Expos : blog actu arts et expos. De Visu.

Prix Ricard : de «L'image cabrée» aux «Archipels réinventés»

Posté par Magali le 02.11.09 à 11:20 | tags : centre pompidou, art contemporain, exposition, peinture
Plus que quelques jours pour découvrir l'exposition «L'image cabrée» à la Fondation d'entreprise Ricard, qui présente neuf artistes ayant pour point commun, selon le commissaire Judicaël Lavrador, de créer un «type d'images qui braquent le regard, le hérissent, en même temps qu'elles transpercent leur support», et témoignent de la reprise en main des images par les artistes.

L'exposition rassemble les nommés au 11e Prix de la Fondation d'entreprise Ricard, décerné cette année à un couple de peintres, composé de la Serbe Ida Tursic et du Français Wilfried Mille, dont l'œuvre présentée dans l'exposition, 90 Interview May 1998 Miroir III (2008), jure par son esthétique de fanzine néo-Pop avec la sobriété de la plupart des autres œuvres, mais affirme avec force le retour de la peinture dans le goût contemporain.

Le Prix, décerné par un jury de critiques d'art et de collectionneurs, consiste en l'achat d'une œuvre aux lauréats, offerte au Centre Pompidou. Pour célébrer les dix ans du Prix, une exposition au Musée national d'art moderne, «Les Archipels réinventés», présente une œuvre de chacun des précédents lauréats, qui, outre le Mobile Information Stand for Money back Products (1999) de Matthieu Laurette — guide pratique du retour d'article — dénote une sérieuse inclination pour la sculpture ou l'installation minimalistes, avec notamment les œuvres de Tatiana Trouvé, Raphaël Zarka, Boris Achour, Berdaguer & Péjus ou Didier Marcel. Démontrant ainsi des choix homogènes et cohérents, à quelques exceptions près, et le parti pris d'une esthétique séduisante par son intransigeance formelle. Cette année, pour la première fois, une toile viendra compléter cette micro-collection d'artistes émergents.


L'image cabrée, 11e Prix de la Fondation d'entreprise Ricard, à la Fondation d'entreprise Ricard, Paris, jusqu'au 7 novembre 2009. www
Les Archipels réinventés, au Centre Pompidou, Paris, jusqu'au 11 janvier 2010. www


Ill. Ida Tursic & Wilfried Mille, 90 Interview May 1998 Miroir III, 2008. Courtesy Almine Rech Gallery, Bruxelles-Paris



Le diaporama de La Subversion des images au Centre Pompidou

Posté par Magali le 30.10.09 à 12:01 | tags : surréalisme, beaubourg, centre pompidou, exposition, photographie

Le surréalisme à l'ère de sa reproductibilité technique : le paradoxe de l'« explosante-fixe » (expression inventée par André Breton pour expliciter le concept de "beauté convulsive" chère aux surréalistes) trouve son accomplissement dans l'image sur pellicule, qu'elle soit photographique ou filmique. Dans l'entre-deux-guerres, la clique surréaliste ne chercha rien d'autre qu'à mettre au jour le mensonge du réel et son insoumission à toute représentation objective.

L'exposition "La Subversion des images" au Centre Pompidou montre à travers près de 400 œuvres comment les artistes surréalistes ont fait exploser le mythe de l'objectivité du médium photographique, explorant la subjectivité de la vision. Démonstration de cette révolution visuelle en dix images emblématiques dans le diaporama de l'exposition "La Subversion des images".

La Subversion des images. Surréalisme, photographie, film au Centre Pompidou, jusqu'au 11 janvier 2010.
www.centrepompidou.fr
 







Le Nouveau Festival du Centre Pompidou : un mois d'interdisciplinarité

Posté par Magali le 22.10.09 à 13:56 | tags : beaubourg, centre pompidou, insolite
Hier soir avait lieu dans la joie et la bonne humeur brouillonnes l'inauguration en fanfare (d'accordéons) du Nouveau Festival du Centre Pompidou. Le Nouveau Festival, kezaco ? Mis sur pied par Bernard Blistène, directeur du développement culturel du Centre, ça n'est ni une exposition, ni une manifestation, mais selon BB lui-même, un « rendez-vous » dans un lieu possible de rencontres, à savoir principalement la Galerie Sud et l'Espace 315 (donc côté place Stravinsky), ouvert gratuitement à tous (à l'exception des spectacles de la Grande Salle).

