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Il y a une vie artistique en dehors des musées. Visites insolites, voici une sélection d'oeuvres hors normes et hors cadre. Des découvertes insolites à faire en plein air, à la ville comme à la campagne.
Le Rideau de Fer de vos soirées pyjamas![]() Selon Julianne Zöller, l'une des trois designers, il faut « interpréter ça avec le sourire, mais j'imagine que certaines personnes ne se voient pas dormir sur ces matelas ». Chaque matelas coûte 900 euros — avec un prix de gros de 5000 euros pour les six édités. Les designers ont également créé des guest beds gonfables et transportables, à 150 euros pièce. Ils sont cousus main, avant d'être bientôt produits en série et vendus dans les boutiques de souvenirs berlinois. Infos Flu spécial Berlin : En images : l'expo "Berlin : l'effacement des traces" aux Invalides Un musée pour le Pont des Espions![]() La journée du 9 novembre 2009, qui célèbre le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, est festive, avec ses concerts à la Porte de Brandebourg et son jeu de dominos géant symbolisant l'effondrement physique du mur, mais aussi les réactions en chaîne qui suivirent et le démantèlement du bloc soviétique.
Le musée de Potsdam montre des objets et des documents d'époque ainsi que des témoignages sur des bornes interactives vidéo qui racontent ces échanges spectaculaires — il n'y en eut en réalité que trois (en 1962, 1985 et 1986), et ils n'ont concerné que 38 personnes en tout et pour tout. Le plus célèbre de ces prisonniers politiques fut sans doute Nathan Chtcharansky, dissident soviétique condamné en 1977 pour trahison et espionnage, puis libéré en 1986, après neuf ans de goulag. Après son passage à l'Ouest, Chtcharansky devint ministre en Israël.
Flu spécial Berlin : En images : l'expo "Berlin : l'effacement des traces" aux Invalides
Photo: Angela Merkel inaugure le musée du Pont de Glienecke, à la Villa Schöningen de Potsdam, le 8 novembre 2009. © Reuters Jan Bucquoy inaugure son Musée du Slip à Paris Les Belges sont les maîtres du canular, les rois de la blague, les champions de la gaudriole — on se souvient de "l'affaire" récente de l'exposition Sexes d'artistes de Jacques Charlier à Venise. Dans la lignée des figures tutélaires du très sérieux René Magritte, du plus contemporain Marcel Broodthaers (auteur, en 1965, d'un Triomphe des moules) ou du performeur-artiste-chorégraphe-metteur en scène Jan Fabre, le Bruxellois Jan Bucquoy n'est pas en reste.Conservateur en chef du Musée du Slip à Bruxelles, Bucquoy a également été le directeur d'un Musée de la Femme (avec de réelles femmes exposées), mais est aussi auteur de bandes dessinées (notamment de versions pornographiques de Tintin) et de films sur La Vie sexuelle des Belges, et ex-membre du parti politique BANANE (Bien Allumés, Nous Allons Nous Eclater). Il a également baissé son pantalon chez Dechavanne, en réponse à une féministe qui lui reprochait d'exposer une femme nue dans son musée, brûlé une toile de Magritte, entarté des célébrités aux côtés de son acolyte Noël Godin, et réalisé pas moins de quatre tentatives de coups d'Etat. Pour trois semaines, Bucquoy installe à Paris son Musée du Slip, auquel il ajoute un Musée de la Frite, et présente quelques unes de ses parodies de Tintin, avant de débarquer à Toulon et Lille en 2010. Le Musée du Slip a reçu l'appui exceptionnel de diverses personnalités, qui ont bien voulu donner leur slip, parmi lesquelles Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture, Jean-Michel Ribes, Jean-Marc Barr, Willem, Guillaume Durand ou Plastic Bertrand. « De César à Eddy Merckx, nous sommes tous