qui saisit. Parfois ce trop plein agresse et écœure.


Ces photos sont en fait issues d’un méticuleux travail numérique qui consiste à assembler sur un même cliché des éléments pris dans beaucoup d’autres. Barry Frydlender compose ainsi des toiles surchargées, trichent avec la réalité pour la densifier et transmet ainsi sa propre lecture des signes qu’elle diffuse.

La netteté parfaite et le cadrage lui aussi sans faille entrent en friction avec l’abondance des couleurs, vives, qui émettent en contradiction une énergie incontrôlable. Cette différence crée une tension intéressante, donne aux images une dimension hyperréaliste.


L’Homme se retrouve alors nombreux et multiples dans une nature épaisse, dense et lumineuse. Et ce condensé de vie intrigue.

1ere illustr Café Bialik, 2000©Barry Frydlender; 2eme illustr Pitzooziah (supérette), 2002©Barry Frydlender

 

"Israel: Présent composé" de Barry Frydlender au Musée du judaisme (www) jusqu'au 25 mai.

Rencontre avec le photgraphe et François Hebel, directeur des rencontres d'Arles le 2 avril à 19h30. 


Les inquiétantes photos de Taryn Simon

Posté par Lucie le 04.03.08 à 17:19 | tags : galerie à paris, art contemporain, photographie, expos à paris


Le visage sombre et décidé de cette jeune artiste américaine renferme un mystère que son exposition nommée An American Index of the Hidden and Unfamiliar dévoile, sans pourtant en livrer le secret. Cette jeune trentenaire s’attache ici à montrer l'autre côté du miroir de l'Amérique, miroir brisé...

 

Au fur et à mesure du visionnage, l’inquiétante étrangeté qui se dégage des clichés de Taryn Simon nous amène presque à appréhender l’arrivée du suivant.

 

Est-ce que ce sont ces luminosités sombres qui effraient, comme un voile trouble que l’on jette sur la réalité ? Est-ce l’aspect sordide de ces teintes usées qui dérange ? Ou le contraste des couleurs, qui opère un glissement vers le surnaturel et donne le vertige ? Est-ce le discours qui accompagne chaque photo? Comme autant d'auscultations froides et détachées qui resituent la photographie dans une perspective sociopolitique affligeante.

La photographe livre des situations qui semblent si calmement documentées, un contexte si clairement énoncé, est-ce alors cette rigueur qui égare ?

 

Il est clair que les thématiques choisis par Taryn Simon nous fragilisent. Son travail semble se situer à l’endroit des dérives obscènes des sociétés. L’endroit où celles-ci dégénèrent.

 

Ce tigre blanc magnifique est issu d’un croisement. L’animal paie alors sa beauté du prix d’une consanguinité qui la rendu retardé et de fines déformations physiques qui l’empêchent entre autre de respirer normalement. Cette jeune palestinienne dont on ne voit que les jambes vient se racheter un hymen pour un prix monstrueux dans un contexte sordide, tout ça pour ne pas risquer un rejet de sa famille. Et cet endroit où l’on congèle les corps des hommes ou des animaux dans l’espoir qu’un jour on pourra les ramener à la vie.

 

La photographe, qui expose maintenant ses clichés dans le monde entier, réalise des reportages très fouillés sur des sujets dérangeants. Sa précédente série de photographies The innocent rassemblait des portraits de personnes condamnées pour meurtre puis innocentées. Taryn Simon réfléchissait par ce biais au rôle que joue la photographie dans le dispositif judiciaire américain. Objet nécessaire au procédé d’identification et de condamnation, capable alors de transformer l’innocent en criminel.

 


La jeune femme s'est également intéressée à la C.I.A comme à Disney, et traque tout ce qui peut se cacher derrière chaque (apparamment) belle vitrine. Inquiétant? On ne sait pas pour qui finalement...

 

L'exposition An American Index of the Hidden and Unfamiliar est à la galerie Almine Rech (www) (Paris-3ème) du 16 février au 15 mars.

An American Index of the Hidden and Unfamiliar est publié chez Steidl et comporte un avant-propos signé par Salman Rushdie, une introduction rédigée par Elizabeth Sussman et Tina Kukielski, ainsi que des commentaires par Ronald Dworkin.

