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Les expos de peinture en France et à l'étranger. Tous les billets consacrés à cette forme artistique sur De Visu. Lire aussi notre petite histoire de la peinture et le who's who des peintres sur l'encylcopédie Arts de Flu.
Art made in USAPosté par Nedjma le 28.05.09 à 12:39 | tags : expos à paris, art contemporain, photographie, peinture
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Dorothy's gallery, un espace d'art, un espace militant. Après avoir organisé une exposition à la gloire du candidat Barack Obama, à l'automne dernier, le lieu remet ça, avec cette fois une exposition entièrement dédiée... aux Etats-Unis. Après un accrochage au Jardin d'acclimatation, Dorothy poursuit l'événement dans ses murs. Une cinquantaine d'artistes contemporains américains y sont à l'honneur. Peintures, sculptures, dessins, photos, vidéos, collages... Parmi les artistes à l'honneur: Stephen Tamisie, Matthew Rose, Robert Gallagher. Concerts et ateliers d'arts plastiques complètent le menu des réjouissances. Quand l’art de rue a pignon sur rue… Exit les murs de la rue ? Pas forcément... En tout cas, le street art a de plus en plus les faveurs des galeries d’art. Après la richissime expo T.A.G. au Grand Palais et en attendant le musée du graffiti –en vérité un musée à ciel ouvert, et participatif-, c’est la galerie Alexis Lartigue qui célèbre l’expression urbaine. Jonone, Jérôme Mesnager, Speedy Graphito, Jeff Aérosol, L'Atlas, Babou, Sun 7, Philippe Bonan, Run don't Walk, Malatesa, Mosko & Associés (vous savez ceux qui installent des animaux sauvages un peu partout, et notamment cette girafe colorée- : les artistes exposés créent sur différents supports : affiches, pochoirs, stickers. Exposition « Street Art », jusqu’au 13 juin, Galerie Alexis Lartigue.
William Blake au Petit Palais : l'expo en images Il est fou. Il est poète. Il hallucine. Il a la foi. C'est un génie. William Blake est un génie visionnaire, romantique, incompris, si ce n'est maudit, par les prêcheurs de vérité de son époque. Il était temps de consacrer, en France, une exposition entière à l'œuvre du génie : le Petit Palais et le Musée de la Vie Romantique ont réunis près de 150 œuvres, prêtées par les principaux musées britanniques.Moderne avant les modernes, Blake eut une influence déterminante au XIXe siècle puis au XXe siècle : préraphaélites, symbolistes, surréalistes, ou même philosophes "New Age" (Aldous Huxley) ont pu voir en lui un précurseur secret et exalté. Après Dante et Milton, il fait partie des poètes qui mettent la Bible en vers ou en couleurs et la rendent sexy. Avec Les Chants d'Innocence (1789), Le Mariage du ciel et de l'enfer (1790-1793), L'Amérique et l'Europe (1793-1794), il impose un nouveau procédé - l'imprimé enluminé - des livres illustrés qui alternent poésie et gravure et dont il maîtrise l'entière fabrication, mais bouleverse aussi, par son esthétique, l'ensemble des canons académiques de l'époque. Evénement pictural comme littéraire, l'exposition du Petit Palais témoigne de toutes les étapes de la carrière du poète graveur : les années d'apprentissage puis le métier de graveur professionnel, les premiers livres enluminés, puis, à partir de 1795, les estampes en couleur qui restent aujourd'hui ses œuvres les plus célèbres. Une place est également consacrée aux reprises des œuvres de Blake dans l'art d'aujourd'hui, avec, notamment, des extraits du Dead Man de Jim Jarmusch. Monet en son jardin, à Giverny
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A l’automne dernier, le musée d’art américain de Giverny fermait ses portes après plus de quinze années d’existence. Objectif affiché : le transformer en musée des impressionnismes, et mettre en lumière les origines, ainsi que la diversité géographique de ce mouvement artistique. Et ce, sur la terre où Claude Monet vécut dès 1883 et qui abrite déjà un musée à son nom. Le site joue en effet les escales cruciales en matière d’impressionnisme, dans la vallée de la Seine. C’est donc désormais chose faite et, depuis le 1er mai dernier, l’exposition inaugurale du musée rend hommage à Monet, autour de son jardin. Au total, une vingtaine de toiles y sont rassemblées parmi lesquelles « Les Nymphéas », à quelques mètres de l’endroit même de leur création. L'exposition entend mettre l'accent sur le double travail créatif du peintre. Grand jardinier et paysagiste, il composa avec art un jardin qui deviendrait ensuite le motif de ses œuvres. Un travail qui se poursuivra sur deux décennies, avant que Monet, en partie affecté par des troubles visuels, se détache de la représentation fidèle du réel.