Assumant son interdisciplinarité fondatrice, le Centre Pompidou propose ainsi au visiteur, pendant un mois, des expériences inédites. Pêle-mêle : se faire sussurer à l'oreille un air d'opéra dans la Light House de Jorge Pardo, écouter un concert au casque dans le Kiosque électronique des Cocktail Designers ou assister chaque jour à des représentations (théâtre, danse, musique) dans le « Beaubourg-la-Reine » de la compagnie du Zerep (avec notamment Forced Entertainment, Arnaud Labelle-Rojoux, Philippe Katerine, Doris Uhlich, Sophie Lenoir...).

Festivals dans le festival, « Bruits de bouche » expose la parole d'artistes, entre performance, lecture et musique, tandis que « Rosebud » interroge la matrice de l'œuvre de 10 écrivains (dont Enrique Vila-Matas, Michka Assayas ou Olivier Cadiot). On pourra également assister à des conférences-performances d'Andrea Fraser, Eric Duyckaerts ou Jean-Yves Jouannais, à des projections vidéo, visibles de la rue, la nuit, ou à la présentation, chaque jour à 14h, d'une peinture par 30 critiques, historiens et amateurs. Sans oublier de fouler le Sol.07 de Vincent Lamouroux, immense surface ondulante au niveau -1 du Foyer qui sera le support de plusieurs pièces dansées, et de visiter la Conciergerie, où Christian Rizzo a conçu l'exposition « Le sort probable de l'homme qui avait avalé le fantôme »... De quoi être tous les jours surpris !



Nouveau Festival
, au Centre Pompidou, Paris, du 21 octobre au 23 novembre, et à la Conciergerie, du 21 octobre au 13 décembre.
www.centrepompidou.fr
Catalogue Le Nouveau Festival du Centre Pompidou, aux éditions du Centre Pompidou, 96 pages, 10 euros. Avec notamment des entretiens de Bernard Blistène avec Heimo Zobernig, Sophie Perez et Xavier Boussiron, Vincent Lamouroux.

Ill. Aurélien Froment, La Pièce du souffleur, 2009, courtesy de l'artiste et de Motive Gallery © Photo : Aurélien Froment

 




Soulages : 60 ans de peinture au Centre Pompidou

Posté par Magali le 14.10.09 à 15:52 | tags : peinture, exposition, centre pompidou

A la veille de son 90e anniversaire, qu'il fêtera le 24 décembre prochain, le peintre Pierre Soulages se voit gratifié d'une exposition rétrospective au Centre Pompidou, extrêmement tardive dans sa carrière — la dernière exposition personnelle de l'artiste au Musée national d'Art moderne remonte à 1979, une autre a eu lieu au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris en 1996. L'Etat français salue enfin un de ses grands artistes, adulé dans le reste du monde, notamment aux Etats-Unis où il rejoint la légende de la peinture moderne avec Jackson Pollock ou Mark Rothko.

C'est l'occasion de faire le point sur une œuvre entièrement dévolue, en apparence, à la non-couleur, le noir, mais dont on découvre ici l'intention réelle : le travail sur la lumière. Avec une scénographie d'un classicisme zen ultra-efficace (hormis l'une des premières salles, où l'on a ressorti la muséographie « moquette sur les murs », que l'on croyait disparue depuis les années 50), l'exposition du Centre Pompidou montre l'évolution de la peinture de Soulages, des petits formats géométriques des années 40, où l'artiste expérimente le brou de noix et le goudron, aux œuvres peu à peu envahies par le noir, de format anthropométrique — les toiles de taille humaine permettent, selon Rothko auquel on pense beaucoup ici, une absorption totale du spectateur dans l'œuvre. L'accent est mis sur les œuvres des 25 dernières années, dont la plupart, rarement visibles, sont conservées dans des collections particulières.

