Biennale des Ateliers à Rennes- art et entreprise: alliance productive
![]() L'entreprise « mécène » engagerait donc l'argent nécessaire à la production de sa propre critique. La créativité de l'artiste deviendrait un potentiel capitalisable par l'entreprise soucieuse d'améliorer son image, et donc ses chiffres. Curieux système qui voit son évolution croître de façon exponentielle... Heureux quelque part, c'est en effet ce qui permet à la première Biennale d'art contemporain de Rennes d'axer sa problématique autour de l'art et l'entreprise, et plus largement de l'art et l'économie.
Chaque artiste a choisi un positionnement particulier, tantôt considérant sa propre production, ou réagissant aux modes de productions industrielles, tantôt se considérant lui-même en tant que salarié-artiste ou entrepreneur-artiste. Cette multitude de combinaisons aboutit sur une vision complexe de l'entreprise, de ses codes et de ses fonctionnements. La mutation des dynamiques du travail, la nécessité pour le salarié de devenir un "créatif", en ce qu'il doit oeuvrer à l'expansion d'un système basé sur des images/publicité, des affects/marqueting, ou l'absence de différence claire entre temps de travail et temps de loisir sont notamment au coeur des interrogations et s'affirment dans des potentiels exploratoires et analytiques denses et riches. Trois aspects de la vie de l'entreprise ont été interrogés: S'ajoutent aux productions du projet SouRCE des oeuvres conçues pour l'occasion ou prêtées par des collections privées ou publiques. Sont présents dans les lieux les travaux d'une soixantaine de plasticiens dont Claude Closky, Pierre Huyghe, Gilles Mahé, Julien Prévieux, Chieh-Jen Chen, Gianni Motti, Daniel Firman...
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