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Paris, capitale des arts et de la culture. Toutes les expos à voir à Paris sur le blog De Visu, qui se comptent par centaines. Tout un programme... En voici une sélection :
En images : Ce qu'il reste du passé communiste de BerlinA l'occasion du 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, le Musée d'Histoire contemporaine, aux Invalides, revient sur « l'effacement des traces » de l'ancienne ville de Berlin, ex-capitale de la RDA.
Sur un mode nostalgique qui rappelle l'ambiance du film Good bye Lenin !, l'exposition montre, à travers la survivance de traces aujourd'hui muséifiées, comment s'efface le passé communiste de cette ville-palimpseste. Photographies, films documentaires, objets-souvenirs nourrissent cette exposition consacrée à l'impossible oubli. Découvrez-en les images dans le diaporama Berlin, l'effacement des traces. Berlin 1989-2009 - L'Effacement des traces, au Musée d'Histoire contemporaine - BDIC, Hôtel des Invalides, Paris, jusqu'au 31 décembre 2009. Infos
Flu spécial Berlin : En images : Teotihuacan, les restes d'une civilisation perdueQuatre cent cinquante pièces, issues à 95 % des collections mexicaines, une grande part inédite en Europe. L'exposition du Quai Branly fait revivre la cité légendaire et antique de Teotihuacan, qui connut son apogée entre 250 et 550 ap. J.-C. On ne connaît pas le nom réel de la cité : Teotihuacan, « lieu où naissent les dieux », est le nom que lui donnèrent les Aztèques, qui six siècles plus tard investirent le lieu, pensant que seuls des dieux avaient pu construire de tels édifices. Sculptures colossales, peintures murales, masques rituels, statuettes-offrandes, poignards en forme d'éclairs, bijoux et céramiques témoignent de la puissance de l'expression artistique de Teotihuacan. Découvrez en images les restes de cette civilisation perdue, où les hommes rivalisaient avec le soleil et la mort par le jeu de balle et le sacrifice, avec notre diaporama Teotihuacan, cité des dieux. Teotihuacan, cité des Dieux, au musée du Quai Branly, jusqu'au 24 janvier 2010. Cinq questions à Osta et Bruce, graffeurs et accusés
![]() Fluctuat : La révolte, l’urgence, l’éphémère. Ce sont les motivations évoquées par un des graffeurs brésiliens de l’exposition « Graffiti » à la Fondation Cartier. Avez-vous les mêmes ? Bruce : Il y a effectivement une certaine poussée d’adrénaline à peindre dans l’urgence. C’est notamment le cas des trainistes qui oeuvrent dans des dépôts où les trains et les métros dorment. On connaît le fonctionnement de chaque dépôt pour pouvoir opérer. Et ensuite il faut aller vite, peindre sans recul, et quand le train commence son service et qu’on sait que nos œuvres vont être vues par 40 000 personnes, en période de pointe, la satisfaction est intense ! L’idée même du graffiti, art urbain n’est-elle pas dénaturée dès qu’il franchit les portes d’un musée ou d’une galerie ?Bruce : J’ai longtemps dit « moi, exposer dans une galerie, jamais ! ». Le graff, c’était l’angoisse, cette forme d’urgence, la rapidité, l’efficacité, la création un pied contre un mur, un autre contre un wagon. Mais en fait, ce qui nous importe, c’est que notre travail d’artiste soit vu. Les galeries nous ouvrent à un autre public, différent, nous sortent de l’anonymat, nous inscrivent dans la durée, et nous permettent d’avoir des avis sur ce qu’on fait. Pourtant, la façon de peindre n’est pas différente, je ne vais pas peindre dans un salon feutré en me grattant le menton, mais sur des terrains vagues, ou sous des porches parfois. L’énergie, le style ne changent en rien. Et je ne vais pas non plus m’y reprendre à quatre fois, sous prétexte que l’œuvre est destinée à une galerie !
