Archives > Février 2009Un nouvel autoportrait de Leonard de Vinci ?
Le site web du Times le révèle : une toile dévoilant un homme au nez aquilin, aux yeux bleus, portant longue barbe blanche et coiffé d'un chapeau à plume a été découvert dans le petit village d'Acerenza, dans le sud de l'Italie. C’est à Nicola Barbatelli, historien spécialiste du Moyen Age qu’on doit cette trouvaille. « La posture, le style et la technique, rappellent le portrait de Léonard présent à la galerie des Offices de Florence », a t-il ainsi commenté. Si l’hypothèse est vérifiée, il s’agirait du deuxième autoportrait seulement signé par Vinci. Autant dire, affaire à suivre, donc. Illus Ici Autoportrait de Leonard de Vinci exposé à la Bibliothèque nationale de Turin. Warhol TV : Andy on air Andy Warhol était fasciné par le petit écran. Celui qui prédisait qu'à l'avenir chacun aurait droit à son quart d'heure de célébrité (via la consécration télévisuelle, bien sûr), passait des heures devant le poste. A ce sujet, plusieurs citations de l'artiste sont éloquentes : « En revenant de chez le psychiatre, raconte-t-il, je me suis arrêté chez Macy's et j'ai acheté mon premier téléviseur, un RCA noir et blanc de 54 cm. Je l'ai emporté chez moi et j'ai aussitôt oublié le psychiatre. Je laissais la télé allumée sans arrêt, surtout quand les gens me parlaient de leurs problèmes, et je m'aperçus que la télévision me divertissait assez pour que les gens ne m'affectent plus. C'était comme de la magie ». En attendant la grande rétrospective Warhol qui débutera le 18 mars au Grand Palais, la maison rouge (fondation Antoine de Galbert) propose une exposition originale, sur le thème de Warhol et la télé. Pour l'artiste américain, la télé est autant un formidable outil de communication qu'un répertoire de formes ou un passe-temps contre la déprime : selon Marcel Duchamp, Warhol « n'est pas un peintre ou un cinéaste. C'est un filmeur ». L'exposition, concoctée par la journaliste Judith Benhamou-Huet, est essentiellement composée de clips par ou avec Warhol. On y (re)découvre que la télévision est au cœur des préoccupations warholiennes, de l'avènement de la couleur à l'expression de l'ego de l'artiste par l'icônisation du visage en passant par la reproductibilité de l'œuvre d'art.
Quelques vidéos du maître : Publicité japonaise pour TDK Publicité pour Braniff Air Pub Chanel avec Catherine Deneuve Fifteen Minutes' trailer Courtney Love en 1987 interviewée par Debbie Harry pour Fifteen Minutes Fifteen Minutes - Candy Darling et Andy Warhol warhol tv, à la maison rouge (fondation Antoine de Galbert), jusqu'au 3 mai 2009. www.lamaisonrouge.org A Londres, une profusion de bibisPosté par Nedjma le 24.02.09 à 17:31 | tags : victoria & albert museum
Qui mieux que Londres, capitale du bibi pour accueillir cette exposition?! Au total, quelque 3000 pièces, issues de collections privées ou de fonds colossaux des musées, dressent un panorama du chapeau au fil des âges: des créations new-look de Mitza Bricard aux trucs en plumes de Noel Stewart, il y en aura de tous les genres, pour tous les goûts. On y apprendra ou se souviendra que le sens du chapeau a aussi évolué, tour à tour signe de séduction ou couverture pudique, destiné à dévoiler le rang social ou seulement utilisé pour tenir chaud, marque ultime d'une allure, touch of class encore. Pour John Galliano, il est "l'accent, le point d'exclamation, la note finale qui ponctue la silhouette dans son ensemble." Exposition "Hats: an anthology by Stephen Jones", du 24 février au 10 mai, Victoria & Albert Museum. Collection Bergé/ Saint-Laurent : records et polémiques
Devant des collectionneurs venus des quatre coins du monde, plus de 206 millions d'euros d'oeuvres modernes et impressionnistes sont partis en moins de trois heures. Mention spéciale au tableau de Matisse, « Les coucous, tapis bleu et rose », vendu 32 millions d'euros hors frais, faisant exploser l’estimation initiale qui plafonnait entre 12 et 18 millions d'euros. « Madame L.R », sculpture signée Constantin Brancusi, a été adjugée Une sculpture du roumain Constantin Brancusi, "Madame L.R", a été adjugée ) 37,2 millions de dollars. Le mythique flacon de parfum dans sa boîte en carton, « Belle Haleine-Eau de violette », détourné par Marcel Duchamp s’est arraché à 7,9 millions d’euros. Un autre record a été battu sous les applaudissements de la salle, pour une oeuvre de Marcel Duchamp, un flacon de parfum dans sa boîte en carton, détourné par l'artiste selon le principe du "ready-made" (Belle haleine - Eau de voilette), parti à 7,9 millions d'euros hors frais à la suite d'une bataille d'enchères acharnée entre deux collectionneurs. « Instruments de musique sur un guéridon », un tableau de Picasso n’a en revanche pas trouvé preneur, la meilleure offre atteignant 21 millions, alors que l’estimation la plus basse s’élevait à 25 millions d’euros. Cette vente de tous les records alimente aussi les polémiques. Parmi les pièces mises sous le marteau à cette occasion en effet, deux pièces d'art chinois, gueules de rat et de lapin en bronze, estimées 10 millions d'euros chacune et réclamées par la Chine seront mises aux enchères, après le rejet hier d’une procédure en référé pour suspendre leur vente. Ces pièces (illus dr) avaient été pillées lors du sac du Palais d’été, voilà 150 ans. « Mettre aux enchères des pièces pillées en temps de guerre non seulement blesse les sentiments du peuple chinois mais porte atteinte à ses droits culturels, tout en violant les conventions internationales », a assuré le ministère des Affaires étrangères chinois qui entend faire valoir « son droit de propriété » par une myriade d'avocats. "Le sac du Palais d'été, c'est une plaie qui n'a jamais été refermée. Vendre ces objets, c'est comme mettre du sel dessus ». La vente se poursuit encore mardi et mercredi.
