Archives > Mars 2009Scènes de la vie ordinaire par Jean-Claude Delalande
Kenzo sous le marteauPosté par Nedjma le 26.03.09 à 14:33 | tags : art du monde
Un mois après la dispersion des trésors du couple qui a rapporté plus de 370 millions d’euros, c’est le couturier japonais, Kenzo Takada qui se sépare de sa collection d’objets d’arts. Vente prévue les 16 et 17 juin par le commissaire-priseur Claude Aguttes. Au total, 1300 pièces, dont le montant global est estimé à « seulement » 1,5-1,8 million d’euros. On y trouve notamment laques japonais, poupées amérindienne ou statuettes chinoises. Parmi les plus remarquables, un cheval de bois de l'époque Han, vieux de 2.000 ans (estimation 80000-100000 euros), une statuette thaïlandaise de 600 grammes d'or massif du VIIe-IXe siècle (60000-100000 euros), ou encore des statuettes de dames de cour d'époque Tang. Egalement une collection de kimonos, un prototype de paravent signé Kenzo pour la maison Baccarat… Le créateur se sépare de ces objets, mais aussi du « musée » personnel qui les abritait : une maison près de Bastille d’une surface de 1100 mètres carrés, avec piscine intérieure et jardins japonais. « Mon rêve s’est réalisé. Maintenant je veux vivre autrement » a confié celui qui met les voiles direction rive gauche, pour un petit nid de 250 mètres carrés. Exposition publique de la collection Kenzo, Salle Drouot-Montaigne du samedi 13 au lundi 15 juin. Vente les 16 et 17 juin. Arles: quarante ans de photographie(s)
« Quarante ans de rencontre, quarante ans de ruptures », c’est le thème choisi pour les Rencontres 2009, avec des invités de choix. Willy Ronis, 98 ans, « doyen des photographes », qui s’achemine joliment vers son centenaire et hisse haut, depuis des décennies, les couleurs –ou plutôt le noir et blanc- de la photo humaniste. Robert Delpire se retournera sur son parcours d’éditeur –on lui doit notamment la collection « Photo-Poche »-, mais aussi de commissaire d’exposition et producteur de films. L'Américaine Nan Goldin, sublime shooteuse des paumés magnifiques, sera également de la partie. Une rétrospective du photographe américain Duane Michals, une présentation des dernières œuvres de Martin Parr et des photos d’archives des Rencontres complèteront l’affiche. Enfin, quinze anciens commissaires des rencontres parrainneront un jeune créateur. Parmi eux, Christian Lacroix, Arlésien, commissaire de rencontres 2008 au franc succès. Et toujours, le Festival Voie Off, qui, dans la Cour de l’Archevêché, fait place aux jeunes auteurs contemporains. Programme détaillé disponible en avril. 40e Rencontres de la photographie, Arles, du 7 juillet au 13 septembre. L'art contemporain ? C'est de la viandeUltime expérience du pop-art : peindre la Joconde avec des hamburgers. C'est ce que fait ce jeune artiste américain dans cette étonnante vidéo. C'est plus qu'un retournement : certes la marchandisation de tout avait conduit l'art à devenir un produit comme un autre, et inversement à faire accéder des objets de consommation courante au rang d'oeuvre (oui oui comme les soupes Campbell). Cette fois le produit devient outil mais la critique sociale est intacte (ouf) puisque la vidéo nous rappelle en creux à quel point c'est gras un hamburger. On attend avec impatience les premières estampes réalisées à la sauce Samouraï. Lire aussi : le pop art dans tous ses états sur Flu.
