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Il y a une vie artistique en dehors des musées. Visites insolites, voici une sélection d'oeuvres hors normes et hors cadre. Des découvertes insolites à faire en plein air, à la ville comme à la campagne.

Le Rideau de Fer de vos soirées pyjamas

Posté par Magali le 09.11.09 à 16:02 | tags : design, insolite
Une équipe de designers berlinoises, Mijuly & Ca, a créé une série de matelas, les Mauermatratzen, à partir de pans du mur de Berlin, slogans et graffitis compris, comme « Les ouvriers et les agriculteurs n'ont pas besoin de mur » ou « Personne ne veut construire un mur ».

Selon Julianne Zöller, l'une des trois designers, il faut « interpréter ça avec le sourire, mais j'imagine que certaines personnes ne se voient pas dormir sur ces matelas ».

Chaque matelas coûte 900 euros — avec un prix de gros de 5000 euros pour les six édités. Les designers ont également créé des guest beds gonfables et transportables, à 150 euros pièce. Ils sont cousus main, avant d'être bientôt produits en série et vendus dans les boutiques de souvenirs berlinois.

Infos

Flu spécial Berlin :

En images : l'expo "Berlin : l'effacement des traces" aux Invalides
En images : Berlin-Est, la rebelle
Fluctuat twitte de Berlin

Entretien : Berlin selon l'écrivain Jean-Yves Cendrey






Un musée pour le Pont des Espions

Posté par Magali le 09.11.09 à 11:49 | tags : exposition, histoire, insolite

La journée du 9 novembre 2009, qui célèbre le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, est festive, avec ses concerts à la Porte de Brandebourg et son jeu de dominos géant symbolisant l'effondrement physique du mur, mais aussi les réactions en chaîne qui suivirent et le démantèlement du bloc soviétique.

C'est aussi un jour de mémoire. Selon l'ancien chancelier allemand Helmut Kohl, les Allemands « n'ont pas beaucoup de raisons dans leur histoire d'être fiers ». « Il n'y a rien dont je sois plus fier que la réunification allemande », ajoute-t-il. L'actuelle chancelière Angela Merkel a hier inauguré un nouveau musée d'un type un peu particulier, installé dans la Villa Schöningen, à Potsdam, dans la banlieue de Berlin.

Le musée se trouve à proximité du célèbre pont de Glienecke, surnommé le « Pont des Espions », qui servit pendant la guerre froide aux échanges d'espions capturés. C'était, selon l'ancien directeur de la CIA William Colby, « l'un des seuls endroits au monde où Américains et Soviétiques se faisaient face directement. La moitié du pont était à eux, l'autre à nous. Quand nos deux Etats voulaient régler discrètement quelque chose, c'était le meilleur endroit pour le faire ».

 

Le musée de Potsdam montre des objets et des documents d'époque ainsi que des témoignages sur des bornes interactives vidéo qui racontent ces échanges spectaculaires — il n'y en eut en réalité que trois (en 1962, 1985 et 1986), et ils n'ont concerné que 38 personnes en tout et pour tout. Le plus célèbre de ces prisonniers politiques fut sans doute Nathan Chtcharansky, dissident soviétique condamné en 1977 pour trahison et espionnage, puis libéré en 1986, après neuf ans de goulag. Après son passage à l'Ouest, Chtcharansky devint ministre en Israël.

Le musée possède aussi un petit morceau du mur de Berlin, dédicacé par Mikhaïl Gorbatchev, George Bush père et Helmut Kohl.

Infos

 

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Photo: Angela Merkel inaugure le musée du Pont de Glienecke, à la Villa Schöningen de Potsdam, le 8 novembre 2009. © Reuters







Jan Bucquoy inaugure son Musée du Slip à Paris

Posté par Magali le 04.11.09 à 15:23 | tags : art contemporain, performance, insolite, exposition
Les Belges sont les maîtres du canular, les rois de la blague, les champions de la gaudriole — on se souvient de "l'affaire" récente de l'exposition Sexes d'artistes de Jacques Charlier à Venise. Dans la lignée des figures tutélaires du très sérieux René Magritte, du plus contemporain Marcel Broodthaers (auteur, en 1965, d'un Triomphe des moules) ou du performeur-artiste-chorégraphe-metteur en scène Jan Fabre, le Bruxellois Jan Bucquoy n'est pas en reste.

