
Voilà quatre ans que le musée Antoine Bourdelle, vénérable institution, ouvre ses portes à des artistes contemporains. Histoire de faire dialoguer –dialogue souvent insolite, et parfois cocasse- les sculptures solennelles de l’artiste, et les trouvailles de créateurs contemporains. La nouvelle invitée, Gloria Friedmann, Allemande installée à Paris, qui tâte à la fois de la peinture, de la sculpture et de la photographie, s’en est donnée à cœur joie. Un pantin immense répondant au nom de Métropolis, des squelettes de fer rose, des réveils fluos, des statues à la tête-mappemonde, des animaux naturalisés, œuvres pour la plupart inédites, cohabitent avec les monumentales créations de monsieur Bourdelle. C’est tragique et grotesque à la fois, c’est assez bien vu. Avis de vent frais ! Prochain hôte,
Ange Leccia, au printemps…
« Lune rousse », Exposition Gloria Friedmann au musée Bourdelle, Paris (XVe). Jusqu'au 1er février 2009. www