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Les expos à la MEP. Tous les billets consacrés à la Maison européenne de la Photographie, à Paris, sur De Visu.
Robert Combas, frimeur flamboyant Un peintre à la Maison Européenne de la photo ? Après Jacques Monory, place à Robert Combas. Il peint sur des reproductions photographiques d’œuvres anciennes et donne naissance à d’autres œuvres, tout en s’interrogeant sur la pratique de la reproduction à l’infini. Ici, on découvre des œuvres spécialement créées par Combas pour l’occasion. L’artiste a repris les ektachromes d’œuvres anciennes, réalisées à partir de pages de magazines arrachées : papier glacé où s’étalent des icônes de la mode, immobiles, qu’il anime. Ces archives passées sont réutilisées comme bases de nouvelles œuvres peintes, elles aussi photographiées et peintes en grand format. Reproduction de la reproduction, par un processus d’autoinspiration. En 200 centimètres sur 150, les créations finales signées par l'artiste mêlent photo argentique, peinture aux couleurs pétaradantes et phrases déclinées en lettres majuscules. « J’y comprends plus rien », « Drague-moi comme une chanson d’amour ». Avec ces nouveaux ajouts successifs, il introduit du mouvement et casse le côté figé de la photo. Voilà une dizaine d’années qu’il se penche sur ce support, en transformant des images existantes. C’est l’une des « pratiques satellites » à sa peinture. Mais quel que soit le support, on retrouve la désinvolture, l’humour, les envolées sensuelles, étranges et parfois un peu violentes, trop « gueulardes » pour certains, qui font sa patte. Sur une cité aux bâtiments verts, cliché urbain, un grand soleil jaune réchauffe une pépette allongée, lascive. Ici encore, son bestiaire étrange, puis une galerie de personnages qui mêle mante religieuse, sainte verte et noire, déesse indienne et statuette pygmée… S’il rit des autres, il sait aussi rire de lui-même et jouer avec son image. En se qualifiant de « frimeur flamboyant » d’abord. Ou en se représentant dans des postures pour le moins improbables. Voyez cet autoportrait en Roy Loney, en avaleur de sabre et de « cool-œuvre », encore en « teenage-head » ou en saint sacristain dans une culotte de zinc ! Et puis il y ce film captivant qui lui est consacré. On y voit Combas à l’œuvre, on y entend ses confidences, verbe haut, faconde vive. Il commente notamment son travail, les accidents et les fautes qui donnent des oeuvres : « Plutôt que la ligne droite, je peins dans les chemins de traverse et parfois je tombe dans les trous ! C’est assez fatigant ». Mais tellement plus dense. Illus "J'y comprends plus rien" dr Exposition Robert Combas, jusqu’au 5 avril, Maison Européenne de la photographie. Sipa, monsieur Sipa
C'est un bel et dense hommage que lui rend la MEP, où la petite et la grande histoire se rejoignent, en beauté. Illus c. Göksin Sipahioglu Mois de la photo: l'image dans tous ses états
Mise à jour du 13/11 : Lire sur le mag la critique complète de Paris Photo 2008 Paris Photo. www
Photos aux enchères à la Maison de la photoL'événement est assez rare pour être signalé: la maison européenne de la photographie accueille une vente aux enchères publiques exclusivement dédiée à la photographie d'art. Artistes modernes et contemporains ont la part belle au fil d'une sélection de haute tenue: Peter Beard, Nan Goldin, Dennis Hopper, Miguel Rio Branco ou encore Albert Watson... Le premier rendez-vous d'une longue série qui réjouira collectionneurs et amateurs. Pour ceux qui n'ont pas forcément les moyens de s'offrir un cliché, ce sera déjà l'occasion de les découvrir dans le cadre de l'exposition qui précède la vente... Vente aux enchères publiques le 29 octobre à 20h30, exposition les 28 et 29, de 11h à 18h. Maison Européenne de la photographie. www Peter Knapp, sois belle mais te tais pas
Ci-dessus: Françoise Fabian©Peter Knapp/Gamma; en haut: Elle©Peter Knapp. Peter Knapp, La passion des images, jusqu'au 30 mars à la Maison Européenne de la Photographie (www).
