Expos : blog actu arts et expos. De Visu.

Archives > Mai 2008

Monumenta 2008: An autistic walk with Richard Serra

Posté par Lucie le 30.05.08 à 16:50 | tags : art contemporain, grand palais, sculpture

De drôles de phénomènes sociaux se manifestent sous la verrière du Grand Palais. Des individus munis de petites antennes (comprendre audio-guides) se déplacent en solitaire dans un espace immense et mis à nu (le Grand Palais). D'étranges ballets, qui semblent de loin presque codifiés, s'improvisent simultanément à différents endroits: trois personnes, côte à côte, avancent lentement vers une plaque, tandis que plus loin une autre recule rapidement, la tête vissée vers le ciel. Un courageux se risque à tourner autour de l'oeuvre en regardant le plafond quand certains restent immobiles, comme captivés. On assiste aussi à des manifestations d'affections abruptes, l'acier est touché, caressé, senti. Ça expérimente, ça découvre, ça teste.
Bercé par les paroles de Serra et d'autres spécialistes de l'oeuvre qui s'écoutent en français, ou en anglais, dans l'intimité de l'audio-guide, le visiteur se déplace différemment. Solitude et divagation, pour une promenade qui trouble l'équilibre mais qui, paradoxalement, recentre.

(illustr Promenade 2008, Lorenz Kiensle©Monumenta 2008, ministère de la culture et de la communication)


Promenade par Richard Serra, Monumenta 2008, au Grand Palais jusqu'au 15 juin 2008. (www)




Biennale des Ateliers à Rennes- art et entreprise: alliance productive

Posté par Lucie le 28.05.08 à 15:26 | tags : art contemporain, expos

 

L'entreprise « mécène » engagerait donc l'argent nécessaire à la production de sa propre critique. La créativité de l'artiste deviendrait un potentiel capitalisable par l'entreprise soucieuse d'améliorer son image, et donc ses chiffres. Curieux système qui voit son évolution croître de façon exponentielle... Heureux quelque part, c'est en effet ce qui permet à la première Biennale d'art contemporain de Rennes d'axer sa problématique autour de l'art et l'entreprise, et plus largement de l'art et l'économie.
A la genèse de cette biennale, le groupe Norac qui a mis en place en 2005 un fond de mécénat, et la structure associative Valeurs Croisées dirigée par Raphaëlle Jeune, sélectionnée pour l'organisation de l'évènement.


Le projet s'est articulé en deux temps. Un premier temps, SouRCE (Séjours de Recherche et de Création en Entreprise), s'est passé sur cinq semaines pendant lesquelles les artistes ont pu investir une structure de leur choix, publique ou privée. Ainsi une usine de fabrication de crêpes industrielles, le service de développement de France Telecom Orange ou le Conseil Général d'Ile et Vilaine ont pu être le terrain d'explorations artistiques. Un deuxième temps, la Biennale et la présentation des oeuvres se déroule en ce moment à Rennes.

 

Chaque artiste a choisi un positionnement particulier, tantôt considérant sa propre production, ou réagissant aux modes de productions industrielles, tantôt se considérant lui-même en tant que salarié-artiste ou entrepreneur-artiste. Cette multitude de combinaisons aboutit sur une vision complexe de l'entreprise, de ses codes et de ses fonctionnements. La mutation des dynamiques du travail, la nécessité pour le salarié de devenir un "créatif", en ce qu'il doit oeuvrer à l'expansion d'un système basé sur des images/publicité, des affects/marqueting, ou l'absence de différence claire entre temps de travail et temps de loisir sont notamment au coeur des interrogations et s'affirment dans des potentiels exploratoires et analytiques denses et riches.

