Archives > Septembre 2009Trois jours du quartier Drouot : curiosités à tous les étages Dès demain, c’est la fête dans le quartier Drouot. Un rendez-vous donné au début de l’automne, comme chaque année depuis douze ans, autour de son centre névralgique, l’Hôtel des ventes du même nom, arpenté par quelque 6000 visiteurs quotidiens, en quête de chefs d’œuvre ou simples esthètes. Le site ouvrira ses portes au public de 18h à 21h pour de nombreuses expositions : mobilier, objets d’arts, tableaux modernes et contemporains, Art Nouveau et Art Déco…. La Gazette de l’Hôtel Drouot et l’institut de formation de l’Hôtel des ventes renseigneront amateurs et collectionneurs. Ceux qui le souhaitent pourront aussi rencontrer Patrick de Bayser, expert en dessins anciens, auteur de l’ouvrage « Le piéton de Drouot– Les enchères de A à Z ». Comme son nom l’indique un abécédaire à la découverte du marché de l’art et des enchères… Mais ces trois jours du quartier Drouot seront aussi, pour ceux qui n’ont pas forcément les moyens de faire des folies, l’occasion d’admirer une foules d’objets et œuvres d’art, curiosités ou raretés. La musique est le thème central de l’édition 2009, un hommage sera rendu à André Minaux et Roland Bierge qui réalisa pour Chagall le plafond de l’Opéra Garnier. On découvrira des lithographies signées Henri Rivière ou des œuvres de Miss-Tic, célèbre écumeuse des rues parisiennes. Et puis des accessoires, tels ce chapeau porté par Sophia Loren dans « Prêt-à-Porter » de Robert Altman… Illus dr Trois jours du quartier Drouot, du 1er au 3 octobre, Hôtel des ventes, Paris 9e.
Drôle de bestiaire dans la Grosse pomme
Depuis quelques jours, le tandem se paie le luxe d'une des plus grosses expositions de plein air jamais réalisée en extérieur dans la "Grosse Pomme". Ce qu'on y voit? Une pomme géante de 2 mètres 50 sur 2 mètres, et symbole de la cité qui l'accueille, d'abord (illus). Mais aussi huit autres sculptures monumentales: un "Singe avisé" de 2 mètres de haut, dernière oeuvre de François-Xavier Lalanne, décédé l'an dernier. Et puis un chou à pattes d'oiseaux, "Choupatte" ou un hibou de bronze... Drôle de bestiaire qui succède, dans cette very chic avenue, à des oeuvres de Botero ou Dubuffet, rien de moins!
Photoquai, un tour du monde en images
La manifestation ambitionne de la faire plus amplement découvrir à travers l'exposition "165 ans de photographie iranienne", sur les cimaises même du Quai Branly. Photos d'hier et d'aujourd'hui jalonnent le parcours. Autre temps fort de l'événement, "Portraits croisés", sélection de photos de la collection du musée. Mais l'image s'expose aussi hors cadre, hors murs du musée, à ciel ouvert avec une exposition sur les quais de Seine, scénographiée par Patrick Jouin. Elles sont signées de 50 photographes brésiliens, coréens, libanais... Aux rênes de cette magistrale installation, l'Iranienne Anahita Ghabaian Etehadieh, également directrice de la Silk Road Gallery, seule galerie de photo en Iran... A voir encore, une dizaine d'expositions dans toute la ville, de la BNF au Centre culturel canadien, en passant par la Galerie Baudoin Lebon. Illus Type d'homme Johnston et Hoffman. Photoquai, jusqu'au 22 novembre, Musée du Quai Branly, Paris 7e. Site de la Biennale. Deux hommes volent un Magritte en plein jour à Bruxelles Voler un tableau relève d'une grande prouesse : c'est encombrant, fragile, et les grands chefs-d'oeuvre sont mieux gardés que les grands secrets. Deux hommes pourtant ont réussi, ce matin, en plein jour et aux heures d'ouverture du musée, à dérober un tableau de René Magritte dans un musée belge consacré au peintre surréaliste, situé dans la banlieue Nord de Bruxelles.