égaux devant le slip ». CQFD A lire ici, un long entretien avec Jan Bucquoy dans le dernier numéro (26) de la revue Particules Jan Bucquoy, la subversion comme un des Beaux-Arts, à l'Espace Immanence, 21 avenue du Maine, Paris, du 6 au 21 novembre 2009. Vernissage le jeudi 5 novembre à partir de 18h. www Ill. Jan Bucquoy, Napoléon avec slip, 2009 Le Nouveau Festival du Centre Pompidou : un mois d'interdisciplinarité Hier soir avait lieu dans la joie et la bonne humeur brouillonnes l'inauguration en fanfare (d'accordéons) du Nouveau Festival du Centre Pompidou. Le Nouveau Festival, kezaco ? Mis sur pied par Bernard Blistène, directeur du développement culturel du Centre, ça n'est ni une exposition, ni une manifestation, mais selon BB lui-même, un « rendez-vous » dans un lieu possible de rencontres, à savoir principalement la Galerie Sud et l'Espace 315 (donc côté place Stravinsky), ouvert gratuitement à tous (à l'exception des spectacles de la Grande Salle).Assumant son interdisciplinarité fondatrice, le Centre Pompidou propose ainsi au visiteur, pendant un mois, des expériences inédites. Pêle-mêle : se faire sussurer à l'oreille un air d'opéra dans la Light House de Jorge Pardo, écouter un concert au casque dans le Kiosque électronique des Cocktail Designers ou assister chaque jour à des représentations (théâtre, danse, musique) dans le « Beaubourg-la-Reine » de la compagnie du Zerep (avec notamment Forced Entertainment, Arnaud Labelle-Rojoux, Philippe Katerine, Doris Uhlich, Sophie Lenoir...). Festivals dans le festival, « Bruits de bouche » expose la parole d'artistes, entre performance, lecture et musique, tandis que « Rosebud » interroge la matrice de l'œuvre de 10 écrivains (dont Enrique Vila-Matas, Michka Assayas ou Olivier Cadiot). On pourra également assister à des conférences-performances d'Andrea Fraser, Eric Duyckaerts ou Jean-Yves Jouannais, à des projections vidéo, visibles de la rue, la nuit, ou à la présentation, chaque jour à 14h, d'une peinture par 30 critiques, historiens et amateurs. Sans oublier de fouler le Sol.07 de Vincent Lamouroux, immense surface ondulante au niveau -1 du Foyer qui sera le support de plusieurs pièces dansées, et de visiter la Conciergerie, où Christian Rizzo a conçu l'exposition « Le sort probable de l'homme qui avait avalé le fantôme »... De quoi être tous les jours surpris !
Nouveau canular des Yes Men à la Chambre de Commerce américaine S'ils n'existaient pas, il faudrait les inventer... Les Yes Men, ce sont Jacques Servin et Igor Vamos, duo d'activistes issu du collectif d'artistes RTMark qui a commis dans les années 90, entre autres, l'échange de boîtes vocales de 300 poupées Barbie et G.I. Joe, ou l'intégration au jeu de simulation SimCopter d'hommes s'embrassant. Les Yes Men pratiquent ce qu'ils nomment l'« identity correction » : l'un ou l'autre se fait passer pour un représentant d'une importante organisation pour délivrer lors de conférences ou d'émissions télé un message caricatural, mettant souvent en porte-à-faux ladite organisation. En tant que représentants de l'OMC, ils ont ainsi fait l'apologie de l'esclavage à domicile, vanté la mise aux enchères des votes ou le recyclage d'excréments pour le tiers-monde, souvent sans que l'assistance ne paraisse choquée. En 2004 ils se font passer pour un groupe appelé « Yes, Bush can! » et sillonnent les Etats-Unis à bord d'une camionnette en faisant signer un « gage de patriotisme » par lequel les signataires se portent volontaires pour accueillir près de chez eux un site de stockage des déchets nucléaires, envoyer leurs enfants à la guerre, abandonner une partie de leurs droits constitutionnels, etc. Un