Trois aspects de la vie de l'entreprise ont été interrogés:
-ses produits et ses activités:
AaMb (Alain Bublex & Ania Martchenko) Damien Beguet, Samuel Bianchini, collectif 1.2.3., Nicolas Floc'h, Mathieu Mercier, Kristina Solomoukha
-Ses acteurs, les salariés et les dirigeants:
Alain Bernardini, Courants faibles, Nadia Lichtig, Marie Reinert, Claudia Triozzi, Work on stage,
-son evironnement: Boris Achour

S'ajoutent aux productions du projet SouRCE des oeuvres conçues pour l'occasion ou prêtées par des collections privées ou publiques. Sont présents dans les lieux les travaux d'une soixantaine de plasticiens dont Claude Closky, Pierre Huyghe, Gilles Mahé, Julien Prévieux, Chieh-Jen Chen, Gianni Motti, Daniel Firman...


La Biennale des Ateliers, jusqu'au 20 Juillet à Rennes.
Conférences, workshop et projections, voir le programme complet.







Au Point éphémère: une expo et des rencontres qui questionnent le travail.

Posté par Lucie le 26.05.08 à 11:00 | tags : photographie, expos à paris

 

 

L'association au titre drolatique Un sourire de toi et j'quitte ma mère réfléchit sur les liens entre le travail et la création. L'optique de l'association est entre autre de « Faire connaître le potentiel de la création en matière de force de changement, de prise de conscience de la citoyenneté, du développement économique, du développement durable. »
En association avec le Point Ephémère, Un sourire de toi... présente une exposition d'Alain Bernardini et de Serge Lhermitte. Le premier a réalisé une série de clichés et une vidéo en demandant à des employés de poser dans leurs lieux de travail, soit d'investir cet endroit différemment. Serge Lhermite lui axe son travail autour d'une réflexion sur les mutations des conditions de travail dans notre société contemporaine.
Une création sonore sera également audible dans les lieux: des jeunes de Belleville au contact d'un luthier.

 

Deux rencontres sont organisées autour de cette même thématique:
Ce mardi 27 mai, David Sanson, rédacteur en chef de la revue Mouvement questionnera la possible articulation de l'art et du secteur tertiaire, qui représente aujourd'hui la majorité des actifs. Il sera accompagné pour se faire de Julien Prévieux (plasticien), de Raphaëlle Jeune (les ateliers, Rennes) et Marianne Clévy (festival Corps de textes), de Arnaud Cathrine (écrivain) et de Patricia Perduzet (Un sourire de toi...).

Le mardi 10 Juin, Jean-Marc Adolphe, directeur de publication de Mouvement, focalisera la discussion sur les conditions de vie, souvent précaires, des artistes. Il s'entourera d'artistes, d'intellectuels et de responsables de structures de diffusion dont Michel Surya, Thomas Ferrand, le Grrnd Zero de Lyon, et Francis Guerrero (projet Précaritas - Marseille).

(illustr ©Alain Bernardini)

 

Voir le site de Un sourire de toi et j'quitte ma mère, et le blog " Au boulot "- Travail et création.

Exposition de Alain Bernardini et Serge Lhermitte au Point Ephémère (www) du 18 juin au 12 Juillet.

Rencontre le mardi 27 mai à 18h au Point Ephémère:"les artistes au travail" et le 10 juin à 18h au Point Ephemère (www): "Vivre de l'art", à l'initiative de la revue Mouvement. Voir sur le site de Mouvement (www). Entrée libre.




Tout Proust en dix minutes à la Villette

Posté par Lucie le 24.05.08 à 11:05 | tags : web

Avis aux internautes, webophyles, et autres fascinés de la toile et de sa puissance, mais proustien de préférence.
Le projet, « Le baiser de la matrice » propose la lecture intégrale de A la recherche du temps perdu de Proust en 10 minutes. Véronique Aubouy souhaite rassembler 3000 personnes aux quatres coins du monde qui se connecteraient en même temps à une webcam et liraient simultanément une page du célèbre ouvrage.
« Longtemps je me suis couché de bonne heure », pas cette fois puisqu'un premier rendez-vous aura lieu le lundi 26 mai « autour d'un verre et d'un ordinateur » à 18h et risque donc bien de s'étirer...