La quête de Soulages semble infinie : noirs soyeux ou mats, onctuosité de la matière riche qui évoque du pétrole figé ou rugosité de surfaces rappelant le bois d'ébène, rai de lumière qui surgit entre les couches de noir, monolithes rayés, peintures-bas-reliefs... Effet hypnotique garanti.

Découvrez le portrait de Pierre Soulages, ainsi que la galerie de photos.


Soulages, au Centre Pompidou, Musée national d'Art moderne, jusqu'au 8 mars 2010.
Un colloque international consacré à Pierre Soulages aura lieu les 21 et 22 janvier 2010 au Centre Pompidou.
www.centrepompidou.fr

Ill. Pierre Soulages, Peinture 260 x 202 cm, 19 juin 1963, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne




Toucher du doigt les chefs-d'œuvres au Centre Pompidou

Posté par Magali le 06.08.09 à 12:10 | tags : centre pompidou, exposition

Poursuivant sa politique d'accessibilité offerte à tous les publics, le Centre Pompidou propose depuis le 1er juillet dans les espaces d'exposition permanente un « Parcours tactile » conçu en collaboration avec le créateur de lunettes Alain Mikli, dont la société a mis au point une technique d'images gravées réalisées à partir d'un logiciel sur des plaques d’acétate de cellulose.

Le but est de permettre aux personnes déficientes visuelles d'appréhender les formes, les contours et les textures de dix toiles majeures des collections du Musée national d'Art moderne, afin de pouvoir en construire progressivement une image mentale. Les œuvres choisies, cinq modernes (Georges Rouault, Pablo Picasso, Juan Gris, Max Ernst, Pierre Soulages) et cinq contemporaines (Georg Baselitz, Jean-Michel Basquiat, Anselm Kiefer, Jonathan Lasker, Bernard Piffaretti) donnent un aperçu des tendances essentielles de la peinture du XXe siècle.

 

Exemple ici avec Slave Auction , œuvre de 1982 de Jean-Michel Basquiat, dont ont été rendus sur une plaque en relief les effets de griffures et de coulures de la peinture.

Plus d'infos sur le site Handicap du Centre Pompidou

Ill. Jean-Michel Basquiat, Slave Auction , 1982, collage de papiers froissés, pastel gras et peinture acrylique sur toile, 183 x 305,5 cm, don Société des Amis du Musée national d'Art moderne, 1993 © Fondation Basquiat
Image tactile © Centre Pompidou / Alain Mikli

 




elles@centrepompidou, le site Internet

Posté par Magali le 02.06.09 à 16:55 | tags : art contemporain, centre pompidou

 


L'expo elles@centrepompidou, sélection des œuvres des "artistes femmes dans les collections du Centre Pompidou" aux 4e et 5e étages du musée, on l'annonçait il y a peu, et on en reparle bientôt dans le mag, notamment pour revenir sur la polémique créée autour d'une ghettoïsation de l'art "des femmes" au XXe siècle, concept très politiquement correct et dont la pertinence peut être remise en cause.

En attendant de visiter l'expo, il est fortement conseillé un petit détour par le site Internet ultra-documenté proposé par le Centre Pompidou, elles.centrepompidou.fr, qui, comme traces-du-sacre.centrepompidou.fr l'an passé, prolonge le propos de l'exposition grâce à des vidéos et des documents inédits, mais une aussi une plate-forme de discussion, un plan interactif de l'exposition, des portraits d'artistes co-produits avec l'INA, une "histoire des femmes au XXe siècle" (on attend "l'histoire des hommes"... !!!), et la retransmission filmée des événements qui marqueront le déroulement de l'exposition.

Petite sélection rapide — et totalement subjective, puisqu'il y en a pour tous les goûts dans l'exposition (eh oui ! l'art "des femmes" n'est pas uniforme !) : un portrait vidéo de l'artiste-photographe française Valérie Belin et un autre de la performeuse italienne Gina Pane, l'autoportrait photographique de Claude Cahun, artiste surréaliste pionnière de l'art queer, un Tir vengeur de Niki de Saint-Phalle, une vidéo-performance de Marina Abramovic ou un reportage dans l'atelier de la peintre abstraite américaine Joan Mitchell.