Conservateur en chef du Musée du Slip à Bruxelles, Bucquoy a également été le directeur d'un Musée de la Femme (avec de réelles femmes exposées), mais est aussi auteur de bandes dessinées (notamment de versions pornographiques de Tintin) et de films sur La Vie sexuelle des Belges, et ex-membre du parti politique BANANE (Bien Allumés, Nous Allons Nous Eclater). Il a également baissé son pantalon chez Dechavanne, en réponse à une féministe qui lui reprochait d'exposer une femme nue dans son musée, brûlé une toile de Magritte, entarté des célébrités aux côtés de son acolyte Noël Godin, et réalisé pas moins de quatre tentatives de coups d'Etat.

Pour trois semaines, Bucquoy installe à Paris son Musée du Slip, auquel il ajoute un Musée de la Frite, et présente quelques unes de ses parodies de Tintin, avant de débarquer à Toulon et Lille en 2010. Le Musée du Slip a reçu l'appui exceptionnel de diverses personnalités, qui ont bien voulu donner leur slip, parmi lesquelles Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture, Jean-Michel Ribes, Jean-Marc Barr, Willem, Guillaume Durand ou Plastic Bertrand. « De César à Eddy Merckx, nous sommes tous égaux devant le slip ». CQFD


A lire ici, un long entretien avec Jan Bucquoy dans le dernier numéro (26) de la revue Particules

Jan Bucquoy, la subversion comme un des Beaux-Arts, à l'Espace Immanence, 21 avenue du Maine, Paris, du 6 au 21 novembre 2009. Vernissage le jeudi 5 novembre à partir de 18h. www

Ill. Jan Bucquoy, Napoléon avec slip, 2009



Le Nouveau Festival du Centre Pompidou : un mois d'interdisciplinarité

Posté par Magali le 22.10.09 à 13:56 | tags : beaubourg, centre pompidou, insolite
Hier soir avait lieu dans la joie et la bonne humeur brouillonnes l'inauguration en fanfare (d'accordéons) du Nouveau Festival du Centre Pompidou. Le Nouveau Festival, kezaco ? Mis sur pied par Bernard Blistène, directeur du développement culturel du Centre, ça n'est ni une exposition, ni une manifestation, mais selon BB lui-même, un « rendez-vous » dans un lieu possible de rencontres, à savoir principalement la Galerie Sud et l'Espace 315 (donc côté place Stravinsky), ouvert gratuitement à tous (à l'exception des spectacles de la Grande Salle).

Assumant son interdisciplinarité fondatrice, le Centre Pompidou propose ainsi au visiteur, pendant un mois, des expériences inédites. Pêle-mêle : se faire sussurer à l'oreille un air d'opéra dans la Light House de Jorge Pardo, écouter un concert au casque dans le Kiosque électronique des Cocktail Designers ou assister chaque jour à des représentations (théâtre, danse, musique) dans le « Beaubourg-la-Reine » de la compagnie du Zerep (avec notamment Forced Entertainment, Arnaud Labelle-Rojoux, Philippe Katerine, Doris Uhlich, Sophie Lenoir...).

Festivals dans le festival, « Bruits de bouche » expose la parole d'artistes, entre performance, lecture et musique, tandis que « Rosebud » interroge la matrice de l'œuvre de 10 écrivains (dont Enrique Vila-Matas, Michka Assayas ou Olivier Cadiot). On pourra également assister à des conférences-performances d'Andrea Fraser, Eric Duyckaerts ou Jean-Yves Jouannais, à des projections vidéo, visibles de la rue, la nuit, ou à la présentation, chaque jour à 14h, d'une peinture par 30 critiques, historiens et amateurs. Sans oublier de fouler le Sol.07 de Vincent Lamouroux, immense surface ondulante au niveau -1 du Foyer qui sera le support de plusieurs pièces dansées, et de visiter la Conciergerie, où Christian Rizzo a conçu l'exposition « Le sort probable de l'homme qui avait avalé le fantôme »... De quoi être tous les jours surpris !



Nouveau Festival
, au Centre Pompidou, Paris, du 21 octobre au 23 novembre, et à la Conciergerie, du 21 octobre au 13 décembre.
www.centrepompidou.fr
Catalogue Le Nouveau Festival du Centre Pompidou, aux éditions du Centre Pompidou, 96 pages, 10 euros. Avec notamment des entretiens de Bernard Blistène avec Heimo Zobernig, Sophie Perez et Xavier Boussiron, Vincent Lamouroux.

