Archives > Mai 2008Monumenta 2008: An autistic walk with Richard Serra![]() De drôles de phénomènes sociaux se manifestent sous la verrière du Grand Palais. Des individus munis de petites antennes (comprendre audio-guides) se déplacent en solitaire dans un espace immense et mis à nu (le Grand Palais). D'étranges ballets, qui semblent de loin presque codifiés, s'improvisent simultanément à différents endroits: trois personnes, côte à côte, avancent lentement vers une plaque, tandis que plus loin une autre recule rapidement, la tête vissée vers le ciel. Un courageux se risque à tourner autour de l'oeuvre en regardant le plafond quand certains restent immobiles, comme captivés. On assiste aussi à des manifestations d'affections abruptes, l'acier est touché, caressé, senti. Ça expérimente, ça découvre, ça teste.
Biennale des Ateliers à Rennes- art et entreprise: alliance productive
![]() L'entreprise « mécène » engagerait donc l'argent nécessaire à la production de sa propre critique. La créativité de l'artiste deviendrait un potentiel capitalisable par l'entreprise soucieuse d'améliorer son image, et donc ses chiffres. Curieux système qui voit son évolution croître de façon exponentielle... Heureux quelque part, c'est en effet ce qui permet à la première Biennale d'art contemporain de Rennes d'axer sa problématique autour de l'art et l'entreprise, et plus largement de l'art et l'économie.
Chaque artiste a choisi un positionnement particulier, tantôt considérant sa propre production, ou réagissant aux modes de productions industrielles, tantôt se considérant lui-même en tant que salarié-artiste ou entrepreneur-artiste. Cette multitude de combinaisons aboutit sur une vision complexe de l'entreprise, de ses codes et de ses fonctionnements. La mutation des dynamiques du travail, la nécessité pour le salarié de devenir un "créatif", en ce qu'il doit oeuvrer à l'expansion d'un système basé sur des images/publicité, des affects/marqueting, ou l'absence de différence claire entre temps de travail et temps de loisir sont notamment au coeur des interrogations et s'affirment dans des potentiels exploratoires et analytiques denses et riches. Trois aspects de la vie de l'entreprise ont été interrogés: S'ajoutent aux productions du projet SouRCE des oeuvres conçues pour l'occasion ou prêtées par des collections privées ou publiques. Sont présents dans les lieux les travaux d'une soixantaine de plasticiens dont Claude Closky, Pierre Huyghe, Gilles Mahé, Julien Prévieux, Chieh-Jen Chen, Gianni Motti, Daniel Firman...
Au Point éphémère: une expo et des rencontres qui questionnent le travail.
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L'association au titre drolatique Un sourire de toi et j'quitte ma mère réfléchit sur les liens entre le travail et la création. L'optique de l'association est entre autre de « Faire connaître le potentiel de la création en matière de force de changement, de prise de conscience de la citoyenneté, du développement économique, du développement durable. »
Deux rencontres sont organisées autour de cette même thématique: Le mardi 10 Juin, Jean-Marc Adolphe, directeur de publication de Mouvement, focalisera la discussion sur les conditions de vie, souvent précaires, des artistes. Il s'entourera d'artistes, d'intellectuels et de responsables de structures de diffusion dont Michel Surya, Thomas Ferrand, le Grrnd Zero de Lyon, et Francis Guerrero (projet Précaritas - Marseille). (illustr ©Alain Bernardini)
Voir le site de Un sourire de toi et j'quitte ma mère, et le blog " Au boulot "- Travail et création. Exposition de Alain Bernardini et Serge Lhermitte au Point Ephémère (www) du 18 juin au 12 Juillet. Rencontre le mardi 27 mai à 18h au Point Ephémère:"les artistes au travail" et le 10 juin à 18h au Point Ephemère (www): "Vivre de l'art", à l'initiative de la revue Mouvement. Voir sur le site de Mouvement (www). Entrée libre. Tout Proust en dix minutes à la Villette
Traces du sacré: le trop est-il l'ennemi du bien ?
![]() Le Centre Pompidou ne doute pas qu’il s’agisse de l’un des « rendez-vous culturels majeurs de l’année ». Belle confiance. Il est vrai que le casting a de quoi attirer: Picasso, Dix, Goya, Malevitch, Brancusi, Rodin, Bourdelle, Nolde … Que du beau monde, aux côtés des plus contemporains Kapoor, Scurti, Abdessemed, Boltanski, Alberola … Et pourtant, à l’issue du parcours, on ne peut que se dire que le trop est l’ennemi du bien, du bien pensé, du bien vu, du bien choisi. La présentation opte pour une chronologie censée illustrer les préoccupations esthétiques et spirituelles du XXè siècle. Est-ce vraiment l’angle le plus fin ? L’intitulé des sections (Traces des dieux enfuis, Nostalgie de l’infini, Révélations cosmiques, Eden, Danses sacrées) ressemble davantage à un sommaire de manuel scolaire qu’à une réelle proposition sur le sujet.
Le Transversal du Mac Val vous souhaite un bon appétit!
