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L'actu de l'art contemporain sur De Visu, le blog Arts et Expos. Lire aussi notre petite histoire de l'art contemporain et le who's who des plasticiens sur l'encyclopédie Arts de Flu.

Ce week-end, le Salon Light au Point Ephémère

Posté par Magali le 05.11.09 à 16:56 | tags : art contemporain, foire, édition, salon
Plus discret que la Foire du Livre, mais indispensable mine pour les amateurs, le Salon Light consacré aux éditions et publications d'artistes investit cette année encore pour trois jours le Point Ephémère, orientant sa sélection à l'international. Organisé par le Cneai — entendez le Centre national de l'Edition et de l'Art imprimé (à Chatou) —, le 6e Salon Light présente livres et revues, mais aussi stickers, flyers, disques et supports sonores ou numériques (DVD, sites Internet, smartphones), pour « repenser l'objet imprimé et sa production dans sa globalité », tout en « valorisant des pratiques qui parviennent à se détacher des traditions éditoriales ».

Cette année, en dehors des traditionnelles signatures, on pourra assister à des lectures, performances, concerts, diffusions sonores ou projections vidéo lors de deux soirées : Paroles paroles paroles le vendredi 6 à 20h avec Sylvie Boulanger, Benjamin Thorel, Alexis Zavialoff et Leonor Antunes, et le samedi 7, Les Sons de silence par Emanuele Carcano et Samon Takahashi à 22h, puis une soirée B.A.L. (Books and Liquids), de 22h30 à 2h.

Retour sur l'événement dans quelques jours avec notamment une sélection de jeunes revues.


Salon Light #6, au Point Ephémère, Paris, le vendredi 6 novembre de 18h à 20h, le samedi 7 de 14h à 22h et le dimanche 8 de 14h à 18h. www



Jan Bucquoy inaugure son Musée du Slip à Paris

Posté par Magali le 04.11.09 à 15:23 | tags : art contemporain, performance, insolite, exposition
Les Belges sont les maîtres du canular, les rois de la blague, les champions de la gaudriole — on se souvient de "l'affaire" récente de l'exposition Sexes d'artistes de Jacques Charlier à Venise. Dans la lignée des figures tutélaires du très sérieux René Magritte, du plus contemporain Marcel Broodthaers (auteur, en 1965, d'un Triomphe des moules) ou du performeur-artiste-chorégraphe-metteur en scène Jan Fabre, le Bruxellois Jan Bucquoy n'est pas en reste.

Conservateur en chef du Musée du Slip à Bruxelles, Bucquoy a également été le directeur d'un Musée de la Femme (avec de réelles femmes exposées), mais est aussi auteur de bandes dessinées (notamment de versions pornographiques de Tintin) et de films sur La Vie sexuelle des Belges, et ex-membre du parti politique BANANE (Bien Allumés, Nous Allons Nous Eclater). Il a également baissé son pantalon chez Dechavanne, en réponse à une féministe qui lui reprochait d'exposer une femme nue dans son musée, brûlé une toile de Magritte, entarté des célébrités aux côtés de son acolyte Noël Godin, et réalisé pas moins de quatre tentatives de coups d'Etat.

Pour trois semaines, Bucquoy installe à Paris son Musée du Slip, auquel il ajoute un Musée de la Frite, et présente quelques unes de ses parodies de Tintin, avant de débarquer à Toulon et Lille en 2010. Le Musée du Slip a reçu l'appui exceptionnel de diverses personnalités, qui ont bien voulu donner leur slip, parmi lesquelles Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris chargé de la Culture, Jean-Michel Ribes, Jean-Marc Barr, Willem, Guillaume Durand ou Plastic Bertrand. « De César à Eddy Merckx, nous sommes tous égaux devant le slip ». CQFD


A lire ici, un long entretien avec Jan Bucquoy dans le dernier numéro (26) de la revue Particules

Jan Bucquoy, la subversion comme un des Beaux-Arts, à l'Espace Immanence, 21 avenue du Maine, Paris, du 6 au 21 novembre 2009. Vernissage le jeudi 5 novembre à partir de 18h. www

Ill. Jan Bucquoy, Napoléon avec slip, 2009






Le Louvre invite Umberto Eco

Posté par Magali le 03.11.09 à 11:09 | tags : art contemporain, littérature, exposition
Ecrivain populaire et sémiologue reconnu, spécialiste de Joyce et connaisseur d'art contemporain, librettiste et traducteur, l'auteur du Nom de la rose et du Pendule de Foucault est un maître de l'éclectisme. Le musée du Louvre, dont les collections couvrent plusieurs millénaires et quelques continents, est donc un écrin idéal pour cet « intellectuel » aussi érudit que truculent. Après avoir invité Toni Morrison, Pierre Boulez ou Robert Badinter, le Louvre confie cette année, pour six semaines, sa programmation culturelle à Umberto Eco, qui a choisi comme thème le « vertige de la liste » — tourbillon du catalogue, enfer des réserves, savoirs astronomiques, toutes choses qui relient Eco à Borges.

Conférences, lectures et concerts jalonnent cette « saison Eco », avec en point d'orgue un colloque sur « Umberto Eco et la scène italienne des années 1960 », et une exposition, Mille e tre, qui explore le thème à travers des œuvres anciennes et contemporaines : listes dynastiques dans l'Egypte ancienne, tables de lois mésopotamiennes, liste de couleurs par Delacroix, abécédaires d'Annette Messager, ou liste des Habitants du Louvre par Christian Boltanski, mêlant les noms des artistes présents dans le musée à ceux de ses employés actuels. Par ailleurs, une soirée « Closky, Eco & Co » aura lieu le 13 novembre à l'Auditorium du Louvre, avec un dialogue entre l'artiste Claude Closky et l'écrivain, suivi de projections, ainsi qu'une projection-concert de Laurent Garnier, les 12 et 13 décembre.


