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Le patrimoine culturel et artistique français et dans le monde. Tous les billets consacrés à ce sujet sur De Visu.
Un week-end à l’assaut du patrimoine
En marge des grands chefs d’œuvre de l’architecture civile ou religieuse, des édifices publics et privés, sont mis à l’honneur parcs et jardins, sites archéologiques, patrimoine littéraire, maritime ou militaires, et témoignages d’activités industrielles ou agricoles. Les journées du patrimoine sont aussi l’occasion de jeter un œil de l’autre côté de portes habituellement fermées au public : palais de l’Elysée, ministères, ambassades, salles de spectacles… et de prendre part à moult visites guidées et circuits thématiques souvent gratuits. Mais comme pour la Nuit Blanche, il faudra vous armer de patience : les files d’attente sont généralement longues. Quelques curiosités et promesses à signaler pour cette édition 2009: -Armentières. « Des lieux et des hommes ». Une exposition qui permet de découvrir les lieux de soins psychiatriques à travers un dialogue entre intérieur et extérieur, initié par deux plasticiennes et un parcours des sens ludiques. Etablissement public de santé Mentale - Pavillon 6 bis. Samedi et dimanche. -Nantes. Dans une cale réhabilitée des Chantiers navals, spectacle « Chez Cocotte », une "fantaisie en sept actes pour un retraité cheminot en environ 55 cocottes minutes". Vous avez dit bizarre? Cale 2 du parc des chantiers navals, samedi, 21h30. -Menton. Virée verte. Dans un jardin de dix hectares créé entre 1924 et 1939, au cœur de la vallée de Gorbio, Lawrence Johnston, créateur de Hidcote Manor en Angleterre, aménagea son « Paradis Terrestre » : plantes rares venues des quatre coins du monde et mises en valeur entre bassins, fontaines, statues et escaliers à volutes… Visites tactiles, yeux fermés et pieds nus, entre écorces, mousses, feuillages et graviers. samedi et dimanche à 10h, 15h et 16h30. Jardin Serre de la Madone. Pour consulter le programme complet de l’événement, c’est par ici. La BD a son muséePosté par Magali le 24.07.09 à 10:28 | tags : patrimoine
Le Musée de la Bande dessinée a ouvert ses portes à Angoulême. Capitale de la BD avec son célèbre festival organisé chaque année fin janvier depuis trente-cinq ans, la ville charentaise se dote d'un EPCC (établissement public de coopération culturelle). Le musée vient compléter la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image, déjà pourvue d'une bibliothèque patrimoniale (pôle documentaire associé à la Bibliothèque nationale de France et destinataire du dépôt légal des bandes dessinées), une bibliothèque publique spécialisée, une résidence internationale d’artistes (la Maison des auteurs), une librairie de référence, un centre de soutien technique multimédia, un cinéma de deux salles d’art et essai et de recherche, et un espace de consultation Internet. Installée dans d'anciens chais, l'institution, financée par la ville d'Angoulême, la région Poitou-Charentes, l'Etat et l'Europe, est labellisée « musée de France ». Elle présentera ses collections de planches originales avec une rotation régulière de trois mois, indispensable à la bonne conservation des œuvres sur papier. Un parcours historique, des albums cartonnés aux mangas, avec des focus sur les auteurs et les œuvres majeurs, une exploration des techniques de réalisation de la bande dessinée et un regard sur l'évolution esthétique du 9e art sont les trois axes choisis par le directeur, Ambroise Lassalle. Pour débuter, une exposition Musées en cases. Images des musées dans la bande dessinée est programmée jusqu'au 4 janvier 2010, en attendant la grande expo prévue pour 2010 qui confrontera des œuvres historiques des collections à l'interprétation d'auteurs contemporains. Infos Ill. © Frank Margerin. Lascaux, le site webLascaux, comme vous ne l'avez jamais vu (en vrai). Le ministère de la Culture a mis au placard son ancien site Internet ringard consacré à la grotte de Lascaux, et inaugure cette semaine un tout nouveau site web en Flash, www.lascaux.culture.fr. Celui-ci permet une visite virtuelle de la grotte paléolithique type caméra embarquée, salle par salle. Des photographies haute définition des peintures rupestre, avec une description détaillée de chaque figure (chevaux, taureaux...), rendent vie à ces proto-œuvres d'art de l'histoire de l'humanité, vieilles de plus de 15 millénaires.
