|
L'actu de l'art contemporain sur De Visu, le blog Arts et Expos. Lire aussi notre petite histoire de l'art contemporain et le who's who des plasticiens sur l'encylcopédie Arts de Flu.
Monumenta 2008 - Richard Serra: J - 5...![]() Kiefer avait nommé son exposition Chute d’étoiles, Serra a choisi Promenade. L'artiste a travaillé autour des notions d'équilibre et de gravité et tend a proposer une Promenade dans « un paysage d’acier spectaculaire et saisissant », c’est ce que l’on sait pour l’instant… Patience, patience, cette promenade va valoir le détour. Voir la Bande-annonce de Monumenta 2008 ainsi que la vidéo de la rétrospective Richard Serra au Capc de Bordeaux© Monumenta 2008 Quelques photos de chantier: ![]() illust Construction de Promenade - Usine Arcelor Mittal©Lorenz Kiensle Ci-dessus Montage de Promenade, photo Lorenz Kiensle©Monumenta 2008; illustr1 Richard Serra au Grand Palais©Valérie Jouve. Monumenta 2008, Promenade, Richard Serra, du 7 mai au 15 Juin au Grand Palais. Bert Rodriguez au Plateau, un américain à Paris
Au Plateau, dans l’espace expérimental il crée In situ, le regard d’un américain sur Paris. Apparemment, l’expo se construira en se construisant… Pour l’instant ce qu’on peut voir est en effet très déstabilisant, mais ne révélons rien…
In situ de Bert Rodriguez au Plateau (www) jusqu'au 25 mai. Cao Fei au Plateau, portrait d'une Chine éclectiquePremière exposition française de la jeune chinoise déjà très populaire dans son pays Cao Fei, dont le travail reteint l’attention aux dernières biennales de Lyon, Venise et Istanbul. L’univers de cette jeune plasticienne fait l’effet d’un kaléidoscope. Foisonnantes, disparates, hétéroclites, assez inégales, ses propositions plastiques dressent un portrait multi facettes de la Chine, entre réalité sociale et monde virtuel. Mangas et autres mondes parallèles ![]()
Whose utopia? ![]() Une vidéo loufoque rend compte d’une performance de l’artiste. Un défilé de mode reprend dans des clichés burlesques différents genre de femmes chinoises et tourne au ridicule et à l’absurde leur identité, à grand renfort de costumes débilos et de jeu expressionniste. La concubine, l’intellectuelle, l’ouvrière etc. défilent pour une élection hors normes. Multi- Chine/multi-femmes. Illustr1 Yanmy at home©Cao fei et Vitamine Creative Space; illust2 Extrait du film What are you doing here? 2006©Cao fei et Lombard-Freid. Exposition cao Fei au Plateau, FRAC Ile de France, (www) jusqu'au 25 mai. Voir le site de Cao Fei. Des jeunes gens mödernes : vernissagePosté par Lucie le 14.04.08 à 17:59 | tags : art contemporain
Une p'tite vidéo bien foutue autour de l'expo Des jeunes gens mödernes, actuellement à la galerie du jour de Agnès B :
Jeff Koons chez TaschenPosté par Lucie le 14.04.08 à 17:50 | tags : art contemporain
![]() Jan Fabre , cet être ange de la métamorphose![]() Le Louvre offre une carte blanche à Jan Fabre à partir du 11 avril et jusqu’au 7 juillet. La démarche est particulière en ce que le plasticien flamand (et chorégraphe, rappelons nous les jolies polémiques d’Avignon 2005…) investit les salles de l’école du Nord et propose une aventure plastique en lien avec les toiles de ses aïeux, vivement respectés par l’artiste, Rubens, Bosch, Van Eyck... Fabre dit avoir conçu son parcours comme une « dramaturgie mentale », il s’est inspiré des thèmes développés par ces peintres en les étirant vers de nouvelles interprétations. Dès vendredi, le Louvre ouvrira ses portes sur les habituels petits objets du plasticien, l’encre de ses chers stylos bic, ses scarabées et autres insectes, son sang et autres fluides. "Les visiteurs seront-ils choqués? Je ne crois pas. Je crois au lien secret entre le spectateur et l'œuvre d'art", aurait-il conclu dans un "charmant" sourire (source AFP). Toujours cette même désinvolture… Ah cette fameuse vidéo où Fabre déguisé en mouche parlemente sur le sens de la vie avec un ami philosophe déguisé en abeille...Cet « ange de la métamorphose » n’a pas fini d’attiser la curiosité. Illustr. Colombes qui chient et rats qui volent 2008, prêt Angelos bvba/Jan Fabre photo Attilio Maranzano, © Angelos.© Adagp, 2008 L’ange de la métamorphose, exposition de Jan Fabre, musée du Louvre, du 11 avril au 7 juillet. Le 11 avril, France Culture est en direct du Louvre pour des émissions autour de Jan Fabre. (9h : La fabrique de l’histoire ; 12h : Tout arrive ; 17h : Du grain à moudre ; 18h : Minuit/Dix) Le 22 avril Jan Fabre présentera une performance unique de 19h à minuit – dont le thème est « secret » - dans la galerie Daru, qui mène à la Victoire de Samothrace. Le public sera admis par intermittence et la performance retransmise dans la cour Napoléon. . Que penser du prêt à taux 0 de madame Albanel ?Posté par Lucie le 08.04.08 à 16:05 | tags : art contemporain
![]() Ca donne envie de poser quelques questions : Agnes B, Des jeunes gens mödernes: eux, nous, une rencontre possible !