A suivre jusqu'à la fin de l'exposition, en mai 2010, sur elles.centrepompidou.fr




Les collections de Pompidou au féminin pluriel

Posté par Nedjma le 27.05.09 à 16:26 | tags : art contemporain, centre pompidou, expos à paris
Si Bourgeois s’était appelée Louis ? Warhol Annie, et Picabia Francine ? En détournant, dans son œuvre, « Portraits Grandeur nature » des noms d’artistes, Agnès Thurnauer interroge en creux la condition d’artiste et ce que le sexe y change…

Pour la première fois dans le monde, un musée présente ses collections intégralement au féminin. Le Centre Pompidou dévoile en effet un nouvel accrochage, entièrement consacré aux artistes-femmes du XXe siècle à nos jours. Des figures mythiques telles Sonia Delaunay, Frida Kahlo, Dorothea Tanning, Joan Mitchell, Maria-Elena Vieira da Silva y cohabitent avec de grandes créatrices contemporaines, parmi lesquelles Sophie Calle, Annette Messager, Louise Bourgeois, qui ont récemment été l'objet d'expos monographiques récentes au Centre Pompidou. C’est la troisième présentation thématique des collections du musée, après « Big Bang en 2005 » et « le Mouvement des Images » en 2006-2007. La juste occasion donnée de remettre les femmes au centre de l'histoire de l'art moderne et contemporain des siècles passé et présent. On y revient très vite…

Illus Pipilotti Rist : « À la belle étoile », 2007, (détail), installation audiovisuelle.
© Courtesy the Artist and Hauser & Wirth Zürich London 

Exposition « Elles@centrepompidou », Centre Pompidou du 27 mai 2009 à mai 2010.

 




Neuvième Prix Marcel Duchamp : et les nominés sont…

Posté par Nedjma le 19.03.09 à 10:30 | tags : art contemporain, expos à paris, peinture, sculpture, vidéo, centre pompidou
Saâdane Afif (39 ans), sculpteur ; Damien Deroubaix (37 ans), peintre ; Nicolas Moulin (39 ans), vidéaste ; Philippe Perrot (42 ans), peintre: voilà la cuvée 2009 des postulants au prix Marcel Duchamp. C’est un comité de sélection composé de onze collectionneurs de l’Association pour la Diffusion Internationale de l’Art français (Adiaf) qui a choisi les quatre nommés, artistes résidant en France et a rendu leurs noms publics hier. Des jurés français, mais aussi grec, américain, allemand etc. Comme chaque année, les quatre heureux élus exposeront leurs œuvres dans le cadre de la FIAC –cette fois du 22 au 25 octobre 2009- et le lauréat final présentera une exposition personnelle au Centre Pompidou, en plus gratifié d’un prix de 35 000 euros.

Cerise sur le gâteau, le Pavillon France de l’exposition universelle Shangai 2010 invitera les artistes de l’édition 2009 à représenter l’art contemporain français en Chine, du 1er au 30 juin…
Le Prix Marcel Duchamp, créé en 2000, peut se vanter d’avoir primer des artistes depuis largement reconnus, de Thomas Hirschorn (2000) à Carole Benzaken (2004) en passant par Claude Closky (2005). Le lauréat 2008, Laurent Grasso, exposera ses œuvres à l’Espace 315 du Centre Pompidou du 17 juin au 14 septembre prochain.

Lire ici le compte-rendu des précédentes expos des lauréats à la FIAC. 