Ill. Aurélien Froment, La Pièce du souffleur, 2009, courtesy de l'artiste et de Motive Gallery © Photo : Aurélien Froment

 




Nouveau canular des Yes Men à la Chambre de Commerce américaine

Posté par Magali le 21.10.09 à 13:11 | tags : insolite, économie
S'ils n'existaient pas, il faudrait les inventer... Les Yes Men, ce sont Jacques Servin et Igor Vamos, duo d'activistes issu du collectif d'artistes RTMark qui a commis dans les années 90, entre autres, l'échange de boîtes vocales de 300 poupées Barbie et G.I. Joe, ou l'intégration au jeu de simulation SimCopter d'hommes s'embrassant. Les Yes Men pratiquent ce qu'ils nomment l'« identity correction » : l'un ou l'autre se fait passer pour un représentant d'une importante organisation pour délivrer lors de conférences ou d'émissions télé un message caricatural, mettant souvent en porte-à-faux ladite organisation.

En tant que représentants de l'OMC, ils ont ainsi fait l'apologie de l'esclavage à domicile, vanté la mise aux enchères des votes ou le recyclage d'excréments pour le tiers-monde, souvent sans que l'assistance ne paraisse choquée. En 2004 ils se font passer pour un groupe appelé « Yes, Bush can! » et sillonnent les Etats-Unis à bord d'une camionnette en faisant signer un « gage de patriotisme » par lequel les signataires se portent volontaires pour accueillir près de chez eux un site de stockage des déchets nucléaires, envoyer leurs enfants à la guerre, abandonner une partie de leurs droits constitutionnels, etc.

Un de leurs canulars les plus marquants eut lieu la même année. Jacques Servin, alias Andy Bichlbaum, apparaît en direct sur BBC World en tant que porte-parole de Dow Chemical, géant américain de l'industrie chimique qui a absorbé Union Carbide, compagnie qui détenait pour moitié l'usine responsable de la catastrophe de Bhopal qui a fait des dizaines de milliers de morts et d'invalides. Il annonce la vente prochaine de Union Carbide, et l'intention de Dow Chemical d'utiliser les 12 milliards de dollars de la vente pour fournir des soins médicaux aux victimes et nettoyer le site : en une vingtaine de minutes, les cours de l'action chutent de 2 milliards de dollars. Deux heures plus tard, un démenti est publié.

Cette fois-ci, c'est à la Chambre de Commerce américaine que les Yes Men annoncent le soutien de ce puissant lobby de 3000 entreprises à la lutte contre le réchauffement climatique... jusqu'à l'intervention d'un vrai membre de la Chambre et l'éjection du fauteur de troubles.

A voir en vidéo :



L'œuvre d'Oiticica part en fumée

Posté par Magali le 19.10.09 à 18:24 | tags : art contemporain, insolite
L'œuvre d'une vie... Tout, ou presque, l'œuvre de l'artiste brésilien Hélio Oiticica est parti en fumée, samedi 17 octobre, dans l'incendie qui a eu lieu chez son frère César Oiticica, à Rio de Janeiro.

Les toiles, sculptures, installations, livres et œuvres audiovisuelles entreposées là représentaient une valeur estimée à 14 millions d'euros. Environ 90 % des 2000 œuvres ont été détruites.

Oiticica, mort en 1980 à l'âge de 43 ans, fut l'un des artistes brésiliens les plus importants du XXe siècle. Fondateur du mouvement "néoconcrétiste" à la fin des années 1950, aux côtés de Lygia Clark, Amilcar de Castro et Franz Weissmann, il fut un représentant de la peinture abstraite, portant surtout un intérêt à la couleur, que ce soit en peinture ou en sculpture.

Dans les années 1960, il crée les Bolides, petites boîtes-sculptures que le spectateur peut faire bouger et explorer, et les Parangolés, assemblages de tissus de récupération en sculptures mobiles. Oiticica réalise ensuite des installations intitulées Penetravels (Pénétrables), avec lesquels le spectateur peut interagir. Le plus connu d'entre eux est Tropicalia (1967), acquis par la Tate Modern de Londres, qui donna son nom au mouvement tropicaliste, que l'on identifie surtout aujourd'hui à la musique de Gilberto Gil et Caetano Veloso.


Ill. Hélio Oiticica, Grand Nucleus, 1960–66, César and Claudio Oiticica Collection, Rio de Janeiro.




