Archives > Juin 2009Le diaporama de l'expo "Une image peut en cacher une autre" au Grand PalaisL'histoire de l'art, au moins jusqu'à la naissance de l'art conceptuel à la fin du XXe siècle, aura été affaire d'œil, de vision, de « plaisir scopique » comme aurait dit Freud, en faisant appel au sens de la vue plus qu'à tout autre. Certains artistes, en particulier Arcimboldo et Dalí, ont poussé ce plaisir sensible jusqu'à un point d'extrême ambiguïté en donnant à leurs images un double sens, les rendant ainsi subjectives, voire subversives.
Jusqu'au week-end prochain, le Grand Palais propose, à travers près de 250 œuvres, une autre histoire de l'art, ambigüe et non univoque, et qui renouvelle l'interprétation des images. Séance de décryptage à travers le diaporama de l'exposition « Une image peut en cacher une autre » au Grand Palais. ![]() Une image peut en cacher une autre. Arcimboldo, Dalí, Raetz, jusqu'au 6 juillet 2009 au Grand Palais, Paris. www.rmn.fr L'art contemporain présumé coupable Véritable serpent de mer judiciaire, l'affaire de la mise en examen des concepteurs de l'exposition « Présumés innocents », organisée en 2000 au Capc – Musée d'art contemporain de Bordeaux sur le thème de la représentation de l'enfance dans l'art contemporain, connaît un nouveau rebondissement cette semaine. Alors que la Cour européenne des droits de l’homme limite à quatre ans le délai d’instruction, un juge d'instruction bordelais a en effet décidé l'envoi en tribunal correctionnel de l'ex-directeur du Capc, Henry-Claude Cousseau (actuel directeur de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris), et des commissaires de l'expo, Marie-Laure Bernadac, aujourd'hui conservatrice au Louvre chargée de l'art contemporain, et Stéphanie Moisdon, critique d'art. Quant aux œuvres auxquelles des mineurs auraient pu avoir accès, le juge d'instruction ne lache pas le morceau en déclarant : « Le simple fait que l'œuvre ait été susceptible d'être vue par un mineur caractérise l'infraction ». On croyait l'affaire close depuis un moment (un non-lieu a été prononcé en 2008), d'autant que les œuvres incriminées sont visibles aujourd'hui dans de nombreuses collections publiques ou privées. Si on ne s'interroge pas sur le mobile du crime (si crime il y a), l'attention se porte aujourd'hui sur le mobile de l'accusation, et sur ce qui ressemble plutôt à une véritable croisade contre l'art contemporain et contre toute forme de liberté d'expression. Affaire à suivre donc... Ill. Gary Gross, Brooke Shields : The woman in the child, 1980 Le graff, de la rue à la salle de vente et au musée![]() Depuis quelques années, quelques critiques et de nombreux marchands d'art tombent en grâce devant ce que l'on nomme le street art, ou art urbain, tandis que la RATP et autres services de voirie municipales continuent à se battre pour effacer de leurs rames et rues toute manifestation graphique — qu'elle soit artistique ou non. En images : Stéphane Vigny, doucement faire irruption dans le réelPosté par Magali le 24.06.09 à 08:39 | tags : art contemporain
Le travail du jeune artiste Stéphane Vigny évoque un post-dadaïsme gentiment fêlé ou un art sournoisement conceptuel, au choix. Ainsi Stéphane Vigny présente actuellement dans le cadre de l'expo collective « Spy Numbers » au Palais de Tokyo un authentique poteau électrique intitulé L'Original est une copie, ready-made monumental qui s'intègre à merveille dans l'architecture post-industrielle du bâtiment, jusqu'à s'y confondre.