Les dessins d'Asger Jorn au Centre Pompidou

Posté par Nedjma le 18.02.09 à 11:04 | tags : expos à paris, centre pompidou

Le Centre Pompidou propose la première exposition personnelle d’Asger Jorn dans un musée parisien depuis trente ans. Ce n’est que justice…

Le cofondateur du mouvement CoBra - mouvement fondé à Paris en 1948 et dissous à Bruxelles trois ans plus tard, qui prônait un art libre - clamait : « Soyez à la page, et distingués du même coup. La peinture, c'est fini. Autant donner le coup de grâce. Détournez. Vive la peinture! ». L’artiste danois majeur du XXe siècle déploie une œuvre richissime. Cette fois, ce sont ses dessins seuls qui sont exposés, mais la palette graphique est dense.

Au total, une centaine de pièces, issues du Musée danoise de Silkeborg, qui conserve le fonds le plus important de son œuvre, 500 dessins au total, que l’artiste a donnés entre 1957 et 1972. Sur les murs de la galerie d’art graphique de Beaubourg, des dessins en couleurs ou en noir et blanc, au crayon ou à l’aquarelle, dessins bruts ou collages. On y voit des formes folles et un bestiaire fantastique, parfois marqué par la mythologie scandinave.

Illus Asger Jorn, Sans titre, 1956 (détail), coll. Silkeborg Kunstmuseum
© Donation Jorn, Silkeborg, photo : Lars Bay © Adagp, Paris 2009

Exposition Asger Jorn au Centre Pompidou jusqu’au 11 mai.




Ron Arad, le design indiscipliné

Posté par Nedjma le 21.11.08 à 14:17 | tags : centre pompidou, design, expos à paris

L'étagère Bookworm (1993) et la chaise Tom Vac (1997), quelques-unes des pièces emblématiques du travail de Ron Arad, qui ont rejoint la collection de design du Musée National d'art moderne.

Né à Tel Aviv, il a fait ses classes à la Jerusalem Academy of Art puis à l'Architectural Association School de Londres avant de s'y installer. Ce créateur en liberté affiche un emblème, l'ellipse, et un credo: "No discipline" (c'est le titre de l'expo fleuve qui vient de commencer au Centre Pompidou). "No frontiers", pourrait-on ajouter, tant son travail est à la croisée des arts plastiques, du design et de l'architecture. La rétrospective parisienne dévoile des pièces majeures, des prototypes accompagnés d'audiovisuels, des série limitées ou objets produits à l'échelle industrielle. Egalement des créations spécifiques. Audace, talent, inventivité foisonnante à l'oeuvre.

Ron Arad, "No Discipline", Centre Pompidou jusqu'au 26 janvier. www 




Mieux vaut tard que jamais : hommage à Robert Rauschenberg

Posté par Magali le 05.06.08 à 18:44 | tags : art contemporain, centre pompidou

 

Il était temps de rendre hommage à Robert Rauschenberg, illustre artiste américain décédé récemment, dont le Centre Pompidou avait célébré il y a deux ans la fracassante modernité avec une exposition de ses Combines, collages d'objets post-dada et pré-Pop Art.

 

Car s'il y eut bien un père de l'art contemporain, ce ne fut ni Andy Warhol, ni Joseph Beuys ou Jasper Johns, mais bien Rauschenberg, auteur détaché mais déterminé d'une œuvre aux accents totémiques, allant chercher tant dans le non-respect du traditionnalisme à la Dada que dans la force de suggestion des arts non-Occidentaux.

 

Ouvert aux autres arts, Rauschenberg collabora avec le compositeur John Cage et le chorégraphe Merce Cunningham. Grand amateur de danse, il affirmait : « C'est la danse qui rend claire la conscience du moment présent, partagé à la fois par le danseur et le spectateur. Le corps est l'événement et cet événement n'existe qu'une fois (...). Il est frustrant que l'art du peintre ou du sculpteur ne puisse jamais approcher ce présent toujours changeant, ne dise jamais rien de cette vie du corps indépendant de l'art... ».

 

D'origine texane, le personnage était d'une grande élégance, et alliait à une excellente connaissance de l'histoire de l'art une réflexion profonde sur sa pratique, affirmant notamment : « Je ne fais ni de l’art pour l’art, ni de l’art contre l’art. Je suis pour l’art, mais pour l’art qui n’a rien à voir avec l’art. L’art a tout à voir avec la vie ».

