|
La Bibliothèque nationale de France propose des expositions ou manifestations artistiques. Tous les billets consacrés à ces événements sur De Visu.
Photoquai, un tour du monde en images
La manifestation ambitionne de la faire plus amplement découvrir à travers l'exposition "165 ans de photographie iranienne", sur les cimaises même du Quai Branly. Photos d'hier et d'aujourd'hui jalonnent le parcours. Autre temps fort de l'événement, "Portraits croisés", sélection de photos de la collection du musée. Mais l'image s'expose aussi hors cadre, hors murs du musée, à ciel ouvert avec une exposition sur les quais de Seine, scénographiée par Patrick Jouin. Elles sont signées de 50 photographes brésiliens, coréens, libanais... Aux rênes de cette magistrale installation, l'Iranienne Anahita Ghabaian Etehadieh, également directrice de la Silk Road Gallery, seule galerie de photo en Iran... A voir encore, une dizaine d'expositions dans toute la ville, de la BNF au Centre culturel canadien, en passant par la Galerie Baudoin Lebon. Illus Type d'homme Johnston et Hoffman. Photoquai, jusqu'au 22 novembre, Musée du Quai Branly, Paris 7e. Site de la Biennale. Table ronde autour de l'expo Controverses à la BnF
![]()
Plus que quelques jours pour aller voir l'expo "Controverses. Photographies à histoires" à la BnF, qui se prolonge jusqu'au 30 mai (inclus).
Controverses, photographies à histoires. Table ronde autour de l'exposition Vendredi 15 mai de 14h30 à 18h. Bibliothèque nationale de France
Photo : Marc Garanger, Portrait de Cherid Barkaoun, Algérie 1960-1961 80 images controversées à la BNF Une nonne embrasse un curé. Un portrait de Bismarck sur son lit de mort. Le président de la Démocratie italienne, Aldo Moro, photographié par les Brigades rouges qui le retenaient en otage, avant d’être abattu. Encore le - faux - charnier de Timisoara ou les prisonniers irakiens victimes de sévices par les soldats américains à Abou Ghraib. Celles-là ont marqué les esprits, il y en a eu tant d’autres… Polémiques, débats, scandales, provocation, propagande. 80 clichés au total sont réunis au cœur de la passionnante exposition « Controverses » qu’abrite en ce moment même la Bibliothèque nationale de France, parce qu’elles ont fait jaser, ou provoqué des remous, encore parce qu’on s’est aperçus qu’elles n’étaient pas des modèles de vérité et d’exactitude historique. C’est notamment le cas du « Baiser de l’hôtel de ville » de Robert Doisneau, dont toute la spontanéité mythique s’est révélée être fausse, s’agissant d’une photo posée. Voilà un an, l’exposition avait été dévoilée au Musée de l’Elysée à Lausanne, la voici donc aujourd’hui à Paris, avec force anecdotes croustillantes ou bouleversantes… Illus « Kissing-nun». Photo Oliviero Toscani, 1992. Exposition "Controverses", à la BNF, site Richelieu, Paris, galerie de photographie jusqu'au 24 mai. Les exquises douleurs de Sophie Calle
Voilà plus de 30 ans que la photographe, auteure, plasticienne, réalisatrice Sophie Calle creuse le même sillon : celui de l’intimité, en se mettant en scène, en jeu. Elle et ses émotions, elle et ses anniversaires, elle et ses histoires d’amour, elle et son entourage. « Douleur Exquise », qu’on découvrait notamment dans le cadre de l’expo « M’as tu vue » au Centre Pompidou en 2004 et qui fit l’objet d’une superbe publication chez Actes Sud racontait, entre textes et images, comment elle se remettrait tant bien que mal d’une rupture non-annoncée. La rupture toujours, est au cœur du dernier parcours conçu pour la Biennale de Venise (entre juin et novembre 2007) qui débarque enfin à Paris dès aujourd’hui, dans une mise en scène de Daniel Buren. « Prenez soin de vous », c’étaient les derniers mots d’une lettre de séparation à laquelle elle n’a pas répondu. Mais elle en a fait la matière d’une œuvre dense, en demandant à 107 femmes, connues ou moins connues, et venues d’horizons différents, de l’analyser, la jouer, la chanter ou la danser. La BNF interdite aux moins de 16 ans![]()
Que se cache-t-il dans l'Enfer de la Bibliothèque Nationale de France ?... Que trouve-t-on dans cet espace, territoire de légendes, de fantasmes, d'interdits qui alimente toutes les curiosités ? Est-il un lieu de censure ou un boudoir galant ? Pour la première fois de son histoire, la BNF dévoile livres et gravures jusqu'ici inconnues du public car "contraires aux bonnes moeurs". Elle offre une plongée dans cinq siècles d'érotisme à travers un double parcours. D'abord historique, qui reconstitue la création et l'évolution de ce département de livres et images historiques, né au XIXe siècle, puisque la première mention d'un livre affublé du mot "Enfer" remonte à 1844. Ensuite thématique, qui offre une déambulation à travers son contenu. Nombre d'oeuvres donc images, gravures, estampes, photos coquines ou carrément pornos. Une somme, passionnante. Et un voyage interdit aux moins de 16 ans. Illus. Manuscrit de Sade. © BNF. "L'Enfer de la Bibliothèque. Eros au secret". Bibliothèque nationale de France, site François-MItterrand. Jusqu'au 2 mars 2008. www A lire aussi : l'enfer de la bibliothèque et les lectures érotiques d'Anne Archet sur le blog sexe, love. Comment regarder l’autre ?