(Illustr 1 menu du restaurant Transversal sur le blog Lilibulle; illustr2 Gwen Rouvillois, Occupations #11, "Vitres/ Vitry", 2008, détail. Films imprimés sur baies vitrées 300 x 1620 cm. Prochaine visite gustative au Mac Val (www) les 1er et 15 juin, installations au restaurant Transversal d'Aurélie Mathigot et Gwen Rouvillois jusq'au 29 juin. Une étonnante trace du sacré au Centre Pompidou L'exposition Traces du sacré au Centre Pompidou à Paris vient de vivre un épisode mystique. Une spirale de plexiglas de 1m 82 conçue par l'américain Corey McCorkle s'est en effet décrochée sans raison apparente. Celle-ci pesait 14kg et était accrochée à un système capable de soutenir jusqu'à 160 kg. Dans sa chute, l'oeuvre s'est brisée "en deux morceaux et un éclat". Ironie du sort, l'exposition du Centre Pompidou interroge justement les aspects métaphysiques et religieux de l'art moderne, ces fameuses "Traces du sacré" qui persistent dans la création même après la fin de l'assujettissement des artistes à l'Eglise. A moins que cette chute soit à rapprocher de l'adage du père du Pop art Andy Warhol : “J’ai cassé quelque chose aujourd’hui et j’ai réalisé que je devrais casser quelque chose chaque semaine... pour me rappeler combien la vie est fragile.” Voilà qui invite à la méditation, l'artiste Corey Mc Corkle assure d'ailleurs avoir pris la chute de son oeuvre avec philosophie. Exposition Traces du sacré au Centre Pompidou, jusqu'au 11 août.
Les Parisiennes légères et court-vêtues de KirazPosté par Lucie le 19.05.08 à 12:18 | tags : expos à paris
![]() "Il y a en moi plusieurs femmes. Comment voulez-vous que je puisse me contenter d'un seul homme."
Pour se détendre en ce doux mois de Mai (enfin !), on ne saurait que trop conseiller l’exposition Kiraz au musée Carnavalet. Les planches dessinées par le célèbre illustrateur - révélé dans les années 1960 - pour Jours de France, Gala, Paris Match ou Playboy, et récupérées plus tard par Canderel, Chipie ou Nivéa, n’ont pas perdu de leur actualité. Les remarques piquantes et ironiques du dessinateur sur les petites manies de ces jeunes parisiennes glam’ et légères sont toujours sourillantes et subtiles. Une expo qui fait l’effet d’ une bonne BD de Sempé, ou d’une délicieuse orange pressée. A voir donc. "Elle m'a dit tant de choses qu'il ne faut pas que je répète que je ne sais plus par où commencer!" (illustr1 Kiraz, Gouache originale, parue dans Jours de France, novembre 1982; illustr2 Kiraz, gouache originale, parue dans Gala, février 1996) Les Parisiennes de Kiraz au Musée Carnavalet (www), du 14 mai au 21 Septembre. Les Jeudi's de demain sont reportés pour cause de grève générale![]() Les jeudi's du 15 mai sont reportés au 29 mai pour cause d'une grève générale au Centre Georges Pompidou. Le temps d 'un rendez-vous singulier certains jeudis, de jeunes artistes envahissent les couloirs du musée d'art moderne. L'occasion de créer échos et contrepoints, passerelles et parallèles aux œuvres endormies. Ludiques et électriques, les Jeudi's réaffirment la vocation première de Beaubourg: un temple bifluoré pour une culture décomplexée. Lire l'article Urban I city, Jeudi's du 29 mai, 19H30, au Centre Pompidou, avec la Central School for Speech and Drama de Londres. Monumenta 2008 - Richard Serra: J - 5...![]() Kiefer avait nommé son exposition Chute d’étoiles, Serra a choisi Promenade. L'artiste a travaillé autour des notions d'équilibre et de gravité et tend a proposer une Promenade dans « un paysage d’acier spectaculaire et saisissant », c’est ce que l’on sait pour l’instant… Patience, patience, cette promenade va valoir le détour. Voir la Bande-annonce de Monumenta 2008 ainsi que la vidéo de la rétrospective Richard Serra au Capc de Bordeaux© Monumenta 2008 Quelques photos de chantier: ![]() illust Construction de Promenade - Usine Arcelor Mittal©Lorenz Kiensle Ci-dessus Montage de Promenade, photo Lorenz Kiensle©Monumenta 2008; illustr1 Richard Serra au Grand Palais©Valérie Jouve. Monumenta 2008, Promenade, Richard Serra, du 7 mai au 15 Juin au Grand Palais. Mai 68 en photo
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A Dorothy’s gallery, une exposition autour de mai 68 rassemble des photos de Alain Quemper ainsi que des reportages-vidéos, extraits de film et environnements sonores qui visent à reconstituer l'atmosphère globale de l'époque. Les clichés de Quemper imortalisent autant des célébrités de l'époque, photographiées dans des lieux publics, que des scènes de rue et de révolte.
![]() Crédits photographiques Alain Quemper© courtesy Dorothy's gallery Regard sur mai 1968, photos, musique et voix - jusqu'au 2 juin à Dorothy's gallery (Paris) (www).
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