 

Voir le site Le baiser de la matrice.

Lundi 26 mai, 18h, au théâtre Paris-Villette. (www) (Parc de la Villette – M° Porte de Pantin - 211 avenue Jean Jaurès 75019 Paris)
Réservation souhaitable à resa@theatre-paris-villette.com

 




Traces du sacré: le trop est-il l'ennemi du bien ?

Posté par Floriane le 23.05.08 à 13:11 | tags : beaubourg, expos

 

Rien de plus agréable que de voir une exposition documentée, de plus étourdissant que de compter les grands noms réunis ; mais rien de plus décevant aussi parfois. Le sacré est un thème d’une ampleur incommensurable ; vouloir lui consacrer une manifestation est plus que risqué, même si la réflexion s’impose dans une société traversée comme jamais par des questions et des problèmes qui y ont trait, de plus ou moins loin. La déception vient ici du manque de profondeur du traitement, de l’empilement quasi scolaire des œuvres et des thématiques. Dommage, la question du sacré reste, plus que jamais, d’actualité.

Le Centre Pompidou ne doute pas qu’il s’agisse de l’un des « rendez-vous culturels majeurs de l’année ». Belle confiance. Il est vrai que le casting a de quoi attirer: Picasso, Dix, Goya, Malevitch, Brancusi, Rodin, Bourdelle, Nolde … Que du beau monde, aux côtés des plus contemporains Kapoor, Scurti, Abdessemed, Boltanski, Alberola … Et pourtant, à l’issue du parcours, on ne peut que se dire que le trop est l’ennemi du bien, du bien pensé, du bien vu, du bien choisi. La présentation opte pour une chronologie censée illustrer les préoccupations esthétiques et spirituelles du XXè siècle. Est-ce vraiment l’angle le plus fin ? L’intitulé des sections (Traces des dieux enfuis, Nostalgie de l’infini, Révélations cosmiques, Eden, Danses sacrées) ressemble davantage à un sommaire de manuel scolaire qu’à une réelle proposition sur le sujet.



Ce qui agace surtout, dans cette profusion quasi incontrôlée, ce sont les maladresses de la scénographie et de l’accrochage, d’où une impression d’entassement, accentué lorsque la foule se presse tant bien que mal dans les espaces étroits et labyrinthiques.
Est-ce dû au commissariat de l’exposition, à cette manière scolaire d’aborder le thème et de le présenter ? Est-ce en partie dû aux œuvres choisies ? Traces du sacré, au Centre Pompidou, réussit la prouesse de les faire totalement disparaître de l’amoncellement proposé. La relation à l’intime, autant qu’au collectif, est essentielle avec un thème comme celui-là. Ici, aucune rupture ne vient rythmer l’espace, systématiquement comblé ; les œuvres ne respirent pas plus que les spectateurs, asphyxiés. Comment entrer en résonance avec leur démarche, leur pensée, leur œuvre, dans un tel fatras d’érudition profusionnelle ?
Après Paris, l’exposition sera présentée au Haus der Kunst à Munich. Il reste trois mois aux organisateurs pour penser un espace plus aéré, mieux pensé, et Traces du sacré prendra enfin toute sa valeur, au moins documentaire.

Traces du sacré, jusqu’au 11 août, au Centre Georges Pompidou (www).




Le Transversal du Mac Val vous souhaite un bon appétit!