 

Illustr. Taryn Simon©galerie Almine Rech

 

 

 


Le témoin Nachtwey au Laboratoire

Posté par Nedjma le 08.02.08 à 10:51 | tags : photographie, expos à paris, expos

D'Afghanistan au Rwanda, du Pakistan à la Bosnie, on lui doit quelques unes des photos les plus saisissantes en matière de photoreportage de ces dernières décennies. James Nachtwey va s'exposer au Laboratoire, lieu d'exposition singulier, qui a ouvert ses portes récemment à Paris. Avec un thème précis, les maladies infectieuses: tuberculose, sida, qui dévastent des pans entiers de population. Des images dont la puissance est accentuée par un noir et blanc qui claque. "J'ai été un témoin, ces image sont mon témoignage. Les événements que j'ai enregistrés ne devraient pas être oubliés, et ne doivent pas se répéter", clame James Nachtwey. S'il pouvait être entendu..

Expo James Nachtwey au Laboratoire, Paris, du 10 février au 15 mars. www

 


Les dunes, horizon infini de Shoji Ueda

Posté par Nedjma le 05.02.08 à 14:34 | tags : expos à paris, expos, photographie

Qui aime aller flâner à la Maison Européenne de la photographie sait que chaque salle y réserve des bonheurs différents. L'attraction du moment, c'est bien sûr l'exposition Edouard Boubat, qui consacre l'artiste humaniste sur une centaine de clichés doux-heureux. Mais ne quittez pas les lieux sans être montés d'un étage, pour voir la rétrospective consacrée au photographe Shoji Ueda (1913-2000) Méconnu en France, ce grand nom japonais mérite pourtant qu'on découvre son travail, notamment sa série emblématique consacrée aux dunes, réalisée entre 1945 et 1951. Dans un cadre de bord de mer, et de sable, il a photographié sa famille, ses amis et ses proches avec élégance et jeux d'ombres et lumières parfaitement stylisés. Ce décor naturel lui offre un fond unique, dont il aimait dire: "Les dunes c'est mon studio. On ne peut pas trouver d'arrière-plan plus parfait, car l'horizon est étirable à l'infini. La dune est un paysage presque naturellement photographique. C'est la nature, réduite à un fond unique"... Grains de sable, grains de la peau, grain photographique se mêlent dans une ligne subtile. "Une ligne subtile", c'est précisément le titre de l'exposition... Illus © Shoji Ueda Office Tokyo, Japon. Dunes, portrait de m. Sohji Yamakawa, 1984.

"Une ligne subtile", rétrospective Shoji Ueda à la MEP, Paris jusqu'au 30 mars.


La belle année 2008 du Jeu de Paume

Posté par Nedjma le 04.01.08 à 15:27 | tags : expos, expos à paris, photographie

Un an tout juste que la Catalane Marta Gili a pris les rênes du Jeu de Paume dans la foulée de Régis Durand, avec un credo: faire résonner les oeuvres entre elles. Alors que la foisonnante rétrospective Steichen vient de s'achever au site Concorde et que l'exposition Résonances se poursuit à Sully, le Jeu de Paume fourmille de projets et augure une année 2008 richissime. Après Eija-Liisa Ahtila dont les oeuvres seront confrontées à celle de Denis Savary, dans le cadre du programme Satellite, les oeuvres de Valérie Mréjean dialogueront avec celles d'Alec Soth, photographe de l'agence Magnum. Enfin, l'événement sera sans doute la première rétrospective consacrée, en France, à Richard Avedon, génie de la mode: un accrochage qui retracera son parcours de 1946 à 2004...

Illus "Robe du soir de Dior" Cirque d'hiver-Paris 1955. © The Richard Avedon Foundation.

Rétrospective Richard Avedon, du 1er juillet au 28 septembre 2008. Jeu de Paume, site Concorde. www


Boubat, correspondant de la paix à la MEP

Posté par Nedjma le 18.12.07 à 12:12 | tags : expos à paris, expos, photographie

Il vous reste encore une quinzaine de jours pour découvrir les expos de Martine Barrat et Larry Clark à la Maison Européenne de la Photographie. Le haut lieu parisien de l'image changera, ensuite, radicalement de ton. A partir de janvier, c'est Boubat qui s'y installe, enfin 150 de ses oeuvres. Celui que l'on a souvent rangé dans la catégorie "humaniste" aux côtés d' Henri Cartier-Bresson et Willy Ronis notamment a d'abord chroniqué l'après-guerre et ses horreurs, comme photoreporter. Marqué par cette expérience, il a ensuite choisi de se consacrer à la vie, et de célébrer le bonheur dans tous ses états. Un bonheur qui passe bien souvent par de petites choses, quotidiennes. Jacques Prévert, dont il a souvent tiré le portrait le qualifiait de "correspondant de la paix". Résolument parisien, l'homme a souvent posé son objectif dans sa ville avant de s'éteindre, en 1999, à Montrouge. Illus Collioure 1954 © Edouard Boubat.

