Un accueil glacial a été réservé mardi 7 juillet par le public de l'Opéra Bastille à la création mondiale de Am Anfang (Au commencement), pièce commandée à l'artiste Anselm Kiefer par Gérard Mortier, directeur de l'Opéra de Paris. Fêtant à la fois les vingt ans de Bastille et le départ de Gérard Mortier après cinq riches saisons, Am Anfang vient à point nommé pour mener une réflexion sur la fin, synonyme dans ce spectacle de crise et de destruction, nécessaire à tout (re)commencement.
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Je suis très étonné que le public ait été glacial pour la première de Am Anfang.Je suis allé le lendemain et j'ai trouvé qu'entre l'oeuvre d'Anselm Kieffer et la musique de Jorg Widmann il y avait une justesse évidente .La voix des récitantes semble errer dans ce monde de fin ou de commencement.Nous sommes placés dans un monde en suspension où les individus semblent eux mêmes des éléments de pierres ou de ruines,c'est une vision trés forte et très esthétique. Beaucoup de spectateurs ayant une critique négative ne connaissaient sans doute pas l'oeuvre de Kieffer.Ce qu'il faut avoir compris quand le rideau se lève ,c'est que le décor n'est pas un décor mais une oeuvre d'art dans laquelle artistes et spectateurs sont présents .