Jeff Koons à Versailles : kitsch vs rococo
MàJ le 12 septembre : lire la chronique dans la rubrique Arts de Flu.
Jeff Koons — Versailles, château de Versailles, du 10 septembre au 14 décembre 2008. (www) Commentaires
De Patrick M., posté le 01.09.08 à 18:16
![]() Ce "homard ...à l'américaine" est tout simplement délicieux. Vous me l'offrez Mr PINAULT ?
De furgole, posté le 08.09.08 à 22:23 ![]() La frustration que subiront les visiteurs peut se comparer à celle d’un mélomane qui, se rendant au concert, le verrait perturber par un énergumène donnant à tout va des coups de klaxons. Vous concevrez son étonnement, puis sa rage, si on lui annonce que le perturbateur a été invité par l’organisateur du concert, de façon à provoquer une « stimulante confrontation » Rien ne peut justifier une aussi grotesque parodie, si ce n’est une philosophie nihiliste où tout se vaut, où l’immondice le plus vil est l’égal du plat le plus fin. Il convient encore de relever un abus de langage dans le discours des tenants de cette exposition. Ils parlent d’art contemporain pour désigner ce qui n’est qu’une partie de l’art d’aujourd’hui. De façon totalitaire, les tenants de cet “art” conceptuel, officiel et lourdement subventionné ont prétendu être les seuls artistes d’aujourd’hui, repoussant dans l’obscurité tous ceux qui n’appartenaient pas à leur école. Si l’on voulait donner un nom d’école à ces artistes qui se disent contemporains, il faudrait les qualifier d’ “urinoiristes” car la paternité artistique dont ils se réclament, c’est celle de l’urinoir de Marce Duchamp (qui remonte à 1917 : c’est dire à quel point ils sont contemporains). De louis, posté le 11.09.08 à 09:54 ![]() Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les oeuvres de J. Koons suscitent indignation et parfois colère comme en leur tempps le Centre Pompidou, les colonnes de Buren, les oeuvres de Jan Fabre au Louvre. Les chiens aboient et la caravane passe. Cela n'empêchera pas les créateurs de créer et l'histoire de l'Art de poursuivre sa fabuleuse aventure. En face des plafonds surchargés, hyper rococo de la galerie des Glaces, les sculptures de Koons me donnent un sentiment de fraîcheur et de salutaire impertinence. Louis De Artcontemporain, posté le 13.09.08 à 19:45 ![]() Là je dis "chapeau bas" De Artcontemporain, posté le 13.09.08 à 19:46 ![]() Il y a pourtant cette rumeur: De jeff, posté le 15.09.08 à 17:21 ![]() JJA: ce homard va me tuer? De jb, posté le 16.09.08 à 17:56 ![]() C'est quand même une pitié pour l'art "contemporain" que de n'exister que par et pour la polémique qu'il suscite. Est-ce de l'Art ? Qu'est-ce que l'art ? En tout cas le fournisseur de J. Koons semble tout droit sorti d'une boutique de plage pour les gosses, vous savez là ou l'on trouve des dauphins en guise de bateaux gonflable, c'est la première impressions que l'on a en voyant ce homard géant. Mais il est évide,nt que je ne comprend rien à ce art urinoriste tel qu'il a été défini plus haut. De Salem, posté le 19.09.08 à 04:41 ![]()
De clafouti, posté le 28.09.08 à 17:04 ![]() Si pour certains cette expo est afreuse n'oublions pas le choc culturelle quellle provoque : du contemporain dans un style très classique. Mais pour aimer cette exposition ou une notre il faut être curieux; avoir envie de pousser plus loin le gout de l'inconnu. c'est sur c'est frustrant de se retrouver devant quelque chose que l'on ne maitrise pas ou que l'on ne connaît pas, mais n'est ce pas ça l'art être face a quelque chose d'étrange ??? De BIBI, posté le 28.09.08 à 18:39 ![]() VOUS DETESTEZ JEFF KOONS !!!