![]() L’expo se propose d’approcher cette période de façon exhaustive : « à travers sa production musicale, son esthétique, son attitude, et ses problématiques récurrentes ». Ni punk, ni rock, ni bab : ni No Future, ni Sex drug et rock’n roll, ni Peace and love. Coincés dans la guerre froide et la menace d’une crise économique, ces jeunes gens sont plutôt des néo dandys sans trop de frime, un peu enfants gâtés, un peu désabusés, porteur d’une utopie qui intègre l’ironie et qui ne renie pas une certaine complexité du monde. Ils apparaissent plutôt réalistes donc, et peut-être assez proche d’une grande tranche de la jeunesse actuelle, qui ne se reconnait pas dans des idéaux tranchés et qui compose son patchwork de pensées à la croisée de différentes tendances et de différents héritages. C’est d’ailleurs la deuxième vocation de cette expo que de confronter cette période à la nôtre. Enki Bilal, Claude Lévêque, Pierre La Police, Xavier Veilhan, Damien Deroubaix, Laurent Fétis, Elisabeth Arkhipoff et beaucoup d'autres ont apporté pour se faire leur contribution. Allons donc voir si il y a un trait de ressemblance…
![]() Illustr 1 Etienne Daho et Nicole Caloc'h des Sax Pustuls©Pierre René-Worms; illustr 2 Pacadis et Les Rita Mitsouko au Bourget, 1982©Emmanuel Bovet. Consulter notre petite histoire de la New Wave pour une novö révision ou en complément post-expo. Des jeunes gens mödernes (1978-1983), galerie du jour Agnes B, jusqu'au 17 mai. Un catalogue (ed la galerie du jour/Naive), une compilation (Agnes B/Naïve) et un documentaire (Love Streams/ Agnes B) voient le jour à cette occasion. Un avant gout avec le petit diaporama de photos sur le site de la galerie Agnes B (www). Les joyeuses nippes de Kaarina Kaikkonen (100%Finlande)
![]()
La saison culturelle 100 % Finlande organisée par Cultures France décline 250 évènements dans toute la France d’avril à juin. Occasion de découvrir ce pays par la biais de ces pratiques artistiques. En ce moment, au Mans on peut voir les installations de Kaarina Kaikkonen. Un de ses projets consiste à relier trois grands immeubles (L’Espal) avec des ribambelles d’habits colorés. Deux autres installations de la plasticienne sont également présentées à base de papiers toilettes et de vêtements. Le site de 100 % Finlande vient de mettre en ligne un podcast qui éclaire le travail de Kaarina Kaikkonen. Illustr Installation de Kaarina Kaikonnen©tous droits réservés
Voir le site de 100 % Finlande (www) (News proposée par J.Foucher dit Blomki: merci) "La cruci fiction" de Mickey : couverture de Mouvement controversée
Pilar Albarracin à la Maison Rouge
![]()
Crédits photographiques©Marc Domage Mortal cadencia de Pilar Albarracin, jusqu'au 18 mai à la Maison rouge. Voir le joli site de la plasticienne.(www)
Gregor Schneider : Claustrophobes s'abstenir
C’est dans l’agréable Maison Rouge (vers la place de la Bastille à Paris) que le plasticien allemand Gregor Schneider propose une étrange déambulation. Tout un cérémoniel est mis en place afin que « tout se passe pour le mieux ». Une charmante hôtesse s’avance vers vous, se penche légèrement et vous chuchote « c’est pour l’exposition Schneider ? ». On acquiesce, tout à coup mystérieusement complice... S’en suit un petit laïus un rien perturbant. Elle nous apprend qu’il faut entrer un par un, on peut à deux mais bon ce n’est pas ce que l’artiste désire. Elle précise également qu’on ne peut pas revenir en arrière une fois qu’on est entré. Une petite pancarte complète son discours de prévention et met en garde les personnes cardiaques ou claustrophobes. Enfin, elle nous montre une décharge qu’il faudra signer afin de déresponsabiliser le musée en cas de problème. Sympa…
Crédit photographiques Süβer Duft de Gregor Schneider ©Marc Domage Süβer Duft de Gregor Schneider jusqu'au 18 mai, à la Maison Rouge. Voir le site de Gregor Schneider. Frédéric Delangle : Promenons-nous dans les bois...