"Deux individus, dont l'un de type asiatique, parlant l'un l'anglais et l'autre le français, ont fait irruption, armé d'un pistolet, dans le musée peu après son ouverture", rapporte le conservateur du musée. La toile en question, L'Olympia, peinte en 1948, (60x80 centimètres), représente une femme nue, allongée (Georgette Magritte en fut le modèle), avec un coquillage sur le ventre, et sa valeur est estimée entre 750.000 et 3 millions d'euros. On sait cependant qu'il est difficile, voire impossible, de revendre des oeuvres volées. Quel motif a pu forcer ces deux hommes à prendre autant de risque pour un Magritte ? Pour ce tableau-là en particulier ? Un mystère qui vient étoffer la liste des nombreux vols d'oeuvres d'art, dont certains sont devenus historiques. Retrouvez les plus célèbres vols d'oeuvres d'art dans notre diaporama. Les 10 vols d'oeuvres les plus célèbresPosté par Easywriter le 23.09.09 à 11:14 | tags : insolite
Voler une œuvre d'art n'a jamais été anodin : depuis la Rome antique jusqu'à la guerre d'Irak en passant par les conquêtes napoléoniennes et les spoliations nazies, elles font partie des trésors de guerre. Les commanditaires des vols d'œuvres célèbres s'attachent d'ailleurs le plus souvent, avant tout, à leur valeur symbolique, leur revente étant à peu près impossible.
Vincenzo Perrugia qui dérobe la Joconde au Louvre, trois hommes cachés derrière des masques de ski repartant avec quatre impressionnistes sous le bras, le carnet à dessins de Picasso jamais retrouvé... Découvrez en images les plus célèbres vols d'œuvres d'art de ces cent dernières années. Lynch s’expose aux Galeries
![]() Dans ce temple de la mode et de la conso du boulevard Haussman, les vitrines sont en fête plus souvent qu’à leur tour. Le menu varie selon les saisons. Jouets animés et féérie à tous les étages en hiver, au moment des fêtes de fin d’année, on connaît. Art contemporain en été : en juillet dernier, c’est le Palais de Tokyo et la Maison rouge qui orchestraient le décor. Cette fois, messieurs dames, place à David Lynch. Le réalisateur de l’étrange montrait en 2007 qu’il avait aussi la fibre plastique en exposant, à la Fondation Cartier, installations, photos, lithographies. Cette fois donc, il investit les onze vitrines des galeries Lafayette, qu’il dit considérer comme des boîtes à bijoux et qui jouent les portes d’entrée dans son univers aussi tortueux que passionnant. Thème choisi, « Machines, Abstraction, Women ». Et à l’étage, 40 lithographies dévoilées au fil de l’exposition « I see myself ». A la fin de l’exposition, le 3 octobre prochain, les pièces seront vendues aux enchères par Christie’s au profit de la Fondation d’entreprise PPR pour la dignité et les droits des femmes. Illus Vitrine Bleu rouge, David Lynch. dr Vitrines « Machines, Abstraction, Women », exposition « I See Myself », Galeries Lafayette Haussmann-Paris. Jusqu’au 3 octobre. Titien, Tintoret, Véronèse, maîtres et rivaux, au Louvre
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C’est une de ces expositions monstre dont Paris a le secret, et c’est au Louvre que ça se passe. La vénérable maison célèbre trois génies, trois rivaux dans la conquête de la lagune. « Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise ». Le thème est dans l’intitulé même de l’événement, placé sous la houlette de Jean Habert, conservateur général, et Vincent Delieuvin, conservateur, assistés par Arturo Galansino. De la rivalité naît précisément un jaillissement d’idées et de nouveautés qui feront de Venise un pôle essentiel de la création. Objectif affiché : faire le point sur la peinture vénitienne dans la seconde moitié du 16e siècle, au moment même où les peintres dévoilent, là-bas, dans leur art, une synthèse unique adaptant le maniérisme de l’Italie centrale. L’exposition s’est ouverte samedi et se poursuit jusqu’en janvier. On en reparle bientôt… Illus Venus au miroir, Titien. © Courtesy Board of Trustees of The National Gallery of Art, Washington. Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise, jusqu’au 4 janvier au Louvre. Site de l’exposition.