Vertige de la liste. Le Louvre invite Umberto Eco, du 2 novembre au 13 décembre 2009, au musée du Louvre, Paris. Infos



Prix Ricard : de «L'image cabrée» aux «Archipels réinventés»

Posté par Magali le 02.11.09 à 11:20 | tags : centre pompidou, art contemporain, exposition, peinture
Plus que quelques jours pour découvrir l'exposition «L'image cabrée» à la Fondation d'entreprise Ricard, qui présente neuf artistes ayant pour point commun, selon le commissaire Judicaël Lavrador, de créer un «type d'images qui braquent le regard, le hérissent, en même temps qu'elles transpercent leur support», et témoignent de la reprise en main des images par les artistes.

L'exposition rassemble les nommés au 11e Prix de la Fondation d'entreprise Ricard, décerné cette année à un couple de peintres, composé de la Serbe Ida Tursic et du Français Wilfried Mille, dont l'œuvre présentée dans l'exposition, 90 Interview May 1998 Miroir III (2008), jure par son esthétique de fanzine néo-Pop avec la sobriété de la plupart des autres œuvres, mais affirme avec force le retour de la peinture dans le goût contemporain.

Le Prix, décerné par un jury de critiques d'art et de collectionneurs, consiste en l'achat d'une œuvre aux lauréats, offerte au Centre Pompidou. Pour célébrer les dix ans du Prix, une exposition au Musée national d'art moderne, «Les Archipels réinventés», présente une œuvre de chacun des précédents lauréats, qui, outre le Mobile Information Stand for Money back Products (1999) de Matthieu Laurette — guide pratique du retour d'article — dénote une sérieuse inclination pour la sculpture ou l'installation minimalistes, avec notamment les œuvres de Tatiana Trouvé, Raphaël Zarka, Boris Achour, Berdaguer & Péjus ou Didier Marcel. Démontrant ainsi des choix homogènes et cohérents, à quelques exceptions près, et le parti pris d'une esthétique séduisante par son intransigeance formelle. Cette année, pour la première fois, une toile viendra compléter cette micro-collection d'artistes émergents.


L'image cabrée, 11e Prix de la Fondation d'entreprise Ricard, à la Fondation d'entreprise Ricard, Paris, jusqu'au 7 novembre 2009. www
Les Archipels réinventés, au Centre Pompidou, Paris, jusqu'au 11 janvier 2010. www


Ill. Ida Tursic & Wilfried Mille, 90 Interview May 1998 Miroir III, 2008. Courtesy Almine Rech Gallery, Bruxelles-Paris



FIAC : l'Etat achète 24 œuvres pour 400 000 euros

Posté par Magali le 28.10.09 à 13:40 | tags : art contemporain, fiac

Chaque année, c'est rituel, le Centre national des Arts plastiques (CNAP) fait ses emplettes à la FIAC, avec un budget relativement restreint (400 000 euros en 2009), si on le compare au prix de vente de certaines œuvres. Ainsi a été acquise une version de 20 centimètres d'un « collier » en verre de Jean-Michel Othoniel, dont on peut voir actuellement un équivalent de 2,5 mètres de long à la galerie Emmanuel Perrotin : on imagine ici que la différence de prix est plus que proportionnelle à la taille...

Cette année 24 œuvres — soit une moyenne de 16 666 euros par œuvre, prix relativement moyen pour une œuvre d'art contemporain — ont été acquises, sur les conseils avisés d'une quinzaine de personnalités « qualifiées », parmi lesquelles l'artiste Marc Desgrandchamps, le collectionneur Didier Grumbach, le critique d'art Philippe Dagen, le directeur du FRAC Auvergne Jean-Charles Vergne, et des institutionnels comme Olivier Kaeppelin, délégué aux Arts plastiques, ou Catherine David, conservatrice et curatrice. Des œuvres plutôt modestes, donc, à l'image de cette sculpture murale en plexiglas incisé d'Anne Blanchet (LXIX) achetée à la galerie Denise René, ou de cette installation de baguettes de bois (She Falls Down) de Susan Collis (galerie Frank Elbaz).

Parmi les œuvres auxquelles le contribuable pourra être heureux d'avoir contribué à l'achat, on citera la souche d'arbre de Verdun vitrifiée de Pascal Convert, acquise chez Eric Dupont, le diptyque Pacific Palissades Study d'Aurélien Froment (Motive Gallery, Amsterdam), la maquette Le Lotissement de Julien Prévieux chez Jousse Entreprise, Les Belles Images de Taroop et Glabel (Semiose), ou encore la vidéo Open Score de Su-Mei Tse, à la galerie Serge Le Borgne.

Voir aussi : le diaporama des oeuvres incontournables de la Fiac 2009


www.cnap.fr



Ill. Aurélien Froment, Pacific Palissades Study, 2009, inkjet print on archive paper. Courtesy Motive Gallery, Amsterdam




En images : les oeuvres qui ont marqué la FIAC 2009

Posté par Céline le 27.10.09 à 11:38 | tags : fiac, art contemporain
 
Parce que la FIAC ne dure pas longtemps et que le prix de l'entrée est dissuasif, nous vous proposons d'en faire rapidement le tour avec notre diaporama des oeuvres incontournables de la Fiac 2009
 
Voir aussi :
 



Top 100 de l'art contemporain : où sont les artistes ?

Posté par Magali le 26.10.09 à 18:28 | tags : art contemporain
La FIAC s'est achevée dimanche, et le petit milieu de l'art contemporain a quitté Paris... Milieu microscopique, certes, mais dans lequel certains individus pèsent d'un poids énorme. Le magazine Art Review vient de publier son top 100 des personnalités les plus influentes du monde de l'art, le Power 100. En tête, non pas un artiste, un galeriste ou un collectionneur, mais un curateur (aka commissaire d'exposition), le Suisse Hans Ulrich Obrist, 41 ans, qui débuta sa carrière au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris au début des années 90 et dirige aujourd'hui la Serpentine Gallery de Londres.