de leurs canulars les plus marquants eut lieu la même année. Jacques Servin, alias Andy Bichlbaum, apparaît en direct sur BBC World en tant que porte-parole de Dow Chemical, géant américain de l'industrie chimique qui a absorbé Union Carbide, compagnie qui détenait pour moitié l'usine responsable de la catastrophe de Bhopal qui a fait des dizaines de milliers de morts et d'invalides. Il annonce la vente prochaine de Union Carbide, et l'intention de Dow Chemical d'utiliser les 12 milliards de dollars de la vente pour fournir des soins médicaux aux victimes et nettoyer le site : en une vingtaine de minutes, les cours de l'action chutent de 2 milliards de dollars. Deux heures plus tard, un démenti est publié. Cette fois-ci, c'est à la Chambre de Commerce américaine que les Yes Men annoncent le soutien de ce puissant lobby de 3000 entreprises à la lutte contre le réchauffement climatique... jusqu'à l'intervention d'un vrai membre de la Chambre et l'éjection du fauteur de troubles. A voir en vidéo : L'œuvre d'Oiticica part en fumée L'œuvre d'une vie... Tout, ou presque, l'œuvre de l'artiste brésilien Hélio Oiticica est parti en fumée, samedi 17 octobre, dans l'incendie qui a eu lieu chez son frère César Oiticica, à Rio de Janeiro.Les toiles, sculptures, installations, livres et œuvres audiovisuelles entreposées là représentaient une valeur estimée à 14 millions d'euros. Environ 90 % des 2000 œuvres ont été détruites. Oiticica, mort en 1980 à l'âge de 43 ans, fut l'un des artistes brésiliens les plus importants du XXe siècle. Fondateur du mouvement "néoconcrétiste" à la fin des années 1950, aux côtés de Lygia Clark, Amilcar de Castro et Franz Weissmann, il fut un représentant de la peinture abstraite, portant surtout un intérêt à la couleur, que ce soit en peinture ou en sculpture. Dans les années 1960, il crée les Bolides, petites boîtes-sculptures que le spectateur peut faire bouger et explorer, et les Parangolés, assemblages de tissus de récupération en sculptures mobiles. Oiticica réalise ensuite des installations intitulées Penetravels (Pénétrables), avec lesquels le spectateur peut interagir. Le plus connu d'entre eux est Tropicalia (1967), acquis par la Tate Modern de Londres, qui donna son nom au mouvement tropicaliste, que l'on identifie surtout aujourd'hui à la musique de Gilberto Gil et Caetano Veloso.
Les Obama redécorent la Maison Blanche version Modern ArtMichelle et Barack Obama sont plutôt branchés art moderne que peinture classique, on s'en doutait un peu. Leurs appartements privés de la Maison Blanche, ainsi que les ailes est et ouest, vont être bientôt décorées de 45 œuvres — peintures et sculptures — empruntées aux réserves de trois musées de Washington (le Smithsonian American Art Museum, la National Gallery of Art et le Hirshhorn Museum and Sculpture Garden), et choisies par Michelle Obama, sur les conseils de leur décorateur, Michael Smith. ![]() Ill. Ed Ruscha, I Think I'll..., 1983, National Gallery of Art, Washington
Quand l'art fait boum !
Ill. Fabien Giraud et Raphaël Siboni, Sans titre (feu d’artifice instantané), courtesy galerie Loevenbruck, Paris Le Pot de Reynaud s'est envolé Le Pot doré de Jean-Pierre Raynaud, qui trônait depuis dix ans sur la Piazza du Centre Pompidou, s'est envolé lors de la Nuit Blanche, le 3 octobre dernier, pour rejoindre les hauteurs du Musée, sur la terrasse du 6e étage, où se trouve le restaurant Georges.
Installé en 1998 devant Beaubourg, après avoir orné le parc de la Fondation Cartier, la Postdamer Platz à Berlin et la Cité interdite en Chine, le Pot ne sera plus aujourd'hui visible que des visiteurs du Centre et des happy few du Georges.
