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Les expos en France et à l'étranger : annonces et compte-rendus. Tous les billets consacrés aux expos sur De Visu.
Mai 68 en photo
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A Dorothy’s gallery, une exposition autour de mai 68 rassemble des photos de Alain Quemper ainsi que des reportages-vidéos, extraits de film et environnements sonores qui visent à reconstituer l'atmosphère globale de l'époque. Les clichés de Quemper imortalisent autant des célébrités de l'époque, photographiées dans des lieus publics, que des scènes de rue et de révolte.
![]() Crédits photographiques Alain Quemper© courtesy Dorothy's gallery Regard sur mai 1968, photos, musique et voix - jusqu'au 2 juin à Dorothy's gallery (Paris) (www).
POUIN. POINT, peintures videos sonores
POUIN.POINT à l'Espace Icare (www) d'Issy les Moulineaux jusqu'au 30 avril. Polémiques : Les parisiens sous l’Occupation
En ouverture de l’expo, un encart rappelle que le photographe « a choisi un regard qui ne montre rien, ou si peu, de la réalité de l’Occupation et de ses aspects dramatiques ». Euphémisme fracassant. Fermez cette expo s’il vous plait monsieur l’adjoint. Dans l'objectif de John Rankin![]() Il a tiré le portrait – et parfois déshabillé - les grand(e)s d’un monde qui embrasse show-biz, arts et politique : Tony Blair et les Stones, la Reine Elisabeth II et Juliette Binoche, Georges Clooney ou Kate Moss. Mais le photographe John Rankin a le génie pluriel : il est aussi réalisateur de clips et créateur de magazines, notamment le cultissime "Dazed and Confused". L’Acte2Galerie lui ouvre ses murs, pour des clichés surtout axés sur les nus et le regard (avec sa série d’eyescapes). Photo dr. « Rankin Chop off their heads », Acte 2 Galerie, Paris 8e jusqu’au 12 avril. Les exquises douleurs de Sophie Calle
Voilà plus de 30 ans que la photographe, auteure, plasticienne, réalisatrice Sophie Calle creuse le même sillon : celui de l’intimité, en se mettant en scène, en jeu. Elle et ses émotions, elle et ses anniversaires, elle et ses histoires d’amour, elle et son entourage. « Douleur Exquise », qu’on découvrait notamment dans le cadre de l’expo « M’as tu vue » au Centre Pompidou en 2004 et qui fit l’objet d’une superbe publication chez Actes Sud racontait, entre textes et images, comment elle se remettrait tant bien que mal d’une rupture non-annoncée. La rupture toujours, est au cœur du dernier parcours conçu pour la Biennale de Venise (entre juin et novembre 2007) qui débarque enfin à Paris dès aujourd’hui, dans une mise en scène de Daniel Buren. « Prenez soin de vous », c’étaient les derniers mots d’une lettre de séparation à laquelle elle n’a pas répondu. Mais elle en a fait la matière d’une œuvre dense, en demandant à 107 femmes, connues ou moins connues, et venues d’horizons différents, de l’analyser, la jouer, la chanter ou la danser. Des artistes du Monde Arabe à Artparis : Traversées nécessaires.Posté par Lucie le 26.02.08 à 16:38 | tags : grand palais, foire, art du monde, art paris, art contemporain, expos