En images : dix oeuvres exposées à la Biennale de LyonPosté par Céline le 18.09.09 à 16:16 | tags : art contemporain
La 10e édition de la Biennale de Lyon, emmenée par le curateur Hou Hanru, décline le thème du "spectacle du quotidien" avec les œuvres de plus de 70 artistes — dont 35 productions spécifiques. Si la thématique générale fatigue rapidement par sa naïveté et la déclinaison des bons sentiments, quelques œuvres sortent du lot. Florilège, avec notre diaporama de 10 artistes de la Biennale de Lyon 2009. Lire aussi l'article sur la Xe Biennale de Lyon. Design à tous les étages![]() A Saint-Etienne, la cité du design. Après un chantier long et colossal, ça y est, la cité du design sera inaugurée, le 3 octobre prochain. A Saint-Etienne, déjà organisatrice de la Biennale du design, l’ancienne manufactures d’armes accueillera un vaste pôle de création et d’enseignement. Dans le bâtiment central, on découvrira « L’objet du design », sélection de Sismo. Et puis les œuvres des étudiants diplômés de l’Ecole supérieure d’art et de design qui prendra, également ses quartiers sur le site. A partir du 3 octobre, Cité du design. A Londres, le London design festival. Un salon entièrement design. En marge de l’événement institutionnel, des centaines de lieux offrent un Off foisonnant et riche. Chez Ella Doran, l’expo « Theres no place like home » ouvre ce week-end, un échiquier géant investit Trafalgar Square, on découvre le design museum dans le sud de la ville… Du 19 au 27 septembre, Festival de design de Londres. A Paris, le lieu du design. Fédérer les acteurs franciliens du design, diffuser le design et l’innovation dans le tissu industriel francilien et sensibiliser le public au sein d’un espace de recherche, d’info et d’expositions. Voilà l’objectif affiché par Laurent Dutheil directeur du lieu. Le site ouvrira le 22 octobre prochain, en lieu et place de l’ancienne agence de Roger Tallon et de Pierre Paulin. Bel héritage… Lieu du design, 74 rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris, 12e.
Un week-end à l’assaut du patrimoine
En marge des grands chefs d’œuvre de l’architecture civile ou religieuse, des édifices publics et privés, sont mis à l’honneur parcs et jardins, sites archéologiques, patrimoine littéraire, maritime ou militaires, et témoignages d’activités industrielles ou agricoles. Les journées du patrimoine sont aussi l’occasion de jeter un œil de l’autre côté de portes habituellement fermées au public : palais de l’Elysée, ministères, ambassades, salles de spectacles… et de prendre part à moult visites guidées et circuits thématiques souvent gratuits. Mais comme pour la Nuit Blanche, il faudra vous armer de patience : les files d’attente sont généralement longues. Quelques curiosités et promesses à signaler pour cette édition 2009: -Armentières. « Des lieux et des hommes ». Une exposition qui permet de découvrir les lieux de soins psychiatriques à travers un dialogue entre intérieur et extérieur, initié par deux plasticiennes et un parcours des sens ludiques. Etablissement public de santé Mentale - Pavillon 6 bis. Samedi et dimanche. -Nantes. Dans une cale réhabilitée des Chantiers navals, spectacle « Chez Cocotte », une "fantaisie en sept actes pour un retraité cheminot en environ 55 cocottes minutes". Vous avez dit bizarre? Cale 2 du parc des chantiers navals, samedi, 21h30. -Menton. Virée verte. Dans un jardin de dix hectares créé entre 1924 et 1939, au cœur de la vallée de Gorbio, Lawrence Johnston, créateur de Hidcote Manor en Angleterre, aménagea son « Paradis Terrestre » : plantes rares venues des quatre coins du monde et mises en valeur entre bassins, fontaines, statues et escaliers à volutes… Visites tactiles, yeux fermés et pieds nus, entre écorces, mousses, feuillages et graviers. samedi et dimanche à 10h, 15h et 16h30. Jardin Serre de la Madone. Pour consulter le programme complet de l’événement, c’est par ici. La prestigieuse collection Brukenthal s’expose à Paris