Que pensez-vous de l’engouement général autour du graffiti ? Osta : Cela fait largement évoluer le regard sur les graffeurs, qui avant, étaient uniquement qualifiés de « vandales ». C’est très positif. Bruce : Et puis ça pousse une autre population à aller dans les musées. Moi, je n’avais jamais mis les pieds au Grand Palais avant l’exposition T.A.G. Venons-en à l’aspect judiciaire : vous avez été près de 60 prévenus dans le procès qui s’est tenu au TGI de Versailles… Bruce : Oui, on était 56 au total, de différentes régions de France. Ils ont voulu faire un grand coup, et quand il s’agit de trains, les peines sont souvent sévères, car les parties civiles sont puissantes. On a été jugés pour dégradations aggravées des espaces publics. Après appel, il y a quelques jours, le délit a été requalifié en délit mineur, dégradations légères. Les faits étant antérieurs à mai 2002, date de l’élection de Jacques Chirac, nous avons bénéficié de l’amnistie . Osta : Le jugement est tombé au moment même où Thalys avait invité quatre graffeurs européens renommés à peindre ses rames… Et au moment où vous exposez dans une galerie. Cette concomitance semble assez absurde, non ? Bruce : Il est un peu délicat pour nous de nous prononcer là-dessus : un autre procès, civil celui-là, suivra le pénal, en janvier 2010. Nous attendons donc de voir… » Illus galerie Nathalie Fiks Osta, Bruce, Aleksandar Petrovic, exposition UFO Galerie Nathalie Fiks, Paris 9e jusqu’au 24 octobre.
Trois jours du quartier Drouot : curiosités à tous les étages Dès demain, c’est la fête dans le quartier Drouot. Un rendez-vous donné au début de l’automne, comme chaque année depuis douze ans, autour de son centre névralgique, l’Hôtel des ventes du même nom, arpenté par quelque 6000 visiteurs quotidiens, en quête de chefs d’œuvre ou simples esthètes. Le site ouvrira ses portes au public de 18h à 21h pour de nombreuses expositions : mobilier, objets d’arts, tableaux modernes et contemporains, Art Nouveau et Art Déco…. La Gazette de l’Hôtel Drouot et l’institut de formation de l’Hôtel des ventes renseigneront amateurs et collectionneurs. Ceux qui le souhaitent pourront aussi rencontrer Patrick de Bayser, expert en dessins anciens, auteur de l’ouvrage « Le piéton de Drouot– Les enchères de A à Z ». Comme son nom l’indique un abécédaire à la découverte du marché de l’art et des enchères… Mais ces trois jours du quartier Drouot seront aussi, pour ceux qui n’ont pas forcément les moyens de faire des folies, l’occasion d’admirer une foules d’objets et œuvres d’art, curiosités ou raretés. La musique est le thème central de l’édition 2009, un hommage sera rendu à André Minaux et Roland Bierge qui réalisa pour Chagall le plafond de l’Opéra Garnier. On découvrira des lithographies signées Henri Rivière ou des œuvres de Miss-Tic, célèbre écumeuse des rues parisiennes. Et puis des accessoires, tels ce chapeau porté par Sophia Loren dans « Prêt-à-Porter » de Robert Altman… Illus dr Trois jours du quartier Drouot, du 1er au 3 octobre, Hôtel des ventes, Paris 9e.