Les marins faiseurs de mode
Il faut dire que, de Martin Margiela à Sonia Rykiel, de Coco Chanel à Jean-Paul Gaultier, ils sont légion, les couturiers à avoir puisé dans le style marin l'inspiration de leurs collections. Pantalons à pont et marinières, pompons et blouses à col marin, robe en cordages et toile de voile : les exemples ne manquent pas. Découvrez-les dans un espace de mille mètres carrés où costumes et accessoires de haute-couture cotoient photos et dessins. Plongez dans l'imagerie maritime et larguez les amarres! Exposition Les marins font la mode, au Musée national de la Marine, jusqu'au 26 juillet. Nuit Blanche 2009
En 2010, la direction artistique de Nuit Blanche sera confiée à Martin Béthenod, commissaire général de la Foire Internationale d’Art Contemporain (FIAC), qui a su inscrire la manifestation dans les escales incontournables du marathon artistique international des marchands et collectionneurs. L'an dernier, plus d'1 million de visiteurs ont pris part à la Nuit Blanche...
Au Musée de l'homme, portes ouvertes avant fermeture Pour faire ses adieux –temporaires- au public, le musée de l’Homme propose un week-end en fanfare. Ce lundi, il fermera ses portes pour un vaste chantier, voilà donc les derniers jours pour le découvrir « dans son jus », au Palais de Chaillot, tel qu’il se présente depuis sa création en 1937. Amputée de ses collections d’ethnologie –transférées selon les souhaits de Jacques Chirac au musée du Quai Branly-, l’institution n’en a pour autant pas baissé les bras : recherche, expositions etc. Demain et dimanche, le public pourra (re)découvrir les collections, dont certaines pièces rares, assister à la projection de films, et même passer la nuit sur place pour une visite insolite. Ensuite, rideau jusqu’en 2012 et la réouverture d’une institution toute neuve… Illus projections du nouveau Musée de l’homme dr. Portes Ouvertes au Musée de l’homme, 21 et 22 mars. Muséum d’histoire naturelle
Neuvième Prix Marcel Duchamp : et les nominés sont…Posté par Nedjma le 19.03.09 à 10:30 | tags : art contemporain, expos à paris, peinture, sculpture, vidéo, centre pompidou
Saâdane Afif (39 ans), sculpteur ; Damien Deroubaix (37 ans), peintre ; Nicolas Moulin (39 ans), vidéaste ; Philippe Perrot (42 ans), peintre: voilà la cuvée 2009 des postulants au prix Marcel Duchamp. C’est un comité de sélection composé de onze collectionneurs de l’Association pour la Diffusion Internationale de l’Art français (Adiaf) qui a choisi les quatre nommés, artistes résidant en France et a rendu leurs noms publics hier. Des jurés français, mais aussi grec, américain, allemand etc. Comme chaque année, les quatre heureux élus exposeront leurs œuvres dans le cadre de la FIAC –cette fois du 22 au 25 octobre 2009- et le lauréat final présentera une exposition personnelle au Centre Pompidou, en plus gratifié d’un prix de 35 000 euros. Cerise sur le gâteau, le Pavillon France de l’exposition universelle Shangai 2010 invitera les artistes de l’édition 2009 à représenter l’art contemporain français en Chine, du 1er au 30 juin… Lire ici le compte-rendu des précédentes expos des lauréats à la FIAC. L'art tribal à la fête, rue ViscontiPosté par Nedjma le 18.03.09 à 17:10 | tags : expos à paris
"Paris rue Visconti", Paris 6e, week-end festif, du 21 au 23 mars. Le grand monde de Warhol... sans Saint-Laurent![]() L’événement n’aura échappé à personne. Paris est en ce moment atteint d’une warholite aigue, et célèbre le pape du pop art tous azimuts. A la Maison Rouge depuis près d’un mois, avec l’exposition Warhol TV et dès demain, au Grand Palais avec « Le grand monde d’Andy Warhol ». Dans ce cadre, une foultitude de portraits de people, vedettes, ou stars en tout genre, immortalisés par le blond créateur. Une foultitude de célébrités… moins Yves Saint Laurent. Le couturier était bien accroché sur les murs du grand Palais, avec quatre œuvres au total, et devait être de la grande fête. Mais son