Saul Leiter, « Dancing in the street »Posté par Nedjma le 23.02.09 à 11:27 | tags : photographie
![]() Exposition Saul Leiter au Musée Nicéphore-Niépce de Chalon-sur-Saône, jusqu’au 31 mai. Illus Saul Leiter, Harlem, circa 1960. © Saul Leiter, courtesy Howard Greenberg Gallery / collection Aforge Finance Permis de croquer : des traits pour la paixPosté par Nedjma le 19.02.09 à 15:30 | tags : expos à paris
Au total, ce sont 28 dessinateurs de France et d’Algérie, de Palestine et du Japon, de Russie et de Pologne qui dévoilent leur art, œil acéré et trait affûté. Quelque 250 dessins, originaux ou repro, publiés ou inédits, sont exposés pour croquer les petits travers et grands dangers de notre planète telle qu’elle tourne, c’est à dire pas franchement rond. Cinq thèmes explorés : Délits d’humour, Affaires d’Etats, Portraits des puissants – Sarko et Bush y ont la part belle -, le Choc des cultures et SOS terre. L’exposition « Permis de croquer », qui a pris place sur les murs de la Bibliothèque historique de la ville de Paris est initée par Plantu, avec la fondation Cartooning for peace. Le dessin de presse humoristique, pas vraiment une arme, mais une contribution à l’encouragement de la paix, la lutte contre l’intolérance et la défense forcenée de la liberté d’expression… Illus Giorgio Forattini, dans « Panorama ». Permis de croquer, Bibliothèque historique de la ville de Paris, jusqu’au 23 mars. Les dessins d'Asger Jorn au Centre Pompidou
Le cofondateur du mouvement CoBra - mouvement fondé à Paris en 1948 et dissous à Bruxelles trois ans plus tard, qui prônait un art libre - clamait : « Soyez à la page, et distingués du même coup. La peinture, c'est fini. Autant donner le coup de grâce. Détournez. Vive la peinture! ». L’artiste danois majeur du XXe siècle déploie une œuvre richissime. Cette fois, ce sont ses dessins seuls qui sont exposés, mais la palette graphique est dense. Au total, une centaine de pièces, issues du Musée danoise de Silkeborg, qui conserve le fonds le plus important de son œuvre, 500 dessins au total, que l’artiste a donnés entre 1957 et 1972. Sur les murs de la galerie d’art graphique de Beaubourg, des dessins en couleurs ou en noir et blanc, au crayon ou à l’aquarelle, dessins bruts ou collages. On y voit des formes folles et un bestiaire fantastique, parfois marqué par la mythologie scandinave. Illus Asger Jorn, Sans titre, 1956 (détail), coll. Silkeborg Kunstmuseum Exposition Asger Jorn au Centre Pompidou jusqu’au 11 mai.