Photoquai, un tour du monde en images
La manifestation ambitionne de la faire plus amplement découvrir à travers l'exposition "165 ans de photographie iranienne", sur les cimaises même du Quai Branly. Photos d'hier et d'aujourd'hui jalonnent le parcours. Autre temps fort de l'événement, "Portraits croisés", sélection de photos de la collection du musée. Mais l'image s'expose aussi hors cadre, hors murs du musée, à ciel ouvert avec une exposition sur les quais de Seine, scénographiée par Patrick Jouin. Elles sont signées de 50 photographes brésiliens, coréens, libanais... Aux rênes de cette magistrale installation, l'Iranienne Anahita Ghabaian Etehadieh, également directrice de la Silk Road Gallery, seule galerie de photo en Iran... A voir encore, une dizaine d'expositions dans toute la ville, de la BNF au Centre culturel canadien, en passant par la Galerie Baudoin Lebon. Illus Type d'homme Johnston et Hoffman. Photoquai, jusqu'au 22 novembre, Musée du Quai Branly, Paris 7e. Site de la Biennale. Lynch s’expose aux Galeries
![]() Dans ce temple de la mode et de la conso du boulevard Haussman, les vitrines sont en fête plus souvent qu’à leur tour. Le menu varie selon les saisons. Jouets animés et féérie à tous les étages en hiver, au moment des fêtes de fin d’année, on connaît. Art contemporain en été : en juillet dernier, c’est le Palais de Tokyo et la Maison rouge qui orchestraient le décor. Cette fois, messieurs dames, place à David Lynch. Le réalisateur de l’étrange montrait en 2007 qu’il avait aussi la fibre plastique en exposant, à la Fondation Cartier, installations, photos, lithographies. Cette fois donc, il investit les onze vitrines des galeries Lafayette, qu’il dit considérer comme des boîtes à bijoux et qui jouent les portes d’entrée dans son univers aussi tortueux que passionnant. Thème choisi, « Machines, Abstraction, Women ». Et à l’étage, 40 lithographies dévoilées au fil de l’exposition « I see myself ». A la fin de l’exposition, le 3 octobre prochain, les pièces seront vendues aux enchères par Christie’s au profit de la Fondation d’entreprise PPR pour la dignité et les droits des femmes. Illus Vitrine Bleu rouge, David Lynch. dr Vitrines « Machines, Abstraction, Women », exposition « I See Myself », Galeries Lafayette Haussmann-Paris. Jusqu’au 3 octobre. Titien, Tintoret, Véronèse, maîtres et rivaux, au Louvre
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C’est une de ces expositions monstre dont Paris a le secret, et c’est au Louvre que ça se passe. La vénérable maison célèbre trois génies, trois rivaux dans la conquête de la lagune. « Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise ». Le thème est dans l’intitulé même de l’événement, placé sous la houlette de Jean Habert, conservateur général, et Vincent Delieuvin, conservateur, assistés par Arturo Galansino. De la rivalité naît précisément un jaillissement d’idées et de nouveautés qui feront de Venise un pôle essentiel de la création. Objectif affiché : faire le point sur la peinture vénitienne dans la seconde moitié du 16e siècle, au moment même où les peintres dévoilent, là-bas, dans leur art, une synthèse unique adaptant le maniérisme de l’Italie centrale. L’exposition s’est ouverte samedi et se poursuit jusqu’en janvier. On en reparle bientôt… Illus Venus au miroir, Titien. © Courtesy Board of Trustees of The National Gallery of Art, Washington. Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise, jusqu’au 4 janvier au Louvre. Site de l’exposition.
Design à tous les étages![]() A Saint-Etienne, la cité du design. Après un chantier long et colossal, ça y est, la cité du design sera inaugurée, le 3 octobre prochain. A Saint-Etienne, déjà organisatrice de la Biennale du design, l’ancienne manufactures d’armes accueillera un vaste pôle de création et d’enseignement. Dans le bâtiment central, on découvrira « L’objet du design », sélection de Sismo. Et puis les œuvres des étudiants diplômés de l’Ecole supérieure d’art et de design qui prendra, également ses quartiers sur le site. A partir du 3 octobre, Cité du design. A Londres, le London design festival. Un salon entièrement design. En marge de l’événement institutionnel, des centaines de lieux offrent un Off foisonnant et riche. Chez Ella Doran, l’expo « Theres no place like home » ouvre ce week-end, un échiquier géant investit Trafalgar Square, on découvre le design museum dans le sud de la ville… Du 19 au 27 septembre, Festival de design de Londres. A Paris, le lieu du design. Fédérer les acteurs franciliens du design, diffuser le design et l’innovation dans le tissu industriel francilien et sensibiliser le public au sein d’un espace de recherche, d’info et d’expositions. Voilà l’objectif affiché par Laurent Dutheil directeur du lieu. Le site ouvrira le 22 octobre prochain, en lieu et place de l’ancienne agence de Roger Tallon et de Pierre Paulin. Bel héritage… Lieu du design, 74 rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris, 12e.
