"Rêve en ville, ville de rêve": une exposition qui a pris ses quartiers a la cité des sciences et de l'industrie, à l'initiative de Sirus production et de Carrefour numérique. Ce parcours multimedia invite au voyage en terre parisienne, ou plus exactement dans les 18e, 19e et 20e arrondissements. Avec pour guides, précieux, ses habitants. Courts-métrages, fresques, installations plastiques et numériques emmènent à Ménilmontant, à Montmartre pour des tranches de vie. Bébés, anciens, ils se dévoilent entre échanges, carnavals, autoportraits. Des ateliers vidéo encadrés par des artistes et professionnels de l'audiovisuel ont permis l'élaboration de la dense matière qui compose cette expo itinérante. Après Le Chapiteau d'Adrienne et la Villette, elle devrait se balader entre halls de mairie et centres sociaux...
"Rêve en ville, ville de rêve", à la cité des sciences et de l'industrie jusqu'au 4 janvier 2009. Pour le programme détaillé du parcours, voir ici
A l’Espace Icare, Jérémy Meignan et Benjamin Calais présente leur Pouin.point, de la Peinture Vidéo Sonore… Des écrans sur lequel se créent des peintures virtuelles qui réagissent à différents paramètres préprogrammés par les artistes et évoluent sans discontinuer. Un traitement similaire du matériau son s’oriente également vers cette optique de permanente métamorphose des impressions.
POUIN.POINT à l'Espace Icare (www) d'Issy les Moulineaux jusqu'au 30 avril.
La plate-forme de performers « Il faut bruler pour briller » invitée par le Vendôme Luxury trade show à se dérouler au Ritz a finalement fini son show dehors, presque mis à la porte du luxueux hôtel. "Presque" parce que c'est en effet Youness Anzane, à l'origine de cette manifestation, qui a décidé l'arrêt des performances suite aux comportements insultants du Ritz.
Un internaute consciencieux a filmé tout ça et a réalisé un petit montage.
Ou comment on ne peut pas faire n’importe quoi n’importe où, très instructif… :

Il semble que les photos de Barry Frydlender grandissent de façon exponentielle dans notre esprit. La largeur de ses prises de vue confère au cliché une impression d’immensité et ses panoramiques pourraient bien ne jamais s’arrêter de s’étirer.
Comme si chaque image avait l’ambition de tout saisir. Le photographe israelien semble ne rien laisser en dehors de l’objectif. Condenser toute la réalité, les couleurs, les mouvements, dans une même et unique photo qui grandirait jusqu’à l’infini.
Parfois cette profusion de signes et d’éléments leur donne une épaisseur violemment vivante qui saisit. Parfois ce trop plein agresse et écœure.
Ces photos sont en fait issues d’un méticuleux travail numérique qui consiste à assembler sur un même cliché des éléments pris dans beaucoup d’autres. Barry Frydlender compose ainsi des toiles surchargées, trichent avec la réalité pour la densifier et transmet ainsi sa propre lecture des signes qu’elle diffuse.
La netteté parfaite et le cadrage lui aussi sans faille entrent en friction avec l’abondance des couleurs, vives, qui émettent en contradiction une énergie incontrôlable. Cette différence crée une tension intéressante, donne aux images une dimension hyperréaliste.
L’Homme se retrouve alors nombreux et multiples dans une nature épaisse, dense et lumineuse. Et ce condensé de vie intrigue.
1ere illustr Café Bialik, 2000©Barry Frydlender; 2eme illustr Pitzooziah (supérette), 2002©Barry Frydlender
"Israel: Présent composé" de Barry Frydlender au Musée du judaisme (www) jusqu'au 25 mai.
Rencontre avec le photgraphe et François Hebel, directeur des rencontres d'Arles le 2 avril à 19h30.
C’est une sentence du formidable poète de la Beat Generation John Giorno qui donne le ton de cet évènement : You’ve got to burn to shine. Sans concession. Ce festival à vocation expérimentale tentera alors de se tracer un chemin en dehors des sentiers battus.
