Visa pour l’image à la fête, Gamma à la rue
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Voilà vingt ans que ce festival international dédié au photojournalisme célèbre l’image de reportage –qui prend des allures artistiques plus souvent qu’à son tour-. La guerre, la nature, l’environnement, les populations, les religions, les phénomènes de société ou les grands fléaux de l’époque y sont passés au crible par des reporters des quatre coins du monde. Une fois encore, à Perpignan, on découvre leurs clichés au fil d’expos comme autant de reportages thématiques ou anthologies d'un photographe spécifique. Cette vingt-et unième édition, inaugurée le 29 août, propose une trentaine d’expositions gratuites. Parmi elles, l’une consacrée à la plongée d'Abbas (agence Magnum) dans le monde islamique ; un hommage à Françoise Demulder, modèle devenu photographe célèbre pour ses clichés de la guerre du Vietnam et disparu dernièrement ; ou encore l’accrochage thématique « Sexe, drogue et rock'n'roll » de Stanley Greene, qu’on connaissait davantage pour ses reportages en Irak ou au Darfour... Egalement au programme, soirées de projections, rencontres avec les photographes et colloques. Ironie ( ?) du sort, alors que la fête de l’image de reportage bat son plein, Gamma, agence emblématique, est au plus mal. Désormais propriété d’Eydea presse, elle est actuellement en redressement judiciaire. La direction du groupe a présenté un plan qui préconise le licenciement de 33 salariés dont les 13 photographes de Gamma ! Et nombre d’entre eux déplorent l’évolution d’une presse qui –y compris pour nombre de mags généralistes- s’intéresse désormais davantage aux clichés people qu’aux reportages de guerre… Illus dr. Festival Visa pour l’image, Perpignan, jusqu’au 13 septembre.
La création créole dans tous ses états à la Villette
Le lieu désormais présidé par Jacques Martial se veut espace de mixité sociale, de rencontres de toutes les cultures et de réflexion sur les identités. « Une ouverture indispensable à la compréhension du monde mouvant dans lequel nous vivons », commente-t-il. Au menu des réjouissances de cette saison nouvelle, spectacles de théâtre et de danse, concerts, lectures, tables rondes. Coup d’envoi dès mardi et jusqu’au 5 juillet avec l’exposition « Kréyol Factory, des artistes interrogent les identités créoles ». A découvrir, les œuvres de 60 créateurs des Caraïbes, de l’océan indien, ou d’Afrique : plus de 80 œuvres plastiques, 250 photos et neuf espaces documentaires déclinent cette identité plurielle, selon un parcours thématique décliné en sept séquences. Parmi elles, « L’Afrique, communauté imaginée », « Des îles sous influence », « Les nouveaux mondes » etc. L’exposition est dédiée à Aimé Césaire, chantre de la négritude disparu voilà peu. Exposition « Kréyol Factory » du 7 avril au 5 juillet, Grande Halle de la Villette.
Arles: quarante ans de photographie(s)
« Quarante ans de rencontre, quarante ans de ruptures », c’est le thème choisi pour les Rencontres 2009, avec des invités de choix. Willy Ronis, 98 ans, « doyen des photographes », qui s’achemine joliment vers son centenaire et hisse haut, depuis des décennies, les couleurs –ou plutôt le noir et blanc- de la photo humaniste. Robert Delpire se retournera sur son parcours d’éditeur –on lui doit notamment la collection « Photo-Poche »-, mais aussi de commissaire d’exposition et producteur de films. L'Américaine Nan Goldin, sublime shooteuse des paumés magnifiques, sera également de la partie. Une rétrospective du photographe américain Duane Michals, une présentation des dernières œuvres de Martin Parr et des photos d’archives des Rencontres complèteront l’affiche. Enfin, quinze anciens commissaires des rencontres parrainneront un jeune créateur. Parmi eux, Christian Lacroix, Arlésien, commissaire de rencontres 2008 au franc succès. Et toujours, le Festival Voie Off, qui, dans la Cour de l’Archevêché, fait place aux jeunes auteurs contemporains. Programme détaillé disponible en avril. 40e Rencontres de la photographie, Arles, du 7 juillet au 13 septembre. Lille 3000 voit l'Europe en XXL
Elle a encore, et surtout, réussi sa mue à la lueur de ce titre, et s'est inscrite au rang des grandes cités culturelles de l'Hexagone, et bien au-delà. Après Lille 2004 en effet, après Lille 2006 et moult manifestations, expositions et fiestas populaires en diable, parmi lesquelles les Bombaysers, qui célébrèrent l'Inde, nouvel acte dès demain. C'est Lille 3000, et l'Europe XXL. Jusqu'en juillet, quelque 500 rendez-vous sont inscrits à l'agenda lillois, parmi lesquels 50 expositions - une consacrée à Agatha Ruiz de la Prada, l'autre à Istanbul, notamment -, 190 films prévus dans 56 communes. Pour le coup d'envoi, une parade géante animée par les Barcelonais de la Fura dels Baus et le groupe Transe Express. L'ancienne gare Saint-Sauveur, friche de 21 hectares est également au centre d'un projet urbain. Elle deviendra nouveau lieu de passage et d'échanges. Voir : Lille 3000 tout en images sur le mag Arts
Lille 3000, jusqu'au 12 juillet. |
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