La prestigieuse collection Brukenthal s’expose à Paris
![]() Le baron était aussi un esthète de haut vol… Samuel von Brukenthal, très proche conseiller de l’Impératrice Marie-Thérèse d’Autriche et collectionneur insatiable, gouverneur de Transylvanie se rendit propriétaire, en un temps record, de plus de 16 000 livres précieux, de nombreux objets d’art, près de 800 gravures et 1 200 tableaux. L’impératrice elle-même lui offrit plusieurs œuvres et sa collection fut rapidement reconnue comme l’une des plus belles de Vienne. Jan de Maere, spécialiste de la peinture flamande des XVIe et XVIIe siècles et Nicolas Sainte Fare Garnot, conservateur du Musée Jacquemart-André sont aux manettes de l’exceptionnelle exposition qui vient de s’ouvrir à Paris et qui célèbre tout particulièrement les maîtres de l’école flamande, clou de la collection. Bruegel l’ancien et Bruegel le Jeune, Jan Van Eyck, Memling y voisinent au fil d’un parcours à la fois chronologique et thématique. A voir également, d’autres chefs d’œuvre signés Titien ou Lorenzo Dotto.
Collection Brukenthal, Musée Jacquemart-André, Paris, jusqu’au 11 janvier. Illus Le massacre des innocents à Bethléem, de Pieter Bruegel l’ancien et Pieter Bruegel le jeune. Brukenthal National Museum, Sibiu/ Hermannstadt, Romania/ Musée Jacquemart-André Harcourt, so glamour !
La patte Harcourt, reconnaissable entre mille s’inscrit sur une foultitude de clichés, portraits des grands de ce monde, des personnalités en vogue, d’hier et d’aujourd’hui. Le Studio Harcourt naît en 1934, à l’initiative des frères Lacroix, patrons de presse et de Cosette Harcourt. Jean Cocteau, Salvador Dali, Luis Mariano, Marlène Dietrich, Marcel Cerdan, Brigitte Bardot ou Arletty s’y pressent pour être immortalisés. L’institution célèbre ses 75 ans d'existence cette année avec une exposition de cent figures de stars. Michèle Morgan et Carole Bouquet, Spike Lee et John Malkovich, Elsa Zylberstein et Jean Reno y figurent notamment, ainsi que plusieurs photos du dernier festival de Cannes. Illus © Studio Harcourt Paris Plus de Kate Moss aux Arts Décoratifs![]() En images : les 12 expos à voir cet automneFinie la torpeur de l'été, il est temps de remettre son cerveau en marche et de s'extasier devant autre chose qu'un coucher de soleil sur l'Atlantique ou un délicieux assortiment de tapas. On l'a peut-être trop dit, on n'ose plus le dire, mais Paris est une ville offrant un extraordinaire choix culturel, comptant peu de rivales en Europe (ni ailleurs). D'ici quelques jours, des dizaines d'expositions vont ouvrir leurs portes dans la capitale, lançant gaiement le début d'une saison 2009-2010 encore bien chargée. Le Louvre ouvre la danse avec l'inauguration, dès le 17 septembre, d'une expo réunissant trois géants de la peinture vénitienne, Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise. Suivront, à Beaubourg, La Subversion des images. Surréalisme, photographie, film, et au Grand Palais, le blockbuster Renoir au XXe siècle, tandis que le Quai Branly accueille l'Ancien Mexique et le musée de Cluny des planches originales d'Astérix. Il y aura aussi Miles Davis à la Cité de la Musique, Vermeer à la Pinacothèque... Pour découvrir l'ensemble de la sélection, voir le diaporama sur les expos de la rentrée.