![]() Illus 1, Monet devant sa maison à Giverny. Anonyme, 1921, autochrome. c Musée d'Orsay. Illus 2, Nymphéas. Exposition « Le jardin de Monet à Giverny : l’invention d’un paysage », jusqu’au 15 août, Musée des impressionnismes de Giverny. Nouveau cap pour MontrougeBienheureux les amateurs d’art contemporain vivant en région parisienne. Alors que La Force de l’art bat son plein au grand palais, voilà quelques jours que Montrouge a également ouvert ses portes. ![]() Peinture, sculpture, dessin, photographie, installation et vidéo, un foisonnement d’art(s) contemporain(s) au 54e salon de Montrouge, qui a investi la ville le 30 avril dernier, et se poursuit jusqu’au 20 mai. Avis de vent frais annoncé sur l’événement, chapeauté par un nouveau directeur artistique depuis janvier. Journaliste, collectionneur et galeriste, Stéphane Corréard succède à Alain Lamaignère. Il défend les créateurs français d’art contemporain et de design. « De grands noms de l’art actuel ont été découverts à Montrouge. Ce rôle d’accélérateur de carrières doit être renforcé ». En outre, le salon quitte le Théâtre pour la Fabrique. Un immense site d’exposition en lieu et place des anciens bâtiments de l’usine Areva, soit 4000 mètres carrés entièrement réagencés par la scénographe Matali Crasset –à qui l’on doit notamment la restauration de l’hôtel design niçois Hi, et l’aménagement de la Maison des Petits, au 104 parisien-. Au total 80 mini-expositions personnelles sont proposées, avec plus d’espace accordé à chaque artiste qu’à l’accoutumée (ils sont moins nombreux). Invité d’honneur de cette édition 2009, Arnaud Labelle Rojoux, spécialiste de la performance Illus © Arnaud Labelle-Rojoux. 54e salon d’art contemporain. Jusqu’au 20 mai, la Fabrique, Montrouge tous les jours de 12h à 20h. Entrée libre.
Qui a coupé l'oreille de Van Gogh?A quoi Vincent Van Gogh devait-il son oreille coupée, immortalisée par plusieurs de ses toiles ? A un accès de démence, comme l’affirme la version la plus connue de l’histoire, ou à une agression de son ami, Paul Gauguin ? C’est la dernière option que défendent deux historiens allemands, balançant un véritable pavé dans la mare… de peinture. Plus de cent ans après le drame, survenu dans la nuit du 23 décembre 1888, Hans Kaufmann et Rita Wildegans, deux universitaires de Hambourg, affirment dans un livre que Gauguin aurait agressé Van Gogh avec un sabre avant de prendre la fuite. Ils viendront étayer cette thèse à Bâle le 17 juin à l’occasion de l’exposition sur les paysages de Van Gogh. Pour Thierry Geffrotin, spécialiste français du peintre hollandais, c’est une hérésie. Gageons que ce débat - un de ceux dont le petit monde de l'art, Flu inclus - est friand, n’a pas fini de faire couler de l’encre… ![]() Illus Autoportrait à l’oreille bandée, Vincent Van Gogh. L'art contemporain ? C'est de la viandeUltime expérience du pop-art : peindre la Joconde avec des hamburgers. C'est ce que fait ce jeune artiste américain dans cette étonnante vidéo. C'est plus qu'un retournement : certes la marchandisation de tout avait conduit l'art à devenir un produit comme un autre, et inversement à faire accéder des objets de consommation courante au rang d'oeuvre (oui oui comme les soupes Campbell). Cette fois le produit devient outil mais la critique sociale est intacte (ouf) puisque la vidéo nous rappelle en creux à quel point c'est gras un hamburger. On attend avec impatience les premières estampes réalisées à la sauce Samouraï. Lire aussi : le pop art dans tous ses états sur Flu.