compagnon, dont la fondation a prêté les œuvres, en a décidé autrement. Au cours d’une pré-visite réservée à quelques happy few, voilà quelques jours, stupeur et tremblements : Pierre Bergé n’a pas, mais pas du tout apprécié l’emplacement des dits portraits. Pourquoi tant de haine ? Parce qu’il avait pris place aux côtés d’autres stylistes, Hélène Rochas, Giorgio Armani et Sonia Rykiel notamment. Bergé aurait voulu voir YSL isolé dans un escalier ou déplacé vers une autre section, aux côtés d’artistes « véritables ». Son argument ? « On ne mélange pas les torchons et les serviettes ». Les torchons apprécieront… Malgré nombre de discussions, le commissaire de l’exposition Alain Cueff et l’abuseur testamentaire, qui semble indéniablement avoir pété les plombs, n’ont pas trouvé de terrain d’entente. Le tableau « Shoes » a remplacé Saint-Laurent. L’histoire de l’art s’en remettra… L'art sourit à Art Paris
Illus Philippe Favier, Sans titre, 2007. Galerie Sollertis. Art Paris, du 19 au 23 mars, de 11h à 20h30, Grand Palais. Lille 3000 voit l'Europe en XXL
Elle a encore, et surtout, réussi sa mue à la lueur de ce titre, et s'est inscrite au rang des grandes cités culturelles de l'Hexagone, et bien au-delà. Après Lille 2004 en effet, après Lille 2006 et moult manifestations, expositions et fiestas populaires en diable, parmi lesquelles les Bombaysers, qui célébrèrent l'Inde, nouvel acte dès demain. C'est Lille 3000, et l'Europe XXL. Jusqu'en juillet, quelque 500 rendez-vous sont inscrits à l'agenda lillois, parmi lesquels 50 expositions - une consacrée à Agatha Ruiz de la Prada, l'autre à Istanbul, notamment -, 190 films prévus dans 56 communes. Pour le coup d'envoi, une parade géante animée par les Barcelonais de la Fura dels Baus et le groupe Transe Express. L'ancienne gare Saint-Sauveur, friche de 21 hectares est également au centre d'un projet urbain. Elle deviendra nouveau lieu de passage et d'échanges. Voir : Lille 3000 tout en images sur le mag Arts
Lille 3000, jusqu'au 12 juillet. La Villa Arpel de Tati exposée au 104
Montée en 1956 dans les Studios Victorine de Nice pour le tournage du film, la Villa Arpel avait été détruite ensuite, et remontée à la même échelle pour un public restreint, en 2007. C'était dans le cadre de l'exposition de design "Futur intérieur". On la (re)découvrira à Paris grandeur nature, accessoirisée, éclairée comme jadis, en écho à l'exposition-hommage à Tati de la cinémathèque, "Deux temps, trois mouvements". Autant dire un événement, et un beau clin d'oeil à l'acteur-réalisateur qui clamait: "La vedette, c'est avant tout le décor"... Exposition de la Villa Arpel au 104, Paris 19e, du 10 avril au 3 mai. Robert Combas, frimeur flamboyant Un peintre à la Maison Européenne de la photo ? Après Jacques Monory, place à Robert Combas. Il peint sur des reproductions photographiques d’œuvres anciennes et donne naissance à d’autres œuvres, tout en s’interrogeant sur la pratique de la reproduction à l’infini. Ici, on découvre des œuvres spécialement créées par Combas pour l’occasion. L’artiste a repris les ektachromes d’œuvres anciennes, réalisées à partir de pages de magazines arrachées : papier glacé où s’étalent des icônes de la mode, immobiles, qu’il anime. Ces archives passées sont réutilisées comme bases de nouvelles œuvres peintes, elles aussi photographiées et peintes en grand format. Reproduction de la reproduction, par un processus d’autoinspiration. En 200 centimètres sur 150, les créations finales signées par l'artiste mêlent photo argentique, peinture aux couleurs pétaradantes et phrases déclinées en lettres majuscules. « J’y comprends plus rien », « Drague-moi comme une chanson d’amour ». Avec ces nouveaux ajouts successifs, il introduit du mouvement et casse le côté figé de la photo. Voilà une dizaine d’années qu’il se penche sur ce support, en transformant des images existantes. C’est l’une des « pratiques satellites » à sa peinture. Mais quel que soit