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Les expos au Louvre, à Paris. Tous les billets consacrés au musée sur De Visu.
Titien, Tintoret, Véronèse, maîtres et rivaux, au Louvre
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C’est une de ces expositions monstre dont Paris a le secret, et c’est au Louvre que ça se passe. La vénérable maison célèbre trois génies, trois rivaux dans la conquête de la lagune. « Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise ». Le thème est dans l’intitulé même de l’événement, placé sous la houlette de Jean Habert, conservateur général, et Vincent Delieuvin, conservateur, assistés par Arturo Galansino. De la rivalité naît précisément un jaillissement d’idées et de nouveautés qui feront de Venise un pôle essentiel de la création. Objectif affiché : faire le point sur la peinture vénitienne dans la seconde moitié du 16e siècle, au moment même où les peintres dévoilent, là-bas, dans leur art, une synthèse unique adaptant le maniérisme de l’Italie centrale. L’exposition s’est ouverte samedi et se poursuit jusqu’en janvier. On en reparle bientôt… Illus Venus au miroir, Titien. © Courtesy Board of Trustees of The National Gallery of Art, Washington. Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise, jusqu’au 4 janvier au Louvre. Site de l’exposition.
Un nouvel autoportrait de Leonard de Vinci ?
Le site web du Times le révèle : une toile dévoilant un homme au nez aquilin, aux yeux bleus, portant longue barbe blanche et coiffé d'un chapeau à plume a été découvert dans le petit village d'Acerenza, dans le sud de l'Italie. C’est à Nicola Barbatelli, historien spécialiste du Moyen Age qu’on doit cette trouvaille. « La posture, le style et la technique, rappellent le portrait de Léonard présent à la galerie des Offices de Florence », a t-il ainsi commenté. Si l’hypothèse est vérifiée, il s’agirait du deuxième autoportrait seulement signé par Vinci. Autant dire, affaire à suivre, donc. Illus Ici Autoportrait de Leonard de Vinci exposé à la Bibliothèque nationale de Turin. Au Louvre, vie et mort de la Joconde
Un enterrement de première classe pour la Joconde ! Depuis mercredi, dans la salle Denon, avant la salle des Etats qui abrite l'oeuvre la plus célèbre du Musée, les visiteurs du Musée du Louvre découvrent l'oeuvre contemporaine de Yan Pei-Ming. L'artiste chinois installé en France depuis près de 25 ans, portraitiste inlassable de Mao, a créé "Les funérailles de Monna Lisa", ensemble de cinq toiles monumentales rendant hommage à l'héroïne de Léonard de Vinci, et à l'invitation d'Henri Loyrette, président du Louvre. Pour "se retrouver au Louvre pour l'éternité", il a peint son père sur son lit de mort, lui-même faisant le mort. Et Monna Lisa dans tout ça ? La voilà enchâssée dans un carré de 2,8 mètres de côté, et son environnement peuplé de crânes. Savoureusement macabre! Ce n'est pas la première fois que l'art contemporain s'invite dans ce temple de l'art classique. Yan Pei-Ming joue les trouble-fêtes après Jan Fabre, et avant François Morellet et ses vitraux, Cy Twombly et son plafond. Ce sera pour 2010... Les funérailles de Monna Lisa, au Musée du Louvre, jusqu'au 18 mai. Fiac, gigantesque musée éphémèrePosté par Nedjma le 21.10.08 à 11:04 | tags : art contemporain, expos à paris, fiac, grand palais, louvre
L'art contemporain tient salon, comme chaque année à même époque. La FIAC, trente-cinquième du nom s'installe sous les verrières du Grand Palais, aux Tuileries et au Louvre, car son retour à Paris depuis deux ans s'avère gagnant. 191 galeries dont deux tiers étrangères prennent leurs quartiers au Grand Palais et à la Cour carrée du Louvre. Mais à côté, une foultitude d'initatives plus informelles mais spectaculaires, de belle tenue artistique mais gratuite donnent à ce musée éphémère toute son ampleur: installations aux Tuileries, performances au Jeu de Paume etc. Le danseur-chorégraphe Jérôme Bel notamment sera de la partie, tandis que le plasticien-musicien Rodney Graham va faire résonner l'auditorium du Louvre de notes rock. Qui dit mieux? En marge de la Fiac, on court à Art Elysées, rassemblement d'une soixantaine de marchands, Show Off à l'Espace Cardin et Slick, qui voit l'entrée du nouveau-né 104 dans la ronde... Lire l'article : FIAC , l'art connait-il la crise ? FIAC, du 23 au 26 octobre à Paris. www