Neuvième Prix Marcel Duchamp : et les nominés sont…Posté par Nedjma le 19.03.09 à 10:30 | tags : art contemporain, expos à paris, peinture, sculpture, vidéo, centre pompidou
Saâdane Afif (39 ans), sculpteur ; Damien Deroubaix (37 ans), peintre ; Nicolas Moulin (39 ans), vidéaste ; Philippe Perrot (42 ans), peintre: voilà la cuvée 2009 des postulants au prix Marcel Duchamp. C’est un comité de sélection composé de onze collectionneurs de l’Association pour la Diffusion Internationale de l’Art français (Adiaf) qui a choisi les quatre nommés, artistes résidant en France et a rendu leurs noms publics hier. Des jurés français, mais aussi grec, américain, allemand etc. Comme chaque année, les quatre heureux élus exposeront leurs œuvres dans le cadre de la FIAC –cette fois du 22 au 25 octobre 2009- et le lauréat final présentera une exposition personnelle au Centre Pompidou, en plus gratifié d’un prix de 35 000 euros. Cerise sur le gâteau, le Pavillon France de l’exposition universelle Shangai 2010 invitera les artistes de l’édition 2009 à représenter l’art contemporain français en Chine, du 1er au 30 juin… Lire ici le compte-rendu des précédentes expos des lauréats à la FIAC. L'art sourit à Art Paris
Illus Philippe Favier, Sans titre, 2007. Galerie Sollertis. Art Paris, du 19 au 23 mars, de 11h à 20h30, Grand Palais. Robert Combas, frimeur flamboyant Un peintre à la Maison Européenne de la photo ? Après Jacques Monory, place à Robert Combas. Il peint sur des reproductions photographiques d’œuvres anciennes et donne naissance à d’autres œuvres, tout en s’interrogeant sur la pratique de la reproduction à l’infini. Ici, on découvre des œuvres spécialement créées par Combas pour l’occasion. L’artiste a repris les ektachromes d’œuvres anciennes, réalisées à partir de pages de magazines arrachées : papier glacé où s’étalent des icônes de la mode, immobiles, qu’il anime. Ces archives passées sont réutilisées comme bases de nouvelles œuvres peintes, elles aussi photographiées et peintes en grand format. Reproduction de la reproduction, par un processus d’autoinspiration. En 200 centimètres sur 150, les créations finales signées par l'artiste mêlent photo argentique, peinture aux couleurs pétaradantes et phrases déclinées en lettres majuscules. « J’y comprends plus rien », « Drague-moi comme une chanson d’amour ». Avec ces nouveaux ajouts successifs, il introduit du mouvement et casse le côté figé de la photo. Voilà une dizaine d’années qu’il se penche sur ce support, en transformant des images existantes. C’est l’une des « pratiques satellites » à sa peinture. Mais quel que soit le support, on retrouve la désinvolture, l’humour, les envolées sensuelles, étranges et parfois un peu violentes, trop « gueulardes » pour certains, qui font sa patte. Sur une cité aux bâtiments verts, cliché urbain, un grand soleil jaune réchauffe une pépette allongée, lascive. Ici encore, son bestiaire étrange, puis une galerie de personnages qui mêle mante religieuse, sainte verte et noire, déesse indienne et statuette pygmée… S’il rit des autres, il sait aussi rire de lui-même et jouer avec son image. En se qualifiant de « frimeur flamboyant » d’abord. Ou en se représentant dans des postures pour le moins improbables. Voyez cet autoportrait en Roy Loney, en avaleur de sabre et de « cool-œuvre », encore en « teenage-head » ou en saint sacristain dans une culotte de zinc ! Et puis il y ce film captivant qui lui est consacré. On y voit Combas à l’œuvre, on y entend ses confidences, verbe haut, faconde vive. Il commente notamment son travail, les accidents et les fautes qui donnent des oeuvres : « Plutôt que la ligne droite, je peins dans les chemins de traverse et parfois je tombe dans les trous ! C’est assez fatigant ». Mais tellement plus dense. Illus "J'y comprends plus rien" dr Exposition Robert Combas, jusqu’au 5 avril, Maison Européenne de la photographie. Goya n'a pas peint le Colosse
