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L'actualité du design et des designers en France et à l'étranger. Tous les billets consacrés à cette discipline sur De Visu.
Ron Arad, le design indiscipliné
Né à Tel Aviv, il a fait ses classes à la Jerusalem Academy of Art puis à l'Architectural Association School de Londres avant de s'y installer. Ce créateur en liberté affiche un emblème, l'ellipse, et un credo: "No discipline" (c'est le titre de l'expo fleuve qui vient de commencer au Centre Pompidou). "No frontiers", pourrait-on ajouter, tant son travail est à la croisée des arts plastiques, du design et de l'architecture. La rétrospective parisienne dévoile des pièces majeures, des prototypes accompagnés d'audiovisuels, des série limitées ou objets produits à l'échelle industrielle. Egalement des créations spécifiques. Audace, talent, inventivité foisonnante à l'oeuvre. Ron Arad, "No Discipline", Centre Pompidou jusqu'au 26 janvier. www La biennale stéphanoise du design a 10 ans
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Biennale internationale du design, Saint-Etienne, du 15 au 30 novembre. www Quand la Chine s'éveillera... à l'art contemporainPosté par Magali le 04.07.08 à 18:44 | tags : art contemporain, design, expos, musée maillol, photographie
![]() Quid de l'art contemporain ? Comme le rappelle Gaël Charbau dans le dernier numéro de la revue Particules (www), le boom du marché de l'art contemporain en Chine est spectaculaire : premiers prix autour de 10 000 € pour un jeune artiste jamais coté, bond hallucinant de 440 %, en cinq ans, de la cote des artistes chinois... Désormais pour l'étudiant chinois, le must n'est plus l'école de commerce ou de droit, mais l'école d'art, où les listes d'attente s'allongent. Le phénomène fascine le monde entier. Le prestigieux Victoria & Albert Museum de Londres expose actuellement les cadors chinois du design et de la mode (voir notre chronique). A Paris, le musée Maillol propose une exposition, China Gold, rassemblant une trentaine d'artistes contemporains chinois. L'ensemble est très moyen, répétant inlassablement les processus de détournement des stéréotypes de la tradition, qu'elle soit ancestrale (reviennent sans cesse les surfaces dorées, laquées ou imitant la céramique) ou plus récente, avec des références explicites à l'iconographie communiste. Par ailleurs, un monumental volume publié par les éditions Taschen, China - Portrait d'un pays, tente une histoire de la Chine communiste en 400 photos, kaléidoscope d'images puisées dans les archives de 88 photographes chinois. Cependant, la réalité de la Chine semble aujourd'hui encore insaisissable. Ses artistes auront-ils la liberté, psychique et matérielle, de nous la retranscrire ? Et le peuple chinois est-il prêt à s'y confronter ? China Gold, au musée Maillol, Paris, du 18 juin au 13 octobre 2008 China Design Now, au Victoria & Albert Museum, Londres, du 15 mars 13 juillet 2008 China. Portrait d'un pays, 2008, Taschen, édition trilingue, 424 pages
Ill. Ji Ji, Hi Panda, modèle de jouet © Ji Ji, 2006 Slave City : la terreur écolonomique par l'Atelier Van Lieshout
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Le designer hollandais Joep Van Lieshout est célèbre non seulement pour son mobilier minimal et coloré, mais également pour ses projets utopiques d'unités habitables, réalisées au sein de l'Atelier Van Lieshout, à Rotterdam. Dans ces immenses ateliers de production, Van Lieshout et son équipe ont notamment réalisé une WombHouse (Maison-Utérus), un BikiniBar en forme de buste féminin, ou encore un BarRectum, également appelé AssholeBar ou BarAnus... Ill. Atelier Van Lieshout, vue et maquette du 5 star brothel for males, 2005, © Atelier Van Lieshout Pour une écologie sexy : les éoliennes de Philippe Starck
![]() Le designer Philippe Starck a lutté pour une démocratisation du design et fait plusieurs fois acte de repentance face à l’impitoyable matérialité de sa discipline, vecteur à ses propres yeux de luxe inutile. Depuis de nombreuses années il était le porteur d’initiatives écologiques, en se lançant notamment dans une gamme d’aliments biologiques. Au salon du design écologique, il présente une éolienne individuelle à bas prix. Il s’est associé pour se faire à la firme italienne Pramac. Elle vaudrait entre 300 et 400 euros, elle serait esthétique, discrète, et respecterait le paysage… Très tentant donc. Avec Pramac le designer aurait également le projet d’une voiture électrique et de bateaux totalement solaires ou hybrides solaire-hydrogène, « abordables et très sexy » selon ses propres mots, ainsi que des panneaux photovoltaïques sur lesquelles on pourra imprimer des dessins… Dans le cadre d'un autre projet, artistique, nommé Virgin Galactic, Philippe Starck collabore avec l’architecte Norman Foster (l’auteur du célèbre « cornichon érotique » de Londres), ils proposeront des voyages dans une petite fusée qui sera « une machine à produire de la conscience écologique »... affaire à suivre… A l’heure des Grenelles un rien bidons, pour une écologie sexy : Votez Philippe Starck ! Voir un diaporama des propositions écologiques des différents designers présents sur le salon. Green Energy Design, salon du design, jusqu'au 1er mai à Milan.