A vrai dire, à première vue, on n’aimerait pas vraiment se promener dans la dernière série de photos Nyctalope de Frédéric Delangle...
Exposition Nyctalope de Frédéric Delangle à la galerie Philippe Chaume, jusqu'au 29 mars.
Crédits photographiques, Frédéric Delangle, Nytalope, 2007 ©courtesy galerie Philippe Chaume. 8ème Foire Européenne d'Art Contemporain de Metz
Plus d’informations sont disponibles sur le site de Art.metz. Illustr Text cube©Vera Röhm Performers virés du Ritz - Panique à l’hôtelLa plate-forme de performers « Il faut bruler pour briller » invitée par le Vendôme Luxury trade show à se dérouler au Ritz a finalement fini son show dehors, presque mis à la porte du luxueux hôtel. "Presque" parce que c'est en effet Youness Anzane, à l'origine de cette manifestation, qui a décidé l'arrêt des performances suite aux comportements insultants du Ritz. Fabuleuse Karen Knorr
Le musée de la chasse c’est tout d’abord des animaux empaillés qui vous agressent lorsque vous (osez) pénétrer dans une salle, planqués qu’ils sont dans les coins et les recoins. La bien nommée « salle des trophées » atteint le summum de l’horreur. On n’ y entre même pas, juste un regard fugace et hop on se sent de trop...
Illustr©Karen Knorr Fables de Karen Knorr au musée de la chasse (www), jusqu'au 11 mai 2008. Rencontre-débat avec Karen Knorr et Adrien Goetz, écrivain et critique d'art, le dimanche 16 mars à 16h. A voir également le site internet de Karen Knorr (www)
Barry Frydlender: et si le monde était rassemblé sur une seule photo...
Il semble que les photos de Barry Frydlender grandissent de façon exponentielle dans notre esprit. La largeur de ses prises de vue confère au cliché une impression d’immensité et ses panoramiques pourraient bien ne jamais s’arrêter de s’étirer.
La netteté parfaite et le cadrage lui aussi sans faille entrent en friction avec l’abondance des couleurs, vives, qui émettent en contradiction une énergie incontrôlable. Cette différence crée une tension intéressante, donne aux images une dimension hyperréaliste.