![]() Le baron était aussi un esthète de haut vol… Samuel von Brukenthal, très proche conseiller de l’Impératrice Marie-Thérèse d’Autriche et collectionneur insatiable, gouverneur de Transylvanie se rendit propriétaire, en un temps record, de plus de 16 000 livres précieux, de nombreux objets d’art, près de 800 gravures et 1 200 tableaux. L’impératrice elle-même lui offrit plusieurs œuvres et sa collection fut rapidement reconnue comme l’une des plus belles de Vienne. Jan de Maere, spécialiste de la peinture flamande des XVIe et XVIIe siècles et Nicolas Sainte Fare Garnot, conservateur du Musée Jacquemart-André sont aux manettes de l’exceptionnelle exposition qui vient de s’ouvrir à Paris et qui célèbre tout particulièrement les maîtres de l’école flamande, clou de la collection. Bruegel l’ancien et Bruegel le Jeune, Jan Van Eyck, Memling y voisinent au fil d’un parcours à la fois chronologique et thématique. A voir également, d’autres chefs d’œuvre signés Titien ou Lorenzo Dotto.
Collection Brukenthal, Musée Jacquemart-André, Paris, jusqu’au 11 janvier. Illus Le massacre des innocents à Bethléem, de Pieter Bruegel l’ancien et Pieter Bruegel le jeune. Brukenthal National Museum, Sibiu/ Hermannstadt, Romania/ Musée Jacquemart-André En images : des objets design sortis de contes de féesLe design, autant que l'art, est le lieu de tous les fantasmes. Depuis quelques années, une jeune génération de designers européens repousse les limites entre art et design, fiction et réalité, passé et futur, fantastique et parodie.
Le Victoria and Albert Museum de Londres, toujours redoutablement à la pointe dans l'analyse des dernières tendances, présente dans l'exposition Telling Tales: Fantasy and Fear in Contemporary Design une cinquantaine d'objets qui chacun semble avoir des histoires à nous raconter, comme dans les contes de fées... Vase-nid d'abeilles, Chaises tournantes et Chaise-clone: Découvrez une sélection de dix objets dans notre diaporama Telling Tales. Telling Tales: Fantasy and Fear in Contemporary Design, au Victoria and Albert Museum, Londres, jusqu'au 18 octobre 2009. www.vam.ac.uk Willy Ronis, mort d’un géant humanistePosté par Nedjma le 13.09.09 à 22:25 | tags : photographie
Elle a conservé, longtemps, jeunes, et vifs, ses plus beaux représentants : Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Willy Ronis. A 99 ans, et alors que vient de s’achever une rétrospective qui lui était consacrée aux Rencontres de la photographie d’Arles, Ronis est mort.
Ce Parisien de souche a longtemps photographié les quartiers de sa ville -le vingtième arrondissement notamment, avec la publication de l’ouvrage culte, « Belleville-Menilmontant »- et, comme ses pairs, sublimé le quotidien, au fil de clichés en noir et blanc sur le vif. Ronis fut également collaborateur de l’agence Rapho, avant de quitter sa ville, en 1972 pour s’installer dans le sud de la France. Là même où il réalisa un de ses plus célèbres clichés, « Le nu provençal », en 1949. En 1980, il obtint le prix Nadar. En 1983, il légua l’ensemble de son œuvre à l’Etat français… Le nu provençal, 1949, Willy Ronis.