Photoquai : Trésors photographiques de la société géographique: Exposition virtuelle, sur le site de la BNF (www) Expo virtuelle : Eugène Atget
Eugène Atget, exposition virtuelle. Sur le site de la BNF(www) Deux fois GiacomettiUn automne 2007 sous le signe d' Alberto Giacometti. Le peintre et sculpteur, inoubliable créateur de "L'homme qui marche", est à l'affiche de deux expositions parisiennes d'envergure. Au Centre Pompidou, la première, "L'atelier d'Alberto Giacometti" évoque précisément son atelier, lieu rituel s'il en est, laboratoire, tout autant lieu de création que de vie. Là il travaillait le fer et le plâtre, la peinture et le bronze. A travers quelque 600 oeuvres (sculptures, peintures, dessins, plâtres peints et même fragments de murs de ses ateliers), voilà confrontées créations phare et oeuvres plus méconnues, pour certaines visibles pour la première fois. Commissaire de l'exposition, Véronique Wiesinger, par ailleurs directrice de la Fondation Alberto et Annette Giacometti. Parallèlement, c'est l'oeuvre gravé qu'explore la BNF. Outre des gravures pour beaucoup inédites, on y découvre matrices et maquettes. On y revient très vite... Illus "Nu debout sur socle cubique" 1954. Collection Fondation Alberto et Annette Giacometti. ©Adagp Paris. L'atelier d'Alberto Giacometti, Centre Georges Pompidou, jusqu'au 11 février (www). L'oeuvre gravé, BNF Richelieu, jusqu'au 13 janvier. (www)
Pour une photographie engagée à la BnF De l'Irak au Rwanda, de la Palestine à la Tchétchénie, de la condition des femmes aux banlieues, la BnF rend hommage au photojournalisme, à l'éthique de l'engagement, à une certaine façon de faire de la photographie. Avec des photographes connus ou en passe de le devenir, et la participation "solidaire" de Raymond Depardon, l'exposition présentée à la Bibliothèque nationale de France entend soutenir et encourager la photographie engagée, menacée de disparition. Jusqu'au 12 juin.(illus. (c) Eric Bouvet, Grosny, ville rayée de la carte - Tchétchénie, février 2000) Rouge : la scène vue par Christian LacroixDerniers jours, jusqu'au 25 janvier, de l’exposition Rouge ! Au Palais Garnier et, à quelques pas des grands magasins, un petit bijou dans une ambiance confinée, idéal avant d’affronter la cohue des soldes. La BNF a laissé carte blanche à Christian Lacroix - ses créations pour la scène lui ont déjà valu un Molière en 1996 pour Phèdre. Couleur préférée du couturier, couleur du théâtre par excellence depuis le XIXe siècle (rideaux, fauteuils…), le rouge est soigneusement mis en scène (les vitrines rappellent le théâtre de marionnettes, une rocaille rouge ornée de costumes et conçue par le couturier trône dans la rotonde du Palais…). Lacroix mêle ses propres créations et ses coups de cœur (Philippe Decoulflé, Yves Saint Laurent, André Derain…) dans une sélection hétéroclite. Choc dès l’entrée de l’exposition avec une robe splendide qui n’a rien à envier à la haute couture. On déambule à travers les époques. On s’arrête volontiers sur les dessins d’Yves Saint-Laurent pour Notre-Dame de Paris, on s’attarde sur la robe de Jean-Denis Maclès pour l’opéra Obéron ou la robe de Phèdre par Lacroix. Les textes de Michel Pastoureau (auteur de Bleu), glissés dans l’exposition, éclairent le visiteur sur les diverses symboliques du rouge... Laissez-vous guider en ligne par le couturier dans le (très beau) mini-site de l’exposition. (illus. "Rouge", Rotonde centrale, photo Gisèle Nedjar, BNF) |
Discussions en cours sur le forum arts :
|