
Pour ceux qui ne partent pas en vacances cet été, et voudront se zénifier un peu en plein Paris, il n'est que trop conseillé de venir admirer les yeux plissés de jouissance esthétique les toiles solaires — ou lunaires — de Peter Doig, peintre écossais installé dans l'île de Trinidad.
Les grands espaces, la sérénité de l'homme inclus dans la nature, l'immensité des ciels nocturnes font partie du vocabulaire de cet artiste qui a grandi au Canada. Pourtant, Peter Doig n'est pas un artiste de plein air. C'est dans l'intimité de l'atelier qu'il reconstitue les impressions puissantes que lui laisse la nature caribéenne.
Certaines œuvres font immédiatement songer aux toiles tahitiennes de Paul Gauguin, en apparence débarrassées de leur substrat symboliste, par l'audace des coloris roses, mauves, orangés ou verts émeraude, par la solitude tranquille de l'homme en harmonie avec les paysages tropicaux, ou encore par les effets multipliés de solarisation et de halo. On pense également à Pierre Bonnard et à ses effets de texture mates.

Pourtant, la peinture de Peter Doig n'est pas qu'un plaisir pour l'œil, et est souvent plus complexe qu'il n'y paraît. Dans la célèbre toile 100 Years Ago, acquise par le Centre Pompidou en 2002, un personnage barbu, sorte de hippie échevelé assis dans un long canoë rouge qui se détache sur une eau étale, fixe le spectateur, tandis qu'à l'horizon se détache un îlot. Malgré la distance qui sépare les intentions et le contexte de création des deux œuvres, la toile de Peter Doig évoque en un lointain écho contemporain une œuvre emblématique du symbolisme, L'Ile des Morts d'Arnold Böcklin. Outre l'iconographie de l'île, chère à Peter Doig, les deux toiles partagent une réflexion sur la mort comme dernier voyage, plus discrète et subtile chez le peintre écossais. Son œuvre rejoint ainsi dans l'histoire de l'art la longue lignée de la peinture de paysage comme représentation d'une intériorité psychique.
Peter Doig, Musée d'Art moderne de la Ville de Paris (www)
Jusqu'au 7 septembre 2008
Après un passage à la Tate Britain de Londres de février à avril 2008, l'exposition fera étape à la Schirn Kunsthalle de Francfort, du 8 octobre 2008 au 11 janvier 2009.
Ill. : Peter Doig, 100 Years Ago, 2001, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne (Centre de création industrielle), Paris © Peter Doig. Courtesy Centre Pompidou, Paris — Arnold Böcklin, L'Ile des Mort, 1883, Nationalgalerie, Berlin
De joaopaulo, posté le 15.06.08 à 10:42 
J'aime bcp ces peintures,ce n'est pas du tout mon style.mais c'est bien,on ressent la poésie
De francis, posté le 16.03.09 à 13:15
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Couac dans la comm de Gerald Genta qui veut garder que pour ses bons clients sa nouvelle Arena Meta Sonic, une Grande Sonnerie en Magsonic, un matÈriau nouveau qui amplifie le son. Ben c’est loupȆ! D’aprËs le bloghorloger
http://www.bloghorloger.ch/?p=1198 elle co°te presque 1 million et elle est que pour leur clients VIP.