Expos : blog actu arts et expos. De Visu.

Archives > Décembre 2008

L'art contemporain coréen s'expose chez Vuitton

Posté par Nedjma le 30.12.08 à 09:52 | tags : expos à paris
Artistiquement parlant, ça bouillonne au pays du matin calme !

Dans un Espace Vuitton créé en janvier 2006, la part belle est faite à la création contemporaine coréenne, dans le cadre de l'exposition "Métamorphoses, des trajectoires coréennes".

Au total, dix artistes, plasticiens, vidéastes, peintres, sculpteurs, dévoilent leurs oeuvres. Montage photo-vidéo, textes, spirales multicolores, porcelaines recomposées,  qui, entre hyperréalisme et art conceptuel, tradition et modernité, s'interrogent notamment sur l'histoire récente et mouvementée de leur pays. Parmi eux Ham Jin,Do Ho Suh, Beom Kim ou Yong-Seok Oh notamment (notre illus). Le collectif Flying City lui, a conçu une installation autour de la ville, dans une des vitrines de l'espace vénérable. A découvrir.

Métamorphoses, Espace Culturel-Louis Vuitton, jusqu'au 1er mars.




Les reines de beauté de Chen Man

Posté par Nedjma le 29.12.08 à 14:08 | tags : photographie, expos à paris

 


 

28 ans, et déjà une star. Chen Man est la photographe de mode, en Chine.

Couleurs éclatantes, peaux ultra lisses et maquillages sophistiqués, ajoutés à une maîtrise toute particulière de la technique 3D donnent à ses clichés une touche pour le moins reconnaissable. Vogue, Elle, Bazaar, Marie-Claire et Cosmo entre autres magazines, ont fait appel à ses services, tout comme les grandes marques de cosmétiques ou prêt à porter l’ont choisie pour des campagnes pub d’envergure.

Le public chinois se presse en masse dès que la damoiselle pointe le bout de son nez quelque part. Sans doute car cette artiste nouvelle vague symbolise d’une certaine façon le vent de liberté et les élans consuméristes qui soufflent sur la Chine. Mais celle qui fit ses classes à la Central Academy of Fine arts de Pékin expose aussi ses œuvres dans les musées et galeries des quatre coins du monde, comme au printemps dernier, au Victoria and Albert Museum de Londres, dans le cadre de l’expo « China Design ».

A Paris, la Galerie Maeght la met à l’honneur, en ce moment même, dans le cadre d’une exposition qui mêle grands et petits formats. Poupées coiffées d’oreilles façon Mickey Mouse en tenues affriolantes, Pin up qui pose dans un décor qui rappelle les peintures traditionnelles chinoises… Un véritable festival de reines de beauté, qui quitte le papier glacé pour les murs de la galerie. Réjouissant.

Illus Chen Man Preference, 2004, © Chen Man.

Exposition Chen Man, jusqu'au 18 janvier, Galerie Maeght, Paris 7e. www


 







Dufy, un graveur et designer à découvrir

Posté par Magali le 23.12.08 à 13:22 | tags : musées, peinture

Le Musée d'art moderne de la Ville de Paris rend hommage en cette fin d'année à un artiste mal connu et mal aimé en son pays, Raoul Dufy. La présence dans l'enceinte du Palais de Tokyo (scindé entre la Ville de Paris, qui y loge le MAMVP, et l'Etat, qui y a installé un centre de création contemporaine du même nom), de la fresque La Fée Electricité, réalisée par Dufy pour l’Exposition Internationale des Arts et Techniques à Paris en 1937 et installée en 1964, n'y est sans doute pas étrangère.

Dufy est un peintre mal aimé, on le sait depuis sa mort en 1953. Cette année-là eut lieu en son honneur une exposition au Musée d'Art moderne, à Paris. Depuis, plus rien dans la capitale française. Pourquoi un tel rejet ? Certes, Raoul Dufy ne fut pas un grand peintre, hormis un certain nombre de bonnes toiles visibles au MAMVP, notamment celles de la période fauve, lorsque l'artiste peint les plages de sa Normandie natale dans une effervescence qui mêle l'anecdote Belle-Epoque à la Maupassant à la furie fauve. Le passage au cubisme, comme chez de nombreux peintres, éteint sa palette et raidit son dessin. Puis, lorsque Dufy trouve sa manière, qui consiste à faire déborder la couleur du cadre dessiné et à répéter des marines aux vaguelettes naïves ou des intérieurs faussement matissiens, là, on ne suit plus.