Les Obama redécorent la Maison Blanche version Modern Art

Posté par Magali le 19.10.09 à 10:33 | tags : international, insolite

Michelle et Barack Obama sont plutôt branchés art moderne que peinture classique, on s'en doutait un peu. Leurs appartements privés de la Maison Blanche, ainsi que les ailes est et ouest, vont être bientôt décorées de 45 œuvres — peintures et sculptures — empruntées aux réserves de trois musées de Washington (le Smithsonian American Art Museum, la National Gallery of Art et le Hirshhorn Museum and Sculpture Garden), et choisies par Michelle Obama, sur les conseils de leur décorateur, Michael Smith.

Dans le listing présidentiel apparaissent bien sûr en tête les grands noms de l'art moderne américain (Mark Rothko, Jasper Johns, Ed Ruscha), mais aussi européen, avec des sculptures de Degas, des toiles abstraites de Josef Albers et Nicolas de Staël, et des natures mortes de Giorgio Morandi. Des artistes moins connus orneront également les cimaises, notamment la peintre afro-américaine abstraite Alma Thomas, première femme afro-américaine à avoir obtenu une maîtrise en art à Columbia en 1934, et à avoir bénéficié d'une exposition personnelle au Whitney Museum of American Art de New York, en 1972, ou encore George Catlin, peintre du XIXe siècle spécialisé dans les portraits de natifs américains.

Un choix souvent très politiquement correct, mais intéressant par certains clins d'œil. Comme cette toile de Glenn Ligon, Black Like Me No. 2, qui fait référence à un ouvrage de l'auteur (blanc) John Howard Griffith, narrant son voyage dans le Sud des Etats-Unis grimé en Noir : la toile répète la phrase « All traces of the Griffin I had been were wiped from existence », jusqu'à ce qu'elle se confonde avec le fond noir. Ou encore cette toile d'Ed Ruscha, I Think I'll..., sur laquelle sont peintes des mots tels que « Maybe... Yes », « Maybe... No » : une œuvre qui fait méditer sur l'importance du temps donné à la réflexion.

Ill. Ed Ruscha, I Think I'll..., 1983, National Gallery of Art, Washington

 




Quand l'art fait boum !

Posté par Magali le 15.10.09 à 10:42 | tags : art contemporain, insolite

La FIAC, c'est un peu un instantané de l'art contemporain international (du moins celui qui a accès aux sphères du marché), un concentré des tendances qui donne le pouls de l'art à un moment T. Un moment à célébrer, donc...

Parmi les événements connexes qui accompagnent cette fête de l'art (à laquelle cependant certains galeristes rient jaune depuis quelques mois), un feu d'artifice unique en son genre aura lieu dans les jardins des Tuileries. Les artistes Fabien Giraud et Raphaël Siboni, qui se sont fait remarquer récemment avec leur installation Last Manoeuvres in the Dark au Palais de Tokyo ou The Outland à La Force de l'Art 02, proposent « un feu d'artifice complet, tiré en une fois, de telle sorte qu'il n'y ait qu'une seule détonation. Une seule déflagration assourdissante. Un quart d'heure de spectacle se contracte ici en un seul tir, se condense en une seule seconde, et les motifs multicolores fusionnent jusqu'à ne plus former qu'un seul flash aveuglant ».

Autrement dit, 800 bombes placées sur 10 cibles exploseront en même temps pour un spectacle d'une poignée de secondes... Rendez-vous mardi 20 octobre à 22h pétantes, au niveau du premier bassin des Tuileries.

www.fiac.com

 


Ill. Fabien Giraud et Raphaël Siboni, Sans titre (feu d’artifice instantané), courtesy galerie Loevenbruck, Paris



Le Pot de Reynaud s'est envolé

Posté par Magali le 12.10.09 à 08:14 | tags : insolite
Le Pot doré de Jean-Pierre Raynaud, qui trônait depuis dix ans sur la Piazza du Centre Pompidou, s'est envolé lors de la Nuit Blanche, le 3 octobre dernier, pour rejoindre les hauteurs du Musée, sur la terrasse du 6e étage, où se trouve le restaurant Georges.

 

Installé en 1998 devant Beaubourg, après avoir orné le parc de la Fondation Cartier, la Postdamer Platz à Berlin et la Cité interdite en Chine, le Pot ne sera plus aujourd'hui visible que des visiteurs du Centre et des happy few du Georges.

 

Comment se retrouver dorénavant devant Beaubourg autrement que grâce à la fameuse expression « sous le Pot » ? Et surtout, quel objet emblématique pourra le remplacer ?