Ils sont donc formels : "la pauvreté de la technique, de la lumière et des couleurs, de même que la différence marquée entre «Le Colosse» et les œuvres principales attribuées de manière documentée à Goya, deviennent manifestes". Lesdits experts ont également relevé des hésitations de pinceau qu'on peut difficilement imputer au Maitre mais plus vraisemblablement à l'un de ses disciples. Les experts Madrid estiment qu'il s'agirait d'Asensio Julia, peintre moins connu qui fut l'assistant de Goya et dont celui-ci a fait le portrait. Le Colosse ne serait d'ailleurs pas la seule oeuvre à avoir été abusivement attribuée au peintre espagnol... Dufy, un graveur et designer à découvrir![]() Le Musée d'art moderne de la Ville de Paris rend hommage en cette fin d'année à un artiste mal connu et mal aimé en son pays, Raoul Dufy. La présence dans l'enceinte du Palais de Tokyo (scindé entre la Ville de Paris, qui y loge le MAMVP, et l'Etat, qui y a installé un centre de création contemporaine du même nom), de la fresque La Fée Electricité, réalisée par Dufy pour l’Exposition Internationale des Arts et Techniques à Paris en 1937 et installée en 1964, n'y est sans doute pas étrangère. Dufy est un peintre mal aimé, on le sait depuis sa mort en 1953. Cette année-là eut lieu en son honneur une exposition au Musée d'Art moderne, à Paris. Depuis, plus rien dans la capitale française. Pourquoi un tel rejet ? Certes, Raoul Dufy ne fut pas un grand peintre, hormis un certain nombre de bonnes toiles visibles au MAMVP, notamment celles de la période fauve, lorsque l'artiste peint les plages de sa Normandie natale dans une effervescence qui mêle l'anecdote Belle-Epoque à la Maupassant à la furie fauve. Le passage au cubisme, comme chez de nombreux peintres, éteint sa palette et raidit son dessin. Puis, lorsque Dufy trouve sa manière, qui consiste à faire déborder la couleur du cadre dessiné et à répéter des marines aux vaguelettes naïves ou des intérieurs faussement matissiens, là, on ne suit plus. L'agréable surprise de l'expo du MAMVP est donc ailleurs, notamment dans la (re)découverte du talent de Dufy comme graveur et créateur arts déco. Des tissus à fruits dessinés pour le célèbre styliste des Années folles Paul Poiret aux énormes jarres décorées avec audace, en passant par d'intrigantes maquettes d'appartements en céramique ou des projets de mosaïques florales, on saisit là grâce à l'artiste tout le charme d'une époque. Et ses séries de gravures sur bois pour Le Bestiaire ou Le Cortège d'Orphée d'Apollinaire, par le sens de la composition et la délicatesse des contrastes, valent cent fois ses toiles aux couleurs souvent criardes.
A Strasbourg, la foire St-Art dans les starting blocks
Après l'effervescence parisienne des Fiac, Slick, Show Off, Paris Photo, etc., place donc aux foires de plus petite envergure en "régions", qui drainent des publics fort différents — et de fait, des œuvres d'art contemporain moins pointues. Une centaine de galeries (dont 40% d'étrangères), 400 artistes, beaucoup de peinture (Arroyo, Erro, Villeglé, Riopelle, Titus-Carmel), peu de vidéo et encore moins d'installations, mais un bel hommage aux photographes hongrois (Brassaï, Kertesz, Sved...) constituent cette 13e édition strasbourgeoise, qui attire tant le public français qu'étranger (notamment d'Allemagne, de Belgique ou du Luxembourg). A ne pas manquer, le superbe solo show de Paul Rebeyrolle chez le galeriste parisien Claude Bernard.