le support, on retrouve la désinvolture, l’humour, les envolées sensuelles, étranges et parfois un peu violentes, trop « gueulardes » pour certains, qui font sa patte. Sur une cité aux bâtiments verts, cliché urbain, un grand soleil jaune réchauffe une pépette allongée, lascive. Ici encore, son bestiaire étrange, puis une galerie de personnages qui mêle mante religieuse, sainte verte et noire, déesse indienne et statuette pygmée… S’il rit des autres, il sait aussi rire de lui-même et jouer avec son image. En se qualifiant de « frimeur flamboyant » d’abord. Ou en se représentant dans des postures pour le moins improbables. Voyez cet autoportrait en Roy Loney, en avaleur de sabre et de « cool-œuvre », encore en « teenage-head » ou en saint sacristain dans une culotte de zinc ! Et puis il y ce film captivant qui lui est consacré. On y voit Combas à l’œuvre, on y entend ses confidences, verbe haut, faconde vive. Il commente notamment son travail, les accidents et les fautes qui donnent des oeuvres : « Plutôt que la ligne droite, je peins dans les chemins de traverse et parfois je tombe dans les trous ! C’est assez fatigant ». Mais tellement plus dense. Illus "J'y comprends plus rien" dr Exposition Robert Combas, jusqu’au 5 avril, Maison Européenne de la photographie. Des merveilles de Léger à la galerie MalinguePosté par Nedjma le 12.03.09 à 12:30 | tags : expos à paris
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"Le rapport des volumes, des lignes et des couleurs demande une orchestration et un ordre absolus. Toutes ces valeurs-là sont indiscutablement en puissance et dispersées dans les objets modernes, comme aéroplanes, automobiles, machines agricoles", écrit Fernand Léger en 1923. L’affirmation vaut pour les œuvres exposées, en ce moment même à la galerie Malingue. Le maître des lieux a déniché quinze merveilles dans des collections privées et les dévoile dans les trois beaux espaces d’exposition. Tableaux historiques dans leur jus, cadres d’origine, et même une esquisse du « Grand Déjeuner », dont le grand format est abrité par le MoMA. Le pionnier du cubisme, qu’on qualifia aussi de « primitif des temps modernes » joliment servi… Illus sans Titre, dr Exposition Fernand Léger, galerie Malingue, Paris 8e, jusqu’au 30 avril. Le Petit Nicolas a 50 ansPosté par Nedjma le 11.03.09 à 09:43 | tags : expos à paris
Au total, on y découvre plus de 150 dessins originaux de Sempé ainsi que des manuscrits de René Goscinny. Organisée autour de tableaux noirs et de pupitres, l'exposition n'oublie aucun des héros du roman: de Nicolas à Alceste le glouton, d'Agnan le premier-de-la-classe à Eude, le cogneur... Et ben même à notre grand âge, ça nous fait bien rigoler, tiens... Exposition Le Petit Nicolas, Hôtel de Ville. ça l'affiche bien...Posté par Nedjma le 10.03.09 à 10:25 | tags : expos à paris
"Il nous arrive d’en voir en ville d’assez quelconques, mais cela importe peu. Faisons comme avec les coquillages, avec les gens et tout le reste : trions, ne gardons que le meilleur, mais au moins sachons voir ce meilleur: ne passons pas à côté du chef d’œuvre possible." C’est le texte qu’écrit Thierry Devynckc, conservateur à la bibliothèque Forney, à l’occasion de l’exposition « Affiches à l’affiche » qui commence dans quelques jours à la Galerie Sit Down. Un accrochage dévoilé à l’occasion de la mise en vente d’une collection privée d’affiches vintage d’expositions, qui réunit du beau monde… Jugez plutôt : parmi les artistes en question, Pierre Alechinsky, Georges Braque, Alexander Calder, Marc Chagall, Jean Cocteau, Robert Combas, Nicki de Saint Phalle, Nicolas de Staël, Jean Dubuffet, Paul Klee, Keith Haring, Fernand Léger, Henri Matisse, Jackson Pollock etc. Et les affiches de leurs expositions aux quatre coins du monde, de Paris à Los Angeles... Prometteur. Illus Expositions Picasso, Le Corbusier, dr. Exposition Affiches à l'affiche, du 19 mars au 9 mai 2009, Galerie Sit Down, Paris 3e.