Edouard Boubat à la MEP à partir du 16 janvier. www


Stasi / Secret Room

Posté par Arnaud le 21.11.07 à 11:37 | tags : photographie, art contemporain, expos à paris

Le Marais déjà trés accueillant en matière d'art, héberge desormais une nouvelle galerie : Dix9 est la convergence de deux passionnées de photographie, Michèle Zaquin et Hélène Lacharmoise.
Pour son ouverture la galerie Dix9 invite les talentueux Daniel et Géo Fuchs, artistes allemands qui par leurs photographies ont surpris bon nombre de tabous. Après leur très beau projet Conserving qui donnait à voir de manière inédite, des humains et des animaux figés dans du formol, ils reviennent avec un travail à la dimension incontestablement artistique mais aussi documentaire, Stasi / Secret Room. Durant deux ans, ils photographient l'intérieur des batîments désaffectés de l'ancienne police est-allemande pour la Sécurité de l'Etat (Stasi).

En écho aux débats politiques de ces dernières années, ce travail met en lumière la portée répressive du système. A l'image de cette machine extrêmement rôdée, les photographies respectent un protocle très rigoureux ayant pour but de rendre compte des lieux. La froideur du point de vue, en même temps que la quiètude qui y règne, dérangent. Il y a comme un non-dit en suspens dans ces pièces et ces couloirs, quelque chose de fascinant autant que de terrifiant. L'inquiétante étrangeté de Freud prend ici tout son sens. Pour le reste, nul doute qu'il faut confronter son imaginaire à la réalité de ces photographies.
En voici quelques unes :

Potsdam / Cabinet photographique, 2004 / 170x135 cm. Courtesy Dix9, Paris.

Hohenshönhausen / Etage des Interrogatoires, 2004 / 170x 135 cm. Courtesy Dix9, Paris.

Hohenshönhausen / Cellule d'isolement, 2004 / 88x70,50 cm. Courtesy Dix9, Paris.

Hohenshönhausen / Parloir, 2004 / 88x70,50 cm. Courtesy Dix9, Paris.

Stasi / Secret Room, de Daniel et Géo Fuchs

Du 24 novembre au 8 janvier 2008, à la galerie Dix9 (www)

19, rue des Filles du Calvaire, 75003 Paris


Paris Photo 2007 : l'oeil du monde

Posté par Nedjma le 14.11.07 à 11:01 | tags : expos, photographie, expos à paris

Créée voilà dix ans, Paris photo s'est hissée comme première foire de l'image fixe au monde. Une centaine de galeries et d'éditeurs des quatre coins de la planète sont réunis pendant trois jours autour d'une pléiade d'expositions, de conférences, de rencontres. Au total, quelque 500 artistes seont représentés, depuis Henri Cartier-Bresson et Helen Lewitt, jusqu'à Nan Goldin, Diane Arbus et Bernard Herrmann. L'Italie est à l'honneur avec, dans l'exposition centrale quelques pièces maîtresses de la collection UniCredit (Gabriele Basilico et Maria Giacomelli notamment). Les pionniers de l'image seront aussi représentés. Un beau bouquet d'images en somme. A suivre...

Paris photo, onzième édition, Carrousel du Louvre du 15 au 18 novembre. www


Comment regarder l’autre ?

