
Exit Christine Albanel, ministre bavarde dont l'unique marque au gouvernement Sarkozy aura été d'avoir commis une loi inappliquable et archaïque. Non content de recruter dans les rangs du Parti socialiste des ministrables dont les dents doivent rayer le parquet de l'Elysée, le Président de la République s'attaque carrément au cœur de la mitterrandie en recrutant dans la famille même de son prédécesseur.
Dès demain mercredi, Frédéric Mitterrand, neveu de François, quittera son poste de directeur de la Villa Médicis à Rome, qui n'aura été finalement pour lui qu'un formidable tremplin, pour prendre les rênes d'un ministère en bien mauvaise passe. Menacée de restructuration, voire de démantèlement, la rue de Valois a besoin aujourd'hui d'un personnage de terrain, non seulement familier des milieux de la culture, mais aussi porteur d'une vision forte pour soutenir les arts dans un pays qui sacrifie de plus en plus la culture à l'autel des loisirs et de la communication. Scénariste, animateur télé, commentateur des fastes royaux, écrivain, producteur, réalisateur, Frédéric Mitterrand représente le côté bling-bling d'une certaine gauche. Croit-il, comme son oncle l'avait exprimé, aux "forces de l'esprit" ? On ose l'espérer.
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Frédéric Mitterrand : ministre de la C(c)ulture...
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Et dire que Frédéric Mitterrand venait tout juste d'être nommé à la Villa Médicis !
Et quelle affaire ç'a été ! Souvenons-nous de la première tentative de nomination de Benamou !
Manifestement, pour Frédéric Mitterrand, ce poste n'était qu'un job à mi-temps, ou bien, un petit boulot en attendant mieux car, voici qu'il le quitte pour le ministère de la culture (pour la majuscule vous repasserez ! Vu ce qu'il en reste !)
Il faut bien l'admettre : Sarkozy ne se trompe que rarement dans ses nominations, après celles d'hommes politique (1) qui ont fait carrière à gauche des années durant, faute de places à droite.
Une fois de plus, la preuve est faite : on ne compte plus, dans les hautes sphères de la république (là encore, pour la majuscule, vous repasserez !) les hommes et les femmes pour lesquels jouer à saute-mouton (2) est le sport favori, toujours en quête de pouvoir, de prestige, d’honneurs, de situations et de salaires toujours plus confortables...
Et force est de constater que ce Mitterrand-là en fait aussi partie
: on ne le soupçonnait pas, tête en l'air que nous étions car, côté gestion de carrière à la mode "saute-mouton", il y a chez les Mitterrand des précédents, tout de même !
Family tradition dies hard ! So it seems.
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Vraiment ! Comment ne pas remercier un Sarkozy « Messie et chevalier de l’Apocalypse » pour cette dernière révélation (ou rappel) ; et puis aussi, et par avance, pour les révélations qui, nul doute, suivront prochainement, et qui ne manqueront pas, une fois encore, de nous affliger.
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1 - Ne rageons pas et ne nous trompons pas : à aucun moment les nominations de Sarkozy n'ont concerné des hommes de gauche.
2 – On finira par mettre la SPA et « Cent millions d’amis » sur le coup parce que là… on n’est pas loin du délit de zoophilie pour certains d'entre eux.