Archives > Avril 2009Un musée des graffiti à Paris
![]() Yona Friedman - artiste, théoricien et architecte – réalise dans le cadre du Jardin Lilolila, en haut de la rue de Belleville, cette structure ouverte, évolutive et participative. Chacun est en effet invité à l'expérimentation à partir du concept d'auto-planification : improvisation et contribution à la constitution de cette collection. Une forme de « musée démocratique », selon son concepteur, d’un coût de 73000 euros. Il voit le jour dans le cadre d’une action menée à la fois par les « Nouveaux commanditaires », soutenus par la Fondation de France et la Commande publique du ministère de la Culture et de la Communication – Centre national des arts plastiques (CNAP). Musée des graffiti Inauguration le 26 mai en présence de l'artiste. L'art itinérant de Rendez-vous sauvagePosté par Nedjma le 24.04.09 à 15:15 | tags : art contemporain
Le cabinet de curiosités volant de Rendez-vous sauvage, jusqu'au 26 avril, Paris. « Our Body » doit plier bagagePosté par Nedjma le 21.04.09 à 14:32 | tags : expos à paris
Suite –mais pas fin ?- du feuilleton lié à l’exposition "Our body, à corps ouvert". Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris vient d’interdire l'exposition anatomique qui se tient à l’Espace 12 du boulevard de la Madeleine, à Paris. Dans son ordonnance, le juge des référés Louis-Marie Raingeard motive ainsi sa décision : « l’exposition est une atteinte illicite au corps humain » et les « découpages » des 17 corps ainsi exposés, leurs « colorations arbitraires » et « les mises en scène déréalisantes manquent de décence ». Les organisateurs (la société Encore Events) ont 24 heures pour plier bagage. Ils ont, sans surprise, choisi de faire appel. « Ça me paraît aberrant comme jugement », a clamé Pascal Bernardin, gérant d’Encore Events, poursuivant : « Il y a 18 à 20 expositions anatomiques du même type qui tournent en ce moment à travers le monde, aux États-Unis ou en Europe, et qui n'ont jamais été interdites. » A l’origine de la demande d’interdiction de l’expo, deux associations de lutte pour les droits humains, considérant qu'elle portait atteinte aux droits humains. De leur côté les initiateurs en soulignent le caractère pédagogique et scientifique… Illus dr
Les Dufy de Oury en ventePosté par Nedjma le 20.04.09 à 15:36 | tags : expos à paris
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Le commissaire-priseur en charge de la vente, Francis Briest a évoqué, dans les colonnes du Figaro, « la patine extraordinaire » de l’ensemble. Vente de la collection Gérard Oury, Hôtel Dassault, Paris, ce soir à 20 heures, demain à 14h30. Les squats artistiques parisiens ont la vie durePosté par Nedjma le 17.04.09 à 17:55 | tags : expos à paris
Mercredi matin, ils étaient une vingtaine d'artistes à battre le pavé, devant l'Hôtel de ville parisien, pour protester contre leur expulsion annoncée. Ainsi en a décidé le conseil municipal de Paris : les occupants de La Forge de Belleville devront évacuer l'ancienne usine de clés. Un site rebaptisé « La Forge » en 1991, après la mobilisation d'artistes qui sauvent de la démolition cette friche industrielle. Après des travaux de restauration entrepris par la ville, les locaux sont transformés en ateliers d'artistes. Mais suite à un appel d'offre de la Ville en juillet 2008, une autre association, à priori plus portée sur le social, l'emporte. Christophe Girard, adjoint à la culture, explique à Libération : « Un site municipal dans un quartier comme Belleville ne peut pas être refermé sur lui-même, alors que les quartiers populaires ont besoin de culture ». Voilà qui pourrait donc sonner le glas de la Forge. Alors que la Miroiterie -qui, outre les concerts, propose des expositions- à quelques pas de là, vit des heures délicates aussi, on peut s'interroger sur le devenir de cette forme artistique. Les lieux alternatifs, laboratoires, pour certains précieux, à Paris, vont-ils tous être remplacés, peu à peu par des énormes machines ? Illus dr La ForgeAmi lecteur, qui es-tu?Posté par Nedjma le 17.04.09 à 10:27