La 10ème foire d’art contemporain Artparis ouvrira ses portes du 3 au 7 avril. 115 galeries seront présentes sous l’agréable verrière du Grand Palais. Une exposition intitulée Traversées est organisée à cette occasion. Le commissaire de l’exposition, Brahim Alaoui (ancien directeur de l’Institut du Monde Arabe) propose un focus audacieux sur des artistes contemporains algériens, égyptiens, irakiens, libanais, marocains, palestiniens, saoudien, syriens et tunisiens. Cette région du monde est pour Alaoui « une synthèse entre l’Orient et l’Occident ». Synthèse percutante qu’il faut alors oser appréhender dans sa complexité. Si les artistes de la génération précédente étaient habités par des questions d’identité et de mémoire, la jeune génération s’attaque aux délicats sujets que sont la sexualité, la laïcité ou la religion. « Le dénominateur commun à tous ces artistes est le désir d’échanges doublé d’un questionnement partagé sur les enjeux mondiaux» poursuit Alaoui. L'arc de triomphe à l'ère interactive
L'usine rêvante de Loris Gréaud au Palais de TokyoPosté par Nedjma le 15.02.08 à 10:07 | tags : palais de tokyo, expos à paris, expos, art contemporain
C'est le nouveau fils chéri de l'art contemporain français. Loris Gréaud entre au Palais de Tokyo, et par la grande porte s'il vous plait. A tout juste 30 printemps, l'artiste investit tout l'espace du site -4000 mètres carrés- avec "Cellar Door", un gigantesque organisme généré par une partition distendue dans l'espace et le temps. Présentée comme une "usine rêvante", l'exposition se présentera en mouvement: oeuvres mouvantes, habillage sonore et lumineux, failles spatio-temporelles s'activant en temps réel. Autres réjouissances annoncées, des bonbons sans goût, du champagne noir, et une forêt de sculptures d'arbres. Ca vient de commencer, ça durera trois mois. On y revient très vite sur Flu. "Cellar door", palais de Tokyo jusqu'au 27 avril 2008. Les sucettes à motifs des M/M (Paris)Posté par Lucie le 13.02.08 à 16:13 | tags : illustration, expos à paris, art contemporain, art numérique, beaubourg, expos, design
Il ne reste que quelques jours pour aller découvrir l’étonnante exposition Vision tenace, présentation du 2ème volets des Arts Posters, affiches du duo de graphistes M/M (Paris). 32 créations à la lisière du graphisme et de l’art contemporain retracent depuis 1999 les collaborations de Michaël Amzalag et Mathias Augustyniak avec des artistes, des cinéastes ou des commissaires d’expositions de la scène contemporaine comme Pierre Huyghe , Carsten Höller, Hans Ulrich Obrist, Melvil Poupaud, Sarah Morris, Rirkrit Tiravanija… Une muséographie stimulante où l’on peut voir des papiers peints psychédéliques qui s’étirent jusqu’au sol, accueillant de mythiques sucettes translucides. Ces deux stars du graphisme reprennent en interview la définition du sémiologue Charles S. Peirce, affirmant créer des « icones, indices, symboles » afin d’exprimer leur point de vue singulier sur le monde. Leur choix de s’affirmer comme graphistes (et non comme plasticiens) trouve son origine dans une volonté de récupérer les outils de production de l’ère du tout-produit afin d’en détourner la substance, et de créer ainsi un dernier rempart esthétique à la marchandisation… Audacieux!
This Is Not A Time For Dreaming, d'après l'affiche du film de Pierre Huyghe , copyright M/M Paris, galerie Air de Paris.
Los Angeles, d'après l'affiche du film de Sarah Morris, copyright M/(Paris), galerie Air de Paris.
Vision tenace jusqu’au 18 février au Centre Georges Pompidou, Les M/M sont également présents à la galerie Air de Paris, à Paris, jusqu’au 8 mars.
