La photographie humaniste, une cure de jouvence ?
Elle a conservé, longtemps, jeunes, et vifs, ses plus beaux représentants : Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Willy Ronis. A 99 ans, et alors que vient de s’achever une rétrospective qui lui était consacrée aux Rencontres de la photographie d’Arles, Ronis est mort.
Ce Parisien de souche a longtemps photographié les quartiers de sa ville -le vingtième arrondissement notamment, avec la publication de l’ouvrage culte, « Belleville-Menilmontant »- et, comme ses pairs, sublimé le quotidien, au fil de clichés en noir et blanc sur le vif. Ronis fut également collaborateur de l’agence Rapho, avant de quitter sa ville, en 1972 pour s’installer dans le sud de la France. Là même où il réalisa un de ses plus célèbres clichés, « Le nu provençal », en 1949. En 1980, il obtint le prix Nadar. En 1983, il légua l’ensemble de son œuvre à l’Etat français…
Le nu provençal, 1949, Willy Ronis.
Les amoureux de la Bastille, 1957, Willy Ronis agence Rapho.