Pour subjective qu'elle soit, cette première place indique le rôle éminent que tiennent depuis quelques années les curateurs dans les sphères d'influence de l'art, remplaçant les critiques (fonction souvent également remplie par les curateurs) — particulièrement absents de ce classement (Roberta Smith, éminente critique du New York Times depuis plus de 20 ans, n'est qu'à la 61e place...). Sur le podium, on trouve le directeur du MoMA, Glenn Lowry, et celui de la Tate, Nicholas Serrota, suivis de près par le galeriste Larry Gagosian et les collectionneurs François Pinault et Eli Broad. Les premiers artistes, le trio Anton Vidokle, Julieta Aranda et Brian Kuan Wood, animateurs du réseau e-flux, sont à la 8e place, devant Bruce Nauman, 10e, et Jeff Koons, 14e.

Si l'on excepte Louise Bourgeois, née française mais naturalisée américaine depuis près de 60 ans, point d'artiste français dans la liste. Les cinq autres personnalités françaises sont un directeur de musée (Alfred Pacquement, du Musée national d'Art moderne), un galeriste (Emmanuel Perrotin), deux collectionneurs (François Pinault et Bernard Arnault) et un curateur-critique (Nicolas Bourriaud). Il semblerait que l'art, aujourd'hui, soit devenu une chose trop sérieuse pour le confier aux artistes.


Ill. Art Review, couverture du numéro de novembre 2009.





Saâdane Afif remporte le Prix Marcel Duchamp

Posté par Magali le 24.10.09 à 18:26 | tags : art contemporain, galerie à paris, prix
C'est officiel depuis ce matin 11h, l'artiste Saâdane Afif, 39 ans, a remporté le Prix Marcel Duchamp, face à trois artistes de qualité non moindre, mais opérant dans des champs très différents, à savoir Damien Deroubaix, peintre marqué par l'esthétique hard rock, Philippe Perrot, peintre également, mais dans une veine plus intimiste, et Nicolas Moulin, auteur d'un travail de sculptures et de vidéos marqué par l'architecture (notre favori...).

Saâdane Afif, artiste néo-conceptuel qui place la notion d'exposition, la musique et les collaborations d'artistes au cœur de son travail, présente à la Cour Carrée du Louvre une simple affiche, laquelle renvoie à une performance, Vice de forme : in search of melodies, qui s'est tenue à la galerie Michel Rein le 22 octobre. Celle-ci consista en l'interprétation au piano de chansons mises en musique par l'artiste et Louis-Philippe Scoufaras, dont les paroles ont été écrites par 12 écrivains, artistes et critiques d'art, et dédiées à la sculpture Vice de forme, elle-même inspirée d'une sculpture phallique de Man Ray et d'une caricature de centrale nucléaire de Reiser... Dans l'espace de la galerie, l'affiche, la sculpture de l'artiste et le piano, qui a enregistré et joue les mélodies, reconstituent ce puzzle un brin compliqué.

L'artiste bénéficiera, aux côtés des trois autres nommés, d'une exposition à Shanghai dans le cadre de l'Exposition Universelle en juin 2010, et d'une exposition personnelle au Centre Pompidou en septembre.


Exposition Saâdane Afif, Vice de forme : in search of melodies, à la galerie Michel Rein, Paris, jusqu'au 28 novembre 2009. www.michelrein.com

Ill. Saâdane Afif, Vice de forme : in search of melodies, 2009, courtesy galerie Michel Rein




L'œuvre d'Oiticica part en fumée

Posté par Magali le 19.10.09 à 18:24 | tags : art contemporain, insolite
L'œuvre d'une vie... Tout, ou presque, l'œuvre de l'artiste brésilien Hélio Oiticica est parti en fumée, samedi 17 octobre, dans l'incendie qui a eu lieu chez son frère César Oiticica, à Rio de Janeiro.

Les toiles, sculptures, installations, livres et œuvres audiovisuelles entreposées là représentaient une valeur estimée à 14 millions d'euros. Environ 90 % des 2000 œuvres ont été détruites.

Oiticica, mort en 1980 à l'âge de 43 ans, fut l'un des artistes brésiliens les plus importants du XXe siècle. Fondateur du mouvement "néoconcrétiste" à la fin des années 1950, aux côtés de Lygia Clark, Amilcar de Castro et Franz Weissmann, il fut un représentant de la peinture abstraite, portant surtout un intérêt à la couleur, que ce soit en peinture ou en sculpture.

Dans les années 1960, il crée les Bolides, petites boîtes-sculptures que le spectateur peut faire bouger et explorer, et les Parangolés, assemblages de tissus de récupération en sculptures mobiles. Oiticica réalise ensuite des installations intitulées Penetravels (Pénétrables), avec lesquels le spectateur peut interagir. Le plus connu d'entre eux est Tropicalia (1967), acquis par la Tate Modern de Londres, qui donna son nom au mouvement tropicaliste, que l'on identifie surtout aujourd'hui à la musique de Gilberto Gil et Caetano Veloso.


Ill. Hélio Oiticica, Grand Nucleus, 1960–66, César and Claudio Oiticica Collection, Rio de Janeiro.




La FIAC dans les starting blocks

Posté par Magali le 19.10.09 à 15:29 | tags : art contemporain, foire, économie

La Frieze Art Fair de Londres a fermé ses portes hier. Selon le critique d'art Adrian Searle, beaucoup d'œuvres de la célèbre foire y reflètaient la crise, avec cette ironie noire dont les Anglais sont particulièrement friands. Mais les galeristes semblaient dans l'ensemble avoir plutôt le sourire...

Au tour de la FIAC, cette semaine à Paris, de prendre le relais et de tâter le pouls du marché. Les galeristes sont dans les starting blocks, même si les pré-previews organisées pour les collectionneurs assidus ont déjà eu lieu. Comme chaque année, le Grand Palais, réservé aux pointures, et la Cour Carrée du Louvre, plus trendy et plus audacieuse, accueilleront près de 200 galeries, dont 75 françaises, une vingtaine allemandes, 18 américaines, 14 belges, etc. Un peu moins d'un tiers sont nouvelles.