Beaubourg mis à nu par son concepteur : exposition Rogers + architectes
![]() Jusqu'au 3 mars le Centre Georges Pompidou propose une mise en abyme ludique en consacrant une exposition aux travaux de son propre architecte, le britannique Richard Rogers. Sur 1150m2 s’étalent des maquettes réalisées dans différents matériaux, futuristes avec des animations lumière, ou plus sobres, en bois, fines et précises, des photos et des croquis papiers, fusains, feutres, le tout sous des bannières presque fluos. Richard Rogers et Renzo Piano, jeunes trentenaires peu académiques conceptualisent Beaubourg au début des années 70. (Rogers est aujourd’hui le dernier lauréat en date du Pritzker Price, équivalent du Nobel pour les architectes). Comme un monstre tubophage qui nargue de ses conduits d’aérations et autres systèmes de climatisation le quartier des Halles, le Centre Pompidou fut détesté durant sa création jusqu’à son inauguration en 1977. « Une raffinerie de pétrole inachevée », « un King Kong culturel » pouvait-on lire dans la presse… Fort de son architecture funky qui se prémunit d’ une culture ampoulée, véritable réussite en matière de démocratisation culturelle, il s’impose aujourd’hui comme un passage obligé et qui plus est de qualité. Bel hommage donc… Rogers + architectes, jusqu'au 9 mars au Centre Georges Pompidou. Lyon rend hommage à Diego Rivera
On en a peu parlé mais l'année 2007 marquait à la fois le centenaire de la naissance de Frida Kahloet le cinquantenaire de la mort de Diego Rivera, sa moitié amoureuse et mentor artistique. En mai 2006, à l'occasion des Rencontres internationales de la peinture murale de Mexico initiées par la fondation Diego Rivera, les œuvres de « Cité création », entreprise française connue pour ses peintures urbaines, affichent un réel succès. Pour le cinquantenaire Rivera, la Fondation a proposé à la société de concevoir et réaliser la création de trois fresques murales ainsi que la construction d'une place publique. C'est désormais chose faite : l'Espace Diego Rivera a été inauguré voilà quelques semaines dans un quartier du septième arrondissement de Lyon, en pleine mutation. On y découvre des fresques liées aux thèmes de prédilection de l'artiste : histoire du Mexique à travers plusieurs épisodes phare : invasion de Cortès, conquête espagnole, révolution agraire... Espace Diego Rivera, rue Georges Gouy- Lyon. Darfur/Darfur au jardin du Trocadéro
Dans le cadre de la semaine de mobilisation pour le Darfour, la Ville de Paris accueille l'exposition Darfur/Darfur dans le Jardin du Trocadéro. Les 150 photographies de l'exposition seront projetées en plein air, devant le bassin du Trocadéro, chaque soir de 18 heures à minuit. Lancée en septembre 2006 à la Galerie James Cohan de New York, cette exposition a ensuite été projetée au Musée Hammer de Los Angeles, au Mémorial de l'Holocauste de Washington ainsi que dans de nombreuses autres villes du continent nord-américain. Puis elle a investi le Centre de l'Holocauste à Cape Town, le Musée Israelite de Berlin, ou encore le Centre de la Photographie (FORMA) de Milan, à Istanbul. Elle réunit 150 photographies prises au Darfour et au Tchad entre 2003 et 2007 par sept photographes de renommée internationale : Mark Brecke, Helene Caux, Ron Haviv/VII, Paolo Pellegrin (Magnum), Ryan Spencer Reed, Michal Ronnen Safdie et Lynsey Addario, ainsi qu'un ancien soldat de la marine américaine : Brian Steidle. Pour Leslie Thomas, commissaire de l'exposition, « Paris est depuis toujours la capitale de l'Art et des Droits de l'Homme, il était donc essentiel que cette exposition y soit projetée pour que les Français et à travers eux, la communauté internationale, restent mobilisés en faveur de la paix au Darfour. » Darfur/Darfur. Du 13 au 17 février dans les jardins du Trocadéro, Paris. Le témoin Nachtwey au Laboratoire
