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Tous les livres d'art présentés sur le blog Arts De Visu.
Le Grand Soir de Claude Lévêque, le livrePosté par Magali le 18.08.09 à 11:27 | tags : livres d'art
La participation de l'artiste français Claude Lévêque à la 53e Biennale de Venise (voir le diaporama) est un événement en soi dans l'histoire de l'art français, diversement salué par la critique internationale. Afin de l'accompagner dignement, Culturesfrance, le Centre national des Arts plastiques et les éditions Flammarion consacrent une monographie à l'artiste, toute de noir recouverte, sobrement intitulée Le Grand Soir, du nom de l'œuvre carcérale installée au Pavillon français de Venise.Placé sous la direction de Christian Bernard, directeur du MAMCO, à Genève, et commissaire de l'exposition de Lévêque à Venise, l'ouvrage est conçu comme un parcours visuel dans le travail de l'artiste. Depuis le fameux Grand Hôtel de 1984, œuvre inaugurale qui annonce l'œuvre à venir par le glamour baroque du bouquet de fleurs, l'accent boltanskien des photographies encadrées et la mise à distance du spectateur (concrétisée par du verre brisée au pied de l'autel), jusqu'au pavillon vénitien, une remarquable cohérence est perceptible dans une œuvre de sang et d'or. Le road trip de Tania Mouraud, du blog au livreOn the roads est la retranscription verbatim du blog de l'artiste Tania Mouraud, partie pour un road trip américain, du 13 janvier au 4 février 2009. Ça débute avec un post intitulé « Landing », qui commence par « Ça y est. J'ai bien atterri ». Les photos et commentaires des messages sont reproduits tels quels : « Hello Tania, eu ton message tout à l'heure à Tourcoing. Je repasse par Paris avant de repartir pour Marseille une semaine. Te rappelle à mon retour. Welcome back », écrit Xacha le 2 février à 10:42 PM. ![]() Tania Mouraud, On the roads, éditions Jannink, 48 pages, 12 euros, diffusion Les Presses du réel. Fabrice Gygi : le manuel Les performances, installations, sculptures ou vidéos de l'artiste suisse Fabrice Gygi, né en 1965 à Genève, où il vit toujours, ne sont jamais totalement dénuées d'un sens social ou politique. Ses structures architecturales renvoient régulièrement aux systèmes de contrôle de la société contemporaine, comme sa fameuse Scène (2000) grillagée ou son Adaptation Bag (2005), sorte de balançoire SM.Pour sa participation à la 53e Biennale de Venise aux côtés de sa compatriote Silvia Bächli, Gygi a installé dans la nef de l'église San Stae des armoires et des grilles de fer, qui, selon le critique d'art Christophe Kihm, « recentrent et décentrent (l'édifice) provisoirement, en marquant physiquement et en rejouant symboliquement ses termes ». L'artiste impose ainsi au visiteur une expérience en forme de prise au piège dans l'espace. A l'occasion de la Biennale, les éditions JRP-Ringier publient un petit ouvrage, simplement intitulé A Manual. Conçu comme un projet d'artiste, il rassemble les dessins et les travaux préparatoires de Fabrice Gygi pour ses divers projets : bateau, distributeur de bougies, airbag de seconde génération, dérouleur de tapis rouge, girophare, pilori, capsule de crémation, multipotence, guirlande hérissée de pointes métalliques, snack mobile, tente polyvalente, vidéothèque mobile, porte-drapeau, parcours Vita... Des dessins techniques tirés au cordeau ou des modélisations 3D de projets frôlant souvent l'absurde. Fabrice Gygi, A Manual, édité par Andreas Münch, éditions JRP-Ringier, 240 pages, 25 euros, diffusion Les Presses du réel. Quatrièmes de couv' Claire Fontaine, duo d'artistes auto-proclamé « ready-made », formé à Paris en 2005, est connu pour son travail de détournement des codes de l'art conceptuel, notamment ceux liés au langage. Ni l'un ni l'autre membre du « collectif » ne se nomme Claire ou Fontaine, mais la référence aux cahiers d'écoliers, ou à la comptine, sont là pour rappeler la notion de « ready-made » et l'ironie de leur démarche. Auteur de briques (les Brickbats) enveloppés de couvertures de livre, de messages écrits soit au néon (comme « il y a trop d'innumaniter est j'ai pas trouver mon droit »), soit au noir de fumée (« The educated consumer is our best consumer »), Claire Fontaine revendique un art non dénué d'une portée politique.Poursuivant sa réflexion sur le livre comme vecteur opérant, elle (le féminin est de rigueur) publie aux éditions Dilecta un ouvrage, intitulé Vivre, Vaincre, dont le propos est d'explorer « non pas la surface mais l'extériorité du livre en tant qu'objet ». Véhicule de communication, le livre est envisagé sous sa forme dernière, à savoir la quatrième de couverture, interface qui n'est pas visible d'abord, mais, qui, traditionnellement, renseigne