Posté par Floriane le 13.11.07 à 10:34 | tags : bnf, photographie, quai branly, expos à paris

Photoquai, la biennale lancée par le musée du Quai Branly, propose outre des grands et moyens formats sur le quai de Seine, une série d’expositions dans diverses institutions parisiennes. Plusieurs d’entre elles méritent l’attention, mais s’il est impossible de tout voir, on peut au moins envisager les propositions selon l’angle affiché par la manifestation : le monde vu par ceux qui y habitent (de préférence à ceux qui s’y déplacent). En contraste avec cette idée et pour la mettre en perspective historique, sans doute, l’exposition consacrée aux Trésors photographiques de la Société de géographie présente, à la BNF, l’un des versants patrimoniaux de la manifestation.
Au XIXè siècle, après les premiers daguerréotypes (présentés au Quai Branly sous le titre Camera Obscura), les scientifiques confient à la photographie le soin de garder trace du monde, dans son étendue et son évolution. L’exposition de la Bibliothèque Nationale souligne, de manière très claire, la curiosité non seulement pour les paysages (vus d’un point de vue géologique), les peuples (très vite de façon ethnologique) et les industries (premiers chemins de fer, métro aérien, usines d’extraction, etc). Dépassés les récits et les croquis, l’image tend à s’imposer comme le reflet du monde, dont certains aspects s’avèrent condamnés à disparaître inexorablement. Le sens artistique gagne rarement ces regards scientifiques, à la différence des autres créateurs choisis par Photoquai.
Et pourtant, en quoi le témoignage des chercheurs français, allemands, anglais, lancés sur les pistes alors, ou celui des artistes d’aujourd’hui partis à la découverte d’autres horizons, aurait-il moins de valeur, d’authenticité que celui des autochtones ? La question n’est pas simple. Pour preuve, le regard croisé proposé par l’Institut polonais : comment un Chinois et un Polonais rendent-ils compte d’un même pays (la Chine) ? Peut-être l’Européen semble-t-il plus anecdotique, l’Oriental plus sensible au souffle qui parcourt ce qu’il voit ? Mais à quelques encâblures, les photos de trois autochtones, présentées au Centre culturel chinois, viennent démentir cette remarque fragile.
Chaque artiste a sa signature, même si la culture qui l’a nourri ne peut rester anodine. Chaque spectateur a son regard, et sa culture à lui le guide. Le grand mérite de Photoquai est de soulever toutes ces questions, et de faire avancer, en ces temps de protectionnisme à outrance, le rapport à l’autre. Illus © Édouard Joseph Bidault de Glatigné

Photoquai :
Du 30 octobre au 25 novembre à Paris
Catalogue « Le monde regarde le monde » : 35 €, en vente au musée du Quai Branly

Trésors photographiques de la société géographique:

Exposition virtuelle, sur le site de la BNF (www)


Expo virtuelle : Eugène Atget

Posté par Arnaud le 06.11.07 à 10:14 | tags : bnf, photographie, expos

Le site de la Bibliothèque Nationale de France revient sur la vie et l'oeuvre d'Eugène Atget, photographe de la fin du 19e siècle. Cette exposition virtuelle, vivante et trés documentée, met en lumière les travaux de cet homme, fin observateur de son époque. De ses ballades dans Paris, il photographie des boutiques, des détails ornementaux, des gens aussi. Il a passé une partie de sa vie à figer sur du papier glacé, les vieux quartiers de Paris appelés à disparaitre, comme un devoir de mémoire. Eugène Atget est un artiste méconnu, à la fois archéologue et historien, dont l'oeuvre mérite assurément le détour. Le caractère ludique du site Internet de la BNF, et l'intelligence du contenu finissent de parfaire un travail des plus interessants. Le froid n'est plus une excuse pour ne pas aller au musée!

Eugène Atget, exposition virtuelle.

Sur le site de la BNF(www)


Passage du Temps

Posté par Arnaud le 29.10.07 à 11:57 | tags : photographie, art video

Moon, qui ne lésine pas sur les superlatifs, nous convie à l'exposition "Passage du Temps" :

"C'est une grande première, 96 oeuvres de la collection privée de François Pinault sont rassemblées au Tri Postal, à Lille. Certaines n'ont jamais été exposées au public. 96 oeuvres d'art contemporain, photos ou installations vidéos, certaines de taille impressionnante. L'expo "Passage du Temps" démarre d'ailleurs par une oeuvre colossale jamais montrée depuis 1973... sur 50 m de long, des néons colorés alignées " Eblouissement"... pour nous inviter à effacer les images de notre quotidien et entrer dans l'univers de l'art et de l'imagination. Après le Palazzo Grassi de Venise, l'homme d'affaires a choisi cet ancien site industriel lillois plutôt que Paris ou Barcelone, pour montrer des oeuvres qu'il n'a, pour certaines, jamais admirées lui-même. « L'idée est d'oublier ce que l'on connaît pour pénétrer dans le monde des artistes », explique Caroline Bourgeois, commissaire de l'expo « Passage du Temps ». Car les 96 oeuvres proposent un voyage des années 1970 à aujourd'hui autour de l'image. On y croise celles d'un Marilyn Manson kitsch, d'un Robert de Niro psychopathe, ou de parfaits inconnus touchants d'humanité. A voir absolument ! "