Hospitalités : promenade en Île de France

Posté par JdF le 02.10.09 à 17:11 | tags : art contemporain, installation, insolite
Chaque samedi, jusqu’au 12 décembre, le réseau art contemporain Paris / Île de France organise des parcours qui permettent aux franciliens de se rendre dans des lieux où ils n’auraient peut-être jamais mis les pieds sans ce dispositif. Car, il faut bien le dire, à qui viendrait l’idée de se transporter de Montreuil à Juvisy, de Rueil à Malakoff, ou de Nanterre à Brétigny, en une même journée pour voir des œuvres ou assister à des performances d’artistes dont il n’aura, pour certains jamais entendu parler ? Et bien, pour des néophytes comme moi, TRAM l’a fait !
Car d’abord, je ne sais pas vous, mais moi, j’adore me promener en bus. Alors, quand j’ai compris qu’il s’agissait de sillonner la région parisienne dans un bus affrété à cet effet, ça m’a tout de suite parlé : découvrir des communes proches de Paris, certes, mais centralité oblige, dont certaines m’étaient quasiment inconnues, était une occasion de me livrer à cette activité délicieuse de regarder le paysage urbain depuis cette hauteur parfaite qu’est la cabine d’un bus.
Ensuite, les propositions artistiques sont suffisamment riches et variées pour que chacun ait le loisir de retrouver des marques, en l’occurrence ce samedi 26 septembre, c’était Martin Parr au Jeu de Paume (exposition qui s’est achevée depuis), de découvrir des artistes plus jeunes et sans doute moins consensuels (Véronique Hubert à le galerie municipale de Vitry-sur-Seine) et même de se livrer à des activités artistiques : ce jour-là, il nous a été proposé, à l’école supérieure d’art de Rueil-Malmaison, de participer au grand atelier et de dessiner des nus dont les modèles, danseurs, posaient en musique, effectuant ainsi une très belle et envoûtante performance.
La participation au parcours coûte 5 euros (visite et transport compris), mais il ne faut pas oublier de s’inscrire en envoyant un mail à :
taxitram@tram-idf.fr
Pour tout savoir sur le programme et l’organisation des journées, c’est ici



Deux hommes volent un Magritte en plein jour à Bruxelles

Posté par Céline le 24.09.09 à 16:07 | tags : insolite, musées
Voler un tableau relève d'une grande prouesse : c'est encombrant, fragile, et les grands chefs-d'oeuvre sont mieux gardés que les grands secrets. Deux hommes pourtant ont réussi, ce matin, en plein jour et aux heures d'ouverture du musée, à dérober un tableau de René Magritte dans un musée belge consacré au peintre surréaliste, situé dans la banlieue Nord de Bruxelles.

 

"Deux individus, dont l'un de type asiatique, parlant l'un l'anglais et l'autre le français, ont fait irruption, armé d'un pistolet, dans le musée peu après son ouverture", rapporte le conservateur du musée. La toile en question, L'Olympia, peinte en 1948, (60x80 centimètres), représente une femme nue, allongée (Georgette Magritte en fut le modèle), avec un coquillage sur le ventre, et sa valeur est estimée entre 750.000 et 3 millions d'euros. On sait cependant qu'il est difficile, voire impossible, de revendre des oeuvres volées. Quel motif a pu forcer ces deux hommes à prendre autant de risque pour un Magritte ? Pour ce tableau-là en particulier ?

Un mystère qui vient étoffer la liste des nombreux vols d'oeuvres d'art, dont certains sont devenus historiques. Retrouvez les plus célèbres vols d'oeuvres d'art dans notre diaporama.




Les 10 vols d'oeuvres les plus célèbres

Posté par Easywriter le 23.09.09 à 11:14 | tags : insolite

Voler une œuvre d'art n'a jamais été anodin : depuis la Rome antique jusqu'à la guerre d'Irak en passant par les conquêtes napoléoniennes et les spoliations nazies, elles font partie des trésors de guerre. Les commanditaires des vols d'œuvres célèbres s'attachent d'ailleurs le plus souvent, avant tout, à leur valeur symbolique, leur revente étant à peu près impossible.

 

Vincenzo Perrugia qui dérobe la Joconde au Louvre, trois hommes cachés derrière des masques de ski repartant avec quatre impressionnistes sous le bras, le carnet à dessins de Picasso jamais retrouvé...

Découvrez en images les plus célèbres vols d'œuvres d'art de ces cent dernières années.




Le diaporama des statues les plus bizarres du monde

Posté par Céline le 27.05.09 à 17:02 | tags : international, insolite, installation, sculpture
Hideuses ou amusantes, harmonieuses ou inquiétantes, certaines statues insufflent un doux parfum de surréalisme à nos promenades...