Avec cette année, deux initiatives intéressantes. Au Grand Palais, un espace de 300 m2 accueillera des œuvres modernes majeures, présentées par 10 galeries internationales (parmi lesquelles Louis Carré, et Malingue de Paris, Pace Wildenstein de New York, Beyeler de Bâle et Gagosian de... partout). A la Cour Carrée, un nouveau secteur rassemblant 14 galeries internationales reconnues pour « la qualité de leur programmation prospective », désignées par trois jurés — Christine Macel, conservatrice au Centre Pompidou, Hans-Ulrich Obrist, directeur de la Serpentine Gallery de Londres, et Marc-Olivier Wahler, directeur du Palais de Tokyo. L'une d'entre elles verra un de ses artistes recevoir un prix (le prix Lafayette), qui lui garantira l'achat d'une œuvre par le groupe Galeries Lafayette, ainsi qu'une exposition dans une institution parisienne. Parmi les galeries sélectionnées, trois petites parisiennes dont on aime beaucoup la programmation : Balice Hertling, Lucile Corty, et Schleicher&Lange. 

Au Grand Palais, on attend particulièrement les expositions personnelles de Tony Cragg chez Buchmann, Rachel Whiteread chez Luhring Augustine, Gérard Deschamps chez Martine et Thibault de la Châtre, John Armleder chez Catherine Issert, Pierre Soulages chez Applicat-Prazan et Karsten Greve, ou Sarkis chez Jean Brolly.

A la Cour Carrée, on est ravi de trouver parmi les nouveaux arrivants la galerie Semiose, qui a délaissé la foire off Slick, ou Triple V de Dijon, ainsi que les artistes Aurélien Froment et Raphaël Zarka à la Motive Gallery d'Amsterdam, ou Pascal Convert chez Eric Dupont.

Les projets annexes incluent une exposition de sculptures dans les jardins des Tuileries, un feu d'artifice, des performances d'artistes à l'Auditorium du Louvre (programme Ouvertures/Openings), des conférences, un colloque, ainsi que la remise du Prix Marcel Duchamp le 24 octobre... Tout ça sans compter les foires annexes : Show Off, Slick et la petite nouvelle, Cutlog. On en reparle très vite.


36e Foire internationale d'Art contemporain, au Grand Palais et à la Cour Carrée du Louvre, du 22 au 25 octobre. www.fiac.com
Show Off, au Port des Champs-Elysées, du 22 au 25 octobre. www.showoffparis.fr
Slick, au Centquatre, du 23 au 26 octobre. www.slick-paris.com
Cutlog, à la Bourse du Commerce, du 22 au 25 octobre. www.cutlog.org




En images : Veilhan occupe le château de Versailles

Posté par Céline le 16.10.09 à 16:26 | tags : art contemporain, architecture

 

 

Un an après Jeff Koons, qui avait presque réussi à faire le poids face aux ors royaux, et un an avant Takashi Murakami, c'est l'artiste français Xavier Veilhan qui occupe en tant qu'artiste contemporain invité les jardins et salons du château de Versailles, monument sacré de l'architecture baroque et chef-d'œuvre absolu(tiste).

 

Xavier Veilhan, artiste sculpteur, affectionne la modélisation et les jeux illusionnistes. À Versailles, il rend hommage au Grand Siècle avec un carrosse pourpre qui surgit à toute allure d'un passé futuriste sur les pavés de la Place d'Armes, mais aussi aux grands architectes, auxquels il dresse de véritables monuments sculptés, jouant sur les contrastes d'échelles pour mieux faire ressortir la grandiosité des lieux.

 

Petit parcours en images dans l'univers rétro-futuriste de l'artiste, avec le diaporama Xavier Veilhan à Versailles.

 

Veilhan Versailles, au château de Versailles, jusqu'au 13 décembre 2009.
www.veilhan-versailles.com




Cinq questions à Osta et Bruce, graffeurs et accusés

Posté par Nedjma le 15.10.09 à 18:17 | tags : galerie à paris, art contemporain, expos à paris

 

Peut-on être porté aux nues dans le cadre d’expositions-événements et être jugés pour la pratique de son art, qualifié dans l’enceinte d’un tribunal, de vandalisme ? Oui, manifestement. Alors que le Grand Palais, la Fondation Cartier, et plusieurs galeries parisiennes exposent leurs œuvres, nombre de figures de proue de l’art urbain sont encore poursuivies. Parmi elles, Osta et Bruce, à l’affiche de « UFO, Urban forbidden objects » à la Galerie Nathalie Fiks. Leurs « objets urbains interdits », des frigos, des toiles, des bouts de palissades peints et –clin d’œil facétieux- traités à l’anti-tag avant d’être repeints ! Entretien.

 

Fluctuat : La révolte, l’urgence, l’éphémère. Ce sont les motivations évoquées par un des graffeurs brésiliens de l’exposition « Graffiti » à la Fondation Cartier. Avez-vous les mêmes ?

Bruce : Il y a effectivement une certaine poussée d’adrénaline à peindre dans l’urgence. C’est notamment le cas des trainistes qui oeuvrent dans des dépôts où les trains et les métros dorment. On connaît le fonctionnement de chaque dépôt pour pouvoir opérer. Et ensuite il faut aller vite, peindre sans recul, et quand le train commence son service et qu’on sait que nos œuvres vont être vues par 40 000 personnes, en période de pointe, la satisfaction est intense !

L’idée même du graffiti, art urbain n’est-elle pas dénaturée dès qu’il franchit les portes d’un musée ou d’une galerie ?

Bruce : J’ai longtemps dit « moi, exposer dans une galerie, jamais ! ». Le graff, c’était l’angoisse, cette forme d’urgence, la rapidité, l’efficacité, la création un pied contre un mur, un autre contre un wagon. Mais en fait, ce qui nous importe, c’est que notre travail d’artiste soit vu. Les galeries nous ouvrent à un autre public, différent, nous sortent de l’anonymat, nous inscrivent dans la durée, et nous permettent d’avoir des avis sur ce qu’on fait. Pourtant, la façon de peindre n’est pas différente, je ne vais pas peindre dans un salon feutré en me grattant le menton, mais sur des terrains vagues, ou sous des porches parfois. L’énergie, le style ne changent en rien. Et je ne vais pas non plus m’y reprendre à quatre fois, sous prétexte que l’œuvre est destinée à une galerie !