St-art, du 21 au 24 novembre 2008 au Parc des Expositions de Strasbourg (www) Goya perd une toile Artiste légendaire, précurseur du romantisme, face sombre et brillante du siècle des Lumières, fierté espagnole, Francisco de Goya y Lucientes a laissé à la postérité des œuvres majeures dont l'influence ne s'est pas démentie depuis deux siècles : le portrait acerbe de la famille du roi Charles IV, ceux des grands d'Espagne et des maîtresses complices, le Tres de Mayo, à propos de la terreur de l'invasion napoléonienne, les séries de gravures (les Caprices, les Désastres de la Guerre...), les décors de la Maison du Sourd, etc.Parmi ces chefs-d'œuvre, Le Colosse, daté autour de 1810 et conservé au Musée du Prado à Madrid, était jusqu'à présent emblématique de la période la plus sombre de l'artiste, celle où Goya dénonce les horreurs de la guerre napoléonienne qui fait fuir le peuple espagnol face à l'« Ogre », figuré sous la forme d'un géant musculeux, s'éloignant dans une brume apocalyptique après avoir tout ravagé sur son passage. L'histoire de l'art n'étant pas une science exacte, il faut s'attendre parfois tant à des surprises heureuses qu'à de grandes déceptions. Car voilà, Le Colosse n'est pas de Goya. Un comité d'experts réunis par le Prado, dont il faut saluer la courageuse recherche de vérité qui a mené à dévaluer une des toiles phares du musée, a conclu que la toile de 116 sur 105 centimètres n'était pas de la main du maître, mais de celle d'Asensio Julià, assistant et ami de Goya, qui en fit un superbe portrait. Des doutes avaient été émis depuis déjà une quinzaine d'années. La découverte par microphotographies des initiales AJ dans le coin inférieur droit de la toile a ouvert la voie à la réattribution à cet artiste espagnol, né en 1760 et mort en 1819, dont on connaît peu d'œuvres. Des différences stylistiques et quelques maladresses, sensibles surtout aux experts les plus patentés de l'œuvre de Goya, ont achevé de convaincre les historiens de l'art, notamment par comparaison avec d'autres œuvres, comme une gravure de Géant assis, mieux dessiné, ou le paysage plus élaboré de la Prairie de San Isidoro. Malgré sa réattribution, Le Colosse demeure une œuvre majeure de l'art espagnol du tournant du XIXe siècle, fortement marquée par Goya, dans le mélange de sensualité et de terribilità, et dans la métaphore de la guerre. Asensio Julià, un artiste à suivre ? Louvre 2008-2009 : demandez le programme ! A la veille de l'été, les grands musées dévoilent leur programmation pour la saison suivante. En premier lieu le plus grand de tous, le Louvre, qui annonce un programme chargé et divers. L'événement de l'année sera l'importante (et rare) rétrospective consacrée au peintre de la Renaissance Andrea Mantegna, à partir de fin septembre. Parallèlement le Louvre invite l'illustre compositeur et chef d'orchestre français Pierre Boulez à concevoir une programmation de concerts et une exposition intitulées "Œuvre : Fragment", combinant des lectures croisées entre les grandes œuvres plastiques, littéraires et musicales des XIXe et XXe siècles. Toujours sous le signe des grands maîtres, le musée propose à partir de début octobre un face à face Picasso-Delacroix, en complément de l'exposition "Picasso et les maîtres" au Grand Palais. L'automne sera en outre marqué par des expos pointues : "Les Bronzes français de la Renaissance au Siècle des Lumières", ou "Les Premiers Retables. XIIe-XVe siècles", tandis que l'on pourra découvrir des peintres peu connus tels le Danois Abildgaard ou l'Autrichien Waldmüller. Puis, au printemps, regard sur l'Egypte mystique avec "Les Portes du ciel. Visions du monde dans l'Egypte ancienne". Ill. Andrea Mantegna, détail de La Crucifixion (1456-1459) © Musée du Louvre Granet à l'ombre d'Ingres
![]() Le nom de Granet est le plus souvent associé au musée du même nom, à Aix-en-Provence, auquel le peintre a contribué à donner une réputation internationale par le legs en 1849 de sa collection personnelle, comptant plus de 2000 œuvres, dont quelques 300 peintures italiennes et flamandes. Ill. Jean Auguste Dominique Ingres, Portrait de Granet, 1809, Aix-en-Provence, musée Granet © Musée Granet Radical Light à la National Gallery : la peinture-lumière des ItaliensA ne pas manquer si on passe par Londres cet été (ou par Zurich cet automne), l'exposition de la National Gallery consacrée aux divisionnistes italiens, version transalpine du néo-impressionnisme inventé en France par Georges Seurat. L'expo, sommaire mais efficace, rend compte des deux versants d'une même esthétique : symboliste et tourné vers la tradition ou vers le progrès social avec des peintres tels Giovanni Segantini, Angelo Morbelli ou Giuseppe Pelizza da Volpedo ; se confondant avec l'avant-garde futuriste avec Giacomo Balla, Umberto Boccioni ou Luigi Russolo. Petit aperçu en images.
