L’an dernier, grâce à une dense
rétrospective au Musée Cartier-Bresson, on (re)découvrait l’étendue du talent de
Saul Leiter, photographe de 84 ans, à la reconnaissance tardive, mais amplement méritée. L’autodidacte fut photographe de mode et de pub, mais aussi artiste en liberté. A l’heure du photoreportage tous azimuts, lui jouait, modestement, les chasseurs d’instants, de gens, en noir et blanc, mais aussi en couleurs, car il s’était d’abord rêvé peintre. Cette année, c’est le Musée Nicéphore Niépce, qui lui rend un nouvel hommage, en se penchant particulièrement sur son œuvre en couleurs. On y retrouvera des cadrages singuliers, un monde un peu flottant et une grande maîtrise de la lumière et de la palette de couleurs, dans les rues de New-York. L’expo « Dancing in the street » réunit une quarantaine de clichés issus de la collection privée d’Aforge Finance. Une vision originale de la rue, parallèlement à une autre exposition sur la photographie de rue. Une confrontation de regards captivante…
Exposition Saul Leiter au Musée Nicéphore-Niépce de Chalon-sur-Saône, jusqu’au 31 mai.
Illus Saul Leiter, Harlem, circa 1960. © Saul Leiter, courtesy Howard Greenberg Gallery / collection Aforge Finance