Que pensez-vous de l’engouement général autour du graffiti ?

Osta : Cela fait largement évoluer le regard sur les graffeurs, qui avant, étaient uniquement qualifiés de « vandales ». C’est très positif.

Bruce : Et puis ça pousse une autre population à aller dans les musées. Moi, je n’avais jamais mis les pieds au Grand Palais avant l’exposition T.A.G.

Venons-en à l’aspect judiciaire : vous avez été près de 60 prévenus dans le procès qui s’est tenu au TGI de Versailles…

Bruce : Oui, on était 56 au total, de différentes régions de France. Ils ont voulu faire un grand coup, et quand il s’agit de trains, les peines sont souvent sévères, car les parties civiles sont puissantes. On a été jugés pour dégradations aggravées des espaces publics. Après appel, il y a quelques jours, le délit a été requalifié en délit mineur, dégradations légères. Les faits étant antérieurs à mai 2002, date de l’élection de Jacques Chirac, nous avons bénéficié de l’amnistie . Osta : Le jugement est tombé au moment même où Thalys avait invité quatre graffeurs européens renommés à peindre ses rames…

Et au moment où vous exposez dans une galerie. Cette concomitance semble assez absurde, non ?

Bruce : Il est un peu délicat pour nous de nous prononcer là-dessus : un autre procès, civil celui-là, suivra le pénal, en janvier 2010. Nous attendons donc de voir… »

Illus galerie Nathalie Fiks 

Osta, Bruce, Aleksandar Petrovic, exposition UFO Galerie Nathalie Fiks, Paris 9e jusqu’au 24 octobre.


Lire aussi notre dossier sur le graffiti, de la rue au musée.




Pop Life à la Tate Modern : quand l'art bling-bling fait flop

Posté par Magali le 15.10.09 à 17:54 | tags : exposition, art contemporain
« Provocation », le terme est lancé d'entrée de jeu dans l'exposition Pop Life — Art in a Material World de la Tate Modern, et c'est sans nul doute la notion qui lie le mieux la démarche des artistes présents. Le propos, assez flou, pourrait se résumer à « Qu'est-ce qu'un artiste contemporain est prêt à faire pour être connu ? ». Mais beaucoup d'œuvres, souvent trop clinquantes, tombent à plat.

Tracey Emin, Damien Hirst, Keith Haring, Martin Kippenberger, Jeff Koons, Takashi Murakami seraient tous les enfants d'Andy Warhol, dont la phrase célèbre « Good business is the best art » est mise en exergue de l'exposition. Mais par business, il faut entendre ici non seulement le rapport à l'argent, mais aussi et surtout l'art du « coup de com », l'appropriation par les artistes des stratégies publicitaires comme démarche esthétique, dans le but assumé d'atteindre le degré de célébrité le plus élevé.

Lire la chronique sur l'expo Pop Life à la Tate Modern.


Ill. Jeff Koons, Made in Heaven, 1989 © Jeff Koons



Quand l'art fait boum !

Posté par Magali le 15.10.09 à 10:42 | tags : art contemporain, insolite

La FIAC, c'est un peu un instantané de l'art contemporain international (du moins celui qui a accès aux sphères du marché), un concentré des tendances qui donne le pouls de l'art à un moment T. Un moment à célébrer, donc...

Parmi les événements connexes qui accompagnent cette fête de l'art (à laquelle cependant certains galeristes rient jaune depuis quelques mois), un feu d'artifice unique en son genre aura lieu dans les jardins des Tuileries. Les artistes Fabien Giraud et Raphaël Siboni, qui se sont fait remarquer récemment avec leur installation Last Manoeuvres in the Dark au Palais de Tokyo ou The Outland à La Force de l'Art 02, proposent « un feu d'artifice complet, tiré en une fois, de telle sorte qu'il n'y ait qu'une seule détonation. Une seule déflagration assourdissante. Un quart d'heure de spectacle se contracte ici en un seul tir, se condense en une seule seconde, et les motifs multicolores fusionnent jusqu'à ne plus former qu'un seul flash aveuglant ».

Autrement dit, 800 bombes placées sur 10 cibles exploseront en même temps pour un spectacle d'une poignée de secondes... Rendez-vous mardi 20 octobre à 22h pétantes, au niveau du premier bassin des Tuileries.

www.fiac.com

 


Ill. Fabien Giraud et Raphaël Siboni, Sans titre (feu d’artifice instantané), courtesy galerie Loevenbruck, Paris



Traquandi, la peinture encore et toujours

Posté par Magali le 05.10.09 à 17:06 | tags : peinture, art contemporain
Est-ce de la photographie ou de la peinture, une image positive ou négative, une percée vers le ciel ou une plongée dans les abysses ? L'art de Gérard Traquandi ne se livre pas d'emblée. L'exposition personnelle de l'artiste marseillais à la galerie Laurent Godin fait mentir ceux qui pensent que la peinture a vécu et qu'elle ne peut plus être vecteur d'émotions, gros mot dans le langage contemporain.

Flirtant autant avec la peinture au pinceau ou les laques noires à reflets d'or de la tradition chinoise, qu'avec les Nénuphars de Monet ou les all-over de la peinture expressionniste abstraite américaine (on pense notamment à Clyfford Still ou Joan Mitchell), cette récente série de toiles, exécutées grâce à un complexe processus d'empreinte proche de la technique du monotype, surprend par sa légèreté et sa subtilité. Et forme une parenté adéquate avec l'œuvre de Pierre Soulages, auquel le Centre Pompidou, à quelques pas, rend hommage à partir de la semaine prochaine.