L'agréable surprise de l'expo du MAMVP est donc ailleurs, notamment dans la (re)découverte du talent de Dufy comme graveur et créateur arts déco. Des tissus à fruits dessinés pour le célèbre styliste des Années folles Paul Poiret aux énormes jarres décorées avec audace, en passant par d'intrigantes maquettes d'appartements en céramique ou des projets de mosaïques florales, on saisit là grâce à l'artiste tout le charme d'une époque. Et ses séries de gravures sur bois pour Le Bestiaire ou Le Cortège d'Orphée d'Apollinaire, par le sens de la composition et la délicatesse des contrastes, valent cent fois ses toiles aux couleurs souvent criardes.


Raoul Dufy. Le Plaisir, jusqu'au 11 janvier 2009, au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris.
Ill. Raoul Dufy, Le Serpent, bois gravé, illustration du Bestiaire ou Le Cortège d'Orphée de Guillaume Apollinaire, 1910-1911, Paris, Centre Pompidou, Musée national d'Art moderne




Tetris géant dans les rues Australiennes

Posté par Easywriter le 18.12.08 à 14:18 | tags : art contemporain, insolite
L'artiste "By George" expose des cubes de Tetris géants dans les rues australiennes. 

Jouer à Tetris pendant des heures finissait par vous faire voir des cubes partout.
On ne sait pas si c'est ce qui conduit l'artiste à disséminer ses structures multicolores et géantes  dans Sydney, mais son Tetris est le clou de l'expo "livelanes" ( pour "rues vivantes") qui a envahi la ville. 

 




Paris, ville lumière

Posté par Nedjma le 16.12.08 à 15:58 | tags : expos à paris

Paris n'a jamais aussi bien porté son nom. Illuminations de fêtes (ooooooooooh !), vitrines scintillantes et animées (aaaaaaaah !). Voilà que même l'Hôtel de ville met ses habits de lumière, sous la houlette de la sculpteur lumière Lydia Palais. L'artiste approfondit le concept de signalétique urbaine spatiale et a notamment réalisé des commandes publiques pour Christian Dior, Christian Lacroix ou le Ballet de Lorraine).Jusqu'en février prochain, elle investit les toits du monument pour une œuvre in progress. Il s'agit de « mettre en valeur l'architecture majestueuse de la Mairie de Paris, et en particulier sa façade style renaissance, et amener les Parisiens à la regarder autrement, loin des lumières luxuriantes ». A voir, tous les soirs, à partir de 18 heures.

Le toit de l'Hôtel de ville en lumière, jusqu'en février.

 




Pour garder le contact avec William Klein...

Posté par Nedjma le 12.12.08 à 09:56 | tags : expos à paris, photographie

A l'heure du tout numérique, l'argentique reste hype. Surtout quand il est marqué du sceau de Monsieur Klein, dont des "contacts peints" s'exposent pour la première fois à Paris.

William Klein, photographe culte s'il en est, mais aussi cinéaste, peintre et graphiste, 80 ans aujourd'hui, a notamment laissé sa trace via ses fameux "contacts peints". Sur les planches contacts en noir et blanc, les numéros se suivent 29 A- 30- 30A... Les contours sont soulignés en couleurs : ici du rouge, là du jaune ou du bleu. Sa façon de reproduire ainsi, en l’amplifiant et en le restructurant, le geste que tous les photographes font, en choisissant un cliché sur la planche contact après observation minutieuse à la loupe. Le contact peint devient alors un cadre.

Cette signature reconnaissable entre mille s'affiche sur des photos en tout genre : coulisses de défilés de mode, portraits et open flash, ambiances urbaines. Au-delà du jeu, un lien établi entre les deux formes de création de prédilection de Klein : photo, et peinture. Quelques années après une expo fleuve au Centre Pompidou, une quarantaine de planches grand format s'exposent, pour la première fois à Paris, à la galerie Laurent Strouk. Un bonheur n'arrivant jamais seul, on s'offrira aussi, pour Noël, le livre assorti.

"Contacts peints", galerie Laurent Strouk, Paris.
"Contacts de William Klein", éditions Delpine.

(Illus Autoportrait 1996. c William Klein.)




L’art postal s’expose

Posté par Nedjma le 11.12.08 à 17:45 | tags : expos à paris
Trois, deux, un, prêts… Créez. Et Postez ! L’art postal, mais qu’est-ce donc ? Celui qu’on qualifie aussi de mail art est une forme de création qui utilise la correspondance postale et diverses disciplines artistiques (dessin, peinture, photo, montage…). Les créations en question voyagent par la poste, munies d’un timbre, d’une adresse, et d’un cachet de la poste. Au Select Montparnasse, on peut découvrir une vingtaine de pièces créées par quarante artistes au cours de l’année qui vient de s’écouler. Thème choisi « A deux mains/ A demain ». Parmi eux, Ben, Claude Viallat

Jusqu’au 2 janvier au Select Montparnasse, Paris.