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Annie Leibovitz : fin du délai de remboursement
Passée cette date, les archives –estimées à 50 millions de dollars- et les différentes propriétés de Leibovitz devaient passer dans le giron de l’institution financière. Interrogé hier, le porte-parole d’Art Capital n’a pas souhaité communiquer sur l’issue de l’affaire.
Selon le New York Times, les deux parties seraient en train de discuter, pour trouver une sortie favorable à ce fâcheux imbroglio. Illus dr
Nouvelles têtes au Grand Palais et à la Villa Medicis La valse des têtes se poursuit dans certaines grandes institutions culturelles. A ma gauche –façon de parler-, l'ancien président de Radio France Jean-Paul Cluzel (illus) qui a été nommé président de l'établissement public du Grand Palais, en conseil des ministres ce matin même. Il y remplacera l'historien et diplomate Yves Saint-Geours. C'est la première fois, depuis l'édification du monument, qu'une structure unique assure l'ensemble de sa gestion sous la tutelle du ministère de la Culture. Avant d’officier à Radio France où Jean-Luc Hees lui a été préféré, en mai dernier, Cluzel fut directeur de l’Opéra Garnier. A ma droite, Eric de Chassey qui prend les rênes de la Villa Medicis, orpheline depuis le départ de Frédéric Mitterrand au Ministère de la culture. De Chassey est critique, historien d’art, spécialiste du modernisme américain. Harcourt, so glamour !
La patte Harcourt, reconnaissable entre mille s’inscrit sur une foultitude de clichés, portraits des grands de ce monde, des personnalités en vogue, d’hier et d’aujourd’hui. Le Studio Harcourt naît en 1934, à l’initiative des frères Lacroix, patrons de presse et de Cosette Harcourt. Jean Cocteau, Salvador Dali, Luis Mariano, Marlène Dietrich, Marcel Cerdan, Brigitte Bardot ou Arletty s’y pressent pour être immortalisés. L’institution célèbre ses 75 ans d'existence cette année avec une exposition de cent figures de stars. Michèle Morgan et Carole Bouquet, Spike Lee et John Malkovich, Elsa Zylberstein et Jean Reno y figurent notamment, ainsi que plusieurs photos du dernier festival de Cannes. Illus © Studio Harcourt Paris Plus de Kate Moss aux Arts Décoratifs![]() En images : les 12 expos à voir cet automneFinie la torpeur de l'été, il est temps de remettre son cerveau en marche et de s'extasier devant autre chose qu'un coucher de soleil sur l'Atlantique ou un délicieux assortiment de tapas. On l'a peut-être trop dit, on n'ose plus le dire, mais Paris est une ville offrant un extraordinaire choix culturel, comptant peu de rivales en Europe (ni ailleurs). D'ici quelques jours, des dizaines d'expositions vont ouvrir leurs portes dans la capitale, lançant gaiement le début d'une saison 2009-2010 encore bien chargée. Le Louvre ouvre la danse avec l'inauguration, dès le 17 septembre, d'une expo réunissant trois géants de la peinture vénitienne, Titien, Tintoret, Véronèse... Rivalités à Venise. Suivront, à Beaubourg, La Subversion des images. Surréalisme, photographie, film, et au Grand Palais, le blockbuster Renoir au XXe siècle, tandis que le Quai Branly accueille l'Ancien Mexique et le musée de Cluny des planches originales d'Astérix. Il y aura aussi Miles Davis à la Cité de la Musique, Vermeer à la Pinacothèque... Pour découvrir l'ensemble de la sélection, voir le diaporama sur les expos de la rentrée.