1ere illustr Café Bialik, 2000©Barry Frydlender; 2eme illustr Pitzooziah (supérette), 2002©Barry Frydlender
"Israel: Présent composé" de Barry Frydlender au Musée du judaisme (www) jusqu'au 25 mai. Rencontre avec le photgraphe et François Hebel, directeur des rencontres d'Arles le 2 avril à 19h30. L'art d'être humain : festival à l'Imprimerie 168 Du 14 au 16 mars, l’Imprimerie 168, lieu singulier situé au 168 rue Crimée dans le 19ème arrondissement, propose « L’art d’être humain », un festival qui présente une exposition collective, des concerts et des performances. Vernissage de 18h à 21h le vendredi 14 mars. Plus d’informations sur le blog de l’Imprimerie (www). Claude Levêque : rock around the bunker.Posté par Lucie le 06.03.08 à 18:05 | tags : claude lévêque, galerie à paris, art contemporain, expos à paris
Welcome (One)
Ce sont des mobiles délicatements morbides et une musique rock envahissante qui nous absorbent d’un coup lorsqu’on passe la porte en verre teinté de la galerie Kamel Mennour. Comme un sas de décompression, une mise en apesanteur des sens. On se sent saisi par les mouvements qui nous entourent : mouvement du son, mouvement des parois, mouvement des trois objets suspendus. Cinq mouvements, ni contradictoires, ni harmonieux pourtant.Un garde-manger aux armatures de bois recouvert d’un filet renferme deux couronnes de princesses. Entre toc et richesse, factice et vérité. On pense à cet aphorisme du poète René Char « l’irréel intacte dans le réel dévasté ». L’éclat des diamants transperce le tissu terne et nettoie les yeux. Il y a quelque chose de très sombre, comme ce vieux bout de placard - la dure matérialité du réel - et de très lumineux, comme ces couronnes – la brillance du rêve et de l’illusion - dans le travail de Claude Lévêque. Et tout ceci s’affronte. Deux trottinettes mises bout a bout continuent de tourner tandis qu’en face ce sont deux déambulateurs qui tournent. Deux sortes de prothèses du geste, prolongement désiré ou nécessaire au mouvement. L’idée du mouvement et celle de l’impossibilité du mouvement tournent ici ensemble, et cela a quelque chose de curieux. Et ce serait pathétique s’il n’y avait pas ce rythme rock, comme une pulsation énergisante qui semble crier : « Vit bondieu ! N’importe comment et avec n’importe quel renfort mais continue de tourner … ». t(w)o Même sensation d’absorption quand on pénètre dans la deuxième installation. En apparence un capharnaüm, des taules un peu cabossées de capots de vieilles voitures qui forment une espèce d’abris. A l’intérieur, une intensité lumineuse qui saisit. Au centre de ce bunker, l’artiste a installé un lustre énorme qui prend toute la place. La mort, l’accident, la vieillesse, la dureté qu’inspire la ferraille trouve un adversaire fragile, lumineux, incandescent, à sa hauteur. Ou bien est-ce l’envers et l’endroit d’une même chose, deux visions de la mort ou de la vie qui s’entrechoquent. Un coup de projecteur mystique sur la ferraille de la réalité… ? Suicide park (Three Four) Troisième pièce, troisième coup de poing. Plus de mouvement ici, plus de son, plus de lumière, chacun de ces éléments est cruellement absent. Levêque joue sur cette absence, qu’on ne peut pas, en contraste avec les autres salles, ne pas remarquer. Alors un bruit sourd s’installe, malgré le fond de musique rock répétitif de la première salle. Dernière étape du sas, une longue pièce où sont disposées des plaques de métal de mêmes tailles sur lesquelles des traces de poings apparaissent. Comme des empreintes dans la chaux, comme un corps à corps avec la dureté des choses. Les marques sont à chaque fois différentes. L’impression sur certaines que les coups viennent de l’extérieur, et sur d’autres qu’ils viennent de l’intérieur. Les couleurs sont fades, la disposition rigide. L’alignement peut faire penser à la rigueur des cimetières. Le bruit des coups manquent, les gestes sont comme étouffés. On saisit petit à petit le titre de ces installations : Welcome to suicide park, qu’a choisi Levêque. Mais on lui préfèrera peut-être au final la phrase des Rolling Stones, mise en exergue de l’expo « I had to put up some kind of a fight. » Il semble en effet que l’artiste ici combatte plus qu’il n’abandonne. Il ouvre des fenêtres sur le tragique mais semble s’en protéger dans un rire tranchant, franc et vibrant. Il montre des choses fragiles mais qui ne menacent pas de s’effondrer. Elles continuent à tourner, à briller, à s’opposer au malheur sans défaillir. Rock around, rock around… Welcome to Suicide Park", installations de Claude Lévêque à la galerie Kamel Mennour, Paris 6eme, (www), jusq'au 15 mars. Illustr©Claude Levêque Photo Marc Domage. Courtesy the artist and Kamel mennour. Les inquiétantes photos de Taryn SimonPosté par Lucie le 04.03.08 à 17:19 | tags : galerie à paris, art contemporain, photographie, expos à paris
Au fur et à mesure du visionnage, l’inquiétante étrangeté qui se dégage des clichés de Taryn Simon nous amène presque à appréhender l’arrivée du suivant.
Est-ce que ce sont ces luminosités sombres qui effraient, comme un voile trouble que l’on jette sur la réalité ? Est-ce l’aspect sordide de ces teintes usées qui dérange ? Ou le contraste des couleurs, qui opère un glissement vers le surnaturel et donne le vertige ? Est-ce le discours qui accompagne chaque photo? Comme autant d'auscultations froides et détachées qui resituent la photographie dans une perspective sociopolitique affligeante.