Veilhan nouveau roi de Versailles
Après Jeff Koons l’an dernier –dont l’exposition a eu un retentissement inespéré-, c’est au tour de Xavier Veilhan de prendre ses quartiers –royaux- à Versailles, à partir du 13 septembre prochain. Cour d’Honneur, cour royale, escaliers Gabriel et de la Reine, enfin jardins du château seront investis par le créateur novateur, attaché aux perspectives et aux systèmes de construction des représentations, qui a entrepris de mettre en scène un nouveau tableau dans l’écrin parfait de Louis XIV. Une trajectoire fluide et dynamique concentrée sur les rapports d’échelles, les équilibres et les points d’observation. Sur le site dédié à l’événement, on découvre un blog de Virginie Marielle qui, suivant pas à pas l’artiste, décrit le processus de construction, étape après étape. Ses temps forts, ses moments d’enthousiasme et de doute aussi. En mots et en images. "Il y a un an, lorsque Laurent Le Bon et Jean-Jacques Aillagon m'ont invité à réaliser une exposition, je ne savais pas à quel point Versailles allait envahir ma vie (…) Mon intervention présentera plusieurs oeuvres ou groupe d'oeuvres spécialement créées pour l'occasion, en établissant une continuité entre l'histoire du lieu et son existence contemporaine, souligne Veilhan sur son site. Il faut se confronter aux désirs mis en forme par nos ancêtres. Montrer comment nos propres désirs peuvent les prolonger et les compléter, sans innocence, mais avec la fraîcheur des ambitieux. L'art est un outil de vision au travers duquel il faut regarder pour comprendre notre passé, notre présent et notre futur." Exposition Xavier Veilhan à Versailles du 13 septembre au 13 décembre 2009. Site web du Château de Versailles. Site web de l'exposition.
Le graff, des tribunaux aux galeries
60 personnes sont mises en examen dans ce cadre pour avoir tagué rames de métro, trains, murs, dans la région parisienne mais aussi un peu partout en France. « On ne juge pas ici le graffiti de Brassaï ou de Picasso. Ce qui est en cause, c’est la répétition compulsive d’un geste qui s’apparente à du vandalisme », précisait en juin dernier le magistrat. Et une large part de l’audience était consacrée à l’interrogation suivante : le graff, art ou vandalisme ? « Ce que nous faisons est aujourd’hui reconnu comme une forme d’art, soulignait de son côté l’un des prévenus (…) C’est un art à part entière. Quoi de mieux pour un artiste que de peindre sur un train ? En deux heures, ses oeuvres sont vues par 40 000 personnes. » Dans l’espace urbain, le graff est interdit, libre, éphémère. Il entre dans une autre dimension dès l’exposition dans un musée, une galerie. Pourtant, la frontière est souvent mince entre la rue et les institutions artistiques. Pour preuve, deux des prévenus ont désormais, comme l’indique la galerie Nathalie Fiks, « déplacé leur liberté d’expression sur des supports autorisés ». UFO, ou Urban Forbidden Objects, c’est le regroupement des artistes OSTA, BRUCE et Aleksandar PETROVIC. Leurs travaux seront à découvrir sur les murs de la galerie du 18 septembre au 17 octobre. D’autres, en revanche, ne se satisfont pas de l’institutionnalisation de leur art : de son côté, Oclock avait mis fin à ses activités une fois son travail reconnu par les galeristes... Voir notre dossier le graff de la rue au musée
En images : les collages de Max Ernst au musée d'OrsayCela faisait plus de 70 ans que ce petit trésor du surréalisme, propriété de Daniel Filipacchi, n'avait pas été montré au public. Après l'Albertina de Vienne l'an passé, et la Fundación Mapfre de Madrid au printemps, le musée d'Orsay expose la totalité des 184 collages originaux qui composent Une semaine de bonté ou les sept éléments capitaux, suite réalisée par Max Ernst à l'été 1933 lors d'un séjour dans le petit village de Vigoleno, près de Parme.
Diaporama : la collection Martin Parr en 10 imagesAu Musée du Jeu de Paume et dans le Jardin des Tuileries, une vaste exposition est dédiée au photographe anglais Martin Parr, croqueur amusé et souvent féroce de ses contemporains.