Avis de beau temps sur les musées français
52 millions de visiteurs pour les musées français en 2007, soit 4% de plus que l'année précédente! Le compte est bon pour les lieux d'art et de patrimoine français, selon un rapport du Ministère de la culture. Grand premier, sans grande surprise, Le Louvre, avec plus de 8 millions de visiteurs, suivi par Le Château de Versailles avec 5,3 millions de personnes. En région, le musée Fabre de Montpellier, qui vient de faire peau neuve, tire aussi son épingle du jeu. Au rayon expositions temporaires, le Musée d'Orsay a accueilli 482000 visiteurs pour "Cézanne-Picasso". Picasso, encore et toujours qui démarre en trombe au Grand Palais. Plus de 5000 visiteurs quotidiens se pressent pour découvrir "Picasso et les maîtres" depuis son ouverture, le 8 octobre dernier. Les expos phares de la rentrée à Paris
Ill. Pablo Picasso, L'Infante Marguerite, d'après Diego Velasquez, 1957, Museu Picasso, Barcelone © Succession Picasso, 2008 Louvre 2008-2009 : demandez le programme ! A la veille de l'été, les grands musées dévoilent leur programmation pour la saison suivante. En premier lieu le plus grand de tous, le Louvre, qui annonce un programme chargé et divers. L'événement de l'année sera l'importante (et rare) rétrospective consacrée au peintre de la Renaissance Andrea Mantegna, à partir de fin septembre. Parallèlement le Louvre invite l'illustre compositeur et chef d'orchestre français Pierre Boulez à concevoir une programmation de concerts et une exposition intitulées "Œuvre : Fragment", combinant des lectures croisées entre les grandes œuvres plastiques, littéraires et musicales des XIXe et XXe siècles. Toujours sous le signe des grands maîtres, le musée propose à partir de début octobre un face à face Picasso-Delacroix, en complément de l'exposition "Picasso et les maîtres" au Grand Palais. L'automne sera en outre marqué par des expos pointues : "Les Bronzes français de la Renaissance au Siècle des Lumières", ou "Les Premiers Retables. XIIe-XVe siècles", tandis que l'on pourra découvrir des peintres peu connus tels le Danois Abildgaard ou l'Autrichien Waldmüller. Puis, au printemps, regard sur l'Egypte mystique avec "Les Portes du ciel. Visions du monde dans l'Egypte ancienne". Ill. Andrea Mantegna, détail de La Crucifixion (1456-1459) © Musée du Louvre Jan Fabre , cet être ange de la métamorphose![]() Le Louvre offre une carte blanche à Jan Fabre à partir du 11 avril et jusqu’au 7 juillet. La démarche est particulière en ce que le plasticien flamand (et chorégraphe, rappelons nous les jolies polémiques d’Avignon 2005…) investit les salles de l’école du Nord et propose une aventure plastique en lien avec les toiles de ses aïeux, vivement respectés par l’artiste, Rubens, Bosch, Van Eyck... Fabre dit avoir conçu son parcours comme une « dramaturgie mentale », il s’est inspiré des thèmes développés par ces peintres en les étirant vers de nouvelles interprétations. Dès vendredi, le Louvre ouvrira ses portes sur les habituels petits objets du plasticien, l’encre de ses chers stylos bic, ses scarabées et autres insectes, son sang et autres fluides. "Les visiteurs seront-ils choqués? Je ne crois pas. Je crois au lien secret entre le spectateur et l'œuvre d'art", aurait-il conclu dans un "charmant" sourire (source AFP). Toujours cette même désinvolture… Ah cette fameuse vidéo où Fabre déguisé en mouche parlemente sur le sens de la vie avec un ami philosophe déguisé en abeille...Cet « ange de la métamorphose » n’a pas fini d’attiser la curiosité. Illustr. Colombes qui chient et rats qui volent 2008, prêt Angelos bvba/Jan Fabre photo Attilio Maranzano, © Angelos.