Comment se retrouver dorénavant devant Beaubourg autrement que grâce à la fameuse expression « sous le Pot » ? Et surtout, quel objet emblématique pourra le remplacer ? Hospitalités : promenade en Île de France Chaque samedi, jusqu’au 12 décembre, le réseau art contemporain Paris / Île de France organise des parcours qui permettent aux franciliens de se rendre dans des lieux où ils n’auraient peut-être jamais mis les pieds sans ce dispositif. Car, il faut bien le dire, à qui viendrait l’idée de se transporter de Montreuil à Juvisy, de Rueil à Malakoff, ou de Nanterre à Brétigny, en une même journée pour voir des œuvres ou assister à des performances d’artistes dont il n’aura, pour certains jamais entendu parler ? Et bien, pour des néophytes comme moi, TRAM l’a fait !Car d’abord, je ne sais pas vous, mais moi, j’adore me promener en bus. Alors, quand j’ai compris qu’il s’agissait de sillonner la région parisienne dans un bus affrété à cet effet, ça m’a tout de suite parlé : découvrir des communes proches de Paris, certes, mais centralité oblige, dont certaines m’étaient quasiment inconnues, était une occasion de me livrer à cette activité délicieuse de regarder le paysage urbain depuis cette hauteur parfaite qu’est la cabine d’un bus. Ensuite, les propositions artistiques sont suffisamment riches et variées pour que chacun ait le loisir de retrouver des marques, en l’occurrence ce samedi 26 septembre, c’était Martin Parr au Jeu de Paume (exposition qui s’est achevée depuis), de découvrir des artistes plus jeunes et sans doute moins consensuels (Véronique Hubert à le galerie municipale de Vitry-sur-Seine) et même de se livrer à des activités artistiques : ce jour-là, il nous a été proposé, à l’école supérieure d’art de Rueil-Malmaison, de participer au grand atelier et de dessiner des nus dont les modèles, danseurs, posaient en musique, effectuant ainsi une très belle et envoûtante performance. La participation au parcours coûte 5 euros (visite et transport compris), mais il ne faut pas oublier de s’inscrire en envoyant un mail à : taxitram@tram-idf.fr Pour tout savoir sur le programme et l’organisation des journées, c’est ici Deux hommes volent un Magritte en plein jour à Bruxelles Voler un tableau relève d'une grande prouesse : c'est encombrant, fragile, et les grands chefs-d'oeuvre sont mieux gardés que les grands secrets. Deux hommes pourtant ont réussi, ce matin, en plein jour et aux heures d'ouverture du musée, à dérober un tableau de René Magritte dans un musée belge consacré au peintre surréaliste, situé dans la banlieue Nord de Bruxelles.
"Deux individus, dont l'un de type asiatique, parlant l'un l'anglais et l'autre le français, ont fait irruption, armé d'un pistolet, dans le musée peu après son ouverture", rapporte le conservateur du musée. La toile en question, L'Olympia, peinte en 1948, (60x80 centimètres), représente une femme nue, allongée (Georgette Magritte en fut le modèle), avec un coquillage sur le ventre, et sa valeur est estimée entre 750.000 et 3 millions d'euros. On sait cependant qu'il est difficile, voire impossible, de revendre des oeuvres volées. Quel motif a pu forcer ces deux hommes à prendre autant de risque pour un Magritte ? Pour ce tableau-là en particulier ? Un mystère qui vient étoffer la liste des nombreux vols d'oeuvres d'art, dont certains sont devenus historiques. Retrouvez les plus célèbres vols d'oeuvres d'art dans notre diaporama. Les 10 vols d'oeuvres les plus célèbresPosté par Easywriter le 23.09.09 à 11:14 | tags : insolite
Voler une œuvre d'art n'a jamais été anodin : depuis la Rome antique jusqu'à la guerre d'Irak en passant par les conquêtes napoléoniennes et les spoliations nazies, elles font partie des trésors de guerre. Les commanditaires des vols d'œuvres célèbres s'attachent d'ailleurs le plus souvent, avant tout, à leur valeur symbolique, leur revente étant à peu près impossible.
Vincenzo Perrugia qui dérobe la Joconde au Louvre, trois hommes cachés derrière des masques de ski repartant avec quatre impressionnistes sous le bras, le carnet à dessins de Picasso jamais retrouvé... Découvrez en images les plus célèbres vols d'œuvres d'art de ces cent dernières années. Le diaporama des statues les plus bizarres du mondeHideuses ou amusantes, harmonieuses ou inquiétantes, certaines statues insufflent un doux parfum de surréalisme à nos promenades...