![]() Stéphane Vigny, Sam Suffit, à la galerie LHK, 6 rue Saint-Claude, Paris, jusqu'au 11 juillet 2009. www.galerielh.com Ill. Stéphane Vigny, Jamaïque, 2009. Courtesy Galerie LHK, photo: Eric Tabuchi
Frédéric Mitterrand nommé Ministre de la CulturePosté par Magali le 23.06.09 à 14:03
![]() Exit Christine Albanel, ministre bavarde dont l'unique marque au gouvernement Sarkozy aura été d'avoir commis une loi inappliquable et archaïque. Non content de recruter dans les rangs du Parti socialiste des ministrables dont les dents doivent rayer le parquet de l'Elysée, le Président de la République s'attaque carrément au cœur de la mitterrandie en recrutant dans la famille même de son prédécesseur. Quatrièmes de couv' Claire Fontaine, duo d'artistes auto-proclamé « ready-made », formé à Paris en 2005, est connu pour son travail de détournement des codes de l'art conceptuel, notamment ceux liés au langage. Ni l'un ni l'autre membre du « collectif » ne se nomme Claire ou Fontaine, mais la référence aux cahiers d'écoliers, ou à la comptine, sont là pour rappeler la notion de « ready-made » et l'ironie de leur démarche. Auteur de briques (les Brickbats) enveloppés de couvertures de livre, de messages écrits soit au néon (comme « il y a trop d'innumaniter est j'ai pas trouver mon droit »), soit au noir de fumée (« The educated consumer is our best consumer »), Claire Fontaine revendique un art non dénué d'une portée politique.Poursuivant sa réflexion sur le livre comme vecteur opérant, elle (le féminin est de rigueur) publie aux éditions Dilecta un ouvrage, intitulé Vivre, Vaincre, dont le propos est d'explorer « non pas la surface mais l'extériorité du livre en tant qu'objet ». Véhicule de communication, le livre est envisagé sous sa forme dernière, à savoir la quatrième de couverture, interface qui n'est pas visible d'abord, mais, qui, traditionnellement, renseigne le lecteur sur le contenu. Cinquante-quatre quatrièmes se succèdent ainsi, reproduisant telles quelles les informations livresques indispensables, jusqu'au prix, rappelant au passage le statut irrémédiablement commercial de l'objet-livre. Dans ce petit jeu de devinettes (ont été éliminées les éditions qui reproduisaient le nom de l'ouvrage et l'auteur), on suit de manière erratique la pensée des lecteurs, dans un zapping qui met à plat les connaissances et les références, de Vivre ! Vaincre soi-même la dépression, d'une certaine (et réelle) Claire Fontaine, à Foucault, Rancière ou Lénine. Et se dessine ainsi en creux un portrait des mystérieux auteurs du livre. Vivre, Vaincre, de Claire Fontaine, éditions Dilecta, 120 pages, 25 euros. De l'art en barres au Lab-Labanque de BéthunePosté par Magali le 20.06.09 à 16:46 | tags : art contemporain
Un ancien bâtiment de la Banque de France transformé en « centre de production et de diffusion des arts visuels » : la ville de Béthune, près de Lens, assume son passé en assignant à l'art ce lieu emblématique du capitalisme, qui en impose dans cette région minière marquée par les crises et les luttes sociales. Au Lab-Labanque, conçu comme un foyer de rencontres entre les artistes et la population locale, c'est dans la salle des coffres, dans la salle des guichets, dans le bureau du directeur et dans ses anciens appartements, marqués par une décoration bourgeoise toujours en place, que l'art, proposition disruptive par excellence et donc potentiellement subversive, a pris ses quartiers, comme les sans-culottes prirent la Bastille. Aujourd'hui les coffres sont vides, l'art est partout — belle utopie. Après une mémorable proposition de Claude Lévêque cet hiver, intitulée La Rumeur des Batailles, le Lab-Labanque, ouvert en 2007, invite quatre jeunes artistes à investir ses murs, pour des propositions qui entrent