© Adagp, 2008 L’ange de la métamorphose, exposition de Jan Fabre, musée du Louvre, du 11 avril au 7 juillet. Le 11 avril, France Culture est en direct du Louvre pour des émissions autour de Jan Fabre. (9h : La fabrique de l’histoire ; 12h : Tout arrive ; 17h : Du grain à moudre ; 18h : Minuit/Dix) Le 22 avril Jan Fabre présentera une performance unique de 19h à minuit – dont le thème est « secret » - dans la galerie Daru, qui mène à la Victoire de Samothrace. Le public sera admis par intermittence et la performance retransmise dans la cour Napoléon. . Anselm Kiefer Forever au Louvre![]() Anselm Kiefer au Louvre : "traverser les frontières" Jusqu'au 7 décembre, au Musée du Louvre (www) La Fiac 2007 en avant-première
![]() La Foire Internationale d'Art Contemporain débute dans quelques jours au Grand Palais, dans la Cour Carrée du Louvre et dans le Jardin des Tuileries... C'est l'occasion de goûter en avant-première à cette 34e édition, en lisant notre présentation de la Fiac, et une visite guidée lieu par lieu ! Une journée au Louvre.fr
Pleins de nouveautés à cliquer 'du mulot' sur le site du musée du Louvre, qui s'était offert d'une nouvelle version l'année dernière. (Cf post précédent Le Louvre présente sur le blog Aeiou). Les artistes américains et le Louvre![]() "L'importance des liens artistiques entre la France et les Etats-Unis est illustrée par une trentaine de peintures. Il s'agit d'oeuvres majeures de l'art américain en relation avec le Louvre de la fin du XVIIIe siècle aux années 1940."
Il s'agit de la première exposition que le grand musée parisien consacre aux artistes américains. Au musée du Louvre, jusqu'au 18 septembre 2006. (illus. Samuel F.B. Morse (1791-1872), Gallery of the Louvre (détail), 1831-33 ; © Terra Foundation for American Art, Daniel J. Terra Collection) Les meilleurs musées![]() Les trois premiers sont, sans trop de surprise, le Louvre, le Musée d'Orsay et le Centre Pompidou, les grand musées nationaux. Mais le quatrième est un musée régional, le Musée d'art moderne Lille Métropole, Villeneuve d'Ascq (illus.). Sont soulignés la qualité d'accueil et l'effort d'enrichessement du patrimoine. Actuellement fermé pour des travaux d'extension, ses collections voyagent, au Japon notamment. Lille est décidément une ville dynamique du point de vue de la culture. Da Vinci Code tour![]() (illus. la Pyramide inversée du Louvre) Ingres 1780-1867La grande rétrospective Ingres au musée du Louvre s’ouvre cette semaine, le 24 février. 79 peintures et 101 dessins, une sélection quasi exhaustive de ses œuvres les plus importantes. Le Louvre en compte déjà bon nombre mais il a fait appel à quelques musées et collectionneurs privés, en France et à l’étranger, pour réunir les chefs-d’œuvre de l’artiste. Ingres mène une carrière étonnante, 70 ans d’activité ! Précurseur de la modernité, il est un peintre en mal de reconnaissance. Il l'obtiendra à la fin de sa carrière, de retour d’Italie. Génie de la déformation et de la sensualité, sa Grande Odalisque à la courbe si sinueuse et sensuelle, compte bien trop de vertèbres. D’apparence classique et convenue, surtout en comparaison de son rival Eugène Delacroix, la peinture d’Ingres révèle en réalité les prémices de la peinture moderne. Picasso ne s’y trompe pas et considère Ingres, encore mésestimé, comme un maître incontesté et une référence majeure aux côtés de Velásquez. La grandeur d’Ingres à goûter, au Louvre, dès vendredi. (illus. Jean-Auguste-Dominique INGRES (1780 - 1867), La Grande Odalisque, 1814, © Musée du Louvre/A. Dequier - M. Bard) MAJ 02.03.06 : lire la chronique de l'expo Ingres au Louvre sur Flu, le mag. Atlanta : OPA sur le Louvre ? A l’image d’autres musées d’envergure (l’Ermitage, le Guggenheim...), il est de bon ton au Louvre de développer des filiales, euh... pardon, des antennes. Ainsi, notre cher musée inaugurera en octobre 2006 sa première antenne à Atlanta, pour une durée de trois ans. Ce lieu n’est pas anodin, puisqu’un partenariat avait déjà été établi avec