"Tout est sauvé si l'on demeure capable d'étonnement", écrivait Jean Guéhenno dans La Foi difficile (1957). Partout dans le monde, des artistes ont érigé des statues décalées qui nous interpellent... et nous sauvent, donc. L'étrange est à chaque coin de rue, comme vous le verrez dans ce diaporama des plus étranges statues des mondes.
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Voir aussi : Carnets d'artistes : le diaporama des photos inspirées d'oeuvres littéraires Le diaporama des maisons les plus insolites Le diaporama des plus étonnantes librairies du monde
L'art contemporain ? C'est de la viandeUltime expérience du pop-art : peindre la Joconde avec des hamburgers. C'est ce que fait ce jeune artiste américain dans cette étonnante vidéo. C'est plus qu'un retournement : certes la marchandisation de tout avait conduit l'art à devenir un produit comme un autre, et inversement à faire accéder des objets de consommation courante au rang d'oeuvre (oui oui comme les soupes Campbell). Cette fois le produit devient outil mais la critique sociale est intacte (ouf) puisque la vidéo nous rappelle en creux à quel point c'est gras un hamburger. On attend avec impatience les premières estampes réalisées à la sauce Samouraï. Lire aussi : le pop art dans tous ses états sur Flu.
Goya n'a pas peint le Colosse
Ils sont donc formels : "la pauvreté de la technique, de la lumière et des couleurs, de même que la différence marquée entre «Le Colosse» et les œuvres principales attribuées de manière documentée à Goya, deviennent manifestes". Lesdits experts ont également relevé des hésitations de pinceau qu'on peut difficilement imputer au Maitre mais plus vraisemblablement à l'un de ses disciples. Les experts Madrid estiment qu'il s'agirait d'Asensio Julia, peintre moins connu qui fut l'assistant de Goya et dont celui-ci a fait le portrait. Le Colosse ne serait d'ailleurs pas la seule oeuvre à avoir été abusivement attribuée au peintre espagnol... Vladimir Poutine joue les peintres… et se vend cher !
Son prix, rondelet ? Pas moins de 37 millions de roubles, soit 860.000 euros. C’est Natalia Kournikova, une propriétaire de galerie locale qui l’a acquis. La toile a été exécutée en un quart d’heure ! Et pas d’exposition à l’ordre du jour car l’artiste improvisé ne remettrait pas le couvert… Les bénéfices de cette vente pour le moins improbable seront distribués à deux hôpitaux pour enfants de la ville et à une église en voie de restauration. Tetris géant dans les rues Australiennes![]() L'artiste "By George" expose des cubes de Tetris géants dans les rues australiennes. Jouer à Tetris pendant des heures finissait par vous faire voir des cubes partout. ![]()
L'art est (aussi) aux toilettes![]() Comme son nom à la beauté simple l'indique, le Musée des toilettes de musées s'intéresse exclusivement aux WC des lieux d'exposition les plus prestigieux. Une galerie photos permet de comparer les usages en vigueur au musée d'art contemporain de Los Angeles (photo 1) et au musée de la photographie de Tokyo (photo du bas).En plus de la toujours possible spéculation anthropologique sur le rapport à l'excrément selon les latitudes, l'interrogation esthétique n'est jamais loin : un musée n'est pas un lieu neutre et conceptualise un minimum ses toilettes. Une systématisation inspirée du concept de ready-made qui fera, qu'après cela, vous n'irez plus tout à fait aux toilettes de Beaubourg comme avant. ![]()
L'arc de triomphe à l'ère interactive
Le goût de l'art au Mac/Val
Depuis son ouverture à Vitry-sur-Seine, de l'autre côté du périph parisien, le Mac/Val multiplie les initiatives pour donner le goût de l'art à des publics variés. Visites guidées thématiques, ateliers en tout genre, ouverts aux petits et aux grands et, depuis peu, des visites gustatives. L'art à portée de main... et de bouche, c'est désormais possible. Des amuse-gueules élaborés sont servis sur place aux visiteurs face aux œuvres. Il s'agit de bousculer la perception de l'art visuelle, auditive par d'autres perceptions qui en appellent davantage aux papilles. Et pour ceux qui auraient encore faim, le restau "Le Transversal" les accueille pour un repas plus complet! Illus ©Transversal Visites gustatives, Mac/Val de Vitry sur Seine, chaque premier dimanche du mois. www Toy Comix : les jouets s'invitent au musée
