Archives > Août 2008L'été indien de Richard Long à NiceSur la Côte d'Azur, l'été des expositions n'en finit pas. Jusqu'au 16 novembre, on peut ainsi visiter au Mamac (Musée d'Art moderne et d'Art contemporain) de Nice une sélections d'œuvres récentes de l'artiste américain Richard Long. Le pape du Land Art, auteur d'un travail essentiel sur le rapport de l'artiste à la nature, arpente la planète depuis plus de quarante ans à la recherche de l'expérience cathartique avec les éléments, qu'il transforme, déjoue ou interprète comme un apprenti sorcier.
Compte-rendu en images de l'expo dans laquelle Richard Long présente des photos de récents voyages en Inde, en Egypte et en Afrique du Sud, des sculptures de la série Fingerprints réalisées à partir d'objets en bois récupérés au Maghreb, ou des œuvres in situ comme les Mud Drawings, fresques murales de boue.
![]() Midsummer Day Circles, 2007 ![]() White Water Falls Tideless Stones ![]()
Richard Long. Travaux récents et œuvres in situ
Goya perd une toile Artiste légendaire, précurseur du romantisme, face sombre et brillante du siècle des Lumières, fierté espagnole, Francisco de Goya y Lucientes a laissé à la postérité des œuvres majeures dont l'influence ne s'est pas démentie depuis deux siècles : le portrait acerbe de la famille du roi Charles IV, ceux des grands d'Espagne et des maîtresses complices, le Tres de Mayo, à propos de la terreur de l'invasion napoléonienne, les séries de gravures (les Caprices, les Désastres de la Guerre...), les décors de la Maison du Sourd, etc.Parmi ces chefs-d'œuvre, Le Colosse, daté autour de 1810 et conservé au Musée du Prado à Madrid, était jusqu'à présent emblématique de la période la plus sombre de l'artiste, celle où Goya dénonce les horreurs de la guerre napoléonienne qui fait fuir le peuple espagnol face à l'« Ogre », figuré sous la forme d'un géant musculeux, s'éloignant dans une brume apocalyptique après avoir tout ravagé sur son passage. L'histoire de l'art n'étant pas une science exacte, il faut s'attendre parfois tant à des surprises heureuses qu'à de grandes déceptions. Car voilà, Le Colosse n'est pas de Goya. Un comité d'experts réunis par le Prado, dont il faut saluer la courageuse recherche de vérité qui a mené à dévaluer une des toiles phares du musée, a conclu que la toile de 116 sur 105 centimètres n'était pas de la main du maître, mais de celle d'Asensio Julià, assistant et ami de Goya, qui en fit un superbe portrait. Des doutes avaient été émis depuis déjà une quinzaine d'années. La découverte par microphotographies des initiales AJ dans le coin inférieur droit de la toile a ouvert la voie à la réattribution à cet artiste espagnol, né en 1760 et mort en 1819, dont on connaît peu d'œuvres. Des différences stylistiques et quelques maladresses, sensibles surtout aux experts les plus patentés de l'œuvre de Goya, ont achevé de convaincre les historiens de l'art, notamment par comparaison avec d'autres œuvres, comme une gravure de Géant assis, mieux dessiné, ou le paysage plus élaboré de la Prairie de San Isidoro. Malgré sa réattribution, Le Colosse demeure une œuvre majeure de l'art espagnol du tournant du XIXe siècle, fortement marquée par Goya, dans le mélange de sensualité et de terribilità, et dans la métaphore de la guerre. Asensio Julià, un artiste à suivre ? La suisse, l'autre pays de l'abstraction
![]() Connectés aux cultures rock et BD, ils adoptèrent pêle-mêle des processus d’appropriation, de jeux d'optique, de confusion entre œuvres et objets, ou de critique du productivisme. C'est ce que montrait l'exposition « Abstraction Etendue » organisée à l'Espace de l'Art concret de Mouans-Sartoux au printemps 2008, avec une série d'œuvres de pionniers et de plus jeunes acteurs de cette abstraction qui compte autant de formes que d'individus. La Fondation Claudine et Jean-Marc Salomon, qui occupe le château d'Arenthon, perché à flanc de montagne sur les hauteurs du lac d'Annecy, propose pour ce second volet intitulé « Abstraction Extension », de montrer les plus jeunes représentants de cette abstraction romande, nés autour de 1980.
Lire la chronique de l'exposition Abstraction Extension. Lire également notre très concrète histoire de la peinture abstraite Abstraction Extension. Une scène romande et ses connexions à la Fondation pour l'art contemporain Claudine et Jean-Marc Salomon, Château d'Arenthon, Alex, jusqu'au 2 novembre 2008. Le 104 (Centquatre) : la promesse de l'art pour tous
![]() Depuis des mois, on attend avec impatience qu'ouvre à la rentrée 2008 le 104 (ou Centquatre), nouveau lieu parisien dédié à l'art et au spectacle vivant. Le Centquatre, dans lequel la Mairie de Paris a investi la somme (prévisionnelle) de 100 millions d'euros, occupera les anciennes Pompes funèbres de Paris, vaste bâtiment d'une surface totale de près de 37 000 m² inoccupé depuis une dizaine d'années et dont la réhabilitation a été confiée à l'Atelier Novembre.
Le Centquatre, 104 rue d'Aubervilliers 75019 Paris (www) « Faites vos je » à la Friche La Belle de Mai
Ill. Norma Jeane, Being Norma Nine Times, 2008. Courtesy de l'artiste |
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