![]() Giovanni Segantini, Les Mauvaises Mères, 1896-1897 © Kunsthaus, Zürich ![]() Angelo Morbelli, Dans les champs de riz, 1898-1901, collection particulière © Photo Courtesy du propriétaire ![]() Giuseppe Pellizza da Volpedo, L'Enfant mort, 1896-1905, Musée d'Orsay, Paris © RMN, Paris. Photo Hervé Lewandowski ![]() Luigi Russolo, Eclair, 1909-1910 © Galleria Nazionale d'Arte Moderna, Rome. Photo Alessandro Vasari Giuseppe Pellizza da Volpedo, Fiumana, 1895-1896, Pinacoteca di Brera, Milan © Su concessione del Ministero per i Beni e le Attività Culturali Radical Light. Italy's Divisionist Painters, National Gallery, Londres, jusqu'au 7 septembre 2008, puis au Kunsthaus de Zurich du 27 septembre 2008 au 11 janvier 2009. Peter Doig : luxe, calme et volupté au MAMVP
![]() Pour ceux qui ne partent pas en vacances cet été, et voudront se zénifier un peu en plein Paris, il n'est que trop conseillé de venir admirer les yeux plissés de jouissance esthétique les toiles solaires — ou lunaires — de Peter Doig, peintre écossais installé dans l'île de Trinidad. ![]()
Ill. : Peter Doig, 100 Years Ago, 2001, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne (Centre de création industrielle), Paris © Peter Doig. Courtesy Centre Pompidou, Paris — Arnold Böcklin, L'Ile des Mort, 1883, Nationalgalerie, Berlin Baselitz érotique, mais pas seulement...
Illustr Georg Baselitz© courtesy galerie Thaddaeus Ropac Remix de Georg Baselitz, jusqu'au 29 mars, à la galerie Thaddaeus Ropac (www) Lyon rend hommage à Diego Rivera
On en a peu parlé mais l'année 2007 marquait à la fois le centenaire de la naissance de Frida Kahlo et le cinquantenaire de la mort de Diego Rivera, sa moitié amoureuse et mentor artistique. En mai 2006, à l'occasion des Rencontres internationales de la peinture murale de Mexico initiées par la fondation Diego Rivera, les œuvres de « Cité création », entreprise française connue pour ses peintures urbaines, affichent un réel succès. Pour le cinquantenaire Rivera, la Fondation a proposé à la société de concevoir et réaliser la création de trois fresques murales ainsi que la construction d'une place publique. C'est désormais chose faite : l'Espace Diego Rivera a été inauguré voilà quelques semaines dans un quartier du septième arrondissement de Lyon, en pleine mutation. On y découvre des fresques liées aux thèmes de prédilection de l'artiste : histoire du Mexique à travers plusieurs épisodes phare : invasion de Cortès, conquête espagnole, révolution agraire... Espace Diego Rivera, rue Georges Gouy- Lyon. Soutine rempile à la Pinacothèque
Le 10 octobre dernier commençait, à la Pinacothèque de Paris, une exposition consacrée à Chaïm Soutine, peintre secret, juif émigré, expressionniste tourmenté. Ce proche de Modigliani voit aussi son histoire liée à la légende de Montparnasse. Depuis 1973, et celle de l'Orangerie, aucune exposition d'envergure ne lui avait été consacrée à Paris. C'est donc chose faite. Au total quelque 80 oeuvres, pour beaucoup exposées pour la première fois e restaurées spécialement pour l'occasion. Le tout sous la houlette de Marc Restellini. L'exposition qui devait s'arrêter en janvier est prolongée jusqu'au 2 mars. Illus "Maternité" © Collection Privée/ ADAGP Paris. Soutine à la Pinacothèque de Paris jusqu'au 2 mars 2008. www