Jérôme Pique, Youness Anzane et Jonah Bokaer en sont les organisateurs (lire l'interview de Youness Anzane sur Mouvement.net).
Le festival se déroulera du 28 février au 3 mars.
Créé l’année précédente sur trois jours avec un (tout) petit budget et beaucoup de convictions, « Il faut bruler pour briller » prend de l’ampleur en s’associant avec la galerie Immanence (www), le Point Ephémere (www) mais surtout Le Vendôme Luxury Trade Show (www). Oui , les performances de ces artistes habitués aux atmosphères smarts et impétueuses des petites galeries berlinoises ou new yorkaises et autres lieux alternatifs européens se dérouleront notamment dans l'enceinte du célèbre hôtel Ritz. Coktail détonnant ? Peut-être… Espérons en tout cas que ça ne sera pas pour décourager les spectateurs en mal de formes singulières.
Les artistes présents interrogeront le mouvement et le corps, l’espace et la durée, l’urbain et l’intime dans des dispositifs qui pourront mêler arts plastiques et vidéos, textes et danse. Différentes pratiques artistiques qui permetteront d'inciser notre monde contemporain.
Les artistes invités se sont formés (ou « déformés » comme le dit sans complexe Johanna Kortals Altes) dans les principales écoles d’art, de danse, de théâtre ou de chant (plus ou moins académiques) européennes.
Ils éprouvent alors, aujourd’hui, le besoin de développer des formes hybrides aux sensiblités aiguisées.
« Il faut bruler pour briller », c’est pouvoir :
- assister à un concert combatif du performer New-Yorkais Jérémy Wade accompagné du multi-instrumentiste Brenda Dougherty (Ritz-Le Dôme).
-Trouver des réponses à la question suivante : « Pourquoi être artiste quand on peut parler d’art et appeler son chat angora Orson et son caniche Muddy Waters ? » avec Jonathan Drillet et Marlène Saldana (créateurs de « The united Patriotic squadras of blessed Diana ») (Ritz-Le Dôme).
-Voir les étranges photos de visages aux yeux fermés de Géraldine Chailloux (Hôtel Meurice-entrée).
-regarder un remake de films (parmi lesquels : Masculin/féminin et Le Mépris de Jean-Luc Godard, Le Bonheur de Agnès Varda, La Ballade de Bruno de Werner Herzog, Pillow book de Peter Greenaway etc.) réalisé par Garance Dor. Artiste qui s’inspire des notions de reconstitution, pastiche, transposition et évocation (Galerie Immanence).
- Visionner le film anthologique du chorégraphe émérite Daniel Larrieu Waterprooff avant de voir celui-ci investir le grand palais le 10 mai pour l’exposition Monumenta de Richard Serra (Ritz-entrée).
-S’étonner devant les étranges chorégraphies en sac de couchage et autres éléments bizarres de Laure Bonicel, performance judicieusement nommée Sleeping bag (Ritz-entrée).
-assister à la proposition de Caroline Breton d’une forme chorégraphique pour deux corps et un tourne disque nommé Turn on/Turn off (Point Ephémère).
Et etc. etc. etc.
Le programme est disponible sur le site de Il faut bruler pour briller
(Illustr: Biostriptease de Katia Feltrin, Waterproof de Daniel Larrieu, Visages de Géraldine Chailloux)
Il faut bruler pour briller, du 28 février au 3 mars, à l'hôtel Ritz, l'hôtel Hyatt, l'hôtel Meurice, la galerie Immanence (paris 15) et le Point Ephémère (Paris 10).
A suivre...