L'Espace 12 Madeleine à corps... et à cris !Posté par Nedjma le 17.02.09 à 11:33 | tags : expos à paris
A l'Espace 12 Madeleine parisien, après Lyon, Marseille et nombre de villes dans le monde, une vingtaine de corps humains et une dizaine d'organes s'exposent au public, sur 1200 mètres carrés et six espaces, chacun dédié à un thème : le système musculo-squelettique, le système nerveux, le système respiratoire, le système digestif etc... Les corps sont conservés par imprégnation polymérique, procédé récent où les fluides corporels sont remplacés par des polymères afin de créer un spécimen anatomique solide et durable, presque éternel. Mais à qui sont ces corps ? Il y a quatre ans à New-York, la rumeur avait couru qu'il s'agissait des cadavres de condamnés à morts chinois ! En vérité, il s'agirait de Chinois qui ont décidé de faire don de leur personne à la science, une fondation collecte ces corps. Le concept voit le jour en 1995 dans l'esprit d'un anatomiste allemand et a fait nombre de petits depuis. 30 millions de personnes auraient à ce jour vu ces expositions d'un genre nouveau. Our body, à corps ouvert, Espace 12 Madeleine jusqu'au 10 mai. Au Louvre, vie et mort de la Joconde
Un enterrement de première classe pour la Joconde ! Depuis mercredi, dans la salle Denon, avant la salle des Etats qui abrite l'oeuvre la plus célèbre du Musée, les visiteurs du Musée du Louvre découvrent l'oeuvre contemporaine de Yan Pei-Ming. L'artiste chinois installé en France depuis près de 25 ans, portraitiste inlassable de Mao, a créé "Les funérailles de Monna Lisa", ensemble de cinq toiles monumentales rendant hommage à l'héroïne de Léonard de Vinci, et à l'invitation d'Henri Loyrette, président du Louvre. Pour "se retrouver au Louvre pour l'éternité", il a peint son père sur son lit de mort, lui-même faisant le mort. Et Monna Lisa dans tout ça ? La voilà enchâssée dans un carré de 2,8 mètres de côté, et son environnement peuplé de crânes. Savoureusement macabre! Ce n'est pas la première fois que l'art contemporain s'invite dans ce temple de l'art classique. Yan Pei-Ming joue les trouble-fêtes après Jan Fabre, et avant François Morellet et ses vitraux, Cy Twombly et son plafond. Ce sera pour 2010... Les funérailles de Monna Lisa, au Musée du Louvre, jusqu'au 18 mai. Collection Bergé - Saint Laurent : la vente du siècle
Jugez plutôt : maîtres de l'art moderne (Picasso, Mondrian, Léger, Matisse), ancien (Ingres, Géricault). On y trouve même une bouteille d'eau de toilette "Belle haleine" (sic) signée Marcel Duchamp. Au total 700 pièces pour un ensemble estimé entre 200 et 300 millions d'euros. Avant d'investir le Grand Palais, 70 pièces ont fait le déplacement jusqu'à Londres où les experts et spécialistes en tout genre, qui s'étaient déplacés en masse, n'en sont toujours pas revenus ! La vente est co-organisée par la Fondation Pierre Bergé et la société Christies, dont le patron a tout bonnement clamé : "C'est un large éventail du meilleur". Les recettes recueillies à l'issue de la vente devraient notamment financer la recherche sur le sida... Si vous n'avez pas les moyens de vous offrir l'une des babioles de ce prestigieux patrimoine, allez toujours jeter un coup d'oeil à l'expo. Assurément, ça vaudra le détour. Exposition de la collection Bergé/ YSL, du 21 au 23 février. Vente, les 24 et 25, Nef du Grand Palais.
Carton plein pour Picasso et les maîtresPosté par Nedjma le 04.02.09 à 14:12 | tags : grand palais
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« Le succès enregistré se situe au-delà de nos espérances », a assuré Thomas Grenon, administrateur général de la Réunion des Musées nationaux, organisatrice de l’exposition « Picasso et les maîtres » avec les musées du Louvre, Picasso et Orsay. Il y a effectivement de quoi se réjouir. L’ouverture en continu, jour et nuit de l’exposition a suscité une affluence rare, avec 65400 visiteurs comptabilisés entre vendredi matin et lundi après-midi. La file d’attente (trois heures en moyenne) est restée dense tout au long de cette ouverture exceptionnelle. Au total, depuis octobre dernier, ce sont plus de 780 000 personnes qui ont découvert les influences mêlées des grands maîtres, avec des toiles de Pablo Picasso, mais aussi de Velazquez, Francisco Goya, Zurbaran, Ingres ou Manet. Prochaine exposition d'envergure à découvrir sur place, à partir du 18 mars prochain, celle consacrée à Andy Warhol, pape du pop art...
Chantilly fait peau neuvePosté par Nedjma le 02.02.09 à 12:05 | tags : patrimoine
Le Château de Chantilly continue son chantier de restauration, à l'initiative de la Fondation pour la sauvegarde et le développement de Chantilly. En avril prochain, le public redécouvrira le grand parterre à la française dessiné par Le Nôtre, qui avait été gravement endommagé lors de la révolution. Le système hydraulique, remis à flots selon les techniques de l'époque permettra à Chantilly d'organiser des spectacles, à l'image des Grandes Eaux de Versailles. Prochaine étape de ce lifting d'envergure, la restauration des grandes écuries. Tout un programme... Illus dr
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