Barkley Hendricks : La naissance du coolPosté par Edouard le 09.03.09 à 11:49 | tags : art contemporain
Situé en plein cœur de Harlem, à deux pas du mythique Apollo Theater, le Studio Museum ne paie pas de mine. Loin du prestige du Moma (Museum of modern art) de New York, ce lieu modeste consacré aux arts noirs suffit à mettre en valeur les grandes huiles de Hendricks. Entre réalisme et pop art, le peintre y déroule sa recette inimitable : des portraits de noir(e)s splendides et stylé(e)s, posés sur un fond monochrome. Un travail de réhabilitation par l'icône, se rapprochant parfois de l'art byzantin (voir "Lawdy Mama", à droite).
Gouttant peu le militantisme lourdingue, Hendricks faisait passer ses revendications via des postures parfois provocatrices. En témoigne "Icon for My Man Superman" (ci-dessous), un autoportrait où il apparaît vêtu d'un t-shirt de Superman et le sexe à l'air. Pour mieux nous faire oublier son sous-titre emprunté au Black Panther Bobby Seale : "Superman never saved any black people" (Superman n'a jamais sauvé de noirs).
A Harlem jusqu'au 15 mars, cette "naissance du cool", qui avait démarré l'an passé à Durham, ira ensuite se promener à Santa Monica, Philadelphie et Houston. Il y a en revanche peu de chances qu'elle franchisse l'Atlantique. Mais sait-on jamais.
Plus d'infos sur le site du Nasher Museum of Art, à l'origine de l'exposition.
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80 images controversées à la BNF Une nonne embrasse un curé. Un portrait de Bismarck sur son lit de mort. Le président de la Démocratie italienne, Aldo Moro, photographié par les Brigades rouges qui le retenaient en otage, avant d’être abattu. Encore le - faux - charnier de Timisoara ou les prisonniers irakiens victimes de sévices par les soldats américains à Abou Ghraib. Celles-là ont marqué les esprits, il y en a eu tant d’autres… Polémiques, débats, scandales, provocation, propagande. 80 clichés au total sont réunis au cœur de la passionnante exposition « Controverses » qu’abrite en ce moment même la Bibliothèque nationale de France, parce qu’elles ont fait jaser, ou provoqué des remous, encore parce qu’on s’est aperçus qu’elles n’étaient pas des modèles de vérité et d’exactitude historique. C’est notamment le cas du « Baiser de l’hôtel de ville » de Robert Doisneau, dont toute la spontanéité mythique s’est révélée être fausse, s’agissant d’une photo posée. Voilà un an, l’exposition avait été dévoilée au Musée de l’Elysée à Lausanne, la voici donc aujourd’hui à Paris, avec force anecdotes croustillantes ou bouleversantes… Illus « Kissing-nun». Photo Oliviero Toscani, 1992. Exposition "Controverses", à la BNF, site Richelieu, Paris, galerie de photographie jusqu'au 24 mai. L’origine du monde… post coïtum ?![]() On n’en aura donc jamais fini de débattre sur ce très sulfureux tableau de Gustave Courbet, « L’origine du monde » ? Sur ce qu’il représente, pas de doute, tout le monde s’accorde : un sexe de femme. Là où les avis diffèrent désormais, c’est sur l’état du modèle. S’agit-il d’une femme enceinte, comme le laisse supposer Thierry Savatier ? L’historien d’art a dédié un livre au tableau exposé au Musée d’Orsay et que l’on a pu revoir récemment lors d’une rétrospective Courbet au Grand Palais.. Dans