D'ailleurs, elle nous a convaincu : Flu y était, et c'est ici...
Illustration : © Cindy Sherman


Julia Margaret Cameron wanted

Posté par Puck le 20.07.07 à 20:45 | tags : art numérique, photographie, web

Qui est Julia Margaret Cameron ?
Scoop : " Un collectionneur en renom à la recherche de l'éternel féminin ". Le secrétariat du détective privé Fred Foster, aka Fred Forest, nous envoie cet avis de recherche à l'occasion d'une exposition-filature reload :

" J'ai été chargé par m. X collectionneur en renom de retrouver Julia Margaret Cameron qui selon certaines indiscrétions sera présente a Art Basel Miami Beach 2007 incognito. Je sais très peu de choses d'elle et les photos dont je dispose sont floues. La prime risque de m'échapper. Soyez sympa, si vous savez quelque chose d'elle informez-moi d'urgence je vous en serai reconnaissant d'une façon eternelle. Merci à vous tous, Fred Foster. " Bonne chasse, fred !
Je ne crois pas qu'il y ait aucune récompense à la clef. Cela dit, si vous avez des informations sur notre revenante, merci de vous adresser directement au webmuseum.


Les Temps Modernes

Posté par Van le 19.03.07 à 15:41 | tags : expos à paris, galerie à paris, photographie

 
Le truc de la photographe Anne-Catherine Becker-Echivard, ce sont les poissons. Habillés, occupés, scénarisés dans des situations humaines, ils sont le motif - ou leitmotiv - de la photographe dont la galerie Wanted Paris expose une cinquantaine de clichés à Bercy Village, Paris XIIe. Exercice de style dans la mise en scène, ces petits poissons nous rejouent notre propre comédie humaine de façon forcément décalée (voire ridiculisée ?).

Les Temps Modernes, exposition dans les passages de Bercy Village, Paris XIIe, du 11 avril au 17 juin en accès libre, tous les jours jusqu'à 2h du matin.

(illus. © Becker-Echivard/Wanted Paris)


Goutte à goutte : mars 2007

Posté par Gflu le 05.03.07 à 14:02 | tags : peinture, sculpture, web, photographie

Petite sélection "au compte goutte" des différentes adresses et bons plans proposés par nos lecteurs (mémo : pour proposer les votres, c'est ici).

- Les Jardins de Magali : Site gallo romain restauré avec grottes, fontaines, mosaïques et fresque. Expositions, concerts, résidences d'artistes. Si vous passez dans le Luberon... (merci Magali !)

- Les stages photos des Rencontres d'Arles : Pour la première année les Rencontres d'Arles se lancent dans la Féria de Pâques en Avril en proposant des stages de photographie. Un mot d'ordre "fête des photos". David Balicki et Jean-christophe Béchet dirigeront ces stages, l'un en se concentrant sur les nombreux visages présents (entre toreros et simple fêtards) et le second par une approche plus rédactionnelle à la manière d'un magazine photo.

- Les Liquid Waters de Martin Waugh : Jamais une goutte d'eau n'abolira le blizzard. Sigismund vous invite à découvrir les sculptures liquides de cet artiste-technophile, et précise : "il se sert du mouvement, et pas d'une quelconque refrigération".

- Le site du peintre Franck Saïssi : le site perso de cet "artiste nicois contemporain expressioniste déjanté" : découvrez ses huiles, vidéos, photos et le planning de ses expositions.


Et la photo de tatoo fut...

Posté par Puck le 05.03.07 à 13:40 | tags : photographie
Copinage : Melina Jolié attire notre attention sur le travail photo amateur d'un couple de plasticiens qui recrutent leurs modèles en ligne. "Un peu de douceur dans un monde de brute ! Enfin un photographe, ou plutot un couple de photographes, qui présentent une image valorisante de la femme. Chose incompréhensible, ils ne semblent pas travailler pour l'argent. La démarche est elle véritable ou bien s'agit il pour eux de se faire connaître afin de devenir "pro" par la suite ? A voir, à lire, à chacun de se faire une opinion". Leurs thèmes de prédilection : le tatouage (illus) ou la maternité. Vous souhaitez les rencontrer ? 