Gérard Traquandi
, exposition personnelle à la galerie Laurent Godin, 5 rue du Grenier Saint-Lazare, Paris 3e, jusqu'au 17 octobre. www.laurentgodin.com

Ill. vue de l'exposition Gérard Traquandi à la galerie Laurent Godin, 2009.




Hospitalités : promenade en Île de France

Posté par JdF le 02.10.09 à 17:11 | tags : art contemporain, installation, insolite
Chaque samedi, jusqu’au 12 décembre, le réseau art contemporain Paris / Île de France organise des parcours qui permettent aux franciliens de se rendre dans des lieux où ils n’auraient peut-être jamais mis les pieds sans ce dispositif. Car, il faut bien le dire, à qui viendrait l’idée de se transporter de Montreuil à Juvisy, de Rueil à Malakoff, ou de Nanterre à Brétigny, en une même journée pour voir des œuvres ou assister à des performances d’artistes dont il n’aura, pour certains jamais entendu parler ? Et bien, pour des néophytes comme moi, TRAM l’a fait !
Car d’abord, je ne sais pas vous, mais moi, j’adore me promener en bus. Alors, quand j’ai compris qu’il s’agissait de sillonner la région parisienne dans un bus affrété à cet effet, ça m’a tout de suite parlé : découvrir des communes proches de Paris, certes, mais centralité oblige, dont certaines m’étaient quasiment inconnues, était une occasion de me livrer à cette activité délicieuse de regarder le paysage urbain depuis cette hauteur parfaite qu’est la cabine d’un bus.
Ensuite, les propositions artistiques sont suffisamment riches et variées pour que chacun ait le loisir de retrouver des marques, en l’occurrence ce samedi 26 septembre, c’était Martin Parr au Jeu de Paume (exposition qui s’est achevée depuis), de découvrir des artistes plus jeunes et sans doute moins consensuels (Véronique Hubert à le galerie municipale de Vitry-sur-Seine) et même de se livrer à des activités artistiques : ce jour-là, il nous a été proposé, à l’école supérieure d’art de Rueil-Malmaison, de participer au grand atelier et de dessiner des nus dont les modèles, danseurs, posaient en musique, effectuant ainsi une très belle et envoûtante performance.
La participation au parcours coûte 5 euros (visite et transport compris), mais il ne faut pas oublier de s’inscrire en envoyant un mail à :
taxitram@tram-idf.fr
Pour tout savoir sur le programme et l’organisation des journées, c’est ici



Trois jours du quartier Drouot : curiosités à tous les étages

Posté par Nedjma le 30.09.09 à 17:42 | tags : art contemporain, expos à paris
Dès demain, c’est la fête dans le quartier Drouot. Un rendez-vous donné au début de l’automne, comme chaque année depuis douze ans, autour de son centre névralgique, l’Hôtel des ventes du même nom, arpenté par quelque 6000 visiteurs quotidiens, en quête de chefs d’œuvre ou simples esthètes.

Le site ouvrira ses portes au public de 18h à 21h pour de nombreuses expositions : mobilier, objets d’arts, tableaux modernes et contemporains, Art Nouveau et Art Déco….

La Gazette de l’Hôtel Drouot et l’institut de formation de l’Hôtel des ventes renseigneront amateurs et collectionneurs. Ceux qui le souhaitent pourront aussi rencontrer Patrick de Bayser, expert en dessins anciens, auteur de l’ouvrage « Le piéton de Drouot– Les enchères de A à Z ». Comme son nom l’indique un abécédaire à la découverte du marché de l’art et des enchères…

Mais ces trois jours du quartier Drouot seront aussi, pour ceux qui n’ont pas forcément les moyens de faire des folies, l’occasion d’admirer une foules d’objets et œuvres d’art, curiosités ou raretés. La musique est le thème central de l’édition 2009, un hommage sera rendu à André Minaux et Roland Bierge qui réalisa pour Chagall le plafond de l’Opéra Garnier. On découvrira des lithographies signées Henri Rivière ou des œuvres de Miss-Tic, célèbre écumeuse des rues parisiennes. Et puis des accessoires, tels ce chapeau porté par Sophia Loren dans « Prêt-à-Porter » de Robert Altman

Illus dr 

Trois jours du quartier Drouot, du 1er au 3 octobre, Hôtel des ventes, Paris 9e.

 




Drôle de bestiaire dans la Grosse pomme

Posté par Nedjma le 30.09.09 à 07:06 | tags : art contemporain, sculpture

New-York, Park Avenue, entre la 52e et la 57e rue. Un certain nombre de sculptures singulières, plutôt rigolotes en vérité ont investi les lieux. Et c'est à Claude et François-Xavier Lalanne, deux sculpteurs français, qu'on le doit.

Depuis quelques jours, le tandem se paie le luxe d'une des plus grosses expositions de plein air jamais réalisée en extérieur dans la "Grosse Pomme".

Ce qu'on y voit? Une pomme géante de 2 mètres 50 sur 2 mètres, et symbole de la cité qui l'accueille, d'abord (illus). Mais aussi huit autres sculptures monumentales: un "Singe avisé" de 2 mètres de haut, dernière oeuvre de François-Xavier Lalanne, décédé l'an dernier. Et puis un chou à pattes d'oiseaux, "Choupatte" ou un hibou de bronze...

Drôle de bestiaire qui succède, dans cette very chic avenue, à des oeuvres de Botero ou Dubuffet, rien de moins! 