MOI AUSSI Une exposition populaire : oui, comme Louis XIV et son cortège de courtisans qu’il recevait sur sa chaise percée, machine à caca de l’époque. Une œuvre de mécénat : oui, celle de Pinault patron d’Aillagon, défunt ministre de la culture. C’est oublier les 300 000 euros de l’état, l’entrée payante et le concept d’exposition pour une rétrospective qui sent le civet brûlé. (Le lapin customisé affiche quand même 1986 au compteur) Ces remarques mesquines ne concernent pas l’essentiel : Le Pape de la décoration, son entreprise, sa centaine d’employés, ses directeurs techniques, son chef d’atelier, ses moules de fonderies : cela ne vous rappelle rien ? Le roi de l’art officiel et sa cohorte de commandes publiques n’est rien moins que l’un de ces grands artistes - par la production et le prix - de la fin du 19ème. On n’en attend pas moins d’un ancien trader. De ces peintres pompiers et officiels, les réserves des musées en sont remplies. Faites le tour des musées de province ; là ou trônent quelques biches à moteur au format géant, les collections publiques n’ont rien d’autre à nous offrir que quelques toiles taille timbre poste des impressionnistes contemporains de cette époque. Et encore, achetées à prix d’or et très tardivement. Pourquoi ? Le débat était le même. Là où l’institution défendait la technique, le labeur et la beauté de ces cadres dorés à vomir debout, d’autres retrouvaient le geste et la liberté de peindre. Non, monsieur Koons n’est pas un artiste de la renaissance. Avoir une entreprise et une pléthore d’employés ne justifie en rien d’être artiste. Léonard et Dürer étaient des artistes officiels à la tête d’une armée d’assistants. Monsieur Vinci aimait bien gribouiller que je sache et Dürer se perdre dans la gravure. Non, monsieur Koons, se servir de ses petits doigts n’a jamais tué personne. De surcroît, si monsieur Koons avait déjà travaillé la résine sous vide - comme votre modeste serviteur - il aurait compris que les photos des dossiers de presse montrant des ateliers immaculés (sans hotte aspirante, sans pollution maximale, sans masque intégral et sans poussière) sont de l’ordre du fantasme pour revues bobos sur papier glacé. Dans « Beaux Arts Magazine », on apprend que le petit « Koons qui à l’âge de 12 ans, dessinait et peignait des copies de toiles de maîtres français du 18ème siècle que son père vendait quelques centaines de dollars dans son magasin de décoration ne met plus guère la main à la pâte ». Le mieux c’est encore de retourner faire des copies du 18ème et de les vendre avec ton papa. C’est vraiment là ta place avec le fabricant de blanquette au formol à 13 millions d’euros. Non, je ne suis pas réactionnaire. Le futur, c’est la déconstruction de cette mode de l’hyperréalisme en résine synthétique n’offrant aucune liberté de création et de pensée. Le futur, c’est dire non à l’art officiel maintenant et définitivement. Le futur, c’est reconnaître le génie des designers anonymes qui ont inventé les icônes de notre siècle : il y plus de concept et de perfection dans n’importe quel cône de Lübeck en PVC que dans toute l’œuvre de Jeff Koons, le ready-made ne change rien à l’affaire. Le futur, c’est respecter la matière, à savoir le plastique comme 6ème élément. Non, le plastique n’est pas un produit de reproduction stérile et industriel. Il mérite bien, après le travail des nouveaux réalistes, qu’on le repense avec nos neurones et leurs prolongements que sont nos petites mains. Je m’appelle Bibi, je ne fais pas des œuvres en plastique recyclé, les cônes de Lübeck je les vole. Les Jeffs Koons, je les taxidermise. Un seul mot d’ordre : Tuez les tous !!! BIBI « Tuez les Tous ! » - Jusqu’au 5 octobre à l’Espace Beaurepaire – 28 rue Beaurepaire – 75010 Paris Communiqué de presse http://www.bibi.fr/actu/bibi-cdp.pdf Ajouter un commentaire |
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