le lecteur sur le contenu. Cinquante-quatre quatrièmes se succèdent ainsi, reproduisant telles quelles les informations livresques indispensables, jusqu'au prix, rappelant au passage le statut irrémédiablement commercial de l'objet-livre. Dans ce petit jeu de devinettes (ont été éliminées les éditions qui reproduisaient le nom de l'ouvrage et l'auteur), on suit de manière erratique la pensée des lecteurs, dans un zapping qui met à plat les connaissances et les références, de Vivre ! Vaincre soi-même la dépression, d'une certaine (et réelle) Claire Fontaine, à Foucault, Rancière ou Lénine. Et se dessine ainsi en creux un portrait des mystérieux auteurs du livre. Vivre, Vaincre, de Claire Fontaine, éditions Dilecta, 120 pages, 25 euros. Sept jours dans le monde de l'art, par Sarah Thornton Le monde de l'art contemporain est une vaste nébuleuse opaque, qui demande à quiconque tente d'en expliciter les étranges coutumes des efforts faramineux de patience sociale et d'intrigue diplomatique. Sarah Thornton, journaliste canadienne résidant en Grande-Bretagne, écrit depuis plusieurs années sur le marché de l'art et l'art contemporain pour les revues The Art Newspaper ou The Economist, et s'est lancée en 2004 dans un projet périlleux : décrire avec les outils de la sociologie un milieu social extrêmement codifié, de ses plus hautes sphères (les collectionneurs) à ses aspects les plus pragmatiques (l'école d'art). Heureusement Sarah Thornton apporte à son étude gonzo une bonne dose d'humour, maniant joyeusement un trait acerbe qui pourrait laisser penser que tout cela est pure fiction, si on ne savait pas d'expérience que rien n'est exagéré...En sept « journées » quasi bibliques se succèdent autant d'instantanés du monde de l'art. On débute par « la vente aux enchères », entrée en matière la plus violente qui soit, où l'on découvre la théâtralité de l'événement, et des personnages bien croqués, à la limite de la caricature (la journaliste snob, le collectionneur cynique, le marchand maniaque...), que l'on retrouve tout au long du livre. Puis viennent « la master class », sommet de conceptualisme bohème, « la foire » (Bâle), rendez-vous VIP de l'art, « le prix » (ici le Turner Prize) — « Reflète-t-il la qualité ou le crée-t-il ? » —, « le magazine » (dans les bureaux d'Artforum à New York), qui sonde la critique d'art, laquelle, un brin désabusée, « traduit en mots quelque chose que tout le monde a vu », « la visite de l'atelier » (celui de Murakami, expert ès marketing) et pour finir « la Biennale » (Venise, « instant de synthèse »). Seul bémol, l'ouvrage, publié en 2008 chez W. W. Norton & Company, à New York, est antérieur à la crise actuelle, qui, semble-t-il, a changé la donne dans le marché de l'art — notamment dans ce que l'auteure nomme le « second marché », plus sensible aux fluctuations économiques. Un second tome peut-être à suivre ? Sarah Thornton, Sept jours dans le monde de l'art, Paris, éditions Autrement, 280 p., 22 euros. Des photos de stars pour la liberté de la presse
Comme elle souffle ses dix bougies, l’agence photographique H&K s’associe à Reporters sans frontières en lui offrant cent de ses plus belles images, consignées dans le nouvel album « 100 portraits de stars pour la liberté de la presse par H&K ». Monique Kouznetzoff, également co-fondatrice de l’agence Sygma a créé l’agence H&K et qualifie ainsi son travail : « du people haut de gamme, avec de vraies stars, et de vrais, et grands photographes ». Effectivement, les signatures prestigieuses y cohabitent, de Dominique Issermann à Kate Barry en passant par Sylvie Lancrenon et Carole Bellaïche. Au fil des pages, les stars se dévoilent sous leurs objectifs, en noir et blanc et en couleurs. Isabelle Adjani joue les mutines dans un palace, Charlotte Gainsbourg affiche une mine chiffonnée, clope au bec sous des draps blancs, tandis que Maggie Cheung apparaît so chic dans son smoking et que Vincent Cassel laisse apparaître un torse velu sous un polo ultra-blanc… On achète ça fissa ! « 100 portraits de stars pour la liberté de la presse », 144 pages, 9,90 euros. French connection : l'art contemporain de A à Z
Léa Gauthier, ex-rédactrice en chef de la revue Mouvement, a laissé le choix du sujet aux critiques sollicités (parmi lesquels les incontournables Eric Troncy, Richard Leydier, Jérôme Sans). Aussi trouve-t-on dans l'ouvrage non seulement les stars incontestées de la scène française — Lévêque, Closky, Parreno, Veilhan, Trouvé, etc. —, mais aussi des artistes moins connus — Céleste Boursier-Mougenot, Etienne Chambaud, Martin Le Chevallier... Six pages d'illustrations agrémentées de légendes développées accompagnent chaque texte qui analyse le travail de l'artiste.