 





Lynch s’expose aux Galeries

Posté par Nedjma le 22.09.09 à 11:01 | tags : art contemporain, expos à paris, cinéma

 

Dans ce temple de la mode et de la conso du boulevard Haussman, les vitrines sont en fête plus souvent qu’à leur tour. Le menu varie selon les saisons. Jouets animés et féérie à tous les étages en hiver, au moment des fêtes de fin d’année, on connaît. Art contemporain en été : en juillet dernier, c’est le Palais de Tokyo et la Maison rouge qui orchestraient le décor. Cette fois, messieurs dames, place à David Lynch. Le réalisateur de l’étrange montrait en 2007 qu’il avait aussi la fibre plastique en exposant, à la Fondation Cartier, installations, photos, lithographies. Cette fois donc, il investit les onze vitrines des galeries Lafayette, qu’il dit considérer comme des boîtes à bijoux et qui jouent les portes d’entrée dans son univers aussi tortueux que passionnant. Thème choisi, « Machines, Abstraction, Women ». Et à l’étage, 40 lithographies dévoilées au fil de l’exposition « I see myself ». A la fin de l’exposition, le 3 octobre prochain, les pièces seront vendues aux enchères par Christie’s au profit de la Fondation d’entreprise PPR pour la dignité et les droits des femmes.

Illus Vitrine Bleu rouge, David Lynch. dr

Vitrines « Machines, Abstraction, Women », exposition « I See Myself », Galeries Lafayette Haussmann-Paris. Jusqu’au 3 octobre.




En images : dix oeuvres exposées à la Biennale de Lyon

Posté par Céline le 18.09.09 à 16:16 | tags : art contemporain
La 10e édition de la Biennale de Lyon, emmenée par le curateur Hou Hanru, décline le thème du "spectacle du quotidien" avec les œuvres de plus de 70 artistes — dont 35 productions spécifiques.

Si la thématique générale fatigue rapidement par sa naïveté et la déclinaison des bons sentiments, quelques œuvres sortent du lot. Florilège, avec notre diaporama de 10 artistes de la Biennale de Lyon 2009.
 
Lire aussi l'article sur la Xe Biennale de Lyon. 




Design à tous les étages

Posté par Nedjma le 18.09.09 à 14:06 | tags : art contemporain, design, expos à paris
Alors que le Victoria and Albert Museum de Londres, célèbre le design contemporain à travers une cinquantaine d’objets comme tout droit sortis de contes de fées (voir notre diaporama), le design semble plus que jamais à la fête, ici et ailleurs. L’automne 2009, saison du design ? Oui, oui et oui. La preuve par trois… lieux.

A Saint-Etienne, la cité du design. Après un chantier long et colossal, ça y est, la cité du design sera inaugurée, le 3 octobre prochain. A Saint-Etienne, déjà organisatrice de la Biennale du design, l’ancienne manufactures d’armes accueillera un vaste pôle de création et d’enseignement. Dans le bâtiment central, on découvrira « L’objet du design », sélection de Sismo. Et puis les œuvres des étudiants diplômés de l’Ecole supérieure d’art et de design qui prendra, également ses quartiers sur le site. A partir du 3 octobre, Cité du design.

A Londres, le London design festival. Un salon entièrement design. En marge de l’événement institutionnel, des centaines de lieux offrent un Off foisonnant et riche. Chez Ella Doran, l’expo « Theres no place like home » ouvre ce week-end, un échiquier géant investit Trafalgar Square, on découvre le design museum dans le sud de la ville… Du 19 au 27 septembre, Festival de design de Londres.

A Paris, le lieu du design. Fédérer les acteurs franciliens du design, diffuser le design et l’innovation dans le tissu industriel francilien et sensibiliser le public au sein d’un espace de recherche, d’info et d’expositions. Voilà l’objectif affiché par Laurent Dutheil directeur du lieu. Le site ouvrira le 22 octobre prochain, en lieu et place de l’ancienne agence de Roger Tallon et de Pierre Paulin. Bel héritage… Lieu du design, 74 rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris, 12e.





Veilhan nouveau roi de Versailles

Posté par Nedjma le 04.09.09 à 10:34 | tags : expos à paris, art contemporain

Avec Jean-Jacques Aillagon en grand manitou du Château, l’art contemporain poursuit son assaut du château.

Après Jeff Koons l’an dernier –dont l’exposition a eu un retentissement inespéré-, c’est au tour de Xavier Veilhan de prendre ses quartiers –royaux- à Versailles, à partir du 13 septembre prochain. Cour d’Honneur, cour royale, escaliers Gabriel et de la Reine, enfin jardins du château seront investis par le créateur novateur, attaché aux perspectives et aux systèmes de construction des représentations, qui a entrepris de mettre en scène un nouveau tableau dans l’écrin parfait de Louis XIV. Une trajectoire fluide et dynamique concentrée sur les rapports d’échelles, les équilibres et les points d’observation. Sur le site dédié à l’événement, on découvre un blog de Virginie Marielle qui, suivant pas à pas l’artiste, décrit le processus de construction, étape après étape. Ses temps forts, ses moments d’enthousiasme et de doute aussi. En mots et en images.

"Il y a un an, lorsque Laurent Le Bon et Jean-Jacques Aillagon m'ont invité à réaliser une exposition, je ne savais pas à quel point Versailles allait envahir ma vie (…) Mon intervention présentera plusieurs oeuvres ou groupe d'oeuvres spécialement créées pour l'occasion, en établissant une continuité entre l'histoire du lieu et son existence contemporaine, souligne Veilhan sur son site. Il faut se confronter aux désirs mis en forme par nos ancêtres. Montrer comment nos propres désirs peuvent les prolonger et les compléter, sans innocence, mais avec la fraîcheur des ambitieux. L'art est un outil de vision au travers duquel il faut regarder pour comprendre notre passé, notre présent et notre futur."

Exposition Xavier Veilhan à Versailles du 13 septembre au 13 décembre 2009. Site web du Château de VersaillesSite web de l'exposition.

 




Last Post

Posté par Magali le 24.08.09 à 13:00 | tags : politique, art contemporain

Le vidéaste et réalisateur Steve McQueen, auteur du film Hunger primé à Cannes en 2008 et artiste représentant la Grande-Bretagne à la Biennale de Venise cette année fut, aussi étrange que cela puisse paraître, « l'artiste officiel de la guerre en Irak » pendant la période d'intervention des soldats britanniques, interrompue en mai dernier.