Les sucettes à motifs des M/M (Paris)Posté par Lucie le 13.02.08 à 16:13 | tags : art contemporain, art numérique, beaubourg, design, expos, expos à paris, illustration
Il ne reste que quelques jours pour aller découvrir l’étonnante exposition Vision tenace, présentation du 2ème volets des Arts Posters, affiches du duo de graphistes M/M (Paris). 32 créations à la lisière du graphisme et de l’art contemporain retracent depuis 1999 les collaborations de Michaël Amzalag et Mathias Augustyniak avec des artistes, des cinéastes ou des commissaires d’expositions de la scène contemporaine comme Pierre Huyghe, Carsten Höller, Hans Ulrich Obrist, Melvil Poupaud, Sarah Morris, Rirkrit Tiravanija… Une muséographie stimulante où l’on peut voir des papiers peints psychédéliques qui s’étirent jusqu’au sol, accueillant de mythiques sucettes translucides. Ces deux stars du graphisme reprennent en interview la définition du sémiologue Charles S. Peirce, affirmant créer des « icones, indices, symboles » afin d’exprimer leur point de vue singulier sur le monde. Leur choix de s’affirmer comme graphistes (et non comme plasticiens) trouve son origine dans une volonté de récupérer les outils de production de l’ère du tout-produit afin d’en détourner la substance, et de créer ainsi un dernier rempart esthétique à la marchandisation… Audacieux!
This Is Not A Time For Dreaming, d'après l'affiche du film de Pierre Huyghe, copyright M/M Paris, galerie Air de Paris.
Los Angeles, d'après l'affiche du film de Sarah Morris, copyright M/(Paris), galerie Air de Paris.
Vision tenace jusqu’au 18 février au Centre Georges Pompidou, Les M/M sont également présents à la galerie Air de Paris, à Paris, jusqu’au 8 mars.
Le designer Pierre Paulin à l'honneur
Pleins phares sur Pierre Paulin, le designer français qui, à 80 printemps, se voit consacrer toute une exposition à la galerie des Gobelins. Après "Trésors dévoilés 1607-2007", expo inaugurale du lieu, les Gobelins rendent désormais hommage à l'un des plus grands designers français sous le titre "Pierre Paulin, le design au pouvoir". L'occasion d'évoquer 40 ans de collaboration et de donner à découvrir, au fil de 80 pièces ses créations d'hier et d'aujourd'hui, ses commandes élyséennes et autres sièges d'avant-garde (fauteuil Mushroom, chaise longue Tongue illus et Ribbon Chair, aujourd'hui des pièces cultes). Le parcours se décline sous quatre thèmes: de la modernité de l'administration, le grand escalier, un décor d'avant-garde pour l'Elysée, nouvelles assises. On réalisera aussi que le créateur en a inspiré nombre d'autres, de Starck à Konstantin Gcric. Un bonheur n'arrivant jamais seul, l'expo française se double de l'exposition belge "Paulin designer supermoderne" et d'une vente fleuve chez Artcurial le 12 mars. Ceux qui n'ont pas forcément les moyens se consoleront avec le catalogue à paraître... "Pierre Paulin, le design au pouvoir", jusqu'au 27 juillet, galerie des Gobelins. www Galeries Louise 13 : Parcours visuelL'association Louise 13 (www) regroupe plusieurs galeries d'art contemporain et de design dans un petit périmètre du 13ieme arrondissement de Paris. Louise 13 est en mouvement perpétuel. On peut entendre en cela deux choses distinctes. Mouvement, car depuis quelques temps, certains galeristes qui y étaient établis ont préféré retourner dans le centre de Paris, histoire de retrouver les copains du Marais, des loyers exorbitants et un public - qui croyait que le treizième c'était la banlieue : trop loin et pas assez de BHV ! Mouvement, car Louise 13 n'a de cesse de renouveller ses propostions avec chaque mois de nouvelles expositions et un vernissage collectif. Design, photographie, installations, peinture... Effervescence garantie. Mise en bouche visuelle de ce qui se passe en ce moment autour de la Rue Louise Weiss.