Un été italien à la MEP![]() Pour répondre à cette question, la Maison Européenne de la Photographie accueille 5 expositions comme autant de pistes de réflexion. Du 21 juin au 15 octobre. Tout le programme sur le site de la MEP. (illus. Gabriele Basilico, Rome, 1989 ; (c) Gabriele Basilico) L'école du Nord à la MEP Portraits et paysages, oeuvres récentes et pour la plupart inédites, la Maison Européenne de la photographie expose vingt-cinq photographes hollandais. Deuxième volet de l'exposition "L'Esprit du Nord" (le premier volet, c'était ici), "Netherlands now : l'école du Nord", montre l'essor exceptionnel de la photographie Hollandaise depuis plus d'une décennie. Un peu de l'esprit du "plat pays", finalement pas si gris. Jusqu'au 11 juin à la MEP. (illus. Helene van Meene, Lonon, 2005 ; Courtesy van Zoetendaal, Amsterdam) Magritte subvertit la photographie Quand Magritte fait de la photo pour se distraire de la peinture... Souvent taxé d'académisme dans ses toiles, l'artiste belge se laisse aller à son penchant anticonformiste à travers l'objectif. L'exposition proposée par la Maison Européenne de la photographie rassemble 250 tirages originaux, pour la plupart inédits, accompagnés de neuf films réalisés par Magritte entre 1955 et 1960. L'histoire de sa vie en trois étapes, la construction de son personnage fantaisiste et insurrectionnel qui répond à l'injonction surréaliste : "Tout remettre en question dans tous les instants". Rafraîchissant ! "Magritte et la photographie", jusqu'au 11 juin à la MEP, à Paris. (illus. La coquetterie, autoportrait au photomaton, Jardin des plantes, Paris, 1924) MAJ : lire la chronique de l'expo à la MEP + celle à la Fondation Maillol sur Flu, le mag. Depardon à la MEP :Depuis quand connaissons-nous les visages de ceux qui nous gouvernent ? Qu'est-ce que la représentation physique du pouvoir a changé dans les rapports que les citoyens entretiennent avec leurs représentants ? Questions que l'on peut se poser face aux 91 clichés de Raymond Depardon rassemblés pour l'exposition "Photographies de personnalités politiques", à la Maison Européenne de la Photographie (www, Paris) jusqu'au 5 mars. Prises au vol ou lors de séances de pose, les photos réunies, montrant autant de personnalités étrangères que françaises, sont légendées d'un petit texte précisant les conditions dans lesquelles elles ont été réalisées ainsi que les impressions du photographe sur son propre travail. Ce qui est certain, c'est que la "corporation des chasseurs d'image", comme Jean Lacouture désigne la profession dans sa préface à l'ouvrage qui accompagne l'exposition, a modifié le regard que nous portons sur les hommes politiques, rendant plus familiers les détenteurs du pouvoir à ceux qu'ils gouvernent, plus accessibles, parfois "mis à nu". "Quant à dire si c'est pour leur bien, pour notre mal...", la question reste ouverte. (illus. Raymond Barre, (c) Raymond Depardon/Magnum Photos) MAJ : lire la chronique de l'exposition Raymond Depardon : photographies de personnalités politiques en rubrique Expos Bernard Faucon à la MEP![]() La neige qui brûle, 1981, Copyright Bernard Faucon La Maison Européenne de la Photographie (MEP) consacre ses espaces à une rétrospective chronologique (1972 à 1995) du travail du photographe français Bernard Faucon (né en 1950). Le visiteur vagabonde dans l’espace au gré des images du Temps d'avant, pour ainsi dire de la fin de l’adolescence jusqu’à la Fin de l'Image où Bernard Faucon ne photographie plus que la peau marquée par de l’encre blanche. Certainement pas sa période la plus intéressante car moins forte que ses séries comme Les Idoles et les Sacrifices et surtout qu’une Jenny Holzer (Lustmord 1993) quelques temps plus tôt. Cependant, les tirages Fresson d’une grande qualité marquent les esprits par les mises en scène élaborées avec beaucoup de pertinence, d’une manière très picturale, en particulier dans les Grandes Vacances où des mannequins parfois mêlés à des enfants s’adonnent à leur quotidien d’adolescents. L’une des images avec un clown remet en mémoire une autre photo, d'une grande qualité (A ventriloquist at a birthday party in October 1947, 1990), du photographe Jeff Wall. Après cette déambulation esthétique, le spectateur pourra visiter la reconstitution du cabanon de Faucon, où toutes les mises en scène ont été élaborées. Il pourra même, les deux derniers jours de l’exposition, lorsque Faucon liquidera l’ensemble des objets, repartir avec l’un d’entre eux. Un catalogue raisonné est édité chez Actes Sud et une exposition, Le Temps d’après, se déroule jusqu’au 28 janvier à la galerie Vu. |
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