Veilhan nouveau roi de Versailles
Après Jeff Koons l’an dernier –dont l’exposition a eu un retentissement inespéré-, c’est au tour de Xavier Veilhan de prendre ses quartiers –royaux- à Versailles, à partir du 13 septembre prochain. Cour d’Honneur, cour royale, escaliers Gabriel et de la Reine, enfin jardins du château seront investis par le créateur novateur, attaché aux perspectives et aux systèmes de construction des représentations, qui a entrepris de mettre en scène un nouveau tableau dans l’écrin parfait de Louis XIV. Une trajectoire fluide et dynamique concentrée sur les rapports d’échelles, les équilibres et les points d’observation. Sur le site dédié à l’événement, on découvre un blog de Virginie Marielle qui, suivant pas à pas l’artiste, décrit le processus de construction, étape après étape. Ses temps forts, ses moments d’enthousiasme et de doute aussi. En mots et en images. "Il y a un an, lorsque Laurent Le Bon et Jean-Jacques Aillagon m'ont invité à réaliser une exposition, je ne savais pas à quel point Versailles allait envahir ma vie (…) Mon intervention présentera plusieurs oeuvres ou groupe d'oeuvres spécialement créées pour l'occasion, en établissant une continuité entre l'histoire du lieu et son existence contemporaine, souligne Veilhan sur son site. Il faut se confronter aux désirs mis en forme par nos ancêtres. Montrer comment nos propres désirs peuvent les prolonger et les compléter, sans innocence, mais avec la fraîcheur des ambitieux. L'art est un outil de vision au travers duquel il faut regarder pour comprendre notre passé, notre présent et notre futur." Exposition Xavier Veilhan à Versailles du 13 septembre au 13 décembre 2009. Site web du Château de Versailles. Site web de l'exposition.
Hitler aux enchères
Dans sa prime jeunesse, sa candidature à l'Académie de Vienne pour y suivre des études d'art, avait été rejetée pour manque de talent. Il avait pourtant continué à peindre des copies de cartes postales… Un moulin criblé de balles, la ville autrichienne de Weisenkirchen in der Wachen, et une maison avec un pont au bord d'une rivière : voilà ce qu’on peut voir sur trois aquarelles de 1910 et 1911 signées de sa main. Les œuvres seront mises en vente ce samedi –mise à prix 3000 euros- par la salle des ventes Weidler, à Nuremberg. Les premières œuvres mises sous le marteau par la même structure en avril dernier avait trouvé preneur pour 32 000 euros la paire. Jusqu’ici le record atteint par une toile du Führer était de 118 000 livres (soit près de 140 000 euros), en Grande-Bretagne, en 2006. Doit-on vraiment s’en réjouir ? Visa pour l’image à la fête, Gamma à la rue
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Voilà vingt ans que ce festival international dédié au photojournalisme célèbre l’image de reportage –qui prend des allures artistiques plus souvent qu’à son tour-. La guerre, la nature, l’environnement, les populations, les religions, les phénomènes de société ou les grands fléaux de l’époque y sont passés au crible par des reporters des quatre coins du monde. Une fois encore, à Perpignan, on découvre leurs clichés au fil d’expos comme autant de reportages thématiques ou anthologies d'un photographe spécifique. Cette vingt-et unième édition, inaugurée le 29 août, propose une trentaine d’expositions gratuites. Parmi elles, l’une consacrée à la plongée d'Abbas (agence Magnum) dans le monde islamique ; un hommage à Françoise Demulder, modèle devenu photographe célèbre pour ses clichés de la guerre du Vietnam et disparu dernièrement ; ou encore l’accrochage thématique « Sexe, drogue et rock'n'roll » de Stanley Greene, qu’on connaissait davantage pour ses reportages en Irak ou au Darfour... Egalement au programme, soirées de projections, rencontres avec les photographes et colloques. Ironie ( ?) du sort, alors que la fête de l’image de reportage bat son plein, Gamma, agence emblématique, est au plus mal. Désormais propriété d’Eydea presse, elle est actuellement en redressement judiciaire. La direction du groupe a présenté un plan qui préconise le licenciement de 33 salariés dont les 13 photographes de Gamma ! Et nombre d’entre eux déplorent l’évolution d’une presse qui –y compris pour nombre de mags généralistes- s’intéresse désormais davantage aux clichés people qu’aux reportages de guerre… Illus dr. Festival Visa pour l’image, Perpignan, jusqu’au 13 septembre.
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