Posté par Lucie le 21.05.08 à 15:45 | tags : installation, mac val

Le Transversal, structure qui se propose d'interroger les liens de la gastronomie et de l'art, est présent au restaurant du Mac Val, ainsi qu'à la Maison Rouge, et s'exporte parfois à l'occasion de soirées privés. En ce moment au Mac Val, il est par exemple possible de goûter le "menu Closky", à l'occasion de la rétrospective du plasticien. « Composer de cinq plats qui se transforme en une vignette de BD narrant l'aventure incongrue d'un ver de terre qui d'assiette en assiette change de matière, basilic, truffe, myrtille... ». L'image du ver de terre semble à première vue plus curieuse qu'alléchante mais ne saurait freiner les amateurs d'émotions artistiques décalées...

il est également possible de participer à des visites gustatives pleines de surprises (les prochaines auront lieu le 1er et le 15 juin). La jeune plasticienne Aurélie Mathigot a installé son pic nic en tissu dans le restaurant: « Nous connaissions la nourriture et la matière textile, mais les associer permet de transformer le connu en inconnu ». Elle a réalisé son panier pic nic communautaire au cours d'un précédent workshop au musée avec des enfants, des femmes et des personnes agées.
Gwen Rouvillois quant à lui a recouvert les baies vitrées du restaurant de photographies translucides représentant des barres d'immeubles. Il entend interroger ce qu'on ne voit pas et qui n'est pas loin, et travaille autant sur les lignes et les dynamiques architecturales des constructions que sur la présence des habitants.


Au menu donc: un ver de terre, des visites gustatives, du tissu et des barres d'immeubles...bon appétit...

 

(Illustr 1 menu du restaurant Transversal sur le blog Lilibulle; illustr2 Gwen Rouvillois, Occupations #11, "Vitres/ Vitry", 2008, détail. Films imprimés sur baies vitrées 300 x 1620 cm.
© Photo DR. © Adagp, Paris 2008)

Prochaine visite gustative au Mac Val (www) les 1er et 15 juin, installations au restaurant Transversal d'Aurélie Mathigot et Gwen Rouvillois jusq'au 29 juin.




Une étonnante trace du sacré au Centre Pompidou

Posté par Lucie le 20.05.08 à 17:05 | tags : beaubourg, expos
L'exposition Traces du sacré au Centre Pompidou à Paris vient de vivre un épisode mystique. Une spirale de plexiglas de 1m 82 conçue par
l'américain Corey McCorkle s'est en effet décrochée sans raison apparente. Celle-ci pesait 14kg et était accrochée à un système capable de soutenir jusqu'à 160 kg.
Dans sa chute, l'oeuvre s'est brisée "en deux morceaux et un éclat". Ironie du sort, l'exposition du Centre Pompidou interroge justement les aspects métaphysiques et religieux de l'art moderne, ces fameuses "Traces du sacré" qui persistent dans la création même après la fin de l'assujettissement des artistes à l'Eglise. A moins que cette chute soit à rapprocher de l'adage du père du Pop art Andy Warhol : “J’ai cassé quelque chose aujourd’hui et j’ai réalisé que je devrais casser quelque chose chaque semaine...
pour me rappeler combien la vie est fragile.”
Voilà qui invite à la méditation, l'artiste Corey Mc Corkle assure d'ailleurs avoir pris la chute de son oeuvre avec philosophie.

Exposition Traces du sacré au Centre Pompidou, jusqu'au 11 août.


(illustration : Corey McCorkle, Metallic Ball, 2004, DR)

 




Les Parisiennes légères et court-vêtues de Kiraz

Posté par Lucie le 19.05.08 à 12:18 | tags : expos à paris
"Il y a en moi plusieurs femmes. Comment voulez-vous que je puisse me contenter d'un seul homme."

 

Pour se détendre en ce doux mois de Mai (enfin !), on ne saurait que trop conseiller l’exposition Kiraz au musée Carnavalet. Les planches dessinées par le célèbre illustrateur - révélé dans les années 1960 - pour Jours de France, Gala, Paris Match ou Playboy, et récupérées plus tard par Canderel, Chipie ou Nivéa, n’ont pas perdu de leur actualité. Les remarques piquantes et ironiques du dessinateur sur les petites manies de ces jeunes parisiennes glam’ et légères sont toujours sourillantes et subtiles.