Willy Ronis porté aux nues

Posté par Nedjma le 11.12.08 à 13:01 | tags : édition, expos à paris, photographie
Il est bientôt centenaire, Willy Ronis. Et toujours vif, souriant, en éveil. Le photographe de 98 ans est deux fois à l'honneur.

Le livres "Nues" vient de paraître. "Les nus de Willy Ronis, dans leur extraordinaire naturel, sont sacrés". La phrase est de Philippe Sollers, auteur des textes d'un ouvrage qui parcourt 40 ans de carrière en 59 images de l'artiste, tous des nus. On y trouve bien sûr "Le Nu provençal" (illus Willy Ronis) portrait de son épouse saisie dans un halo de lumière, à Gordes, mais aussi "Mouche", où une femme chauffe son corps au coin du feu. Et tant d'autres... Des statues, des corps filiformes et d'autres aux contours plus généreux. Un trente-huitième ouvrage pour le membre de l'agence Rapho. Parallèlement, la galerie Guigon propose l'exposition "Ce jour-là", trois jours seulement. Une double plongée en eaux ronisiennes, c'est l'enchantement assuré.

"Nues", éditions Terre Bleue, 136 pages 39 euros.

"Ce jour-là", exposition à la galerie Guigon, Paris, du 16 au 18 décembre. Galerie Guigon




Salomon, pionnier des paparazzis

Posté par Nedjma le 10.12.08 à 12:12 | tags : photographie, expos à paris
« Le roi des indiscrets ». Voilà une appellation – on la doit à Aristide Briand - autrement plus soft que le mot « paparazzi » qui, aujourd’hui rime souvent avec voyeur ou fouilleur de poubelles.

Le photographe allemand Erich Salomon a officié dans les années 30. Planqué derrière un paravent ou en attaché-case l’homme, distingué, costumé et chapeauté shoote les hommes politiques et autres personnalités éminentes dans les ministères ou les conférences. Ici l’un ronfle, là l’autre baille aux corneilles, ces dames conversent allègrement en marge des discussions sérieuses. Salomon aligne les clichés amusants et les scoops, en se mettant dans la poche quelques précieux alliés (portiers, vigiles) et sort du cadre d’une photographie consensuelle, institutionnelle et imposée. Déporté avec sa famille, il meurt dans un camp, après avoir mis ses images à l’abri. Plus que l’ancêtre des paparazzis, c’est d’une certaine façon celui des photojournalistes… Un hommage bienvenu lui est rendu à travers cette centaine de clichés.

Erich Salomon, le Roi des Indiscrets, à l'Hôtel de Sully, jusqu’au 25 janvier.

Illus "Lors d'une réception à l'ambassade des Pays-Bas de Londres",1937. Archives Erich Salomon / Berlinische Galerie, Landesmuseum für Moderne Kunst, Fotografie und Architektur, © Bildarchiv Preußisher Kulturbesitz

 



 




Karl Lagerfeld filme Coco Chanel

Posté par Easywriter le 09.12.08 à 14:54 | tags : mode

Karl Lagerfeld a réalisé un court-métrage autour de la figure iconique de Coco Chanel. Ce film muet se focalise sur deux moments charnières de la vie de la créatrice : l'ouverture de la première boutique Gabrielle Chanel en 1913 à Deauville et l'apogée de sa carrière en Russie 10 ans plus tard.

Ce film tourné en deux jours à Paris ne comporte pas d'acteurs professionnels mais le mannequin lituanien Edita Vilkeviciute et même le garde du corps de Lagerfeld qui y joue un général russe. L'extrait proposé est un teaser, le film est visible en intégralité sur la chaine "Chanel".
En attendant de voir Audrey Tautou incarner Coco Chanel au cinéma l'an prochain...




Oeuvres d'art sous le marteau pour Amnesty International

Posté par Nedjma le 05.12.08 à 15:13 | tags : art contemporain
La DUDH, ça vous parle ? La déclaration universelle des droits de l'homme, dont on souffle cette année les soixante bougies. Et pour fêter dignement l'anniversaire d'un texte pour le moins malmené aux quatre coins de la planète, Amnesty International organise, avec Artcurial, une vente aux enchères d'art contemporain de haute volée.

Jugez plutôt... Trente oeuvres originales créées par des artistes soucieux d’adresser un message d’espoir à tous ceux qui, au péril de leur vie, travaillent au respect des droits humains seront mises à la vente. Photos, peintures, sculptures, elles sont signées Frank Horvat, Lucien Clergue, Titouan Lamazou, Pierre et Gilles, Carole Benzaken, Hervé Di Rosa, entre autres... N'en jetez plus ! Sous le marteau de François Tajan, les mises à prix commencent à partir de 1000 euros. Et si vous ne pouvez pas vous offrir un des trésors proposés pour la bonne cause, allez au moins jeter un coup d'oeil à cette expo rare.