 

"Tout est sauvé si l'on demeure capable d'étonnement", écrivait Jean Guéhenno dans La Foi difficile (1957). Partout dans le monde, des artistes ont érigé des statues décalées qui nous interpellent... et nous sauvent, donc. L'étrange est à chaque coin de rue, comme vous le verrez dans ce diaporama des plus étranges statues des mondes.

 

 

Proposez des photos de statues étranges sur le forum

 

Voir aussi : 

Carnets d'artistes : le diaporama des photos inspirées d'oeuvres littéraires

Le diaporama des maisons les plus insolites

Le diaporama des plus étonnantes librairies du monde

 




L'art contemporain ? C'est de la viande

Posté par Easywriter le 24.03.09 à 11:34 | tags : peinture, insolite

Ultime expérience du pop-art : peindre la Joconde avec des hamburgers. C'est ce que fait ce jeune artiste américain dans cette étonnante vidéo.

C'est plus qu'un retournement : certes la marchandisation de tout avait conduit l'art à devenir un produit comme un autre, et inversement à faire accéder des objets de consommation courante au rang d'oeuvre (oui oui comme les soupes Campbell). Cette fois le produit devient outil mais la critique sociale est intacte (ouf) puisque la vidéo nous rappelle en creux à quel point c'est gras un hamburger. On attend avec impatience les premières estampes réalisées à la sauce Samouraï.

Lire aussi : le pop art dans tous ses états sur Flu.

 

 

 





Goya n'a pas peint le Colosse

Posté par Easywriter le 28.01.09 à 15:24 | tags : peinture, insolite

C'est désormais officiel : Francisco Goya a une oeuvre de moins à son actif. Le Colosse (illustration) n'est donc pas de lui. Fluctuat vous avait déjà expliqué il y a quelques mois la démarche d'un comité d'experts mandaté par le Prado. Le musée madrilène a publié lundi sur son site le rapport complet.

Ils sont donc formels : "la pauvreté de la technique, de la lumière et des couleurs, de même que la différence marquée entre «Le Colosse» et les œuvres principales attribuées de manière documentée à Goya, deviennent manifestes".

Lesdits experts ont également relevé des hésitations de pinceau qu'on peut difficilement imputer au Maitre mais plus vraisemblablement à l'un de ses disciples.

Les experts Madrid estiment qu'il s'agirait d'Asensio Julia, peintre moins connu qui fut l'assistant de Goya et dont celui-ci a fait le portrait. Le Colosse ne serait d'ailleurs pas la seule oeuvre à avoir été abusivement attribuée au peintre espagnol...




Vladimir Poutine joue les peintres… et se vend cher !

Posté par Nedjma le 20.01.09 à 11:41 | tags : insolite

La fenêtre d’une maison, décorée par une serviette nationale ukrainienne avec une broderie. « Ouzor » (broderie, en russe dans le texte), c’est le titre d’un tableau peint par Vladimir Poutine, ex-président russe devenu premier ministre, qui a été vendu voilà quelques jours aux enchères à Saint-Pétersbourg.

Son prix, rondelet ? Pas moins de 37 millions de roubles, soit 860.000 euros. C’est Natalia Kournikova, une propriétaire de galerie locale qui l’a acquis. La toile a été exécutée en un quart d’heure ! Et pas d’exposition à l’ordre du jour car l’artiste improvisé ne remettrait pas le couvert… Les bénéfices de cette vente pour le moins improbable seront distribués à deux hôpitaux pour enfants de la ville et à une église en voie de restauration.




Tetris géant dans les rues Australiennes

Posté par Easywriter le 18.12.08 à 14:18 | tags : art contemporain, insolite
L'artiste "By George" expose des cubes de Tetris géants dans les rues australiennes. 

Jouer à Tetris pendant des heures finissait par vous faire voir des cubes partout.
On ne sait pas si c'est ce qui conduit l'artiste à disséminer ses structures multicolores et géantes  dans Sydney, mais son Tetris est le clou de l'expo "livelanes" ( pour "rues vivantes") qui a envahi la ville. 

 




L'art est (aussi) aux toilettes

Posté par Easywriter le 28.11.08 à 12:08 | tags : insolite, musées, photographie

Comme son nom à la beauté simple l'indique, le Musée des toilettes de musées s'intéresse exclusivement aux WC des lieux d'exposition les plus prestigieux.

Une galerie photos permet de comparer les usages en vigueur au musée d'art contemporain de Los Angeles (photo 1) et au musée de la photographie de Tokyo (photo du bas).