la quatrième édition du livre « L'Origine du monde, Histoire d'un tableau de Gustave Courbet » qui vient de paraître (Editions Bartillat), nouveau pavé dans la mare : la postface avance que l’on peut "être en présence d'une représentation d'Eve, figure symbolique de l'éternel féminin, sexué autant que maternel (...) et à l'origine de l'humanité, à l'origine du monde. « Du côté gauche du modèle, on voit une boursouflure de l'abdomen. On devrait avoir une répartition égale de la masse adipeuse, mais la boursouflure n'est que d'un côté », a-t-il commenté, interrogé par l’Agence France Presse. Ce qui montrerait qu’il s’agit d’une femme enceinte de six mois, et qui ne porte aucune trace d’un précédent accouchement. « S'il s'agit d'une femme enceinte, qui n'a pas eu encore d'enfants, alors on pourrait penser qu'il s'agit d'un portrait d'Eve », a ajouté le spécialiste. « Je lance la piste ». Coup de jeune pour le Musée de l’hommePosté par Nedjma le 04.03.09 à 12:13 | tags : expos à paris
Objectif affiché, annoncé par le directeur général du Museum d’histoire naturelle, Bertrand-Pierre Galey : en faire un espace présentant l’humanité dans sa relation à la nature. Ce « vrai projet scientifique » se poursuivra jusqu’en 2012 et bénéficie d’un budget de 52 millions d'euros. Les 17 000 mètres carrés du musée seront restructurés. 6000 mètres carrés seront dédiés au public, 3000 aux galeries permanentes, 1000 aux expositions temporaires. 4200 mètres carrés seront utilisés pour les activités de recherche et de conservation préhistorique et anthropologique, le reste mis à la disposition des services administratifs… Musée de l’homme, place du Trocadéro, Paris. Jusqu’au 16 mars, Exposition « Atapuerca, sur les traces des premiers Européens ». Illus dr
Nouveau rebondissement dans la vente Bergé/ Saint-LaurentPosté par Nedjma le 04.03.09 à 09:08 | tags : expos à paris
Quand je serai grand, je serai...
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Le musée des arts décoratif regorge de trésors, et de surprises. En ce moment même, l'expo phare du lieu, c'est bien évidemment la rétrospective consacrée à Sonia Rykiel. Mais on peut aussi, au gré des étages, découvrir une expo dédiée aux années pub -nostalgie assurée-, une autre à la couleur rouge, une troisième au duo de graphistes designers Antoine+ Manuel (joyeuse, inventive et bariolée). Et enfin, pour une plongée en enfance délicieuse, "Quand je serai grand, je serai". 500 jeux et jouets sont ici exposés. L'occasion de (re)découvrir les merveilles qui sommeillent dans la collection de jouets du musées et de s'offrir un petit flash-back dans nos années "on dirait qu'on serait". 604 enfansts de 5 à 12 ans ont répondu à la question: "Quel métier voudrais-tu faire quand tu seras grand". 142 métiers différents au menu des réponses... Qui, diablement éclectiques, vont de maîtresse à docteur, en passant par cow-boy, prêtre. Ou super-héros! Goldorak, Batman et Spiderman y ont la part belle. Et c'est par des jouets en bois, en plastique, en métal, en tissu, d'hier et d'aujourd'hui que ces réponses sont illustrées. Rafraichissant... Exposition "Quand je serai grand, je serai" au Musée des arts décoratifs, Paris, jusqu'au 12 avril. |
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