Vente au profit d'Amnesty International au Palais de Tokyo, mercredi 10 décembre à 20h. Exposition le jour même de 10h à 18h. Consultation du catalogue complet sur le site d'Artcurial.

(Illus TV n°6, Gao Brothers, issue d'une série sur la liberté de la presse. Galerie Albert Benamou)




French connection : l'art contemporain de A à Z

Posté par Magali le 04.12.08 à 17:08 | tags : edition, art contemporain, livres d'art

88 artistes par 88 critiques, 3,2 kg, 800 pages, 25 x 25 x 4 cm, 59 euros, soit 9,21 euros la livre, 7 centimes la page : French Connection, le beau bébé enfanté par la toute jeune maison Blackjack éditions vaut son pesant de cacahuètes. Hormis ses mensurations spectaculaires, l'objet fait non seulement très bien sur une table basse comme coffee table book, grâce à sa couverture noire mate barrée de rose et d'argent, mais honore plutôt bien sa vocation première : dresser un panorama de la jeune génération d'artistes contemporains travaillant en France.

 

Léa Gauthier, ex-rédactrice en chef de la revue Mouvement, a laissé le choix du sujet aux critiques sollicités (parmi lesquels les incontournables Eric Troncy, Richard Leydier, Jérôme Sans). Aussi trouve-t-on dans l'ouvrage non seulement les stars incontestées de la scène française — Lévêque, Closky, Parreno, Veilhan, Trouvé, etc. —, mais aussi des artistes moins connus — Céleste Boursier-Mougenot, Etienne Chambaud, Martin Le Chevallier... Six pages d'illustrations agrémentées de légendes développées accompagnent chaque texte qui analyse le travail de l'artiste.

 

Bref, French connection se révèle indispensable à ceux qui s'intéressent à l'art contemporain ou à ceux qui veulent le découvrir. Noël, c'est bientôt, moi je dis ça comme ça...

 

French connection, Blackjack éditions, 800 p., 59 €, diffusion Les Presses du réel.




Sipa, monsieur Sipa

Posté par Nedjma le 03.12.08 à 16:47 | tags : expos à paris, photographie, mep

Peu le savent, mais Sipa -la célèbre agence de presse- ne tire pas son nom d'un quelconque sigle, mais bien de son fondateur. Monsieur Sipa, alias Göksin Sipahioglu, 82 ans aujourd'hui, et quelle carrière derrière lui! Né à Izmir, en Turquie, l'homme a eu mille vies, officiant d'abord comme étudiant chez les Jésuites, joueur de basket, chroniqueur sportif, ou encore rédacteur en chef, faisant déjà la part belle à la photo, avant d'exercer cet art lui-même. Le photoreporter dont l'obsession est d'être le premier, court le monde et enchaîne les scoops, au rayon images, et textes. Il couvre la guerre du Sinaï en 1956, séjourne à Cuba pendant la crise des missiles, échappe à une balle perdue à Djibouti et shoote partout. Des hommes, des enfants, des femmes. Souvent armées, comme cette Cubaine élégante, tailleur et talons hauts qui veille, fusil à la main, cliché mythique et glaçant. Sipa a aussi couvert mai 68 en France et créé, dans la foulée, l'agence qui porte son nom et formé nombre de photojournalistes, parmi lesquels Alexandra Boulat.

C'est un bel et dense hommage que lui rend la MEP, où la petite et la grande histoire se rejoignent, en beauté.

Illus c. Göksin Sipahioglu

Exposition Göksin Sipahioglu, Maison Européenne de la photographie, jusqu'au 25 janvier 2009. www




La valse des métiers d'art au Carrousel

Posté par Nedjma le 01.12.08 à 15:32 | tags : expos à paris

Non, non, l'artisanat d'art n'est pas (forcément) ringard.

La preuve, dès ce mercredi, au Carrousel du Louvre qui accueille la cinquième édition du Carrousel des métiers d'art et de création. Savoir-faire traditionnel et création contemporaine cheminant main dans la main, ou presque, pour dévoiler la fine fleur des créateurs actuels. Joailliers et stylistes, ébénistes et ferronniers, brodeurs et céramistes, soit au total, 340 exposants -dont 40 créateurs contemporains- montrent leur travail et offrent à ceux qui le souhaitent, des démonstrations. Le salon -entrée libre- se déploie selon quatre thèmes: décorer, offrir, plaire et créateurs, et dure quatre jours.

Carrousel des métiers d'art et de la création du 3 au 7 décembre, Carrousel du Louvre. www






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