En plus de la toujours possible spéculation anthropologique sur le rapport à l'excrément selon les latitudes, l'interrogation esthétique n'est jamais loin : un musée n'est pas un lieu neutre et conceptualise un minimum ses toilettes.
Les choix dessinent donc en creux une vision de l'art à moins qu'il ne s'agisse ici de pointer la réalité plus crue cachée derrière l'artifice de l'exhibition ( regardez les WC russes vous comprendrez).

Une systématisation inspirée du concept de ready-made qui fera, qu'après cela, vous n'irez plus tout à fait aux toilettes de Beaubourg comme avant.

 




L'arc de triomphe à l'ère interactive

Posté par Nedjma le 15.02.08 à 17:49 | tags : expos, expos à paris, insolite, web

Un peu vieillot et poussiéreux l'Arc de triomphe ? Plus tout à fait... Si la précédente scénographie du monument, l'un des plus visités de Paris (1,3 millions de touristes chaque année) datait de 1937, il vient d'entrer dans l'ère interactive avec la mise en place d'une exposition multimedia permanente sur son histoire. On y découvre notamment, depuis cette semaine, une exposition des arcs les plus connus au monde - pas moins de 77! - et une salle qui fait apercevoir en transparence le parvis et la flamme du souvenir sous ses pieds. Et puis les grandes étapes de sa destinée, depuis sa construction décidée par Napoléon jusqu'à nos jours. Sur la terrasse, une vue panoramique qui donne sur les avenuess Friedland, Iéna, Marceau et embrase toute la cité, ainsi qu'un système de "réalité augmentée" signé d'un laboratoire parisien de recherche sur la création numérique...


Arc de Triomphe www




Le goût de l'art au Mac/Val

Posté par Nedjma le 07.02.08 à 11:37 | tags : art contemporain, insolite, mac val

Depuis son ouverture à Vitry-sur-Seine, de l'autre côté du périph parisien, le Mac/Val multiplie les initiatives pour donner le goût de l'art à des publics variés. Visites guidées thématiques, ateliers en tout genre, ouverts aux petits et aux grands et, depuis peu, des visites gustatives. L'art à portée de main... et de bouche, c'est désormais possible. Des amuse-gueules élaborés sont servis sur place aux visiteurs face aux œuvres. Il s'agit de bousculer la perception de l'art visuelle, auditive par d'autres perceptions qui en appellent davantage aux papilles. Et pour ceux qui auraient encore faim, le restau "Le Transversal" les accueille pour un repas plus complet! Illus ©Transversal

Visites gustatives, Mac/Val de Vitry sur Seine, chaque premier dimanche du mois. www




Toy Comix : les jouets s'invitent au musée

Posté par Nedjma le 02.01.08 à 15:24 | tags : expos, expos à paris, insolite

C'est de saison : les jouets ont la part belle. On ne la connaît pas forcément, mais la collection des jouets du musée des arts décoratifs compte quelque 12000 articles, jeux et jouets confondus, datant du XIXe siècle à nos jours. Pour entrer en résonance avec ces richesses insoupçonnées, 34 dessinateurs de tous âges, horizons, et pays, ont été invités à réaliser des planches ou à reconstituer leur univers à partir d'une sélection de jouets emblématiques. Seul trait commun: la représentation, qu'elle soit humaine ou animale. Parmi les créateurs sollicités, Mahler, Catherine Meurisse, Ruppert et Mulot, ou encore Anna Sommers. L'expo, baptisée Toy Comix est organisée avec Jean-Christophe Menu, éditeur, cofondateur de la maison d'édition L'Association et de L'OUBAPO (ouvroir de bande dessinée potentielle... ça ne vous rappelle rien ?!). Alors du rire et du rêve en barre, ça vous dit? Tous aux Arts Déco!

Toy Comix, Musée des Arts Décoratifs, jusqu'au 27 avril 2008. www




Harcourt vous tire le portrait

Posté par Puck le 23.11.06 à 09:46 | tags : expos à paris, insolite, photographie

Au 19e siècle, il était d'usage pour les familles aisées de se faire représenter par des peintres. Mais la soif de se faire tirer le portrait gagna tous les milieux, avec l'avénement de la photographie. Pour un Nadar resté célèbre (Victor Hugo, Baudelaire, George Sand), il existait des dizaines de studio photos spécialisés dans le portrait à Paris. A l'occasion d'une exposition au Louvre des Antiquaires, le non moins célèbre Studio Harcourt (spécialisé quant à lui dans le portrait de stars de cinéma) renouera l'espace d'une journée avec cette tradition millénaire. Il propose de vous tirer un portrait original, cadeau que vous pourrez offrir à votre dulcinée ou faire trôner au dessus de la cheminée (séance le samedi 16 décembre 2006, sur rendez-vous uniquement - 1000 € ). Pour Noël, laissez le glam agir.