![]() Zombie panel #4, Jim Shaw, 2007 ; © Jim Shaw's studio. Courtesy Praz-Delavallade, Paris.
Expositions Louise 13, Autour de la rue Louise Weiss, Paris 13ieme. Jusqu'au 24 novembre. Shepard Fairey alias Obey![]() C'est en 1989, alors qu'il n'est encore qu'un étudiant en design aux Etats-Unis, que Shepard Fairey débute sa carrière d'artiste. Skater punk, il crée ses tee-shirts avec des pochoirs réalisés à partir d'images de magazines. Aujourd'hui, il poursuit son travail dans la rue (collage d'affiches) mais expose aussi dans le monde entier et figure en bonne place dans les collections de quelques grands musées en Angleterre et aux Etats-Unis. La galerie Magda Danysz à Paris lui consacre une exposition du 3 juin au 29 juillet - et propose d'ailleurs de s'inscrire sur une liste d'attente à ceux qui voudraient acquérir une oeuvre de "Obey giant". (illus. Shepard Fairey (Obey), Iraq, pièce unique, 2006 ; courtesy Galerie Magda Danysz) Doyon-Rivest art incorporated
Présentation détaillée du produit : " Doyon-Rivest est un duo d’artistes s’inspirant des méthodes et de l’esthétique de l’industrie publicitaire pour créer des œuvres d’art. Le cœur de notre production consiste en la création de notre propre marque et en l’utilisation de celle-ci comme mode de communication. Notre logo/signature en est la pierre angulaire. " Ettore Sottsass Jr., Contre-design![]() Un bouillonnement d'activité l'a conduit à toucher à tout, renouvelant l'approche du design et de l'architecture et préfigurant le mouvement contestataire de l'architecture radicale. Il dessine des visions architecturales utopiques comme Il Pianeta come festival ou ses Architetture metaforiche pour le monde de demain, parmi les plus représentatifs de l'architecture radicale. L'exposition présentée au Fond régional d'art contemporain (Frac) du Centre, à Orléans, met l'accent sur cette période d'intense création, avec dessins, photographies, maquettes et archives documentaires. "Ettore Sottsass Jr., Contre-design", au FRAC Centre, jusqu'au 30 juillet. (illus. Ettore Sottsass, Metafore, 1971-1978 ; courtesy Ettore Sottsass) Artistes et peintres : name dropping ou DIY dripping ?Posté par fluctuat.net le 10.07.06 à 21:46 | tags : architecture, art numérique, art video, design, installation, mode, peinture, photographie, sculpture, web
Pour l'inauguration de la collection des artistes et peintres célèbres, rien de tel en clin d'oeil à Jackson Pollock qu'un grand coup de name dripping dropping :
Alberto Giacometti Andy Warhol Auguste Rodin Camille Claudel Cindy Sherman Claude Monet Daniel Buren David Hockney Diego Velasquez Edouard Manet Edvard Munch Edward Hopper Egon Schiele Eugène Delacroix Fernand Léger Francis Bacon Francisco de Goya Frans Hals Gustave Courbet Gustave Moreau Gustav Klimt Hans Hartung Henri de Toulouse-Lautrec Henri Matisse Jackson Pollock Jacques-Louis David Ingres Jens Ferdinand Willumsen Jérôme Bosch Joan Miro Johannes Vermeer Kasimir Malevitch Le Caravage Le Greco Léonard de Vinci Marcel Duchamp Matthew Barney Michel-Ange Nadar Nicolas Poussin Nobuyoshi Araki Pablo Picasso Paul Cézanne Paul Gauguin Pierre-Paul Rubens Pieter Brueghel l’Ancien Piet Mondrian Raphaël Raymond Depardon Rembrandt René Magritte Roy Lichtenstein Salvador Dali Sandro Botticelli Sophie Calle Théodore Géricault Titien Vassili Kandinsky Vincent Van Gogh William Klein Willy Ronis Yann Arthus-BertrandPour les amateurs de ready made, rappelons l'existence de cette palette graphique DIY dans le style de Pollock, signée Miltos Manetas (illus.). Super Normal Design Un hymne à l'ordinaire, à l'utile et l'agréable, de deux designers, un Japonais et un Anglais, qui lancent le projet "Super Normal". Naoto Fukasawa et Jasper Morrison partagent un même goût de la simplicité et de l'utilité de l'objet, et ont décidé de célébrer ceux dont le travail, malgré une multiplicité de critères, répond à leurs exigences. "The objects that really make a difference to our livres are often the least noticeable ones, that don't try to grab our attention. They're the things that add something to the atmosphere of our homes and that we'd miss the most if they disappeared. That's why they are "super normal"".