chacune à leur manière en résonnance avec les lieux. Stéphane Thidet expose fort à propos un Terril de confettis noirs, que l'on avait pu voir l'an passé à la FIAC, mais qui trouve bien évidemment ici un écho démultiplié, entre hommage au pays minier et ambiance de fin de partie. Chargé d'occuper la salle des guichets, l'artiste a décroché du plafond les néons à la lumière disgrâcieuse, référence ironique à la sculpture de néons chère aux post-modernes, qui ainsi barrent l'espace et en modifient le parcours. Contrôlés à distance, des portes claquent, des tiroirs se ferment brutalement, comme dans une partition de Pierre Henry... : une ambiance à la Shining nous fait rapidement grimper à l'étage. Là, la jeune (et locale) artiste Bertille Bak, ancienne élève du Fresnoy, nous fait vivre l'expérience d'une communauté du Nord menacée de délocalisation, mais fière de son passé difficile. C'est dans les appartements du directeur qu'elle expose les marques de cette identité : plaques de rue exposées dans des reliquaires (Bak est passée dans l'atelier de Boltanski à l'Ecole des Beaux-Arts), portes démultipliées, mur peint de fausses briques. Une vidéo joliment drôle montre les stratégies de résistance d'une petite commune, Barlin : on y communique par des tubes, le journal passe de porte en porte, on balance des pavés sur les démolisseurs, on déploie du grillage pour jouer aux auto-tamponneuses dans les rues... une sorte de Bienvenue chez les chtis surréaliste et plein d'espoir qui nous dirait : le Nord c'est bien aussi ! Enfin, le duo Cléa Coudsi et Eric Herbin, au dernier étage, également issus du Fresnoy, met à profit ses capacités techniques pour créer des œuvres très poétiques, en réalisant un mur d'enveloppes qui parlent (des SMS sont lus par des voix de synthèse lorsqu'on rabat l'enveloppe), et une table de lettres aimantées qui bougent. Aléatoires, les œuvres nous délivrent un message. Lequel ? Là n'est pas la question. Ill. Stéphane Thidet, Bertille Bak et Cléa Coudsi & Eric Herbin au Lab-Labanque. Abramovic au MoMA : l'expo-épreuve
![]() L'artiste d'origine serbe Marina Abramovic est sans doute l'une des plus grandes performeuses de l'histoire de l'art, et la représentante vivante d'un art engagé, du côté du corps, du féminin et du politique, une artiste entière et intelligente. Son œuvre, dont on a pu prendre toute la mesure ce printemps dans l'exposition de photographies de ses performances à la galerie Serge Le Borgne, fera l'objet d'une rétrospective exceptionnelle au MoMA de New York de mars à mai 2010, chroniquée par des photographies et vidéos. L'événement, cependant, sera une performance inédite et d'une pénibilité inégalée. A l'occasion de cette exposition intitulée « The Artist is Present », Marina Abramovic créera la pièce la plus longue de sa carrière, en étant présente à chaque minute d'ouverture au public. Sept heures par jour (dix le vendredi), six jours par semaine (soit 586 heures en tout), l'artiste de soixante-deux ans sera là, sur une des plates-formes montées en zig-zag sur le mur nord de l'atrium du musée. Les échelles les reliant étant hérissées de couteaux, elle ne pourra ni monter, ni descendre — l'artiste aura été placée là par une grue avant l'ouverture du musée —, ne disposera pas d'eau ou de nourriture, ni de siège ou coussin, et n'aura pas accès aux toilettes. Le public pourra l'observer d'en-bas, sur des chaises longues, grâce à des jumelles. Abramovic descendra de niveau au fur et à mesure de l'exposition, pour se retrouver à la fin au niveau des spectateurs. Pour Marina Abramovic, il s'agit du « voyage biographique et spirituel d'un artiste ouvert et vulnérable », et de la « descente de l'ego », jusqu'au niveau du public. Lequel sera lui aussi mis à rude épreuve.