Non, nous ne voulons rien savoir de tes préférences sexuelles ou politiques, cher lecteur, nous ne sommes pas si intrusifs. Nous savons que tu es plutôt jeune et on l’imagine, féru de culture –et pour cause-. Mais nous aimerions en savoir plus sur tes us et coutumes en matière d’Internet. Netobserver en collaboration avec Doctissimo lance une grande enquête, et il te faudra un petit quart d’heure seulement pour y répondre. Deux bonnes raisons pour toi dele faire: éclairer les créateurs de ton site préféré, mais aussi… gagner des sous : 5000 euros sont à partager. Alors, prêt ? Le questionnaire, c’est par ici…Don Tati contre les moulins à vent…
Un homme à la bouille reconnaissable entre mille, droit sur son solex, le nez au vent, et la bouche affublée d’une pipe ? C’est Jacques Tati, image culte. Le même homme, même bouille, même solex, même nez au vent mais, dans la bouche… un moulin à vent ? C’est Jacques Tati, à l’image lissée, gommée, affadie, aseptisée. La loi Evin – qui interdit toute publicité directe ou indirecte pour l’alcool et le tabac, depuis 18 ans maintenant - est passée par là. Les affiches de l’exposition « Jacques Tati, deux temps trois mouvements », que la Cinémathèque dédie en ce moment même à l’auteur de Mon oncle en a fait les frais. Metrobus, la régie publicitaire de la RATP explique aujourd’hui dans les colonnes du Parisien : « Notre service juridique a estimé que l'affiche était contraire à la loi. Nous avons déjà fait modifier plusieurs campagnes de ce type quand une boisson alcoolisée était mise en avant. Pourquoi ferait-on autrement lorsqu'il s'agit du tabac ? ». Il y a des précédents à ce sombre excès de zèle hygiéniste. Une exposition déjà, consacrée à Sartre, dont on avait viré la clope sur les affiches, en 2005. L’affiche originale, elle, restera visible, partout ailleurs que dans le métro : dans les musées, les magazines, la rue enfin. Ouf ! Voilà notre Don Tati sauvé des moulins à vent… Mais jusqu’à quand ?
L'art contemporain dope la fréquentation des églisesPosté par Nedjma le 14.04.09 à 15:38 | tags : art contemporain
![]() En pleine période de fêtes pascales, voilà qui ne manque pas de singularité : l'évêque de Gap et d'Embrun, monseigneur Jean-Michel di Falco a choisi d'exposer dans la cathédrale de Gap une sculpture baptisée "Pieta" représentant le Christ mort sur une chaise électrique. Une oeuvre de taille réelle signée Paul Fryer, un artiste britannique. Face aux réactions outrées de certains visiteurs, il a assuré : "cette œuvre ne laisse pas indifférent, mais parler de polémique est faux. Le scandale n'est pas là où on le croit". L'exposition est en revanche l'occasion de susciter un débat sur le Christ, reconnaît l'évêque, interrogé par l'AFP : « Je voulais que le choc provoqué nous fasse reprendre conscience du scandale de quelqu'un cloué sur une croix. Par habitude on n'éprouve plus de réelles émotions face à quelque chose de véritablement scandaleux, la crucifixion. » En tout cas, l'initiateur de l'exposition s'en réjouit : la foule fréquentant la cathédrale a soudain augmenté. L’art américain revient à CubaPosté par Nedjma le 13.04.09 à 10:29
Pour la première fois depuis 1986, avec « Chelsea visits Havana », des galeristes américains exposent à Cuba. Jusqu’ici, les précédentes tentatives avaient échoué, en raison de blocages du bureau faisant office d’ambassade américaine à Cuba. C’est la plus vaste exposition depuis un demi-siècle et la révolution qui a amené le lider Maximo, Fidel Castro, au pouvoir. 28 galeries new-yorkaises au total, sont conviées à montrer leurs œuvres au prestigieux “Museo Nacional de Bellas Artes”, à la Havane, jusqu’au 17 mai prochain. A l’initiative du projet, Alberto Magnan, propriétaire d’un lieu d’exposition à Chelsea, et Dara Metz, qui ont mis pas moins de deux ans et demi pour monter le projet. Magnan, né à Cuba, a mis les voiles direction les Etats-Unis alors qu’il n’avait que 5 ans. C’est donc un retour aux sources pour lui. Au total 33 artistes dévoilent 39 œuvres depuis le 27 mars dernier. Parmi eux, Marina Abramovic, Will Cotton, Loretta Lux, Matthew Barney. L’art rapprocheur et pacificateur, ça fait rêver… Illus dr "Our body": la décision d'interdire repoussée...Posté par Nedjma le 10.04.09 à 08:56 | tags : expos à paris