Ce tigre blanc magnifique est issu d’un croisement. L’animal paie alors sa beauté du prix d’une consanguinité qui la rendu retardé et de fines déformations physiques qui l’empêchent entre autre de respirer normalement. Cette jeune palestinienne dont on ne voit que les jambes vient se racheter un hymen pour un prix monstrueux dans un contexte sordide, tout ça pour ne pas risquer un rejet de sa famille. Et cet endroit où l’on congèle les corps des hommes ou des animaux dans l’espoir qu’un jour on pourra les ramener à la vie.
La jeune femme s'est également intéressée à la C.I.A comme à Disney, et traque tout ce qui peut se cacher derrière chaque (apparamment) belle vitrine. Inquiétant? On ne sait pas pour qui finalement...
An American Index of the Hidden and Unfamiliar est publié chez Steidl et comporte un avant-propos signé par Salman Rushdie, une introduction rédigée par Elizabeth Sussman et Tina Kukielski, ainsi que des commentaires par Ronald Dworkin.
Illustr. Taryn Simon©galerie Almine Rech
"Il faut bruler pour briller": plate-forme de performersPosté par Lucie le 27.02.08 à 17:32 | tags : art contemporain, art numérique, galerie à paris, expos à paris
Le festival se déroulera du 28 février au 3 mars. Créé l’année précédente sur trois jours avec un (tout) petit budget et beaucoup de convictions, « Il faut bruler pour briller » prend de l’ampleur en s’associant avec la galerie Immanence (www), le Point Ephémere (www) mais surtout Le Vendôme Luxury Trade Show (www). Oui , les performances de ces artistes habitués aux atmosphères smarts et impétueuses des petites galeries berlinoises ou new yorkaises et autres lieux alternatifs européens se dérouleront notamment dans l'enceinte du célèbre hôtel Ritz. Coktail détonnant ? Peut-être… Espérons en tout cas que ça ne sera pas pour décourager les spectateurs en mal de formes singulières.
Le programme est disponible sur le site de Il faut bruler pour briller
(Illustr: Biostriptease de Katia Feltrin, Waterproof de Daniel Larrieu, Visages de Géraldine Chailloux) Il faut bruler pour briller, du 28 février au 3 mars, à l'hôtel Ritz, l'hôtel Hyatt, l'hôtel Meurice, la galerie Immanence (paris 15) et le Point Ephémère (Paris 10). A suivre... Des artistes du Monde Arabe à Artparis : Traversées nécessaires.Posté par Lucie le 26.02.08 à 16:38 | tags : grand palais, foire, art du monde, art paris, art contemporain, expos
La 10ème foire d’art contemporain Artparis ouvrira ses portes du 3 au 7 avril. 115 galeries seront présentes sous l’agréable verrière du Grand Palais. Une exposition intitulée Traversées est organisée à cette occasion. Le commissaire de l’exposition, Brahim Alaoui (ancien directeur de l’Institut du Monde Arabe) propose un focus audacieux sur des artistes contemporains algériens, égyptiens, irakiens, libanais, marocains, palestiniens, saoudien, syriens et tunisiens. Cette région du monde est pour Alaoui « une synthèse entre l’Orient et l’Occident ». Synthèse percutante qu’il faut alors oser appréhender dans sa complexité. Si les artistes de la génération précédente étaient habités par des questions d’identité et de mémoire, la jeune génération s’attaque aux délicats sujets que sont la sexualité, la laïcité ou la religion. « Le dénominateur commun à tous ces artistes est le désir d’échanges doublé d’un questionnement partagé sur les enjeux mondiaux» poursuit Alaoui. Laurina Paperina, petit canard... masquéPosté par Lucie le 19.02.08 à 15:30 | tags : expos à paris, galerie à paris, art contemporain, illustration
Laurina Paperina, britney Spears is the new Duchamp, 2008, courtesy galerie Magda Danysz