D'Afghanistan au Rwanda, du Pakistan à la Bosnie, on lui doit quelques unes des photos les plus saisissantes en matière de photoreportage de ces dernières décennies. James Nachtwey va s'exposer au Laboratoire, lieu d'exposition singulier, qui a ouvert ses portes récemment à Paris. Avec un thème précis, les maladies infectieuses: tuberculose, sida, qui dévastent des pans entiers de population. Des images dont la puissance est accentuée par un noir et blanc qui claque. "J'ai été un témoin, ces image sont mon témoignage. Les événements que j'ai enregistrés ne devraient pas être oubliés, et ne doivent pas se répéter", clame James Nachtwey. S'il pouvait être entendu.. Expo James Nachtwey au Laboratoire, Paris, du 10 février au 15 mars. www
Le designer Pierre Paulin à l'honneur
Pleins phares sur Pierre Paulin, le designer français qui, à 80 printemps, se voit consacrer toute une exposition à la galerie des Gobelins. Après "Trésors dévoilés 1607-2007", expo inaugurale du lieu, les Gobelins rendent désormais hommage à l'un des plus grands designers français sous le titre "Pierre Paulin, le design au pouvoir". L'occasion d'évoquer 40 ans de collaboration et de donner à découvrir, au fil de 80 pièces ses créations d'hier et d'aujourd'hui, ses commandes élyséennes et autres sièges d'avant-garde (fauteuil Mushroom, chaise longue Tongue illus et Ribbon Chair, aujourd'hui des pièces cultes). Le parcours se décline sous quatre thèmes: de la modernité de l'administration, le grand escalier, un décor d'avant-garde pour l'Elysée, nouvelles assises. On réalisera aussi que le créateur en a inspiré nombre d'autres, de Starck à Konstantin Gcric. Un bonheur n'arrivant jamais seul, l'expo française se double de l'exposition belge "Paulin designer supermoderne" et d'une vente fleuve chez Artcurial le 12 mars. Ceux qui n'ont pas forcément les moyens se consoleront avec le catalogue à paraître... "Pierre Paulin, le design au pouvoir", jusqu'au 27 juillet, galerie des Gobelins. www Les dunes, horizon infini de Shoji Ueda
Qui aime aller flâner à la Maison Européenne de la photographie sait que chaque salle y réserve des bonheurs différents. L'attraction du moment, c'est bien sûr l'exposition Edouard Boubat, qui consacre l'artiste humaniste sur une centaine de clichés doux-heureux. Mais ne quittez pas les lieux sans être montés d'un étage, pour voir la rétrospective consacrée au photographe Shoji Ueda (1913-2000) Méconnu en France, ce grand nom japonais mérite pourtant qu'on découvre son travail, notamment sa série emblématique consacrée aux dunes, réalisée entre 1945 et 1951. Dans un cadre de bord de mer, et de sable, il a photographié sa famille, ses amis et ses proches avec élégance et jeux d'ombres et lumières parfaitement stylisés. Ce décor naturel lui offre un fond unique, dont il aimait dire: "Les dunes c'est mon studio. On ne peut pas trouver d'arrière-plan plus parfait, car l'horizon est étirable à l'infini. La dune est un paysage presque naturellement photographique. C'est la nature, réduite à un fond unique"... Grains de sable, grains de la peau, grain photographique se mêlent dans une ligne subtile. "Une ligne subtile", c'est précisément le titre de l'exposition... Illus © Shoji Ueda Office Tokyo, Japon. Dunes, portrait de m. Sohji Yamakawa, 1984. "Une ligne subtile", rétrospective Shoji Ueda à la MEP, Paris jusqu'au 30 mars. Art animal au musée Dapper Le Musée Dapper, espace consacré aux arts et culture d'Afrique, des Caraïbes et leurs diasporas propose spectacles (en ce moment les contes "Zinimo zinimo zi") et expositions. En Afrique, les animaux tiennent un rôle majeur dans les mythes, légendes, contes et proverbes perpétrés par les arts de la parole. Souvent les sculptures les représentent, mettant à l'oeuvre une symbolique puissante. C'est à cela que s'attèle l'exposition "Animal" qui réunit 140 oeuvres. Masques, statuettes, parues et autres objets, provenant du fonds propre du musée, bien sûr, mais aussi de musées européens et de collections privées. Le tout pour un parcours représentatif de la présence animale dans les arts d'Afrique. Du symbole à l'imaginaire... Illus Singe, figure mbotimbo. Ancienne collection Charles Ratton © Musée Dapper. Photo Hugues Dubois.Animal, musée Dapper, Paris XVIe. www Toutes les facettes de Tomi Ungerer à Strasbourg