Les Maori retrouvent leurs têtes![]() Le Sénat a voté à l'unanimité, lundi 29 juin, la proposition de loi de la sénatrice Catherine Morin-Desailly visant à restituer à la Nouvelle-Zélande les têtes maori momifiées, collectées par les Français au XIXe siècle, présentes aujourd'hui dans les collections de nos musées. On se souvient qu'en 2007 le Muséum d'Histoire naturelle de Rouen avait décidé de restituer à la Nouvelle-Zélande un objet de ses collections, une tête maori. Le ministère de la Culture avait réagi en portant à l'attention du musée la clause d'inaliénabilité des collections françaises. (Le maire de Rouen, Pierre Albertini, avait finalement remis la tête à l’ambassadeur de Nouvelle-Zélande en France, arguant non seulement que la tête était en dépôt au Muséum et n'était donc pas classée, mais aussi que le Muséum ne dépend pas du ministère de la Culture mais de celui de l’Enseignement supérieur). Selon Philippe Richert, sénateur et rapporteur devant la commission des affaires culturelles du Sénat, « aucun argument valable ne pouvait s’opposer à la sortie de ces têtes momifiées et tatouées des collections des musées de France et à leur restitution à la Nouvelle-Zélande, qui souhaite le retour de ces restes humains sur la terre de leurs ancêtres, pour qu’ils y reçoivent une sépulture conforme aux rites ancestraux ». Cinq conditions (amendements) seront cependant indispensables au retour des têtes sur la terre maori : en premier lieu, le déclassement devra être fait explicitement en vue de leur remise aux autorités néo-zélandaises. Aujourd'hui la tendance dans les musées est à une restitution massive des restes humains, que l'on montre de moins en moins (le Quai Branly possède huit têtes, qu'il ne montre pas) : en vingt ans, 322 têtes sur les 500 répertoriées dans le monde auraient été rendues. Fortement approuvée par le nouveau ministre de la Culture, la loi est aujourd'hui entre les mains des députés. Ill. Major General Horatio Gordon Robley with his collection of Maori heads, an illustration from Medicine Man: The Forgotten Museum of Henry Wellcome, British Museum Press, 2003. Chantilly fait peau neuvePosté par Nedjma le 02.02.09 à 12:05 | tags : patrimoine
Le Château de Chantilly continue son chantier de restauration, à l'initiative de la Fondation pour la sauvegarde et le développement de Chantilly. En avril prochain, le public redécouvrira le grand parterre à la française dessiné par Le Nôtre, qui avait été gravement endommagé lors de la révolution. Le système hydraulique, remis à flots selon les techniques de l'époque permettra à Chantilly d'organiser des spectacles, à l'image des Grandes Eaux de Versailles. Prochaine étape de ce lifting d'envergure, la restauration des grandes écuries. Tout un programme... Illus dr
![]() Un Mitterrand à RomePosté par Magali le 16.06.08 à 14:32 | tags : patrimoine
Après quelques semaines d'un suspense, qui réellement n'en aura fait frémir que quelques-uns dans le petit milieu de la culture, Nicolas Sarkozy et la ministre de la Culture Christine Albanel ont choisi de nommer, sur proposition d'une Commission, le nouveau directeur de la Villa Médicis : ce sera Frédéric Mitterrand, neveu célèbre, mais aussi scénariste, animateur télé, écrivain, producteur, réalisateur, etc.