Une expo qui fait l’effet d’ une bonne BD de Sempé, ou d’une délicieuse orange pressée.

A voir donc.

"Elle m'a dit tant de choses qu'il ne faut pas que je répète que je ne sais plus par où commencer!"

(illustr1 Kiraz, Gouache originale, parue dans Jours de France, novembre 1982; illustr2 Kiraz, gouache originale, parue dans Gala, février 1996)

Les Parisiennes de Kiraz au Musée Carnavalet (www), du 14 mai au 21 Septembre.




Les Jeudi's de demain sont reportés pour cause de grève générale

Posté par Lucie le 14.05.08 à 13:08 | tags : beaubourg
Les jeudi's du 15 mai sont reportés au 29 mai pour cause d'une grève générale au Centre Georges Pompidou.



Le temps d 'un rendez-vous singulier certains jeudis, de jeunes artistes envahissent les couloirs du musée d'art moderne. L'occasion de créer échos et contrepoints, passerelles et parallèles aux œuvres endormies. Ludiques et électriques, les Jeudi's réaffirment la vocation première de Beaubourg: un temple bifluoré pour une culture décomplexée. Lire l'article

Urban I city, Jeudi's du 29 mai, 19H30, au Centre Pompidou, avec la Central School for Speech and Drama de Londres.



Monumenta 2008 - Richard Serra: J - 5...

Posté par Lucie le 03.05.08 à 11:00 | tags : art contemporain, grand palais

Dans cinq jours débutera la très attendue Monumenta, le sculpteur américain Richard Serra dévoilera son œuvre plastique au public, œuvre qui prendra place au sein de la merveilleuse nef du Grand Palais. « Le Grand Palais c’est le firmament », ces propos d’Anselm Kiefer, qui inaugura la première Monumenta en 2007, traduise la singularité du lieu - immense, belle et claire verrière - soit le privilège pour un artiste d’en disposer. Le Privilège mais aussi le défi d’être à la hauteur d’un tel espace, c’est le cas de le dire, 60 mètres à son climax, la nef s’étend sur 13 500 m2, soit à certains endroits sur 200 mètres de long et 100 mètres de large.

Kiefer avait nommé son exposition Chute d’étoiles, Serra a choisi Promenade. L'artiste a travaillé autour des notions d'équilibre et de gravité et tend a proposer une Promenade dans « un paysage d’acier spectaculaire et saisissant », c’est ce que l’on sait pour l’instant… Patience, patience, cette promenade va valoir le détour.

Voir la Bande-annonce de Monumenta 2008 ainsi que la vidéo de la rétrospective Richard Serra au Capc de Bordeaux© Monumenta 2008
Quelques photos de chantier:
illust Construction de Promenade - Usine Arcelor Mittal©Lorenz Kiensle


Ci-dessus Montage de Promenade, photo Lorenz Kiensle©Monumenta 2008; illustr1 Richard Serra au Grand Palais©Valérie Jouve.
Monumenta 2008, Promenade, Richard Serra, du 7 mai au 15 Juin au Grand Palais.







Mai 68 en photo

Posté par Lucie le 01.05.08 à 11:00 | tags : expos, galerie à paris

 

 

A Dorothy’s gallery, une exposition autour de mai 68 rassemble des photos de Alain Quemper ainsi que des reportages-vidéos, extraits de film et environnements sonores qui visent à reconstituer l'atmosphère globale de l'époque.

Les clichés de Quemper imortalisent autant des célébrités de l'époque, photographiées dans des lieux publics, que des scènes de rue et de révolte.

 


Crédits photographiques Alain Quemper© courtesy Dorothy's gallery

Regard sur mai 1968, photos, musique et voix - jusqu'au 2 juin à Dorothy's gallery (Paris) (www).

 






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