Dur dur de trancher -sans mauvais jeu de mots!- dans l'affaire de l'exposition de corps humains "Our body/à corps ouvert". Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a en effet repoussé au 21 avril sa décision sur la demande d'interdiction de l'exposition anatomique de corps humains qui se tient actuellement à Paris à l'Espace 12 Madeleine. Cette demande avait été présentée par deux associations de défense des droits de l'Homme et la décision devait être rendue hier. Les associations Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Solidarité Chine considèrent que cette exposition porte atteinte au respect, à la dignité et à la décence du corps humain ainsi qu'à l'inviolabilité et à l'intégrité du corps humain, tel que le prévoit le Code civil. Ces cadavres de femmes et d'hommes sont exposés depuis le 12 février à Paris, pour certains découpés, d'autres dans des scènes de la vie quotidienne. LAprès avoir accueilli plusieurs dizaines de milliers de visiteurs, malgré son tarif élevé, l'événement doit ensuite être accueilli au Parc floral de Vincennes (avec AP). Jean Marais au musée et aux enchères
On y redécouvre l’artiste dans toutes ses facettes, l’acteur, le sculpteur, l’inspirateur, l'amoureux de Jean Cocteau. Avec quelques pièces, précieuses, telles le masque de la Bête dans le film tourné par Cocteau. Puis des affiches, des films, des carnets de tournage etc. Et puis il y aura, bientôt, une vente aux enchères. Après avoir été bloquée pendant une décennie, la succession du comédien sera vendue le 27 avril prochain. Recueil de poèmes annoté par Cocteau, mobilier, tableaux, témoignages, photos, correspondance. L’ensemble, soit 450 pièces au total est estimé entre 500 000 et 700 000 euros. C’est à la fois passionnant, et triste, de voir ainsi dispersée toute une vie sous le marteau, plutôt que réunie dans un musée, pas un mausolée, mais un lieu vivant, de belle mémoire. L’Unhappy Birthday de Vee Speers…
Illus Vee Speers Exposition « Happy Birthday » par Vee Speers, galerie Acte 2 Paris 8e. Picasso à Londres après ParisPosté par Nedjma le 07.04.09 à 10:08 | tags : art plastique
« Picasso, challenging the past ». Tout est dans le titre de l’exposition: le défi de Picasso à l’histoire de la peinture. Intéressant, le thème de cette exposition qui vient tout juste après « Picasso et les maîtres » qui, de son côté, montrait les inspirations multiples de l’artiste, dans l’histoire de la peinture, précisément. C’est la première fois que la Grande-Bretagne, à la différence de la France lui témoigne un grand intérêt, en l’exposant dans ce musée. Au total, 60 tableaux sont accrochés par sections thématiques (portraits, natures mortes, nus). On y trouvera notamment « Le Minotaure », prêté par la Galerie Nahmad. Mais aussi « Portrait d’Olga » ou « Homme au chapeau de paille… ». Et des tableaux prêtés par le Musée Picasso de Paris. Illus « Homme au chapeau de paille et au cornet de glace », 1938, Musée Picasso, Paris © RMN / Jean-Gilles Berizzi / Succession Picasso / DACS 2009 Exposition "Picasso challenging the past"à la National Gallery, Londres, jusqu'au 7 juin 2009. Versailles retrouve ses fastesPosté par Nedjma le 06.04.09 à 12:59 | tags : expos à paris
Finis - momentanément ? - les scandales et polémiques à Versailles… Après les vifs remous provoqués par la très kitsch et pop expo de Jeff Koons, voilà quelques mois, le Château rentre dans les rangs avec l’exposition « Fastes de cour et cérémonies royales ». Tissus brodés de fil d’or ou matières argentées, habits de noces des souverains, robes à baleines, un festival de pierres précieuses et d’étoffes chatoyantes dévoilé dans sept salles du Château, dans un décor contemporain. Un vaste parcours pour retracer l’histoire du costume de cour en Europe, et par là-même mettre en avant l’influence majeure de la France en la matière. Au total, plus de 200 oeuvres (costumes, joyaux, iconographie) liées à des monarchies européennes sont ici rassemblées. Parmi les prêteurs prestigieux, le Victoria & Albert Museum, le Palais Pitti à Florence, le musée du Louvre, le musée Galliera, les Arts décoratifs, les Archives nationales, ainsi que des collectionneurs privés. C’est la première fois que les collections royales de Londres, de Dresde, du Danemark ou encore du Portugal sont présentées hors de leur pays d’origine. Et la dernière fois… Ce sera l’unique occasion de découvrir tous ces joyaux, car l’expo ne fera aucune autre escale. Illus © Château de Versailles Exposition Fastes de cour et cérémonies royales, jusqu’au 28 juin, Château de Versailles. www.chateauversailles.fr La création créole dans tous ses états à la Villette