Palmarès des musées : le Centre Pompidou détrône le Louvre
Ill. Jean Widmer, Etudes préliminaires pour le logo du CGP, 1974-1977 © Centre Georges Pompidou, Logo
Sept jours dans le monde de l'art, par Sarah Thornton Le monde de l'art contemporain est une vaste nébuleuse opaque, qui demande à quiconque tente d'en expliciter les étranges coutumes des efforts faramineux de patience sociale et d'intrigue diplomatique. Sarah Thornton, journaliste canadienne résidant en Grande-Bretagne, écrit depuis plusieurs années sur le marché de l'art et l'art contemporain pour les revues The Art Newspaper ou The Economist, et s'est lancée en 2004 dans un projet périlleux : décrire avec les outils de la sociologie un milieu social extrêmement codifié, de ses plus hautes sphères (les collectionneurs) à ses aspects les plus pragmatiques (l'école d'art). Heureusement Sarah Thornton apporte à son étude gonzo une bonne dose d'humour, maniant joyeusement un trait acerbe qui pourrait laisser penser que tout cela est pure fiction, si on ne savait pas d'expérience que rien n'est exagéré...En sept « journées » quasi bibliques se succèdent autant d'instantanés du monde de l'art. On débute par « la vente aux enchères », entrée en matière la plus violente qui soit, où l'on découvre la théâtralité de l'événement, et des personnages bien croqués, à la limite de la caricature (la journaliste snob, le collectionneur cynique, le marchand maniaque...), que l'on retrouve tout au long du livre. Puis viennent « la master class », sommet de conceptualisme bohème, « la foire » (Bâle), rendez-vous VIP de l'art, « le prix » (ici le Turner Prize) — « Reflète-t-il la qualité ou le crée-t-il ? » —, « le magazine » (dans les bureaux d'Artforum à New York), qui sonde la critique d'art, laquelle, un brin désabusée, « traduit en mots quelque chose que tout le monde a vu », « la visite de l'atelier » (celui de Murakami, expert ès marketing) et pour finir « la Biennale » (Venise, « instant de synthèse »). Seul bémol, l'ouvrage, publié en 2008 chez W. W. Norton & Company, à New York, est antérieur à la crise actuelle, qui, semble-t-il, a changé la donne dans le marché de l'art — notamment dans ce que l'auteure nomme le « second marché », plus sensible aux fluctuations économiques. Un second tome peut-être à suivre ? Sarah Thornton, Sept jours dans le monde de l'art, Paris, éditions Autrement, 280 p., 22 euros. Art Basel échappe à la crise de la quarantaine![]() Non, nous n'étions pas à Art Basel (vous pouvez rejoindre le groupe We're not in Basel sur Facebook), et nous ne participions pas au marathon alpin qui a fait courir le monde de l'art (et même Brad Pitt, qui aurait acheté cette toile de Neo Rauch au marchand new-yorkais David Zwirner pour un peu moins d'un million de dollars) de Venise (voir le groupe cousin We are NOT in Venice) à Bâle en début de semaine, mais cela n'empêche pas d'avoir un petit aperçu de ce qui se trame dans les allées de la plus grande foire d'art contemporain, organisée depuis quarante ans dans la petite et discrète ville suisse. D'après les premières rumeurs, les spéculateurs auraient fait l'impasse cette année, pour cause évidente de crise économique, tandis que les