Si vous passez par Strasbourg, ne manquez surtout pas d'aller visiter le Musée Tomi Ungerer, qui a ouvert ses portes en novembre dernier. 25000 personnes s'y sont déjà pressées. Voilà trente ans que l'enfant du pays a légué, par donations successives, l'ensemble de ses oeuvres à sa ville natale. 8000 dessins au total. Et Strasbourg lui a rendu un bel hommage en réhabilitant la Villa Greiner, une belle demeure du XIXe siècle, pour y exposer cette richissime collection permanente, au rythme de trois accrochages par an. Tomi Ungerer ou un illustrateur de génie dont le talent s'est illustré dans des domaines aussi variés que singuliers: le dessin pour enfants d'abord, les dessins érotiques ensuite, les affiches publicitaires et la satire politique enfin. Toutes ces facettes se dévoilent tour à tour à chaque étage du musée. Au rez-de-jardin, les danses macabres d'un artiste profondément traumatisé par la seconde guerre mondiale -et devenu pacifiste implacable- et les dessins et esquisses érotiques. Au rez-de-chaussée, un film passionnant, "Trait pour trait" et tous les héros pour gosses, du Géant de Zeralda à Otto en passant par Papalski et ses histoires farfelues. Enfin, au premier étage, pub et dessin satirique se partagent la vedette. Celui qui a longtemps séjourné aux Etats-Unis dézingue avec finesse la haute-société new-yorkaise tout autant que l'Amérique profonde. C'est féroce, grinçant et diablement drôle. Outre les expositions, le musée proposera régulièrement conférences et ateliers. Musée Tomi Ungerer, Centre international de l'illustration, 2 avenue de la Marseillaise, Strasbourg. www Chefs d'oeuvre du Gange... en catalogue
L'affaire a fait grand bruit: l'exposition "Chefs d'oeuvre du delta du Gange" devait créer l'événement au musée Guimet. Depuis cinq ans, Vincent Lefèvre, conservateur au musée Guimet oeuvrait à la préparation de cette exposition, en collaboration avec le Ministère des affaires étrangères. Mais fin décembre, des statuettes issues du patrimoine archéologique du Bangladesh, destinées à l'exposition auraient été retrouvées brisées dans une décharge de Dacca, alors qu'elles devaient figurer dans des caisses envoyées au musée Guimet. Les autorités du Bangladesh ont donc annulé le prêt des pièces et il a fallu renvoyer la quarantaine d'objets déjà présents à Paris. Aujourd'hui, on ne verra pas ces joyaux au musée d'art asiatique. Reste, pour se consoler, le catalogue édité par la Réunion des Musées nationaux: un parcours photographique édifiant dans l'histoire de l'art du pays, depuis le deuxième siècle avant notre ère jusqu'au XIXe siècle. "Chefs d'oeuvre du delta du Gange. Collections des musées du Bangladesh". Musée Guimet/ RMN. 310 pages, 49 euros. www Roland Petit dans tous ses états à l'Opéra
C'est une plongée foisonnante dans la vie et l'oeuvre du chorégraphe Roland Petit que propose en ce moment l'Opéra de Paris. Lecture des ballets du chorégraphes, oeuvres des artistes qui ont jalonné son chemin et celui de sa muse, Zizi Jeanmaire, de Pablo Picasso à Yves Saint-Laurent en passant par Jean Cocteau: 240 maquettes de costumes, 60 maquettes de décors, 35 costumes originaux et 14 peintures ou dessins se dévoilent à l'Opéra Garnier. En complément passionnant, la projection de cinq ballets phare signés du chorégraphe et interprétés par le ballet national de Marseille: "Notre-Dame de Paris", "Clavigo", "Proust ou les intermittences du coeur", "Le Jeune homme et la mort", "l'Arlésienne". Illus Portrait de Roland Petit par Jean Cocteau © Adagp, Paris 2007. Exposition Roland Petit à Garnier, jusqu'au 21 avril 2008. www Candice Breitz et la fan attitude à Avignon
Née à Johannesburg voilà 35 ans, aujourd'hui installée à Berlin, l'artiste Candice Breitz - qui a reçu l'an dernier le Prix international d'art contemporain de la fondation Prince Pierre de Monaco - détourne, pirate, monte, sample. Elle est fascinée par les images produites par les mass medias et le comportement frisant parfois la démence de certains fans. Après avoir fait partie des artistes invités de deux expos précédentes de la Collection Lambert à Avignon, Théorème (en 2005) et Figures de l'acteur (en 2006), elle a aujourd'hui les honneurs d'une expo exclusivement consacrée à ses propres oeuvres. Outre les photos géantes de la série Monument, on y trouvera ses oeuvres "King" (a portrait of Michael Jackson), "Queen" (a portrait of Madonna), ou encore "Working class Hero" (a portrait of John Lennon). Accrochage prévu dans la foulée de "J'embrasse pas". Illus "Working class hero" a portrait of John Lennon. Photo Alex Fahl. Candice Breitz à la Collection Lambert d'Avignon, du 9 février au 18 mai. www Tram à l'assaut de l'art contemporain![]() Taxi Tram, le 26 janvier. Programme et réservation www