Laurina Paperina, « petite Laura, petit canard » c’est le pseudo qu’a choisi cette jeune artiste italienne de 28 ans qui n’a pourtant pas froid aux yeux, ni aux oreilles ni aux pieds non plus d’ailleurs. Celle-ci signe des œuvres plastiques entre BD et dessin animé, a pour influence principale Keith Haring et Jean-Michel Basquiat et détourne notre sacro sainte culture bien aimée des années 1990: nos batman en estropiés, nos Schtroumpfs en "Smurf", bref toutes nos icônes, Elton John etc. sans pitié aucune pour notre sensibilité (des plus jeunes). Sur les dessins de Laurina Paperina on peut voir Joseph Beuys qui se fait mordre par son célèbre coyote, Paris Hilton nue les jambes écartées qui s’arrache un morceau de crâne pour révéler un mythique « Welcome in Paris » ou encore Bill Gates transformé en Guillaume Tell des temps modernes qui tire sur les " Apple" de Steve Jobs. Autant d'exemples qui exposent l'univers de la jeune plasticienne inspirée par la culture TV et internet, les mangas et les jeux vidéos. Ses dessins traitent de façons décalées l'actualité politico-artistico people . « Les personnages qui peuplent mon travail sont comme des « ironies peintes », ils sont le fruit de mon imagination, des formes dynamiques, des couleurs flamboyantes et des morceaux de réalités virtuelles qui ressemblent à un jeu vidéo où fiction et apparence interagissent et simulent la réalité. » Laurina ne cache pas qu’elle tire un certain plaisir de l’aspect subversif de ses productions…
![]()
Laurina Paperina, How to kill Murakami, 2008, courtesy galerie Magda Danysz Sa première exposition française Un pied dans la tombe est à découvrir à la galerie Magda Danysz (Paris) jusqu'au 29 mars: http://www.magda-gallery.com/, ses petits cartoons et autres dessins dark-mais-revitalisants sont sur son site : http://www.laurinapaperina.com/home.htm L'usine rêvante de Loris Gréaud au Palais de TokyoPosté par Nedjma le 15.02.08 à 10:07 | tags : palais de tokyo, expos à paris, expos, art contemporain
C'est le nouveau fils chéri de l'art contemporain français. Loris Gréaud entre au Palais de Tokyo, et par la grande porte s'il vous plait. A tout juste 30 printemps, l'artiste investit tout l'espace du site -4000 mètres carrés- avec "Cellar Door", un gigantesque organisme généré par une partition distendue dans l'espace et le temps. Présentée comme une "usine rêvante", l'exposition se présentera en mouvement: oeuvres mouvantes, habillage sonore et lumineux, failles spatio-temporelles s'activant en temps réel. Autres réjouissances annoncées, des bonbons sans goût, du champagne noir, et une forêt de sculptures d'arbres. Ca vient de commencer, ça durera trois mois. On y revient très vite sur Flu. "Cellar door", palais de Tokyo jusqu'au 27 avril 2008. Les sucettes à motifs des M/M (Paris)Posté par Lucie le 13.02.08 à 16:13 | tags : illustration, expos à paris, art contemporain, art numérique, beaubourg, expos, design
Il ne reste que quelques jours pour aller découvrir l’étonnante exposition Vision tenace, présentation du 2ème volets des Arts Posters, affiches du duo de graphistes M/M (Paris). 32 créations à la lisière du graphisme et de l’art contemporain retracent depuis 1999 les collaborations de Michaël Amzalag et Mathias Augustyniak avec des artistes, des cinéastes ou des commissaires d’expositions de la scène contemporaine comme Pierre Huyghe , Carsten Höller, Hans Ulrich Obrist, Melvil Poupaud, Sarah Morris, Rirkrit Tiravanija… Une muséographie stimulante où l’on peut voir des papiers peints psychédéliques qui s’étirent jusqu’au sol, accueillant de mythiques sucettes translucides. Ces deux stars du graphisme reprennent en interview la définition du sémiologue Charles S. Peirce, affirmant créer des « icones, indices, symboles » afin d’exprimer leur point de vue singulier sur le monde. Leur choix de s’affirmer comme graphistes (et non comme plasticiens) trouve son origine dans une volonté de récupérer les outils de production de l’ère du tout-produit afin d’en détourner la substance, et de créer ainsi un dernier rempart esthétique à la marchandisation… Audacieux!
This Is Not A Time For Dreaming, d'après l'affiche du film de Pierre Huyghe , copyright M/M Paris, galerie Air de Paris.
Los Angeles, d'après l'affiche du film de Sarah Morris, copyright M/(Paris), galerie Air de Paris.
Vision tenace jusqu’au 18 février au Centre Georges Pompidou, Les M/M sont également présents à la galerie Air de Paris, à Paris, jusqu’au 8 mars.
|
Discussions en cours sur le forum arts :
|