Il ne reste que quelques jours pour aller découvrir l’étonnante exposition Vision tenace, présentation du 2ème volets des Arts Posters, affiches du duo de graphistes M/M (Paris). 32 créations à la lisière du graphisme et de l’art contemporain retracent depuis 1999 les collaborations de Michaël Amzalag et Mathias Augustyniak avec des artistes, des cinéastes ou des commissaires d’expositions de la scène contemporaine comme Pierre Huyghe, Carsten Höller, Hans Ulrich Obrist, Melvil Poupaud, Sarah Morris, Rirkrit Tiravanija… Une muséographie stimulante où l’on peut voir des papiers peints psychédéliques qui s’étirent jusqu’au sol, accueillant de mythiques sucettes translucides. Ces deux stars du graphisme reprennent en interview la définition du sémiologue Charles S. Peirce, affirmant créer des « icones, indices, symboles » afin d’exprimer leur point de vue singulier sur le monde. Leur choix de s’affirmer comme graphistes (et non comme plasticiens) trouve son origine dans une volonté de récupérer les outils de production de l’ère du tout-produit afin d’en détourner la substance, et de créer ainsi un dernier rempart esthétique à la marchandisation…
Audacieux!

This Is Not A Time For Dreaming, d'après l'affiche du film de Pierre Huyghe, copyright M/M Paris, galerie Air de Paris.
Los Angeles, d'après l'affiche du film de Sarah Morris, copyright M/(Paris), galerie Air de Paris.
Vision tenace jusqu’au 18 février au Centre Georges Pompidou,
Les M/M sont également présents à la galerie Air de Paris, à Paris, jusqu’au 8 mars.
Parce que les marchés de Noël où l'on ne vend que du pain d'épices... Parce que les foules hystériques dans les grands magasins... Parce que chaque année, c'est toujours les mêmes cadeaux au pied du sapin... Pour toutes ses raisons qui nous minent le moral à l'approche des fêtes, on irait bien faire un tour au Winter Show auquel nous convie tel un Messie, Marie:
"Plaisir d'offrir, joie de recevoir … le Winter Show de la galerie nomade Arts Factory est de retour ! Fidèles à une tradition inaugurée en 1996 dans leur petite galerie du quartier des Abbesses, Effi et Laurent vous invitent cette fois ci dans les locaux de l’Espace Beaurepaire, à un shopping de noël hors des sentiers battus. Sont d'ores et déjà programmés par ces deux têtes chercheuses du circuit parisien, des « classiques » de leur équipe d’artistes comme Blex Bolex, Ciou, Stéphane Kiehl ou encore le berlinois Atak. Ils sont rejoints à cette occasion par un trio de new comers adeptes du crayon de couleur et de la gouache qui tache : Nine, N'roll et le collectif Jeanspezial, qui participent pour le coup à leur première exposition parisienne d’envergure. Egalement à l'honneur, les nouvelles compositions numériques de Mijn Schatje ainsi qu'un face à face entre Kerozen et le très underground Captain Cavern pour une série de 60 peintures de même format, exécutées à la manière d'une partie de ping-pong graphique." Illus © Mijn Schatje - composition numérique
Winter Show d'Arts Factory
Tous les jours de 12h30 à 19h30, Espace Beaurepaire - 28 rue beaurepaire 75010 Paris. Métro : république
Vernissage le mardi 27 novembre 2007 de 16h à 21h exposition du 28 novembre au 15 décembre 2007,

Elizabeth Klimoff de Panoplie.org, nous invite dans son salon pour des net-performances :
"Breaking Solitude propose dans sa nouvelle saison une série de 6 net performances entre le 29 octobre 2007 et le 28 janvier 2008 (www) Ces performances sont l'occasion de rencontres, d'une durée de vingt minutes, dans le salon web de panoplie.org. Il s'agit d'expérimenter l'art d'être ensemble dans l'univers du web. L'accès au salon est limité à 30 personnes. Les personnes inscrites sur le site de panoplie peuvent participer au chat et seront prioritaires sur les autres, qui peuvent toutefois participer en tant que "voyeur", dans la limite des places disponibles. "Breaking Solitude" est un projet d'Annie Abrahams et panoplie.org. Les artistes invitées dans la saison 2 sont : Florian Fernandez, Aya Karpinska, Igor Stromajer, Anne-James Chaton, MTAA et Helen Varley Jamieson."
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