Afin de célébrer la mémoire de 155 hommes et femmes morts lors de leur service en Irak, l'artiste a eu l'idée de faire réaliser des timbres à leur effigie, avec l'accord de leur famille et le soutien de l'association d'aide artistique Art Fund.
A la fois plus directe et plus visible qu'un monument en bronze classique du type « A nos chers disparus » que l'on retrouve dans presque chaque ville d'Europe depuis la Première Guerre mondiale, la diffusion de ces timbres oblige chacun, à un moment ou un autre, à se confronter au visage d'un individu disparu, souvent dans un très jeune âge : Sarah Janes Holmes, 26 ans, Timothy Darren Flowers, 25 ans, Matthew « Lip » Colwell, 22 ans, Eleanor Dlugosz, 19 ans...

Afin de sensibiliser le public à l'opération, une exposition circule actuellement en Grande-Bretagne sous la forme d'un cabinet dans lequel sont juxtaposées les planches de timbres. Or le projet, intitulé « Queen and Country », reste inachevé tant que le Royal Mail ne donne pas son accord pour éditer officiellement les images sur de vrais timbres.
Une pétition en ce sens a réuni à ce jour plus de 20 000 signatures. Sur le site consacré au projet, des familles de soldats témoignent de leur enthousiasme à voir la photo de leur enfant diffusée - tandis que d'autres ont refusé, pour des raisons personnelles évidentes.


Ill. Timbres à l'effigie de Christopher Maddison, Royal Marines, décédé le 30 mars 2003, à l'âge de 24 ans.

 




« 100 sexes » à Venise : l'histoire sans fin

Posté par Magali le 21.08.09 à 19:54 | tags : art contemporain, censure, biennale de venise
On se souvient que l'affaire de la censure de l'exposition « 100 sexes » de l'artiste Jacques Charlier, dans le off de la Biennale de Venise, avait fait beaucoup de bruit pour pas grand chose. Et ça n'est pas terminé. Une lettre ouverte vient d'être adressée par Jacques Charlier et Roberto Lunghi, commissaire, à Massimo Cacciari, maire de Venise et par ailleurs philosophe et professeur d'esthétique, dans laquelle les deux signataires tentent de comprendre ce que la mairie a voulu signifier en estimant que ces innocentes affiches de sexes d'artistes, pourtant loin d'être pornographiques, porteraient « offense au sens commun de la pudeur » et aux artistes eux-mêmes.

Mais l'affaire prend encore une nouvelle dimension, avec non seulement la publication prochaine, par la Communauté française de Belgique, d'un ouvrage relatant toutes les étapes de l'histoire, mais aussi un communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme elle-même (née, rappelons-le, à la suite de l'affaire Dreyfus en 1898), avec cette conclusion lyrico-métaphorique d'Agnès Tricoire, avocate et spécialiste de la Propriété intellectuelle : « Comme le voile transparent qui croit cacher le sexe qu'il recouvre, et qui au contraire le révèle en le désignant à la curiosité de l'imagination, montrant au passage l'obsession du juge, la censure de Venise est un masque, mais un masque bien sombre. Une pudeur impudique. Une injustice ».

Et si « 100 sexes » avait été retoquée tout simplement en raison de la médiocre qualité de l'expo, avec l'excuse, il est vrai fallacieuse, d'une prétendue offense à la pudeur ? Il eut été plus honnête, alors, d'invoquer l'esthétique plutôt que la morale - question philosophique pour M. Cacciari.

Depuis, l'expo de Jacques Charlier a été montrée à Anvers, Belgrade, Bergen, Bruxelles, Linz, Luxembourg, Metz, Namur et Sofia. Et on n'a sans doute pas fini d'en entendre parler...

 

Voir le diaporama de la Biennale de Venise.

 






Une revue dans la revue : Livraison publie Third Text

Posté par Magali le 12.08.09 à 10:22 | tags : edition, art contemporain, revue
Quand une revue se met dans la peau d'une autre revue... Le douzième numéro de Livraison, revue de l'association strasbourgeoise de diffusion et d'édition Rhinocéros, propose une « re/lecture » d'une autre revue, Third Text, fondée par l'artiste anglais d'origine pakistanaise Rasheed Araeen en 1987 à Londres. Echo, plus qu'anthologie, le numéro reproduit dans leur intégralité des textes emblématiques de Third Text, traduits pour la première fois en français.

Revue de référence consacrée à l'art dans le contexte de la mondialisation, Third Text, dont le titre renvoie au concept de tiers-monde, remet en cause la domination des critères culturels occidentaux, explicité dans son sous-titre, « Critical Perspectives on Contemporary Art & Culture », et se propose comme une plate-forme de réflexion ouverte à ceux qui sont exclus d'un ethnocentrisme latent.

Parmi les textes les plus intéressants, on citera Les cowboys et les... (1990), dans lequel l'artiste américain Jimmie Durham, auquel le Musée d'Art moderne de la Ville de Paris consacrait récemment une exposition, souligne l'invisibilité de « l'Indien » dans la culture des Etats-Unis. Le Cubain Gerardo Mosquera, fondateur de la Biennale de La Havane, dénonce dans Le syndrome de Marco Polo : quelques problèmes de l'art et de l'eurocentrisme (1993) la notion imposée d'art « universel » dès qu'il s'agit de productions occidentales, tandis qu'Ihab Hassan, professeur de littérature comparée, aborde le concept de postcolonialisme (1998) ou que Ian Chambers, spécialiste de la musique populaire et des cultures métropolitaines, évoque La Méditerranée, mer postcoloniale (2004).

Si certains textes peuvent paraître datés, la réflexion menée depuis plus de vingt ans par Third Text demeure vivace dans un contexte de mondialisation qui n'a cessé de s'accélérer. Livraison assure ici un beau travail d'édition et de traduction, et un bel exemple d'humilité intellectuelle et d'œuvre utile par cet hommage à une revue peu connue des milieux francophones.

Livraison #12. Third Text, une re/lecture
, juin 2009, éditée par Rhinocéros, 154 pages, 13 euros. Diffusion par r-diffusion





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