Arts premiers

Posté par Gflu le 19.02.07 à 12:54 | tags : web, quai branly, photographie

Chaque semaine, une image chez Monade : Image de la semaine.


Wanted Paris : offrez de l'art à Noël

Posté par Van le 18.12.06 à 10:13 | tags : galerie à paris, photographie

En manque de la bonne idée à quelques jours des fêtes de fin d'année ? Wanted Paris, galerie de photos d'art en ligne (qui possède aussi une adresse physique), propose une sélection de photographies numérotées et signées à (plus ou moins) petits prix, à retirer à la galerie ou à se faire livrer en 48 heures chez soi.
Mettez de l'art au pied du sapin.
(illus. Victor Bergen Henegouwen, Home sick)

Portraits de nuit à Paris

Posté par Puck le 29.11.06 à 10:01 | tags : photographie, galerie à paris

Nadia a visité pour nous l'expo When the night falls, à la galerie Sévigné 13 à Paris :
"Clayton s’initie à la photographie dès l’âge de 15 ans ! Il collaborera avec des Magazines tels que Dazed & Confused, Squeeze, Tank ou  De l’Air…et dans des publicités pour Louis Vuitton, Lacoste, Coca-Cola…Des critiques ont comparé "ses photographies urbaines en suspension à des peintures expressionnistes ou à des silhouettes à la Munch".


Quant à Ruddy Candillon, autodidacte nomade, il superpose divers microcosmes qui cohabitent entre la féerie et le trouble, révélant une sorte d’Unheimlich de l’immatérialité. La couleur du spectre chimérique, aura des portraits, prend une forme et vie humaine.


Se livre ainsi une confrontation entre le réel et l’abstrait, le mouvement et le figé. L’hermétisme lumineux et coloré semble imager le reflet d’une profonde turpitude intérieure aussi sombre que tumultueuse. Deux artistes nictalopes présentent à la galerie Sévigné 13 des photographies riches en couleur et en mouvement. " Merci, Nadia !

When The Night Falls, exposition du jeudi 09 novembre au samedi 09 décembre 2006.
Galerie 13 Sevigné au 13 rue Sévigné 75003, dans le cadre du mois de la photo à Paris (www)


Harcourt vous tire le portrait

Posté par Puck le 23.11.06 à 09:46 | tags : expos à paris, insolite, photographie

Au 19e siècle, il était d'usage pour les familles aisées de se faire représenter par des peintres. Mais la soif de se faire tirer le portrait gagna tous les milieux, avec l'avénement de la photographie. Pour un Nadar resté célèbre (Victor Hugo, Baudelaire, George Sand), il existait des dizaines de studio photos spécialisés dans le portrait à Paris. A l'occasion d'une exposition au Louvre des Antiquaires, le non moins célèbre Studio Harcourt (spécialisé quant à lui dans le portrait de stars de cinéma) renouera l'espace d'une journée avec cette tradition millénaire. Il propose de vous tirer un portrait original, cadeau que vous pourrez offrir à votre dulcinée ou faire trôner au dessus de la cheminée (séance le samedi 16 décembre 2006, sur rendez-vous uniquement - 1000 € ). Pour Noël, laissez le glam agir.

L'exposition Harcourt, elle, se poursuit jusqu'au 15 janvier 2006. Réservation : 01 42 18 09 41. Illustrations : portrait de César (droite), et cette célèbre Dame au chapeau (gauche). Courtesy Studio Harcourt.



  Discussions en cours sur le forum arts :
Rechercher
Dans la boite
Ajouter à Netvibes Ajouter à Mon Yahoo! Ajouter à mon Google Ajouter ce blog à mes favoris Technorati! Abonnement Bloglines
Clin d'oeil : liens à voir
. La boite à images (FR)
. Drawn (EN)
. Paris.photobloggers (FR)
. pourinfos (FR)
. Regarde (FR)
. EyeBeam Reblog (EN)
. Le Typographe (FR)
. We make money not art (EN)
. Veer (EN)
. Del.icio.us:art (EN)
. Flickr Paris (EN)