le High Museum of Art d’Atlanta et le Musée d’Orsay en 1999 (Henri Loyrette, actuel directeur du Louvre, dirigeait alors Orsay) pour l’exposition "Impressionism: Paintings Collected By European Museums". Le projet initial "Le Louvre à Atlanta" prévoyait le dépôt d’œuvres "secondaires" des collections. La liste définitive (connue aux Etats-Unis mais dont le secret fut jalousement gardé en France) dévoile de nombreuses surprises, et surtout plusieurs chefs-d’œuvre du musée. S’il n’est pas encore question de La Joconde (ouf !), des œuvres majeures, dont le fameux Et in Arcadia Ego de Poussin, La Marquise de Pompadour de Boucher ou Les Baigneuses de Fragonard, seront du voyage. Au total, 143 peintures, dessins, sculptures et objets d’art déserteront les collections pendant un an. Le High Museum of Art d’Atlanta déclare dépenser la somme de 13 millions de dollars sur ce projet.Déjà en 2005, quelques œuvres majeures, comme La Mort de Sardanapale de Delacroix ou Le Tricheur de Georges de La Tour, ont quitté le Palais à destination du Japon, d’avril à octobre. Le Louvre rechigne en général à prêter ses chefs-d’œuvre quelques mois, pour des raisons de conservation. Une des œuvres phares de cette liste, le Portrait de Baldassare Castiglione de Raphaël, n’est jamais sortie de France depuis son entrée dans les collections royales de Louis XIV. Mais le poids des traditions ne pèse pas lourd face à celui de dollars sonnants et trébuchants dans une institution publique à la recherche de nouveaux fonds. Voilà une affaire qui devrait faire du bruit ! (illus. Raphaël, Portrait de Baldassare Castiglione, 1514-1515) Le Violon d’Ingres En préparation de l'exposition Ingres au Louvre, l'auditorium du musée diffusait hier soir en avant-première le documentaire Le Violon d'Ingres, de Cécile Favier (d'après une idée originale de Gaëlle Le Gallic, France Musique). D’où vient l’expression « violon d’Ingres » ? Quelle place a tenu la musique dans sa vie ? Le film tente une biographie musicale du peintre. Seulement le format TV de 52 min est bien trop long pour un sujet si abstrait et peu télégénique. De nombreux plans et séquences d’illustration, voire de remplissage, viennent parasiter des récits éclairés et des mises en comparaison judicieuses. C’est finalement sur le terrain pictural que le film trouve quelque intérêt. Il sera diffusé sur France 3 les 25 février et 1er mars. Et tous les jours au musée du Louvre pendant l'exposition, du 24 février au 15 mai 2006. Le musée Ingres de Montauban accueille également une exposition, Ingres collages, jusqu'au 2 avril 2006. MAJ : lire la chronique de l'expo Ingres au Louvre en Rubrique Expos Contrepoint – De l’objet d'art à la sculpture![]() ![]() ![]() (illus. Johan Creten, La Vague ; Bertrand Lavier, La Bocca ; Louise Bourgeois, Nature Study) Jean-Luc Moulène : du contemporain au Louvre Sous l’impulsion de son directeur, Henri Loyrette, le Louvre s’ouvre à l’art contemporain. Depuis maintenant deux ans, le musée invite des artistes à dialoguer avec ses collections. Une belle formule pour raviver ses départements, composés d’œuvres parfois très connues, sur lesquelles il est parfois difficile de porter un nouveau regard. Jean-Luc Moulène a répondu avec brio à cette invitation. L'exposition "Jean-Luc Moulène, Le Monde, le Louvre", à voir jusqu'au 20 février 2006, présente des photographies d'une sélection de pièce de musée. Dans un atelier de fortune, les objets sélectionnés ont défilé devant son objectif. Fond neutre, lumière du jour : un contre-pied à la photo d'art classique, où les éclairages artificiels et la contre-plongée récurrente tendent à magnifier des icônes déjà sacralisées. Pazuzu ou Ishtar défaussés de leur vitrine, à portée de main, ou plutôt des yeux... Une publication spéciale du journal Le Monde est à la disposition gratuite des visiteurs en complément de l’exposition. Une démarche altruiste, chère à Moulène. (illus. photo de l'exposition) |
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