collectionneurs, les vrais, restent fidèles à leur hobby, comme si de rien n'était. C'est aussi que les galeristes ont fourni, semble-t-il, un effort démesuré pour présenter des œuvres d'exception et des valeurs sûres : ainsi le Suisse Bruno Bischofberger proposait une toile d'Andy Warhol de onze mètres de large, Big Retrospective Painting, pour 74 millions de dollars... Mais Art Basel, c'est plus qu'une simple foire, avec ses 300 galeries prestigieuses et ses 2500 artistes représentés. Plusieurs sections de la foire permettent de découvrir des œuvres qui ne sont pas seulement réservées à la vente — même si elles permettent de faire progresser nettement leur cote. Ainsi Art Unlimited présente soixante projets « hors format » (voir l'œuvre de Tatjana Doll en illustration), tandis que les Art Statements proposent la découverte de vingt-sept artistes dits « émergents », avec à la clé deux prix d'environ 20 000 euros, plus l'acquisition des œuvres exposées, et leur don à des musées européens (l'un des deux gagnants, Geert Goiris, est représenté par la galerie parisienne Art Concept). Art Premiere juxtapose les œuvres d'artistes de générations différentes, et huit Public Art Projects (avec notamment Valentin Carron, Jeppe Hein ou Mathieu Mercier) porteront Art Basel hors de ses murs. ![]() Cette année, l'événement est la représentation les 10, 11 et 12 juin de Il Tempo del Postino au Théâtre de Bâle, œuvre du curateur suisse Hans Ulrich Obrist et de l'artiste français Philippe Parreno datée de 2007, dont le principe est la re-présentation d'œuvres dans le temps, et non pas dans l'espace. Parmi les artistes participants en live à ce group show on retrouve pas mal de stars de l'art contemporain : Matthew Barney, Tacita Dean, Olafur Eliasson, Fischli & Weiss, Liam Gillick, Dominique Gonzalez-Foerster, Douglas Gordon, Carsten Höller, Pierre Huyghe, Anri Sala, Tino Sehgal ou Rirkrit Tiravanija. Pour Philippe Parreno, l'intérêt d'une telle manifestation au sein d'une foire telle qu'Art Basel est de montrer « des œuvres qu'on ne peut acheter, mais qui existent quand même »... Art 40 Basel, foire d'art moderne et contemporain de Bâle, du 10 au 14 juin. www.artbasel.com Ill. Tatjana Doll, section Art Unlimited, Cristina Guerra ContemporaryArt, Lisboa et Galerie Gebr. Lehmann, Dresden, Berlin. Geert Goiris, Wihteout #6, 2008, galerie Art Concept, Paris. Les 200 artistes du XXe sièclePosté par Magali le 10.06.09 à 10:25 | tags : art contemporain
En première place, ça n'est pas une surprise, on trouve un peintre, Pablo Picasso, archétype de l'artiste absolu. A noter qu'on compte quatre français dans le top 10 : Cézanne, Monet, Duchamp et Matisse (Gauguin, mort en 1903, arrivant à la 11e place avec une voix de moins seulement que le 10e, Mondrian) — mais que le plus « jeune », Duchamp, est mort il y a plus de quarante ans... Le premier artiste vivant de la liste, Jasper Johns, 79 ans, arrive en 18e place. Certaines places au classement surprennent : l'Allemand Martin Kippenberger se trouve en 20e position, loin devant son compatriote Anselm Kiefer (82e), De Kooning est devant Kandinsky, et certains sont là certainement en raison de leur britannité (David Bomberg ?).