On y retrouve des images issues de la série « Luxury », rassemblées pour la première fois à l'initiative de la Haus der Kunst de Munich entre mars et mai 2008, d'autres piochées dans « Small World », série mythique dédiée au tourisme de masse. Enfin, entre objets et photos, l'expo propose une plongée passionnante dans sa collection personnelle : gris-gris, curiosités, œuvres d'art et autres sources d'inspiration protéiformes. Un aperçu avec notre diaporama Planète Parr. En images : l'expo Richard Fauguet au PlateauSes balles de ping-pong singeant la chronophotographie de Muybridge, sa table dressée toute en verre ou son fauteuil Vassili en tuyaux de poêle ont fait de Richard Fauguet une figure incontournable de l'art contemporain français des quinze dernières années. Pour sa première exposition personnelle dans une institution parisienne, l'artiste castelroussin de 46 ans, mêle esthétique kitsch, détournements de l'art populaire et déviations fumistes. Comme son nom l'indique, « Pas vu, pas pris » au Plateau/FRAC Ile-de-France, ne se prend pas au sérieux. Aperçu avec le diaporama Richard Fauguet : Pas vu, pas pris. En images : Né dans la rue. Graffiti à la Fondation CartierAu départ, le graffiti c'est le mot, plus précisément la signature, plus ou moins cryptée, de jeunes adolescents désœuvrés des quartiers populaires de New York. Puis viennent la 3D, l'outline (le contour des lettres), les motifs de flèches ou d'étoiles (wild style), et enfin les images, largement inspirées des comics américains, que les writers perfectionnent dans leurs black books (carnets de croquis), pour réaliser leurs masterpieces.
De sa naissance dans la rue aux accrochages sur les cimaises des musées, faîtes le tour en images d'un mouvement urbain avec le diaporama "Le Street Art fait le mur".
Toutes les images sont issues de l'exposition Né dans la rue. Graffiti, à la Fondation Cartier pour l’art Contemporain, Paris, jusqu'au 29 novembre 2009. Voir également le dossier consacré au Graff sur Fluctuat. Le diaporama de l'expo Marc Riboud à la Vie romantiqueGénie du noir et blanc, Marc Riboud est, aux côtés de Cartier-Bresson ou de Capa, l'un des noms incontournables du monde de la photographie.
A l'occasion des 50 ans de sa carrière, le musée de la Vie romantique présente 110 de ses clichés, dont une majorité de vintages noir et blanc inédits. Pour (re)découvrir le travail de ce photographe-voyageur "rétif à la violence", qui aime prendre son temps, voici un diaporama de l'expo Marc Riboud, 50 ans de photographie.
![]() Marc Riboud, L'instinct de l'instant - 50 ans de photographie Musée de la vie Romantique, du 3 mars au 26 juillet 2009 Hôtel Scheffer-Renan Ouvert tous les jours, de 10h à 18h Art made in USAPosté par Nedjma le 28.05.09 à 12:39 | tags : expos à paris, art contemporain, photographie, peinture
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Dorothy's gallery, un espace d'art, un espace militant. Après avoir organisé une exposition à la gloire du candidat Barack Obama, à l'automne dernier, le lieu remet ça, avec cette fois une exposition entièrement dédiée... aux Etats-Unis. Après un accrochage au Jardin d'acclimatation, Dorothy poursuit l'événement dans ses murs. Une cinquantaine d'artistes contemporains américains y sont à l'honneur. Peintures, sculptures, dessins, photos, vidéos, collages... Parmi les artistes à l'honneur: Stephen Tamisie, Matthew Rose, Robert Gallagher. Concerts et ateliers d'arts plastiques complètent le menu des réjouissances. Les collections de Pompidou au féminin pluriel![]() Pour la première fois dans le monde, un musée présente ses collections intégralement au féminin. Le Centre Pompidou dévoile en effet un nouvel accrochage, entièrement consacré aux artistes-femmes du XXe siècle à nos jours. Des figures mythiques telles Sonia Delaunay, Frida Kahlo, Dorothea Tanning, Joan Mitchell, Maria-Elena Vieira da Silva y cohabitent avec de grandes créatrices contemporaines, parmi lesquelles Sophie Calle, Annette Messager, Louise Bourgeois, qui ont récemment été l'objet d'expos monographiques récentes au Centre Pompidou. C’est la troisième présentation thématique des collections du musée, après « Big Bang en 2005 » et « le Mouvement des Images » en 2006-2007. La juste occasion donnée de remettre les femmes au centre de l'histoire de l'art moderne et contemporain des siècles passé et présent. On y revient très vite… Illus Pipilotti Rist : « À la belle étoile », 2007, (détail), installation audiovisuelle. Exposition « Elles@centrepompidou », Centre Pompidou du 27 mai 2009 à mai 2010.