Bref, French connection se révèle indispensable à ceux qui s'intéressent à l'art contemporain ou à ceux qui veulent le découvrir. Noël, c'est bientôt, moi je dis ça comme ça...
French connection, Blackjack éditions, 800 p., 59 €, diffusion Les Presses du réel. L'art du dehors dans la Hotte de FluPosté par Arnaud le 06.12.07 à 16:03 | tags : livres d'art
Ce qu'il faut savoir, c'est que le Barbu de chez Fluctuat a glissé un exemplaire de cet ouvrage dans sa hotte déjà bien remplie. Pas de hasard, pour gagner il faut jouer ! Destination : Art - 200 Lieux Insolites, d'Amy Dempsey 38 Euros, aux Editions Thames Simenon, écrivain, photographePosté par Floriane le 13.11.07 à 10:47 | tags : livres d'art
En écho (involontaire) à Photoquai, la biennale mise en oeuvre par le musée du Quai Branly, le fruit d’un travail incroyable de constance et de dévouement vient de voir le jour. Freddy Bonmariage a consacré une dizaine d’années de sa vie à l’un des aspects méconnus de Georges Simenon : la photographie. Impossible de passer à côté de Maigret, la télévision en a fait son fonds de commerce. Si le reste de la production littéraire de son auteur est davantage dans l’ombre, ses activités de journaliste sont carrément du domaine des spécialistes de son œuvre. Quant à ses images, elles étaient dans un état si lamentable que Freddy Bonmariage a dû passer des années à les travailler pour en récupérer des tirages corrects.Et pourtant, voyageur acharné, Simenon (souvent accompagné de sa femme) enchaîne les déplacements, les projets de tours (de la Mer Noire, de la Méditerranée, des canaux …). Ce qu’il aime par-dessus tout, c’est saisir l’instant. Il le fait avec sa plume, bien sûr et l’on en retrouve des traces dans ses écrits de fiction comme dans ses reportages, mais surtout avec son appareil. Dans ses portraits, il recherche l’humain, pas la photo qui fait vendre ou la chronique pseudo-scientifique, et c’est en cela que ses clichés dépassent le voyeurisme, même lorsqu’il va à la rencontre des habitants de la sphère soviétique sous contrôle ou de l’Afrique, pas encore sortie du colonialisme. Freddy Bonmariage, avec Georges Simenon, écrivain photographe, 1931-1935, fait littéralement œuvre. Il a sorti pas moins d’un livre (splendides photos noir et blanc), d’un CD et d’un DVD où les photos de Simenon sont intégrées dans un habile montage, accompagné de lectures de textes de l’auteur et d’une musique signée par l’Ukrainienne Karmella Tsepolenko. Cet OVNI protéiforme de l’édition (chaque support est, bien entendu, indépendant) est à guetter en librairie. L'Architecture Moderne de A-Z
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La célèbre maison Taschen vient d'éditer une audacieuse encyclopédie de l'architecture. Pour prendre le contre-pied des ouvrages sur l'archi qui mettent habituellement l'accent sur les plans et les constructions, les concepteurs sont partis des architectes et de leur personnalité, pour ensuite développer leurs travaux. Agrémentée par plus de 5200 illustrations, cette encyplopédie dresse le portrait de plus 560 architectes, du 18e au 21e siècle, en revenant sur les styles et les mouvements. L'Architecture Moderne de A-Z, aux Editions Taschen. Pour vous faire patienter, vous pouvez toujours consulter notre Petite histoire de l'Architecture Moderne. The Gates En février 2005, Christo et Jeanne-Claude, deux artistes américains, obtiennent enfin l'autorisation de la Ville de New York d'installer The Gates à Central Park. Installation éphémère monumentale, The Gates se compose de 7500 portes en vynile réparties dans les allées du parc new-yorkais. Cette oeuvre n'est restée que 16 jours en place, avant d'être démontée et recyclée. Elle avait été créée en 1979 mais les artistes n'avaient pas obtenu l'accord de la mairie de l'époque pour l'installer. Un ouvrage retraçant l'histoire de cette oeuvre est publié chez Taschen, en édition limitée : 5000 exemplaires, tous signés et numérotés par les artistes, et accompagnés d'un fragment de tissu utilisé pour l'oeuvre. Si vous cherchez une idée de cadeau très spécial, et que vous êtes riche, vous pouvez vous procurer l'ouvrage pour la modique somme de 350 euros !(illus. The Gates, Central Park, 1979-2005 ; (c) Christo and Jeanne-Claude, photo Wolfgang Volz) |
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