Toy Comix, Musée des Arts Décoratifs, jusqu'au 27 avril 2008. www Harcourt vous tire le portrait![]() Au 19e siècle, il était d'usage pour les familles aisées de se faire représenter par des peintres. Mais la soif de se faire tirer le portrait gagna tous les milieux, avec l'avénement de la photographie. Pour un Nadar resté célèbre (Victor Hugo, Baudelaire, George Sand), il existait des dizaines de studio photos spécialisés dans le portrait à Paris. A l'occasion d'une exposition au Louvre des Antiquaires, le non moins célèbre Studio Harcourt (spécialisé quant à lui dans le portrait de stars de cinéma) renouera l'espace d'une journée avec cette tradition millénaire. Il propose de vous tirer un portrait original, cadeau que vous pourrez offrir à votre dulcinée ou faire trôner au dessus de la cheminée (séance le samedi 16 décembre 2006, sur rendez-vous uniquement - 1000 € ). Pour Noël, laissez le glam agir. L'exposition Harcourt, elle, se poursuit jusqu'au 15 janvier 2006. Réservation : 01 42 18 09 41. Illustrations : portrait de César (droite), et cette célèbre Dame au chapeau (gauche). Courtesy Studio Harcourt. Ceci n'est pas un socle La Royal Academy of arts de Londres, une des plus prestigieuses galeries d'art de Grande-Bretagne, doit être la risée du petit monde de l'art, et sans aucun doute de toute personne qui lira cette news.Pour l'"exposition d'été", les responsables de la galerie ont sélectionné une oeuvre qu'ils ont dû trouver formidable mais qui, manque de pot, n'en était pas une. Et c'est ainsi qu'un bloc de pierre surmonté d'un morceau de bois se retrouve exposé dans une grande galerie d'art. Après tout, tout est art pour peu qu'on en ait décidé ainsi. Le problème est qu'ici, l'artiste (David Hensel) n'avait nullement décidé qu'il s'agissait d'art, mais du socle sur lequel poser son oeuvre - une sculpture représentant une tête humaine. Les deux éléments sont arrivés séparément à la galerie, dont les responsables ont cru qu'il s'agissait donc de deux oeuvres distinctes. La sculpture en elle-même a été rejetée, peu digne d'intérêt selon eux, mais ils ont en revanche trouvé très intéressant le socle de pierre. L'artiste en question a bien dû se marrer. Da Vinci Code tour![]() (illus. la Pyramide inversée du Louvre) Le Cyclop de Jean Tinguely "Au coeur de la forêt de Milly se cache Le Cyclop. Une sculpture monumentale construite en secret pendant plus de 20 ans par le sculpteur suisse Jean Tinguely, sa femme Niki de Saint-Phalle et plusieurs de leurs amis artistes invités à participer à cette grande aventure".On dirait le début d'un conte pour enfants... Pas tout à fait, mais l'histoire de cette sculpture n'en est pas moins joliment poétique, et utopique. Initiés en 1969, les travaux durèrent 10 ans pour ériger la structure, et 15 ans de plus pour y assembler les contributions de chacun. En 1987, Tinguely et sa femme décidèrent de donner le Cyclop à l'Etat afin d'en assurer la conservation. L'oeuvre fut inaugurée en 1994, 3 ans après la mort de l'artiste. Chaque année, elle ressuscite avec le printemps, et s'ouvre au public du mois de mai au mois d'octobre. A l'occasion de sa réouverture sortent 2 DVD, Le Rêve de Jean et l'Aventure exceptionnelle du Cyclop de Jean Tinguely. Pour célébrer ce double événement, le Monstre dans la forêt, film central du Rêve de Jean, sera projeté au Centre Pompidou le 9 mai prochain. Pour se mettre en bouche, avant de partir à l'aventure dans la forêt de Milly ; et pour la préparer, tous les renseignement sont par ici. |
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