Expo Helen Schjerfbeck. Helen qui ?Actuellement exposée au musée d'art moderne de la ville de Paris, l''artiste peintre finlandaise au nom impronçable fait l'objet d'une courte vidéo de présentation sur Dailymotion. Le reportage a été réalisé par le site Paris.fr ; didactique et informative comme un sujet de France 3, il permet au moins de se faire une idée. Pour en savoir plus, on peut aussi lire le mini-portrait de Helene Schjerfbeck et la chronique de l'expo en Mag Arts.
Courbet au Grand PalaisC'est l'une des expos événement de l'automne. Trente ans après la dernière rétrospective consacrée à l'artiste, le Grand Palais lève le voile sur l'expo Gustave Courbet ce samedi. L'exposition, organisée conjointement par la Réunion des musées nationaux, le Musée d'Orsay, le Metropolitan Museum of art de New-York et le Musée Fabre de Montpellier tente le tour de la question en 120 peintures et huit sections, des autoportraits aux paysages, en passant par le nu. Et l'évocation du destin douloureux de l'artiste, créateur de "L'origine du monde", tout autant qu'une exploration de son style, entre réalisme et romantisme. Inmanquable. Gustave Courbet au Grand Palais, Paris. Du 13 octobre au 28 janvier 2008.(www) Illus : "Le désespéré". Photo Michel Nguyen. Peintres de la Renaissance au Romantisme![]() "Comment raconter l’histoire de la peinture classique, du 15e siècle au 19e siècle, de la renaissance au romantisme, pour ceux qui ont trop souvent fait l’impasse sur le cours d’histoire de l’art ? De Botticelli à Ingres ou de Léonard de Vinci à Delacroix, voici pour les néophytes curieux - et les riches collectionneurs ignares - de quoi réviser leurs classiques. " La 4e petite Histoire de l'art de Fluctuat est parue, et elle est consacrée à l'histoire de la peinture classique (de la Renaissance au Romantisme). Où il l'on apprend la différence entre la Première Renaissance et la Haute Renaissance (et entre le Quatrocento et le Cinquecento), où l'on parcourt toute la palette des grandes périodes de l'histoire de la peinture : le baroque, le classicisme, le manièrisme, le roccoco, le néo-clacissisme et le romantisme... Mais peut-être préférerez-vous tout simplement commencer par le début ? Les peintres cités dans cette histoire de l'art : - Peintres de la haute Renaissance : - Peintres classiques, baroques, et roccoco : Goutte à goutte : mars 2007
Petite sélection "au compte goutte" des différentes adresses et bons plans proposés par nos lecteurs (mémo : pour proposer les votres, c'est ici). - Les Jardins de Magali : Site gallo romain restauré avec grottes, fontaines, mosaïques et fresque. Expositions, concerts, résidences d'artistes. Si vous passez dans le Luberon... (merci Magali !) - Les stages photos des Rencontres d'Arles : Pour la première année les Rencontres d'Arles se lancent dans la Féria de Pâques en Avril en proposant des stages de photographie. Un mot d'ordre "fête des photos". David Balicki et Jean-christophe Béchet dirigeront ces stages, l'un en se concentrant sur les nombreux visages présents (entre toreros et simple fêtards) et le second par une approche plus rédactionnelle à la manière d'un magazine photo. |
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