Le lieu désormais présidé par Jacques Martial se veut espace de mixité sociale, de rencontres de toutes les cultures et de réflexion sur les identités. « Une ouverture indispensable à la compréhension du monde mouvant dans lequel nous vivons », commente-t-il. Au menu des réjouissances de cette saison nouvelle, spectacles de théâtre et de danse, concerts, lectures, tables rondes. Coup d’envoi dès mardi et jusqu’au 5 juillet avec l’exposition « Kréyol Factory, des artistes interrogent les identités créoles ». A découvrir, les œuvres de 60 créateurs des Caraïbes, de l’océan indien, ou d’Afrique : plus de 80 œuvres plastiques, 250 photos et neuf espaces documentaires déclinent cette identité plurielle, selon un parcours thématique décliné en sept séquences. Parmi elles, « L’Afrique, communauté imaginée », « Des îles sous influence », « Les nouveaux mondes » etc. L’exposition est dédiée à Aimé Césaire, chantre de la négritude disparu voilà peu. Exposition « Kréyol Factory » du 7 avril au 5 juillet, Grande Halle de la Villette.
Our body : corps et polémiquesPosté par Nedjma le 02.04.09 à 17:28 | tags : expos à paris
L’exposition « Our body- A corps ouverts » n’a pas fini de faire couler de l’encre. Peut-on exposer des cadavres sous couvert de vulgarisation scientifique? C'est la question à laquelle devra répondre le juge des référés Louis-Marie Raingeard saisi par deux associations de lutte pour les droits humains qui veulent faire interdire l'exposition Il a reconnu qu’il s'agissait d'"un débat de société intéressant", et mis sa décision en délibéré au 9 avril. Voilà près de deux mois que les corps de toutes les polémiques sont exposés à l'Espace Madeleine, à Paris, après Lyon, Marseille et d'autres villes dans le monde. 17 cadavres de chinois, hommes et femmes, entiers ou disséqués, et préservés par plastination, -technique de remplacement des liquides organiques par du silicone-. Deux tendances s’affrontent. Ceux qui invoquent « le côté scientifique de cette exposition » -les défenseurs de la société Encore Events, initiatrice de l’événement et ceux qui considèrent l’événement comme « manifestement illicite, sensationnelle et mercantile » : c’est le cas des représentants des associations « Ensemble contre la peine de mort » et « Solidarité Chine ». Ils citent ainsi l'article 16-1 du Code civil qui prévoit que « le respect du corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées (...) doivent être traités avec respect, dignité et décence ». En outre, un doute subsiste sur l’origine des corps : s’agit-il de corps de prisonniers chinois, dont les dépouilles n’auraient pas été rendues aux familles ? Curiosité ou voyeurisme morbide ? En tout cas, le public répond présent à l’exposition, malgré son prix élevé : 15,50 euros. Elle sera d’ailleurs prolongée, du 22 mai au 23 août, au Parc Floral de Paris. Illus dr
Ecran noir pour Helen LevittPosté par Nedjma le 01.04.09 à 17:24 | tags : photographie
Illus © Helen Lewitt , New York, circa 1940
Musées gratuits : ça commence samedi
Mais, les déficits publics étant ce qu'ils sont, cette gratuité ne concernera "que" les moins de 25 ans et les enseignants, comme il l'avait annoncé lors de ses voeux aux professionnels de la culture, le 13 janvier dernier. Entrée en vigueur de la mesure, dans la centaine de monuments nationaux et la quarantaine de musées nationaux concernés - pour ce qui est des collections permanentes - ce samedi. Plus de raison de bouder ces vénérables lieux d'art et de culture. Illus Musée national de l'Orangerie, à Paris. dr |
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