26 dessins de Picabia à découvrir
En attendant la vaste exposition "Duchamp, Man Ray, Picabia" qui s'apprête à investir la Tate londonnienne, vous pouvez toujours aller vous balader à la galerie 1900-2000. Galerie dont l'artiste Ben s'amusait à écrire dans une de ses oeuvres: "son stand est celui qui présente le plus de chefs d'oeuvre et de créativité au meilleur prix au mètre carré"! Voilà pour la petite histoire. Dans ce haut lieu de l'art qui vient de célébrer ses 35 ans d'existence, Francis Picabia, que le peintre allemand Georg Baselitz qualifiait de "bourgeois fou" s'expose en 26 dessins rares, une série conçue pour la revue "Littérature" d'André Breton. Des oeuvres qui sommeillaient depuis de longues décennies et étaient pour la plupart inédites jusquici. La fille d'André Breton les aurait retrouvées dans une enveloppe -que la galerie expose d'ailleurs en vitrine. Illus dr Dessins de Francis Picabia pour la revue "Littérature", galerie 1900-2000, Paris 6e. www Les légions enterrées de l'empereur Qin
Les expos se suivent et ne se ressemblent pas à la Pinacothèque parisienne. Après l'exposition Soutine qui s'achèvera en mars prochain, le site dévoile une des plus incroyables découvertes archéologiques du XXe siècle: les légions enterrées de l'empereur Qin, premier empereur de Chine. Cet ensemble unique en terre cuite, découverte près de Xian dans le mausolée de l'empereur est aussi appelé "Guerriers de Xian". Il appartient pour une large part au Musée d'art et d'histoire de la province de Shaouxi. Selon le magazine L'Express, le coût de l'exposition est estimé à 2 millions de dollars, en raison du prix élevé des assurances. Il faudra donc que le public réponde présent... Les guerriers de Xian à la Pinacothèque, du 15 avril au 14 septembre. www Soutine rempile à la Pinacothèque
Le 10 octobre dernier commençait, à la Pinacothèque de Paris, une exposition consacrée à Chaïm Soutine, peintre secret, juif émigré, expressionniste tourmenté. Ce proche de Modigliani voit aussi son histoire liée à la légende de Montparnasse. Depuis 1973, et celle de l'Orangerie, aucune exposition d'envergure ne lui avait été consacrée à Paris. C'est donc chose faite. Au total quelque 80 oeuvres, pour beaucoup exposées pour la première fois e restaurées spécialement pour l'occasion. Le tout sous la houlette de Marc Restellini. L'exposition qui devait s'arrêter en janvier est prolongée jusqu'au 2 mars. Illus "Maternité" © Collection Privée/ ADAGP Paris. Soutine à la Pinacothèque de Paris jusqu'au 2 mars 2008. www
La belle année 2008 du Jeu de Paume
Un an tout juste que la Catalane Marta Gili a pris les rênes du Jeu de Paume dans la foulée de Régis Durand, avec un credo: faire résonner les oeuvres entre elles. Alors que la foisonnante rétrospective Steichen vient de s'achever au site Concorde et que l'exposition Résonances se poursuit à Sully, le Jeu de Paume fourmille de projets et augure une année 2008 richissime. Après Eija-Liisa Ahtila dont les oeuvres seront confrontées à celle de Denis Savary, dans le cadre du programme Satellite, les oeuvres de Valérie Mréjean dialogueront avec celles d'Alec Soth, photographe de l'agence Magnum. Enfin, l'événement sera sans doute la première rétrospective consacrée, en France, à Richard Avedon, génie de la mode: un accrochage qui retracera son parcours de 1946 à 2004... Illus "Robe du soir de Dior" Cirque d'hiver-Paris 1955. © The Richard Avedon Foundation. Rétrospective Richard Avedon, du 1er juillet au 28 septembre 2008. Jeu de Paume, site Concorde. www |
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