L'exposition Harcourt, elle, se poursuit jusqu'au 15 janvier 2006. Réservation : 01 42 18 09 41. Illustrations : portrait de César (droite), et cette célèbre Dame au chapeau (gauche). Courtesy Studio Harcourt.



Ceci n'est pas un socle

Posté par Van le 16.06.06 à 11:19 | tags : insolite
La Royal Academy of arts de Londres, une des plus prestigieuses galeries d'art de Grande-Bretagne, doit être la risée du petit monde de l'art, et sans aucun doute de toute personne qui lira cette news.
Pour l'"exposition d'été", les responsables de la galerie ont sélectionné une oeuvre qu'ils ont dû trouver formidable mais qui, manque de pot, n'en était pas une. Et c'est ainsi qu'un bloc de pierre surmonté d'un morceau de bois se retrouve exposé dans une grande galerie d'art. Après tout, tout est art pour peu qu'on en ait décidé ainsi. Le problème est qu'ici, l'artiste (David Hensel) n'avait nullement décidé qu'il s'agissait d'art, mais du socle sur lequel poser son oeuvre - une sculpture représentant une tête humaine.
Les deux éléments sont arrivés séparément à la galerie, dont les responsables ont cru qu'il s'agissait donc de deux oeuvres distinctes. La sculpture en elle-même a été rejetée, peu digne d'intérêt selon eux, mais ils ont en revanche trouvé très intéressant le socle de pierre.
L'artiste en question a bien dû se marrer.



Da Vinci Code tour

Posté par Van le 15.05.06 à 11:35 | tags : insolite, louvre

"Vous ne pouvez pas ne pas avoir entendu parler de Da Vinci Code..." Non en effet, nous ne pouvons pas, le site officiel de l'Office de Tourisme français ne s'y trompe pas. Surfant aussi sur la déferlante Da Vinci/Dan Brown, il propose aux touristes le Da Vinci Code tour. Car "vous aurez sans doute envie de marcher sur les traces du roman en visitant les lieux décrits à la quête de votre Saint Graal". Pour se faire, l'office de tourisme a sélectionné pour nous les lieux qui valent le détour. Pourquoi pas après tout, il s'agit de visiter le Louvre, l'Eglise Saint-Sulpice, le Château de la Villette, la Cathédrale de Chartres et j'en passe pour se retrouver dans le sud de la France, à Carcassonne, très belle cité médiévale. Il ne fait aucun doute qu'après l'incroyable succès du roman, et le succès presque assuré du film, le phénomène Da Vinci Code booste le tourisme (culturel) français. Merci Dan Brown ?
(illus. la Pyramide inversée du Louvre)



Le Cyclop de Jean Tinguely

Posté par Van le 05.05.06 à 11:30 | tags : insolite, sculpture, tinguely
"Au coeur de la forêt de Milly se cache Le Cyclop. Une sculpture monumentale construite en secret pendant plus de 20 ans par le sculpteur suisse Jean Tinguely, sa femme Niki de Saint-Phalle et plusieurs de leurs amis artistes invités à participer à cette grande aventure".
On dirait le début d'un conte pour enfants... Pas tout à fait, mais l'histoire de cette sculpture n'en est pas moins joliment poétique, et utopique.
Initiés en 1969, les travaux durèrent 10 ans pour ériger la structure, et 15 ans de plus pour y assembler les contributions de chacun. En 1987, Tinguely et sa femme décidèrent de donner le Cyclop à l'Etat afin d'en assurer la conservation. L'oeuvre fut inaugurée en 1994, 3 ans après la mort de l'artiste. Chaque année, elle ressuscite avec le printemps, et s'ouvre au public du mois de mai au mois d'octobre. A l'occasion de sa réouverture sortent 2 DVD, Le Rêve de Jean et l'Aventure exceptionnelle du Cyclop de Jean Tinguely. Pour célébrer ce double événement, le Monstre dans la forêt, film central du Rêve de Jean, sera projeté au Centre Pompidou le 9 mai prochain. Pour se mettre en bouche, avant de partir à l'aventure dans la forêt de Milly ; et pour la préparer, tous les renseignement sont par ici.





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