Voilà comment Jasper Morrison - cité dans le Herald Tribune - envisage son métier de designer, créer des objets simples, et utiles. Comme le stylo Bic. Les deux créateurs n'apprécient pas ceux qui imaginent des objets clinquants dans le but d'être médiatisés, sans avoir seulement pensé à la fonctionalité de l'objet. Voilà des gens intelligents. L'exposition "Super Normal", à la galerie Axis, à Tokyo, jusqu'au 2 juillet, s'exportera à Londres en septembre. Un condensé des petits objets de la vie de tous les jours, qu'on ne remarque même plus mais dont on ne pourrait se passer. Un aperçu accessible à partir d'ici. (illus. Magis/Déja Vu stools by Naoto Fukasawa ; courtesy of Naoto Fukasawa design) Un tramway très arty à Mulhouse En ce mois de mai 2006, la ville de Mulhouse inaugure les deux premières lignes de son tramway, en avance sur la capitale... Quatre artistes internationaux ont été associés à ce projet d'urbanisme. Le designer catalan Peret a habillé les rames en noir, rouge et jaune. Le français Daniel Buren a imaginé une immense signalétique constitutée par des arches de couleurs à chaque station, qui symbolisent des portes d'entrée et de sortie. L'allemand Tobias Rehberger a implanté neuf oeuvres à proximité des arrêts - "Non Stop" par exemple, une fausse station en béton représentant un vestige du tramway disparu dans les années 1960. Et enfin, le compositeur Pierre Henry a conçu le "design sonore" des annonces à bord du tramway. A Mulhouse, ils n'ont pas fait les choses à moitié ! Et pour inaugurer ce projet urbano-artistique, Chirac fera le déplacement, le 20 mai prochain.Tadanori Yokoo à la Fondation Cartier![]() Toru Fukuda HNY 2006
L'année 2006 sera (ré)créative... ou ne sera pas. La preuve avec cette citation visuelle de l'illustrateur japonais Toru Fuduka . The Hurricane Poster Project![]() Ce lien a sans doute pas mal circulé déjà. Je le découvre seulement via l'excellent 1+1=1. Des affiches à tirages limités pour aider les victimes de Katrina. Une idée simple, de très belles réalisations. (illus. : Powerhouse Factories Inc. ; liste complète des designers et des illustrateurs ici) Poetry is not over Flu est partenaire de "Poetry is not over", une expo virtuelle rassemblant de jeunes artistes internationaux qui sont allés se perdre, ou peut-être bien se trouver, dans les méandres des réseaux informatiques. Parmi eux, Miltos Manetas et Angelo Plessas, artistes numériques d'origine grecque, dont Flu vous avait déjà parlé ici et là ; Vincent Vella, concepteur graphique de la nouvelle version de Flu (coming very very soon now) ; ou encore Nicolas Clauss et ses Flying Puppets, d'autant plus terrifiantes en version Nocturne (illus.). Des poupées qui font un peu froid dans le dos, mais aux mouvements très plastiques, laissant derrière eux comme de grosses traces de peinture sur l'écran. Reste qu'il est possible de sortir de cet univers un brin cauchemardesque en un clic ; même si, bizarrement, on a ssez vite envie d'y retourner... John Maeda à ParisPosté par fluctuat.net le 24.11.05 à 16:19 | tags : art numérique, design, expos, fondation cartier, john maeda, web
Le designer, théoricien et artiste John Maeda présente sa première exposition personnelle à Paris, Nature, à la Fondation Cartier. Dilemne, où cliquer ? Choisir le free tour de l'exposition ou télécharger ses special e-cards ?
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