Les lauréats du World press s'exposent
Une soixantaine de prix ont été remis à Amsterdam le 3 mai dernier par le jury international. Aujourd'hui, les primés des différentes catégories (vie quotidienne, sport, actualité...) s'exposent à Paris avant d'autres villes. Il vous reste quelques jours encore pour les découvrir, à la galerie Azzedine Alaïa. Passionnant, comme toujours, ce tour du monde en images, comme il va, c'est à dire souvent mal... « World Press Photo 2009 », galerie Azzedine Alaïa, Paris 4e. (photo Anthony Suau, USA for times, droits réservés) Quand l’art de rue a pignon sur rue… Exit les murs de la rue ? Pas forcément... En tout cas, le street art a de plus en plus les faveurs des galeries d’art. Après la richissime expo T.A.G. au Grand Palais et en attendant le musée du graffiti –en vérité un musée à ciel ouvert, et participatif-, c’est la galerie Alexis Lartigue qui célèbre l’expression urbaine. Jonone, Jérôme Mesnager, Speedy Graphito, Jeff Aérosol, L'Atlas, Babou, Sun 7, Philippe Bonan, Run don't Walk, Malatesa, Mosko & Associés (vous savez ceux qui installent des animaux sauvages un peu partout, et notamment cette girafe colorée- : les artistes exposés créent sur différents supports : affiches, pochoirs, stickers. Exposition « Street Art », jusqu’au 13 juin, Galerie Alexis Lartigue.
William Blake au Petit Palais : l'expo en images Il est fou. Il est poète. Il hallucine. Il a la foi. C'est un génie. William Blake est un génie visionnaire, romantique, incompris, si ce n'est maudit, par les prêcheurs de vérité de son époque. Il était temps de consacrer, en France, une exposition entière à l'œuvre du génie : le Petit Palais et le Musée de la Vie Romantique ont réunis près de 150 œuvres, prêtées par les principaux musées britanniques.Moderne avant les modernes, Blake eut une influence déterminante au XIXe siècle puis au XXe siècle : préraphaélites, symbolistes, surréalistes, ou même philosophes "New Age" (Aldous Huxley) ont pu voir en lui un précurseur secret et exalté. Après Dante et Milton, il fait partie des poètes qui mettent la Bible en vers ou en couleurs et la rendent sexy. Avec Les Chants d'Innocence (1789), Le Mariage du ciel et de l'enfer (1790-1793), L'Amérique et l'Europe (1793-1794), il impose un nouveau procédé - l'imprimé enluminé - des livres illustrés qui alternent poésie et gravure et dont il maîtrise l'entière fabrication, mais bouleverse aussi, par son esthétique, l'ensemble des canons académiques de l'époque. Evénement pictural comme littéraire, l'exposition du Petit Palais témoigne de toutes les étapes de la carrière du poète graveur : les années d'apprentissage puis le métier de graveur professionnel, les premiers livres enluminés, puis, à partir de 1795, les estampes en couleur qui restent aujourd'hui ses œuvres les plus célèbres. Une place est également consacrée aux reprises des œuvres de Blake dans l'art d'aujourd'hui, avec, notamment, des extraits du Dead Man de Jim Jarmusch. Table ronde autour de l'expo Controverses à la BnF
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Plus que quelques jours pour aller voir l'expo "Controverses. Photographies à histoires" à la BnF, qui se prolonge jusqu'au 30 mai (inclus).
Controverses, photographies à histoires. Table ronde autour de l'exposition Vendredi 15 mai de 14h30 à 18h. Bibliothèque nationale de France
Photo : Marc Garanger, Portrait de Cherid Barkaoun, Algérie 1960-1961 |
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