 

Il est mort le 12 mai dernier chez lui, en Floride, d'une crise cardiaque, à l'âge de 82 ans.




Peinture fraîche, un atelier éphémère à Beaubourg

Posté par Nedjma le 10.12.07 à 09:35 | tags : centre pompidou, expos, expos à paris

A chaque étage ses réjouissances au Centre Pompidou. Tandis que Giacometti et Richard Rogers (voir ci-dessous) investissent les niveaux supérieurs, 9e Concept installe son atelier éphémère dans la galerie des Enfants. 9e concept, c'est un collectif composé d'artistes de tous horizons: graphistes, peintres et autres illustrateurs. Cinq d'entre eux ont donc investi Beaubourg avec "Peinture fraîche". Un espace de création éphémère qui explore la vie des oeuvres, depuis leur conception jusqu'à leur accrochage, que ce soit dans un musée, une galerie ou chez un particulier Les gosses y sont invités à observer, comprendre et même mettre la main à l'ouvrage dans le cadre de diverses animations. Enfin, il est possible de partir avec des oeuvres conçues sur pièce... pour 15 jours. 9e concept fait fonctionner une artothèque, prêt d'oeuvres d'art, tout au long de son installation. Illus 9e Concept © Marc Lafon.

 

Peinture fraîche, galerie des Enfants, centre Pompidou, jusqu'au 14 janvier. www




Beaubourg rend hommage à son architecte

Posté par Nedjma le 07.12.07 à 10:31 | tags : centre pompidou, expos, expos à paris
Voilà tout juste 30 ans, le centre Pompidou sortait de terre et dévoilait à la face du monde sa carcasse colorée et ses larges tubes de métal, s'attirer au mieux sarcasmes, au pire, foudres du public. Aujourd'hui, Beaubourg, symbole d'une architecture radicale et haut lieu de l'art contemporain, rend hommage à Richard Rogers qui, avec Renzo Piano fut son architecte. Jeune professionnel à l'époque, aujourd'hui âgé de 74 ans, il vient de recevoir le prix Pritzker pour l'ensemble de son oeuvre. Quelque 400 projets au total, du Centre Pompidou donc au Terminal 4 de l'aéroport Barajas de Madrid, en passant par la Cour Européenne des droits de l'homme de Strasbourg. Et autres édifices, à Londres et Shangaï. Et c'est une cinquantaine de projets que le centre explore en huit thèmes différents.

Illus Aéroport de Madrid Barajas © Amparo Garrido.

Richard Rogers et architectes associés, au Centre Pompidou, jusqu'au 3 mars 2008. www

 




Deux fois Giacometti

Posté par Nedjma le 22.10.07 à 15:26 | tags : bnf, centre pompidou, expos, expos à paris

Un automne 2007 sous le signe d' Alberto Giacometti. Le peintre et sculpteur, inoubliable créateur de "L'homme qui marche", est à l'affiche de deux expositions parisiennes d'envergure. Au Centre Pompidou, la première, "L'atelier d'Alberto Giacometti" évoque précisément son atelier, lieu rituel s'il en est, laboratoire, tout autant lieu de création que de vie. Là il travaillait le fer et le plâtre, la peinture et le bronze. A travers quelque 600 oeuvres (sculptures, peintures, dessins, plâtres peints et même fragments de murs de ses ateliers), voilà confrontées créations phare et oeuvres plus méconnues, pour certaines visibles pour la première fois. Commissaire de l'exposition, Véronique Wiesinger, par ailleurs directrice de la Fondation Alberto et Annette Giacometti. Parallèlement, c'est l'oeuvre gravé qu'explore la BNF. Outre des gravures pour beaucoup inédites, on y découvre matrices et maquettes. On y revient très vite... Illus "Nu debout sur socle cubique" 1954. Collection Fondation Alberto et Annette Giacometti. ©Adagp Paris.

L'atelier d'Alberto Giacometti, Centre Georges Pompidou, jusqu'au 11 février (www). L'oeuvre gravé, BNF Richelieu, jusqu'au 13 janvier. (www)

 






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