Les musées, touchés par la crise, annulent leurs expos![]() Une enquête publiée dans le numéro de juin 2009 du journal The Art Newspaper montre, preuves à l'appui, que la récession touche durement le monde de l'art, en annonçant l'annulation de plus d'une vingtaine d'expositions majeures dans le monde entier en 2009-2010 — ou leur report à une date inconnue, comme c'est le cas pour la manifestation consacrée à l'art contemporain indien prévue au Centre Pompidou l'année prochaine, et repoussée hypothétiquement à 2011. Pour les rendre plus rentables, divers musées ont recours à la prolongation des expositions, ainsi la Tate Britain qui annonce une durée de six mois au lieu des trois initialement prévus pour la rétrospective monumentale consacrée au sculpteur Henry Moore. Less is more... Censure à Venise : beaucoup de bruit pour pas grand chose![]()
Elle court, elle court, la critique...Posté par Magali le 05.06.09 à 12:11 | tags : biennale de venise
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Les premiers jours d'inauguration de la Biennale de Venise — réservés aux professionnels de la profession et aux happy few parasitaires — est l'occasion pour les quelques laissés-pour-compte de l'art contemporain de manifester leur engagement, leur désarroi, ou plus simplement leur rafraîchissante ironie. Coup d'envoi de la Biennale de Venise, l'expo-monstre
Près de cinq mois d'exposition, plus de 90 artistes contemporains provenant de 77 pays, déployant des centaines d'œuvres aux quatre coins de la Cité des Doges, sur une surface totale de quelques 100 000 mètres carrés... : la Biennale de Venise joue encore cette année la carte de la démesure. Sur le thème « Construire des mondes », le commissaire général Daniel Birnbaum, critique d’art et philosophe suédois, a voulu mettre l'accent sur le processus de création des œuvres, comme métaphore de la création du/des monde(s). Le geste artistique est donc mis à l'honneur, dans toute son ampleur et son caractère démiurgique. Au programme, on attend notamment de découvrir les œuvres du vidéaste canadien Mark Lewis, du Tchèque Roman Ondák, de l'artiste britannique Liam Gillick (battant pavillon allemand), du vidéaste anglais Steve McQueen, des Suisses Silvia Bächli et Fabrice Gygi (bien connus en France où ils exposent régulièrement), et bien sûr, au Pavillon français — cocorico ! — le projet de Claude Lévêque, qui a livré à Flu, en avant-première et en vidéo, quelques indices sur son œuvre, Le Grand Soir... Sans compter les innombrables événements annexes, comme le projet de tour gothique du Belge Wim Delvoye à la Fondation Guggenheim ou les arcs en acier monumentaux de Bernar Venet à l'Arsenale. Coup d'envoi ce week-end de l'expo-monstre de l'année, avec une ouverture officielle au public le dimanche 7 juin. A suivre sur Flu, un reportage photo avec des images de la Biennale. Biennale de Venise, 7 juin – 22 novembre 2009, dans divers lieux de Venise — notamment les Giardini et l'Arsenale. A télécharger sur le site de The Art Newspaper le plan et le détail des expos ici. Le diaporama de l'expo Marc Riboud à la Vie romantiqueGénie du noir et blanc, Marc Riboud est, aux côtés de Cartier-Bresson ou de Capa, l'un des noms incontournables du monde de la photographie.
A l'occasion des 50 ans de sa carrière, le musée de la Vie romantique présente 110 de ses clichés, dont une majorité de vintages noir et blanc inédits. Pour (re)découvrir le travail de ce photographe-voyageur "rétif à la violence", qui aime prendre son temps, voici un diaporama de l'expo Marc Riboud, 50 ans de photographie.
![]() Marc Riboud, L'instinct de l'instant - 50 ans de photographie Musée de la vie Romantique, du 3 mars au 26 juillet 2009 Hôtel Scheffer-Renan Ouvert tous les jours, de 10h à 18h elles@centrepompidou, le site Internet
L'expo elles@centrepompidou, sélection des œuvres des "artistes femmes dans les collections du Centre Pompidou" aux 4e et 5e étages du musée, on l'annonçait il y a peu, et on en reparle bientôt dans le mag, notamment pour revenir sur la polémique créée autour d'une ghettoïsation de l'art "des femmes" au XXe siècle, concept très politiquement correct et dont la pertinence peut être remise en cause. A Bruxelles, la grande SophiePosté par Magali le 01.06.09 à 18:23 | tags : art contemporain
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Cinq ans après son exposition mémorable au Centre Pompidou, M'as-tu vue, et deux ans après son installation romantico-autobiographique à la Biennale de Venise (puis à la BnF), Prenez soin de vous, Sophie Calle est gratifiée d'une importante rétrospective au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Son titre, Calle Sophie, insiste encore une fois sur la quête d'identité de l'artiste française, qui depuis près de trente ans donne à sa vie la plus intime une forme artistique. |
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