Ill. : Claude Debussy (au centre, en veste blanche) et ses camarades à la Villa Médicis, 1885, Musée d'Art et d'Histoire de Saint-Germain-en-Laye Polémiques : Les parisiens sous l’Occupation
En ouverture de l’expo, un encart rappelle que le photographe « a choisi un regard qui ne montre rien, ou si peu, de la réalité de l’Occupation et de ses aspects dramatiques ». Euphémisme fracassant. Fermez cette expo s’il vous plait monsieur l’adjoint. Coup de neuf en vue pour les colonnes de Buren
Voilà quelques jours, Daniel Buren poussait un coup de gueule pour déplorer le peu de cas fait de son oeuvre. Ses fameuses colonnes, en leur temps si décriées et aujourd'hui élément à part entière du paysage du Palais Royal, face au Ministère de la culture. Il déplorait qu'aucun moyen ne soit investi dans leur entretien, 21 ans après leur installation. Exit les jeux de lumière originaux et patine pas toujours très heureuse. Manifestement, il a été entendu. La ministre de la culture -dont la voix ne pèse pourtant pas lourd ces derniers temps...- Christine Albanel a annoncé qu'elles subiraient un lifting intégral d'ici à 2009. Montant de la facture : 3 millions d'euros. Illus dr Le peuple inconnu
Les espaces publicitaires du métro se sont couverts ces derniers jours, d’une affiche alléchante : « La Méditerranée des Phéniciens, de Tyr à Carthage » à l’Institut du Monde Arabe. Tout un programme ! A l’arrivée, l’on se dit qu’il est bien difficile de monter une exposition sur un peuple dont, l’avouent les spécialistes, l’on ne sait pratiquement rien. La Méditerranée des Phéniciens, de Tyr à Carthage : Jusqu'au 20 avril 2008, à l'Institut du Monde Arabe La Cité de l'architecture et du patrimoine![]() Installée dans le Palais de Chaillot avec ses 22 000 m2, elle sera le plus grand centre d'architecture au monde. Rien que ça ! Elle réunira trois départements : le musée des Monuments français, l'Institut français d'architecture, et le Centre des hautes études de Chaillot, plus connu sous le nom d'ecole de Chaillot - qui forme les architectes du patrimoine. Centre de ressource et de recherche, la Cité a pour ambition d'être une vitrine de l'architecture française, de ses racines et de son présent. Mais elle comportera également trois espaces d'exposition permanente, et quatre d'expositions temporaires. Ceux-ci devraient ouvrir en février 2007, le reste de la Cité devant être opérationnel courant 2007. Avec toutes les précautions qui s'imposent toujours dans ce genre de projets... La journée du patrimoine de pays![]() Chaque année, près de 1500 animations sont organisées en France : des visites de sites historiques, des visites d'ateliers, des randonnées thématiques, des expositions, des démonstrations de savoir-faire, afin de mieux faire connaître le patrimoine de pays." C'est ce dimanche 18 juin, un peu partout en France. Le programme est ici. Bonne balade. (illus. ©halte du Somail VNF/P.Lemaitre) Opération mains propres sur le marché de l'art Trafiquants d'art, fouilles clandestines, pilleurs de tombes. Tout cela a toujours existé, nos musées sont bien fournis en partie du fait de ce genre de pratiques, mais elles passent désormais moins inaperçues. De nos jours, cela peut faire désordre de trouver dans les collections d'un musée national des objets d'art volés, surtout s'ils proviennent de pays occidentaux. Une ancienne conservatrice du Musée Getty de Los Angeles, comparaît en ce moment à Rome pour répondre d' "association de malfaiteur" et de "recel d'oeuvres archéologiques". Le Musée Getty, parmi d'autres institutions comme le Metropolitan Museum de New York, est en effet accusé par l'Italie de détenir dans ses collections des oeuvres qui proviendraient de fouilles clandestines. Les Etats-Unis, qui ont une courte histoire et une forte demande muséale, ont acheté énormément d'objets d'art d'origine douteuse jusque dans les années 1990, quand l'Italie, principalement concernée par les pillages, a commencé à s'attaquer au problème. Elle lutte à présent pour préserver son patrimoine, comme aucun des pays pillés à d'autres époques par les Européens n'a jamais pu le faire. Alors que la Villa Getty vient de rouvrir ses portes, certaines de ses pièces majeures (illus.) sont donc au coeur de procédures judiciaires qui pourraient bien les faire disparaître des salles d'exposition. (illus. Aphrodite, Musée Getty, qui la désigne ainsi : Déesse, probablement Aphrodite. Grecque, élaborée dans le sud de l'Italie, 425/400 av. J.-C., alors que son origine est parfaitement connue) Patrimoine mondial : conservation ou tourisme ?Dans un diaporama sonore appuyant une long article, l'édition en ligne du New York Times s'interroge aujourd'hui sur le devenir des sites classés au "Patrimoine mondial" de l'Unesco. 812 sites ont été classés depuis 1978, remarque le journaliste Seith Kugel, mais l'afflux de touristes qui en résulte est le plus souvent propice à la dégradation des lieux et à une vision de plus en plus commerciale du patrimoine architectural. Exemple illustré (ci-dessus) avec Chichén Itzá, cité Maya située dans le Yucatan (Mexique). |
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